Vous me direz que vous ne voyez pas le rapport de l'un à l'autre. Laissez-moi donc vous expliquer.

Certaines personnes ont un pouvoir, une sorte de magnétisme, qui agit sur les objets. Si, pour les uns, celui-ci a des effets pour le moins positifs, pour d'autres, cela peut devenir un vrai handicap au quotidien. C'est mon cas.
J'ai mis du temps à l'accepter, mais finalement, je ne peux plus nier l'évidence : j'émets des ondes néfastes aux ordinateurs (et aux téléphones portables, mais ça, nous y reviendrons ultérieurement). Si, si. A ceux qui en doutent, je donne ci-dessous la preuve. Les autres, qui me savent de bonne foi, ont l'autorisation de sauter le paragraphe...

Il y a un peu plus d'un mois - je travaillais à l'époque - sans raison apparente, mon PC décida de stopper net mes activités en affichant un écran bleu peu rassurant... "Fatal error" disait-il ou quelque chose dans le genre... Perspicace comme pas deux, je me suis doutée que c'était mauvais signe ! Mon collègue en charge du parc informatique vola à mon secours... et me confia que cet écran bleu était un mauvais présage (oui, merci) témoignant en général d'un plantage sévère d'ordi. Par chance, il réussit à rallumer la bête... qui planta sitôt qu'il eût quitté la pièce. Pour ne jamais plus fonctionner comme autrefois.
Mardi dernier, vers 16h30, je m'installai devant mon ordinateur personnel. Petite précision qui peut avoir son importance, Paulo avait travaillé dessus une bonne partie de la journée sans souci particulier. A 16h30 donc, Paulo quitta l'appartement, je m'installai devant l'ordinateur et là, je vous le donne en mille, écran bleu ! Hum, redémarrer l'air de rien, avec un peu de chance, tout remarchera normalement. Non. Ecran bleu de nouveau. Ok. Puisque c'est comme ça, je l'éteins, je viens de m'acheter Elle de toute façon. Le dos tourné à l'écran, je feuillette mon magazine quand, tout à coup, l'ordi se rallume... tout seul ! Du coin de l'oeil, je furète "Marchera ? Marchera pas ?" Marchera pas. Marchera plus du tout. Du tout.

Notre pote Jipax, grâce à qui je poste aujourd'hui ce billet, merci Jipax, me l'a confirmé : il y a des gens qui émettent des ondes capables de détraquer leur précieux matériel high-tech. Il en connaît même un comme ça à son boulot, dont la mère, elle, démagnétise en permanence les cartes Orange. Eh oui, parce qu'en plus c'est héréditaire et je risque d'emballer ça dans les bagages génétiques de ma progéniture. On n'est pas sorti !

Tout ça pour dire que j'étais fort malheureuse pendant ces quelques jours sans PC, coupée du monde. Et j'étais d'autant plus malheureuse que j'ai dû faire face à une autre terrible vérité : la saison des clémentines est finie (donc là, si vous avez bien suivi, on comprend le pourquoi du comment du titre...). Le dernier kilo acheté était le kilo de trop. Vous savez de quoi je parle, rien de pire qu'une mauvaise clémentine (oui, le monsieur au fond qui lève la main... vous dites ?  Si, une mauvaise orange... Soit, je vous l'accorde).

Chez moi, on ne jette rien. Les mauvaises clémentines sont ainsi devenues délicieux gratins.

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Petits gratins de clémentines de fin de saison

Pour 6 petits ramequins

  • 6 clémentines

  • 2 jaunes d'oeufs

  • 80 g de sucre (ou 70 g de sucre + 10 g de sucre vanillé)

  • 20 cl de crème liquide

Peler les clémentines, détacher les quartier et les disposer dans les ramequins beurrés.
Battre les jaunes d'oeufs avec le sucre. Ajouter la crème. Verser l'appareil sur les quartiers de clémentines et mettre les ramequins sous le gril du four pendant 5-10 minutes, le temps que les gratins prennent une belle couleur dorée. Déguster tiède.