Set de table

Petite cuisine du tous les jours

15 mars 2007

Si j'étais ? Je serais Stevie Wonder !

Encore un questionnaire qui circule sur la blogosphère. C'est Christiane qui a gentiment pensé à me le faire passer... Chris, this one's for you !
Bon, vous allez voir, c'est encore un "Si j'étais". Il y a d'autres styles de questionnaires qui tournent, mais étrangement, ce sont les "Si j'étais" qui viennent à moi... Y aurait-il un message ? Essaie-t-on de me faire comprendre quelque chose ? (Parano, moi ?!)

Si j'étais...
Un arbre ? Un arbre fruitier sans aucun doute... j'aurais pu dire un pommier mais non, je serais un figuier. Pour être plus précise, je serais le figuier du voisin de mes parents qui donne chaque été des petites figues violettes mûres à point. Leur pulpe est délicieusement confite, douce et fondante comme du miel...

Un arbuste ? De la vigne vierge qui court sur les murs, les tonnelles et qui rougit quand vient l'été.

Une fleur ? Une fleur peu commune, une fleur exotique. J'ai souvenir d'un ananas rose vif que m'avait offert ma maman, magnifique ! Voilà, je serais un fruit-fleur.

Une aromatique ? Le romarin-g (avé l'accent) de ma Provence.

Une aquatique ? Eh, vous m'avez pris pour une experte en botanique ou quoi ? Vous croyez que je suis incollable en plante ? Ben, j'en connais qu'une moi d'aquatique, le nénuphar ! Tiens, d'ailleurs, un petit problème que Paulo m'a posé hier soir (oui, on s'amuse bien chez nous !) : il y a un nénuphar sur un étang. Le lendemain, il y en a deux, le surlendemain quatre. En quinze jours, la moitié de l'étang est recouverte de nénuphars. En combien de jours la totalité de l'étang sera-t-elle recouverte ?

Une plante offerte ? Le plumbago. Son nom me fait sourire. Petite, je plaignais sincèrement les gens qui avaient des plumbagos, bah oui "ils doivent avoir drôlement mal au dos".

Un animal du jardin ? Peut-on considérer le lapin nain comme animal du jardin ? Disons oui, ça m'arrange. Donc le lapin nain... non, Nonna, t'en feras pas un civet !

Une saison ? Le printemps parce qu'il commence à faire bon ou l'été parce que je peux zapper l'étape fond de teint et terracotta sans qu'on me demande si je suis malade.

Pour récompenser tous ceux qui ont lu avec intérêt (?) les lignes ci-dessus, voici une petite recette qui longtemps m'a trotté dans la tête avant qu'enfin je ne la mette au point. Je voulais depuis un moment faire des petits gâteaux bien denses au chocolat noir dont le coeur serait tendre, crémeux et blanc... Oui voilà, un joli contraste noir et blanc, ébène et ivoire (là, les fans de la première heure du chanteur sus-cité voient (sans mauvais jeu de mots, Stevie, je n'oserais pas) où je veux en venir) :

"Ebony and ivory,
Live together in perfect harmony,
Side by side on my piano keyboard,
Oh Lord, why don't weeeeeee ?"

Eva d'Envie d'avril, cette chanson, euh cette recette plutôt, je te la dédie. Eh oui, ça y est, je l'ai enfin testé cet extrait d'abricot pour lequel nous avions toutes les deux craqué chez G.Detou. Et j'ai envie de te dire que c'est à ton tour maintenant !

fondant

Petites bouchées au chocolat ébène, coeur coulant de ganache ivoire (subtilement abricotée)
Pour 16 empreintes de mini-muffins

La ganache ivoire (subtilement abricotée)

  • 70 g de chocolat ivoire
  • 30 g de crème liquide
  • 4 gouttes d'extrait d'abricot ou autre arôme (facultatif)

Hacher le chocolat. Bouillir la crème et la verser sur le chocolat. Lisser le mélange à la spatule. Incorporer éventuellement l'arôme. Laisser refroidir complètement, filmer et mettre au frigo au minimum 30 minutes. Prélever ensuite 16 petites boules à l'aide d'une cuillère parisienne (de la taille d'une grosse noisette), et entreposer ces boules au congélateur jusqu'à utilisation.

Le gâteau au chocolat ébène

  • 2 oeufs
  • 35 g de farine ou de fécule
  • 20 g de sucre
  • 135 g de chocolat noir
  • 55 g de beurre
  • 1 pincée de fleur de sel

Fondre le chocolat haché avec le beurre. Quand le mélange est lisse, ajouter la pincée de sel et laisser tiédir.
Battre les oeufs avec le sucre. Incorporer la farine et bien mélanger. Ajouter ensuite le mélange chocolat-beurre tiède.

Verser l'appareil au chocolat noir jusqu'au tiers des empreintes (bien beurrées si le moule n'est pas en silicone). Déposer ensuite, au centre de chaque empreinte, une boule de ganache encore gelée puis recouvrir du reste de préparation au chocolat noir. Cuire 8 minutes dans un four préchauffé à 180°C. Laisser refroidir 5 minutes avant de démouler sur grille.

A déguster tiède ou froid. Chaud en effet, la ganache est trop liquide.

Posté par aurelie_cuisine à 18:42 - Du chocolat, en veux-tu ? - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Blog Appétit #10, tout et son contraire

Paraîtrait que j'ai l'esprit de contradiction.
Paraîtrait que, si on me dit noir, je dis blanc. Systématiquement.
Paraîtrait que c'est peu surprenant, c'est un truc de gonzesses femmes.

Qu'est-ce qu'il faut pas entendre, j'vous jure !

Le sujet de la 10ème édition de Blog Appétit (la première pour moi) était difficile, et il m'aura fallu plancher des jours durant pour trouver ce que j'allais préparer avec les deux ingrédients imposés : la carotte et l'endive.

La carotte, tout le monde l'aime, parce qu'elle est douce et sucrée. L'endive fait moins l'unanimité, son amertume fait grimacer. Et si on inversait les rôles ? Si, pour une fois, c'était la carotte qui avait le rôle de l'agresseur de papilles, de la provocatrice ? Je l'imagine corsée, bien relevée, pour trancher avec sa discrétion habituelle... Et aussi, froide, voire même glaciale !
Ainsi, la langue, dans un premier temps transie de froid, serait à son réveil assaillie de parfums épicés.
Paradoxalement, l'endive serait douceur et velouté. Chaude et crémeuse, elle viendrait comme une caresse rassurante pour apaiser le feu glacé.

Tout et son contraire, n'est-ce pas ce que je vous disais plus haut ?

Paraîtrait que j'ai l'esprit de contradiction... mais où est-on allé chercher ça ?!

granite

Velours d'endive et carotte glaciale en chaud-froid
Pour 2 verrines moyennes ou 4 petites

Pour le granité de carotte à l'orange et au cumin

  • 30 cl de jus de carottes
  • 10 cl de jus d'orange pressée
  • 10 cl d'eau
  • 1/2 cuillère à café de cumin moulu

Mélanger le jus de carottes, le jus d'orange et l'eau. Ajouter le cumin. Verser le tout dans un plat creux et plat sur une épaisseur de 2cm. Mettre au congélateur. Au bout d'1h, gratter la surface avec une fourchette pour former les cristaux du granité. Renouveler l'opération 1h30 après.

Pour le velours d'endive

  • 500 g d'endives
  • 20 g de beurre
  • 1 cuillère à café de sucre
  • 125 ml de crème liquide (allégée tant qu'à faire)
  • 2 cuillères à soupe de jus de citron
  • sel, poivre

Laver et émincer les endives. Les faire fondre dans une sauteuse dans le beurre. Ajouter 1 cuillère de jus de citron (pour qu'elles gardent leur couleur blanche) et laisser mijoter environ 30 minutes. Les endives doivent être tendres.
Mettre les endives (égouttées s'il restait un peu d'eau au fond de la sauteuse) dans le blender. Ajouter la moitié de la crème, le citron restant et mixer finement. Ajouter alors le restant de crème. Mixer à nouveau. Rectifier l'assaisonnement en sel et poivre.

granite4

Dresser :
Verser la soupe chaude dans les verrines, déposer sur le dessus le granité à la carotte, parsemer de graines de cumin ou cumin moulu et/ou de noix concassées et servir rapidement.

Avec les petits sablés aux graines de cumin, fenouil et anis de Clea ou ceux au roquefort de Pascale pour accompagner.

Posté par aurelie_cuisine à 10:30 - Entrée et mise-en-bouche - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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