Lorsque nous nous sommes installés ensemble, Paulo et moi, nous avions, au début,  du mal à nous voir. Tous deux très indépendants avant cela (surtout moi !), nous avions une fâcheuse tendance à sortir l'un sans l'autre, à dîner chez des amis, à prendre un verre avec des collègues, etc, pour nous retrouver seulement très tard le soir... si tard que nous nous endormions presque aussitôt...

De toute évidence, la situation ne pouvait s'éterniser, il nous fallait nous ménager des moments pour nous, des moments de couple. Après analyse de nos emplois du temps respectifs, nous sommes tombés d'accord sur le mercredi soir (depuis, nous en avons trouvé d'autres, je vous rassure !). Et, à l'époque, le premier mercredi que nous passions en mode cocooning, c'était un soir de Nouvelle Star.

Oui, j'en entends déjà qui ricanent... même pas honte ! Paulo et moi, on aime bien. Pourquoi ? Parce qu'en tant que fille qui se respecte, j'ai la critique facile - un peu trop me disait ma mère quand, lorsque j'étais enfant, nous regardions en famille Miss France (n'empêche Maman, ça te faisait bien marrer que je leur taille un costume, hein ?!) - et parce que ça, Paulo, ça le fait bien rigoler. Il aime ce petit côté langue de p... euh, langue de pas gentille que je peux avoir dans ces moments là.

Du coup, la Nouvelle Star, c'est notre rituel. On sait que le mercredi soir, on va rester tous les deux à la maison. Donc, de mon côté, je prépare un grand apéro dînatoire, tandis que lui ouvre la bouteille de rouge et checke rapido les résultats du PSG sur L'Equipe.fr... euh ? je crois que je me fais avoir niveau répartition des tâches, non ?!

Ce soir, c'était le grand retour de cette émission hautement intellectuelle. Je vous épargnerais les compte-rendu d'émissions, on n'est pas là pour ça. Par contre, je vous raconterais bien ce petit cheesecake salé autour duquel s'est articulé notre repas. Un petit délice qui m'a en plus permis de recycler une fournée de sablés au comté ratés (par ma faute, c'est sûr) et une crème de chou-fleur qui sortait par les trous de nez de Paulo.

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Cheesecake tout doux ricotta et chou-fleur, fleurs de pancetta

  • une vingtaine de sablés salés au fromage (suivre la recette de Manue qu'elle a empruntée à Pascale... ou autres)
  • 50 g de beurre
  • 250 g de ricotta
  • 2 oeufs
  • 50 à 80 g de parmesan râpé (au goût)
  • 200 g de purée de chou-fleur environ
  • 4-5 tranches de pancetta
  • basilic
  • sel, poivre

Préparer la "croûte" du cheesecake :
Émietter les sablés. Faire fondre le beurre dans une casserole et y mélanger les miettes de sablés. Verser le tout au fond d'un moule à manqué, à charnières de préférence, bien tasser et réserver au frais le temps de préparer la garniture.

Préparer la garniture :
Écraser la ricotta à la fourchette. Ajouter la purée de chou-fleur (chou-fleur cuit à l'eau et mixé avec du lait ou de la crème jusqu'à l'obtention d'une purée veloutée). Ajouter les oeufs, puis le parmesan et enfin le basilic.
Verser cette préparation dans le moule. Déposer les tranches de pancetta (harmonieusement s'il vous plaît) sur le dessus et mettre à cuire dans un four préchauffé à 180°C pendant environ 30 minutes.

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Laisser refroidir avant de démouler. Tout simplement accompagné d'une salade de roquette-vinaigre balsamique-huile d'olive-pignons grillés, ce cheesecake est si bon qu'il a disparu avant la première coupure pub...

"Hein ? Y avait ta fichue purée de chou-fleur dedans ? Tsss, espèce de fourbe..."