Set de table

Petite cuisine du tous les jours

28 février 2007

Cheesecake salé pour plateau télé

Lorsque nous nous sommes installés ensemble, Paulo et moi, nous avions, au début,  du mal à nous voir. Tous deux très indépendants avant cela (surtout moi !), nous avions une fâcheuse tendance à sortir l'un sans l'autre, à dîner chez des amis, à prendre un verre avec des collègues, etc, pour nous retrouver seulement très tard le soir... si tard que nous nous endormions presque aussitôt...

De toute évidence, la situation ne pouvait s'éterniser, il nous fallait nous ménager des moments pour nous, des moments de couple. Après analyse de nos emplois du temps respectifs, nous sommes tombés d'accord sur le mercredi soir (depuis, nous en avons trouvé d'autres, je vous rassure !). Et, à l'époque, le premier mercredi que nous passions en mode cocooning, c'était un soir de Nouvelle Star.

Oui, j'en entends déjà qui ricanent... même pas honte ! Paulo et moi, on aime bien. Pourquoi ? Parce qu'en tant que fille qui se respecte, j'ai la critique facile - un peu trop me disait ma mère quand, lorsque j'étais enfant, nous regardions en famille Miss France (n'empêche Maman, ça te faisait bien marrer que je leur taille un costume, hein ?!) - et parce que ça, Paulo, ça le fait bien rigoler. Il aime ce petit côté langue de p... euh, langue de pas gentille que je peux avoir dans ces moments là.

Du coup, la Nouvelle Star, c'est notre rituel. On sait que le mercredi soir, on va rester tous les deux à la maison. Donc, de mon côté, je prépare un grand apéro dînatoire, tandis que lui ouvre la bouteille de rouge et checke rapido les résultats du PSG sur L'Equipe.fr... euh ? je crois que je me fais avoir niveau répartition des tâches, non ?!

Ce soir, c'était le grand retour de cette émission hautement intellectuelle. Je vous épargnerais les compte-rendu d'émissions, on n'est pas là pour ça. Par contre, je vous raconterais bien ce petit cheesecake salé autour duquel s'est articulé notre repas. Un petit délice qui m'a en plus permis de recycler une fournée de sablés au comté ratés (par ma faute, c'est sûr) et une crème de chou-fleur qui sortait par les trous de nez de Paulo.

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Cheesecake tout doux ricotta et chou-fleur, fleurs de pancetta

  • une vingtaine de sablés salés au fromage (suivre la recette de Manue qu'elle a empruntée à Pascale... ou autres)
  • 50 g de beurre
  • 250 g de ricotta
  • 2 oeufs
  • 50 à 80 g de parmesan râpé (au goût)
  • 200 g de purée de chou-fleur environ
  • 4-5 tranches de pancetta
  • basilic
  • sel, poivre

Préparer la "croûte" du cheesecake :
Émietter les sablés. Faire fondre le beurre dans une casserole et y mélanger les miettes de sablés. Verser le tout au fond d'un moule à manqué, à charnières de préférence, bien tasser et réserver au frais le temps de préparer la garniture.

Préparer la garniture :
Écraser la ricotta à la fourchette. Ajouter la purée de chou-fleur (chou-fleur cuit à l'eau et mixé avec du lait ou de la crème jusqu'à l'obtention d'une purée veloutée). Ajouter les oeufs, puis le parmesan et enfin le basilic.
Verser cette préparation dans le moule. Déposer les tranches de pancetta (harmonieusement s'il vous plaît) sur le dessus et mettre à cuire dans un four préchauffé à 180°C pendant environ 30 minutes.

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Laisser refroidir avant de démouler. Tout simplement accompagné d'une salade de roquette-vinaigre balsamique-huile d'olive-pignons grillés, ce cheesecake est si bon qu'il a disparu avant la première coupure pub...

"Hein ? Y avait ta fichue purée de chou-fleur dedans ? Tsss, espèce de fourbe..."

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27 février 2007

Le blésotto des futurs non-centenaires

"L'île d'Okinawa détient le record mondial de longévité". Dimanche dernier, Zone Interdite nous faisait découvrir le régime miracle des habitants d'Okinawa. Les habitants de cette île (à l'extrême sud du Japon) vivent plus longtemps que partout ailleurs dans le monde et en meilleure santé :  l'obésité, les cancers, les maladies cardio-vasculaires ? Connaissent pas !

Oui, j'aime le poisson, cru et cuit. J'aime les légumes, j'aime la soupe miso et le tofu (il en faut !). Mais pas de là à en manger tous les jours à tous les repas. Pas de là à faire une croix sur les gâteaux au chocolat, sur le verre de vin qui va bien, sur le beurre demi-sel en tartine ou en caramel. Et puis de toute façon, j'veux pas finir centenaire moi ! Qu'y gagnerais-je ?

- Pouvoir connaître mes arrière-arrière-petits-enfants... mais ne quasiment pas les voir ni les entendre à cause de ma vue et de mon ouïe déficientes
- Traverser les décennies et voir le monde évoluer et progresser... mais être complètement dépassée par les nouvelles technologies
- Raconter aux nouvelles générations comment c'était il y a 80 ans... mais constater que ma mémoire à long terme n'est plus tout à fait au point
- Avoir un diplôme pour mes 100 ans (waouh !)... mais ne plus avoir d'amis en vie pour crâner un peu et pour fêter ça

Non, je n'ai pas très envie d'être centenaire. Alors, au diable les recettes de Jouvence, vive le blésotto, bien riche et bien crémeux !

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Blésotto (hirsute !) porc et courgette des non-centenaires
Pour 2 personnes

  • 250 g de petites pâtes en forme de grain de riz (Biavette)
  • 1 petite courgette
  • 1 belle escalope de jambon de porc (ou 2 selon l'appétit)
  • 1 verre de vin blanc sec
  • 50 cl de bouillon de volaille ou de légumes (chaud)
  • 1 cuillère à soupe de mascarpone
  • huile d'olive
  • sel, poivre

Faire revenir les pâtes et la courgette en petits dés dans de l'huile d'olive jusqu'à ce que les pâtes deviennent translucides. Verser le vin et mélanger à la spatule jusqu'à ce qu'il soit absorbé. Procéder ensuite comme pour un risotto, c'est à dire, verser une louche de bouillon seulement une fois que la précédente est absorbée, en remuant constamment sur feu doux. Il faut compter une quinzaine de minutes. Vous n'aurez peut-être pas besoin de tout le bouillon, goûtez de temps en temps pour tester la cuisson des pâtes.
Pendant ce temps, faire revenir le porc en lamelles dans une poêle avec un peu d'huile d'olive. Baisser le feu et laisser cuire une dizaine de minutes.
Environ 5 minutes avant la fin de la cuisson du blésotto, ajouter le porc. A la fin de la cuisson, ajouter le mascarpone. Mélanger quelques instants, feu éteint et servir aussitôt, avec éventuellement un peu de parmesan râpé.

Nota : d'habitude, je mets un oignon haché ou une échalote (en même temps que la courgette).

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25 février 2007

Des sablés comme ceux de l'épicerie bio

J'aime beaucoup le quinoa, cette céréale qui n'en est pas une. Plus que la tête amusante de ses petits grains ressemblant à des petits yeux une fois cuits, j'aime son goût particulier, parfumé... Un parfum difficile à décrire mais une fois qu'on l'a goûté, on le reconnaît entre 1000. J'aime le quinoa mais Paulo n'aime pas.

J'ai tout essayé, version chaude ou version froide, il n'aime pas c'est comme ça. Mais vraiment pas. Chaque bouchée a été pour lui souffrance. Après avoir, quant à moi, mangé doubles rations de quinoa à plusieurs reprises (et récemment, le problème s'est reproduit avec les haricots noirs... j'en ai mangé à tous les repas pendant 3 jours...), j'ai vraiment décidé d'abandonner. Fini, plus de quinoa.

C'était sans compter les multiples ressources de la petite épicerie bio en bas de chez moi. La semaine dernière, au détour d'un rayon, je tombais nez à nez avec un paquet de farine de quinoa ! Ni une ni deux, il se retrouvait dans mon panier tandis que mon esprit vagabondait "qu'est ce que je vais bien pouvoir en faire ?". Quand mon regard croisa soudain un paquet de biscuits épeautre/quinoa. Eh bien la voilà l'idée !

Je suis donc rentrée à la maison et, en partant d'une base de sablés classiques, j'ai mis au point des sablés comme ceux de l'épicerie bio, chocolat blanc et écorces d'oranges en plus. Et mon Paulo les a dévoré !

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Sablés bronzés au quinoa et à l'épeautre (entre autres)
Pour une quinzaine de biscuits

  • 60 g de farine d'épeautre
  • 60 g de farine de quinoa
  • 60 g de sucre
  • 60 g de beurre (demi-sel, je n'ai que ça)
  • 1 jaune d'oeuf
  • 50 g de chocolat blanc en pépites
  • 50 g d'écorces d'oranges confites coupées en tout petits dés

Dans un saladier, mélanger les farines et le beurre bien froid (en dés) en effritant du bout des doigts. On obtient une sorte de sable (tiens ?! le nom du biscuit viendrait-il de là ?! Non... ça ne peut pas être ça !..). Ajouter ensuite le sucre, les pépites et les dés d'écorces d'oranges, mélanger. Ajouter enfin le jaune d'oeuf et mettre la pâte en boule. Former un boudin et le couvrir d'un film alimentaire pour le laisser reposer au frigo au moins 30 minutes (plus, c'est encore mieux).

Sortir le boudin du frigo et couper des tranches d'1 petit centimètre d'épaisseur. Les aplatir légèrement et les mettre sur la plaque du four (chemisée de papier sulfurisé). Les sablés cuiront pendant 10-15 minutes dans le four préchauffé à 180°C (le pourtour doit être bien coloré). Laisser refroidir avant de déguster.

Ces sablés se conservent 3-4 jours dans une boîte hermétique.

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Verdict : testés lors d'une soirée entre amis, ces sablés ont eu un succès fou... et je dois dire inattendu ! Ce petit goût de quinoa long en bouche a emballé tout le monde. Pas de doute, j'en referai !

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24 février 2007

Discussion autour du filet mignon

Il arrive parfois que, en soirée, la conversation s'anime de façon inattendue autour d'une pièce de viande... attention, pas n'importe quelle pièce de viande : le filet mignon, cette pièce du porc la plus chère, car la plus rare. Saviez-vous que ce morceau ne représente que 800 g par bête en moyenne ? Quand on pense qu'un bon cochon bien grassouillet, qu'on abat à 6 mois, pèse dans les 100 kg (à jeun et sans ses vêtements)...

Je disais donc que parfois, la conversation s'anime autour du filet mignon. Chacun y va de sa recette bluffante pour cuisiner ce morceau de choix et lui rendre grâce. A aucun moment je ne doute que euh, pour préserver son anonymat, appelons-le Ricardo possède une recette d'exception, simplissime et délicieuse. Je l'ai d'ailleurs notée - car Ricardo est généreux, il me l'a donnée... ainsi qu'aux 12 autres invités de la soirée, je n'aurais pas eu l'exclusivité - pour la réaliser très bientôt car elle a vraiment l'air très bonne. Toutefois, je reste sur ma position quant à la recette que j'ai réalisée il y a peu : c'est le meilleur filet mignon du monde ! (en toute objectivité !)

Cette recette, je l'ai trouvée chez Marie-Laure, qui elle-même l'avait dénichée chez Isabelle. Spéciale dédicace à Ricardo :

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(j'aurais dû l'arroser de sauce pour la photo... vous auriez craqué !)

Filet mignon au sirop d'érable et vinaigre balsamique

  • 1 filet mignon de 600g
  • 3 gousses d'ail
  • 6 cl de vinaigre balsamique
  • 6 cl d'huile
  • 1 cuillère à soupe de sirop d'érable (j'avoue j'en ai mis 2 !)

Faire des entailles dans le filet mignon et y glisser les gousses d'ail pelées et coupées en deux. Mélanger l'huile, le vinaigre et le sirop d'érable et en napper la viande. Couvrir d'un film alimentaire et laisser mariner une nuit au frigo.

Le lendemain, faire cuire au four, non couvert et dans sa marinade, pendant 40 minutes environ à 180°C, en arrosant régulièrement la viande.

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22 février 2007

La recette pour rassurer Mémé

Aujourd'hui, ma Nonna fête ses 81 ans. Je l'ai donc appelée pour lui souhaiter un joyeux anniversaire et, comme souvent, elle m'a fait part de son inquiétude : "ess qué tou mandge là bas, à Parrris (rrr = roulage de "r" vous l'aurez compris) ?"

Eh oui, pour ma grand-mère, c'est ça le plus important. Si on mange, on est en bonne santé. Si on a de l'embonpoint, c'est signe d'une bonne qualité de vie. Et si on a beaucoup d'embonpoint, elle peut dormir tranquille, tout va pour le mieux !!
Alors, comme 800 km nous séparent (elle vit à Toulon), elle ne peut pas constater si j'ai maigri (horreuuuuur !) ou si j'ai pris des joues et si mes pantalons me boudinent. Donc elle me demande.

Et ce qui l'inquiète tout autant, c'est la qualité de ce que je mange. Notamment en ce qui concerne les fruits et les légumes. Habituée aux marchés colorés, parfumés et ensoleillés d'Italie et de Provence, elle n'arrive pas à comprendre qu'à Parrris aussi on trouve de magnifiques produits frais. Et pourtant Nonna, ici, à Paris où il pleut souvent, à Paris où il fait gris, à Paris où l'air est pollué, à Paris où ça pue, il y a de beaux fruits et légumes (enfin, pas partout mais on en trouve !)

Pour preuve, j'ai préparé dans ma cuisine parisienne, avec des produits parisiens, une petite recette parisienne, directement inspirée du caviar d'aubergine-qui-sent-bon-le-sud : le caviar de brocoli... de Paris !

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Caviar de brocoli de Paris

  • 1 belle tête de brocoli
  • 1 gousse d'ail
  • sel, poivre
  • huile d'olive
  • quelques gouttes de jus de citron
  • basilic, ou persil plat, ou coriandre, frais de préférence

Séparer les bouquets de brocoli, les rincer et les faire cuire à la vapeur ou à l'eau bouillante très salée pendant 5-10 minutes environ. Mixer le brocoli avec la gousse d'ail pelée, le basilic (plus il y en a, meilleur c'est), quelques gouttes de jus de citron et de l'huile d'olive. Ajouter de l'huile jusqu'à l'obtention de la consistance désirée, à savoir une texture de caviar d'aubergine ! Rectifier l'assaisonnement en sel et poivre et réserver au frigo jusqu'au moment de servir.

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(Version chapeau chinois si vous préférez)

Nota : Avec des gressins, des bâtons de crudité, sur du pain de campagne, c'est le top... encore faut-il aimer l'ail car le goût est bien présent. Si vraiment vous souhaitez garder une haleine (relativement) respirable, mettez seulement 1/2 gousse...

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21 février 2007

La tarte exotique qui a bien failli ne jamais voir le jour

Imaginez :

Dimanche, vers midi, on vous invite à un dîner le soir-même. Vous proposez poliment d'amener quelque chose (en espérant secrètement que l'on vous demandera une petite entrée, vous avez du saumon fumé et autres joyeusetés dans le frigo). "Oh, ben pourquoi pas un petit dessert alors !". Bien sûr sans problème, vous adorez faire les desserts.

Sauf que là, l'affaire se complique. Première chose, tenir compte du fait que votre hôte est intolérant au lactose. Ce qui restreint déjà les possibilités (adieu riz au lait ! adieu panna cota ! ...). Deuxième chose, il ne vous reste que 3 oeufs moins 1 jaune (qui doit vous servir à dorer le corps d'une bestiole en pain, si vous voyez de quoi je parle !) et moins de 100 grammes de beurre.

Mais là, vous découvrez avec bonheur un rouleau de pâte feuilletée pur beurre que vous achetez toujours "pour le cas où" - qui, étourderie de votre part, est en fait une pâte brisée - et vous apercevez  4 petits citrons verts au loin. Une tarte au citron vert ! Comment ne pas y avoir pensé plus tôt ?

Sur les conseils de Christophe Felder, vous réalisez la petite crème au citron sans oeufs (il en donne la recette - version citron jaune - dans ses Recettes au chocolat). Pendant ce temps, vous avez fait cuire la pâte à blanc. Vous versez la crème sur le fond de tarte et... Vous étiez simplement censée parsemer la tarte de sucre glace... Mais l'épaisseur de crème doit faire un pauvre centimètre... La tarte est désespérément vide ! Ah ça, c'est ce qui arrive quand on utilise un grand moule...

Vite, une idée ?! Faire une meringue avec les 3 blancs... Et tant qu'on y est, ajouter un peu de noix de coco pour rester dans l'exotisme.

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Tarte au citron vert sous son nuage de coco
Pour 4 ou 6 personnes

  • 1 pâte sablée ou brisée maison ou toute prête
  • 4 citrons verts (ou 2 citrons jaunes)
  • 1 cuillère à soupe de crème (de soja, pour ma part)
  • 5 cuillères à soupe de sucre
  • 1 cuillère à soupe de fécule de maïs
  • 120 g de beurre (ça me paraissait beaucoup, je n'ai mis que 80 g)

Pour la meringue coco

  • 3 blancs d'oeufs
  • 40 g de sucre
  • de la noix de coco râpée

Foncer la pâte dans un moule, la piquer, disposer un poids dessus (des haricots en ce qui me concerne) et la faire cuire à blanc 15 à 20 minutes à 180°C. Elle doit être dorée. Laisser refroidir.

Préparer la crème citron :
Zester et presser les citrons. Dans une casserole, faire cuire le jus et les zestes avec le sucre et la fécule jusqu'à ébullition. A ce moment, la crème épaissit. Passer au chinois et ajouter le beurre. Mixer 10 secondes et verser sur le fond de tarte refroidi.
La recette de Christophe s'arrête là. Avant de servir, il saupoudre de sucre glace et se régale.

Préparer la meringue coco :
Battre les 3 blancs d'oeufs en neige ferme avec une pincée de sel. Ajouter le sucre et continuer de fouetter, pour serrer les blancs. Parsemer la crème citron de coco râpée. Verser ensuite la meringue. La recouvrir de coco râpée et mettre la tarte sous le gril du four, le temps que la meringue prenne une jolie couleur.

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Verdict : finalement, la meringue était la bienvenue car la crème citron est bien acide et le contraste était plutôt agréable. La tarte était vraiment très légère. On aurait dit du sorbet citron sur lequel flottait un nuage de coco. Le top ! A refaire sans hésitation... peut-être cette fois avec une vraie pâte maison, sablée de préférence.

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18 février 2007

SpiderPain s'attaque au KKVKVK #17

Le sujet de l'édition 17 du KiKiVeutKiVientKuisiner a été lancé par Fidji, reine incontestée de la boulange : façonnage de pain surprise.

Moi qui avais très envie de participer à ce Kiki, mon premier Kiki, je me suis découragée à la simple lecture du thème. J'ai rapidement fait le bilan de la situation, à savoir pas de machine à pain et micro four dans lequel aucune plaque n'a jamais voulu entrer : mission impossible. Dois-je vous rappeler que je suis la grande prêtresse de l'excuse en bois - vous permettez que je m'autoproclame ainsi ?! - (cf l'épisode des raviolis maison).

Sauf que depuis les raviolis justement, j'ai pris conscience de ma possible mauvaise foi (et j'ai bien possible !). Peut-être, avant d'abandonner tout de suite, devrais-je au moins essayer ?

Il y aura donc eu un pain test il y a quelques jours de cela, un pain de seigle dont je donnerai la recette très bientôt, qui aura été une réussite. Ou plutôt une réussite du point de vue du goût et de la texture (vous me direz, pour un premier pain, c'est déjà énorme, c'est vrai). Non parce que du point de la forme c'était un échec cuisant dont je préfère ne pas reparler (souvenir encore trop douloureux). Un détail peut-être ? Oui mais qui a son importance pour un Kiki façonnage de pain !

Les jours défilant, j'avais tout le loisir d'admirer les chefs d'oeuvre des autres participants, la pression montait, mais hier, j'ai affronté mes angoisses. Résultat, je n'ai plus peur de faire du pain, et accessoirement, je n'ai plus peur des araignées.

SpiderPain aux pattes velues

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Je ne vous remets pas la recette puisque j'ai suivi à la lettre la recette de navette donnée par Fidji - bah oui, fallait que j'assure le coup ! - j'ai simplement divisé les proportions par deux. Ce pain est vraiment délicieux, un bon petit goût de beurre, une texture à mi-chemin entre le pain et la brioche, un petit bonheur !

Et, parce que c'est ma petite fierté du moment, je vous remets une photo de la bestiole (désolée pour ceux qui une peur insurmontable de ces petites bébêtes, je pense notamment à Marion... dites vous que moi, ça m'a guéri de la manger !)

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Enfin, je me suis prise au jeu du pain surprise. Du sucré ? Du salé ? Je ne savais pas trop quoi choisir, tout va avec ce genre de pain. J'ai finalement opté pour une garniture de saumon fumé/crème fraîche/aneth et citron, tout simplement.

Une seule chose à dire : merci Fidji ! Sans ce Kiki, jamais je ne me serais risquée à faire du pain, et encore moins un pain surprise... vraiment merci !

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Nota : dans l'araignée (comme dans le cochon) tout est bon. Nous avons dévoré sa petite tête avec pâtés et fromages ramenés du marché. Quant à ses pattes, elles ont fini mouillettes dans nos oeufs coque.
SpiderPain, on a eu ta peau, gnarck gnarck !

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15 février 2007

Dans la série "Les placards sont une mine d'or"

Il y a quelques semaines de cela, vous aviez le droit de ne pas savoir que votre placard de cuisine - oui, oui, celui qui est tellement plein qu'à chaque ouverture, une boîte de conserve manque de vous écraser le petit orteil ! - que ce placard, en formica blanc chez les uns, en chêne massif chez les autres, est une véritable mine d'or.

Seulement aujourd'hui, entre le livre de Seymourina Cruse "Les recettes inavouables" (second volet) et le concours de recettes inavouables organisé par Anaïk qui en a découlé, il est humainement impossible d'ignorer ce constat  (à moins d'avoir passé les 3 derniers mois en exil sur une île déserte, je vous l'accorde... et accessoirement je vous déteste petit veinard !).

Personnellement, je me doutais vaguement que ces boîtes de conserve et autres sachets de soupe lyophilisée avaient un intérêt, notamment celui de faire gagner du temps, du coup, j'en ai toujours acheté plus que trop. Désormais, je peux même déculpabiliser : "c'est la dame qui a écrit le livre qui a dit qu'il fallait toujours avoir des pots de crème de marrons... Si ! Pour faire de la glace, pardi !... Eh oui, 8 pots c'est bien nécessaire... Et si tes potes débarquent à l'improviste, hein ?!".

Récemment, partant pour des fouilles au fond de l'étagère salée (boîte de sardines, de petits pois, pâtes, riz, etc, par opposition à l'étagère sucrée, réservée à la pâtisserie), j'ai trouvé un pot d'oignons frits. Ok, c'est tellement bon que je pourrais l'engloutir comme ça, "nature", en tapant ce billet. Mais non, ce serait dommage. C'est peut-être un ingrédient magique...

Résultat, ça fait une semaine que tout ce que je mange à un goût d'oignon frit... et c'est plus ou moins convaincant...
Une réussite : la purée !

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Purée légère à l'oignon frit
Pour 2 personnes

  • 6 grosses pommes de terre Bintje
  • 30 à 40 g de beurre
  • lait
  • sel, poivre
  • muscade
  • 1 gousse d'ail
  • 1 poignée d'oignon frit

Peler les pommes de terre, les rincer sous l'eau, et les mettre dans une casserole, coupées en 4. Ajouter la gousse d'ail pelée, couvrir d'eau et porter à ébullition. Laisser cuire à petits bouillons pendant environ 15 minutes (le couteau piqué dans le chair doit pénétrer sans difficulté). Les égoutter.
Hors du feu, ajouter le beurre en petits dés et commencer à écraser à la fourchette ou au presse-purée. Ajouter peu à peu le lait, jusqu'à obtenir la consistance souhaitée. Novices attention : on ne mixe jamais une purée sous peine de la voir devenir toute collante !
Saler et poivrer, ajouter de la muscade fraîchement râpée et une bonne grosse poignée d'oignons frits.

Verdict : C'est très parfumé, et le contraste des textures est très sympa. Mon Paulo n'a pas été aussi emballé que moi mais il a trouvé ça bon "si, si, c'est bon, on sent bien l'oignon, ça apporte un petit plus"...

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14 février 2007

Heureux sont les célibataires aujourd'hui !

Oui heureux ! Et pour cause :

Les amoureux transis vont ce soir manger léger (on ne voudrait pas avoir le ventre tout gonflé). Ils vont picorer du bout des lèvres (pour ne pas s'en mettre plein les dents) des petites choses à base de gingembre, de ginseng, et autre poudre de défense d'éléphant, avec une pression presque palpable, la pression du "faut que j'assure ce soir... bon, de toute façon, avec le gingembre, ça ira... et si c'était faux cette histoire de gingembre ?! *panique* Et si c'était un marchand de gingembre peu scrupuleux dans la Chine ancienne qui, n'arrivant pas à écouler sa marchandise, a fait circuler cette rumeur ?! Aaaah, nooon, je perds mon Mojo !"... Hum hum, pardon je m'égare.

Le célibataire, lui, aura le loisir de manger à sa faim et l'esprit serein ce soir. Et puisqu'il n'aura pas à se soucier de la propreté de ses interstices dentaires ni de la constante fraîcheur mentholée de son haleine, je ne saurais que trop lui conseiller de se préparer le plat du solitaire par excellence : les spaghetti aglio è olio.

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Ce petit plat, simple mais plein de parfums, vient - vous l'aurez compris - d'Italie. Ma maman s'en prépare très souvent. Quand j'étais petite, je grimaçais en la regardant manger (bah oui, il y avait des légumes dans ses pâtes et ça sentait l'ail à plein nez, beuah !). J'ai redécouvert récemment ce plat, avec plaisir.

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Spaghetti aglio è olio
Pour 1 personne

  • 100 à 150 g de spaghetti
  • 1 petite gousse d'ail
  • 2 à 3 cuillères à soupe d'huile d'olive
  • 1 petit bouquet de persil
  • 1 petite portion de légumes cuits (brocolis et chou-fleur notamment)
  • sel, poivre

Mettre à bouillir une casserole d'eau salée pour cuire les spaghetti.
Pendant ce temps, verser l'huile dans une petite casserole et y déposer la gousse d'ail finement émincée. Faire frire l'ail dans l'huile chaude. Quand il a bien pris couleur, ajouter un peu d'eau (2 à 3 fois la quantité d'huile). Baisser le feu et ajouter les brocolis puis le persil ciselé. Saler généreusement, poivrer et garder au chaud, sur feu doux pendant la cuisson des pâtes.

1 à 2 minutes avant la fin de la cuisson, égoutter les spaghetti. Les remettre dans la casserole et verser dessus les brocolis et leur sauce ail-persil. Laisser sur feu doux 1 à 2 minutes, ainsi les pâtes finissent de cuire en se gorgeant de cette sauce. Servir aussitôt, éventuellement parsemé de parmesan râpé (ou, encore meilleur, de pecorino... celui avec les grains de poivre, hmmm mon préféré).

Seule précaution à prendre : ne pas prévoir de rendez-vous galant dans les heures qui suivent le repas ou avoir sa Freedent Box sur soi !

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13 février 2007

Je vous ai apporté des tartelettes parce que les fleurs c'est périssable

Parce que la tarte tomate-mozza est une recette que je dois faire à peu près 52 fois par an et que ça fait du bien de relooker un peu ses classiques,

Parce que les fleurs sont encore une fois au rendez-vous des collections Haute Couture printemps-été, notamment chez Christian Dior (John, excuse moi de ne pas être venue au défilé, je n'avais pas la tête à ça... c'est ce film, toute cette pression...),

Parce qu'il n'est pas indispensable de faire la queue chez le fleuriste ou de se fendre le porte-monnaie pour faire une jolie déclaration (tsss, quelle idiote, j'aurais dû les faire demain !)

Pour toutes ces raisons, j'ai préparé ceci :

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Fleurs de mozzarella, cerises, pesto
Pour 4 tartelettes

  • 1 rouleau de pâte feuilletée pure beurre
  • 200 g de tomates cerises
  • 1 boule de mozzarella (125 g)
  • 2 cuillères à soupe de pesto
  • huile d'olive
  • basilic
  • sel, poivre

Préparer les ingrédients de la garniture :
Couper les tomates cerises en deux. Râper la mozzarella.

Réaliser les fleurs :
J'avais préparé des pochoirs dans du carton et qui m'ont permis de couper les formes dans la pâte feuilletée. Préparer 4 fleurs. Dans les chutes de pâte, couper, toujours à l'aide des pochoirs, des bordures. On obtient en quelque sorte, une bande de pétales d'1 cm environ de large qui, une fois superposée à la fleur, fait office de bordure. Je sens que je ne suis pas claire, voyez plutôt :

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Etaler 1/2 cuillère à soupe de pesto au centre de chaque fleur (sans dépasser sur la bordure) puis déposer une première couche de mozza râpée. Disposer les demi-tomates cerises harmonieusement puis finir en les recouvrant de mozza râpée (attention à ce qu'elle ne glisse pas sur les bords de la pâte, ce qui l'empêcherait de gonfler à la cuisson).

Verser un filet d'huile d'olive sur chaque fleur, saler, poivrer et parsemer de basilic ciselé. Mettre au four (180°C) pendant environ 20 minutes.

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Accompagnement : ces tartelettes sont parfaites avec une petite salade de roquette (ou de riquette, encore plus poivrée) assaisonnée d'huile d'olive et vinaigre balsamique. Je les aurais bien parsemées de pignons grillés mais je n'en avais pas sous la main...

Posté par aurelie_cuisine à 17:21 - Tartes et pizzas - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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