Encore un questionnaire qui circule sur la blogosphère. C'est Christiane qui a gentiment pensé à me le faire passer... Chris, this one's for you !
Bon, vous allez voir, c'est encore un "Si j'étais". Il y a d'autres styles de questionnaires qui tournent, mais étrangement, ce sont les "Si j'étais" qui viennent à moi... Y aurait-il un message ? Essaie-t-on de me faire comprendre quelque chose ? (Parano, moi ?!)

Si j'étais...
Un arbre ? Un arbre fruitier sans aucun doute... j'aurais pu dire un pommier mais non, je serais un figuier. Pour être plus précise, je serais le figuier du voisin de mes parents qui donne chaque été des petites figues violettes mûres à point. Leur pulpe est délicieusement confite, douce et fondante comme du miel...

Un arbuste ? De la vigne vierge qui court sur les murs, les tonnelles et qui rougit quand vient l'été.

Une fleur ? Une fleur peu commune, une fleur exotique. J'ai souvenir d'un ananas rose vif que m'avait offert ma maman, magnifique ! Voilà, je serais un fruit-fleur.

Une aromatique ? Le romarin-g (avé l'accent) de ma Provence.

Une aquatique ? Eh, vous m'avez pris pour une experte en botanique ou quoi ? Vous croyez que je suis incollable en plante ? Ben, j'en connais qu'une moi d'aquatique, le nénuphar ! Tiens, d'ailleurs, un petit problème que Paulo m'a posé hier soir (oui, on s'amuse bien chez nous !) : il y a un nénuphar sur un étang. Le lendemain, il y en a deux, le surlendemain quatre. En quinze jours, la moitié de l'étang est recouverte de nénuphars. En combien de jours la totalité de l'étang sera-t-elle recouverte ?

Une plante offerte ? Le plumbago. Son nom me fait sourire. Petite, je plaignais sincèrement les gens qui avaient des plumbagos, bah oui "ils doivent avoir drôlement mal au dos".

Un animal du jardin ? Peut-on considérer le lapin nain comme animal du jardin ? Disons oui, ça m'arrange. Donc le lapin nain... non, Nonna, t'en feras pas un civet !

Une saison ? Le printemps parce qu'il commence à faire bon ou l'été parce que je peux zapper l'étape fond de teint et terracotta sans qu'on me demande si je suis malade.

Pour récompenser tous ceux qui ont lu avec intérêt (?) les lignes ci-dessus, voici une petite recette qui longtemps m'a trotté dans la tête avant qu'enfin je ne la mette au point. Je voulais depuis un moment faire des petits gâteaux bien denses au chocolat noir dont le coeur serait tendre, crémeux et blanc... Oui voilà, un joli contraste noir et blanc, ébène et ivoire (là, les fans de la première heure du chanteur sus-cité voient (sans mauvais jeu de mots, Stevie, je n'oserais pas) où je veux en venir) :

"Ebony and ivory,
Live together in perfect harmony,
Side by side on my piano keyboard,
Oh Lord, why don't weeeeeee ?"

Eva d'Envie d'avril, cette chanson, euh cette recette plutôt, je te la dédie. Eh oui, ça y est, je l'ai enfin testé cet extrait d'abricot pour lequel nous avions toutes les deux craqué chez G.Detou. Et j'ai envie de te dire que c'est à ton tour maintenant !

fondant

Petites bouchées au chocolat ébène, coeur coulant de ganache ivoire (subtilement abricotée)
Pour 16 empreintes de mini-muffins

La ganache ivoire (subtilement abricotée)

  • 70 g de chocolat ivoire
  • 30 g de crème liquide
  • 4 gouttes d'extrait d'abricot ou autre arôme (facultatif)

Hacher le chocolat. Bouillir la crème et la verser sur le chocolat. Lisser le mélange à la spatule. Incorporer éventuellement l'arôme. Laisser refroidir complètement, filmer et mettre au frigo au minimum 30 minutes. Prélever ensuite 16 petites boules à l'aide d'une cuillère parisienne (de la taille d'une grosse noisette), et entreposer ces boules au congélateur jusqu'à utilisation.

Le gâteau au chocolat ébène

  • 2 oeufs
  • 35 g de farine ou de fécule
  • 20 g de sucre
  • 135 g de chocolat noir
  • 55 g de beurre
  • 1 pincée de fleur de sel

Fondre le chocolat haché avec le beurre. Quand le mélange est lisse, ajouter la pincée de sel et laisser tiédir.
Battre les oeufs avec le sucre. Incorporer la farine et bien mélanger. Ajouter ensuite le mélange chocolat-beurre tiède.

Verser l'appareil au chocolat noir jusqu'au tiers des empreintes (bien beurrées si le moule n'est pas en silicone). Déposer ensuite, au centre de chaque empreinte, une boule de ganache encore gelée puis recouvrir du reste de préparation au chocolat noir. Cuire 8 minutes dans un four préchauffé à 180°C. Laisser refroidir 5 minutes avant de démouler sur grille.

A déguster tiède ou froid. Chaud en effet, la ganache est trop liquide.