Depuis hier, mon petit Paulo est malade... rien de grave, un bon gros rhume, mais vous le savez autant que moi, un homme qui a le nez qui coule souffre terriblement.
N'écoutant que mon coeur, je suis aux petits soins pour cette pauvre victime de l'instabilité météorologique des derniers jours. Je lui apporte son gâteau préféré au lit quand je l'entends s'éveiller, je lui mets ses gouttes nasales, je ramasse sans mot dire les mouchoirs qui seraient tombés à côté du sac plastique que je l'ai prié d'accrocher à sa ceinture, etc, le tout avec un air attristé et compatissant.
Parfaite mère nourricière, je tâche de lui donner de l'appétit en préparant des petits plats réconfortants. Hier soir par exemple, une crème de sucrine, toute douce grâce à la ricotta, surmontée d'une chapelure croustillante de pancetta.

Ah ? Vous ne me croyez pas ? Zut, suis allée trop loin... pas crédible...
Ok, je rectifie.

Depuis hier, Paulo est malade... rien de grave, un petit rhume de rien du tout, mais vous le savez autant que moi, un homme qui a le nez qui coule souffre bien plus que vous lorsque vous aviez cette horrible grippe.
N'écoutant que mon coeur, je suis aux petits soins pour ce foufou qui a cru que le printemps était arrivé et s'est un peu trop vite dénudé. Je débarque comme une furie dans la chambre quand j'estime qu'il devrait être levé depuis longtemps... avec son gâteau préféré pour que ça passe mieux, je lui mets ses gouttes nasales (ça c'est vrai, j'adore !), je ramasse en râlant comme un putois les mouchoirs qui ne sont pas - pourquoi ? - dans le sac plastique que je l'ai sommé de garder toujours avec lui, etc, tout en faisant quelques blagounettes pour dédramatiser et pour compenser mon côté vieille mégère.

Parfaite mère nourricière, je tâche de lui donner de l'appétit en préparant des petits plats réconfortants... qui me permettent d'écouler deux ou trois petites choses qui s'éternisent dans le frigo. Hier soir par exemple, une crème de sucrine (un jour de plus et elle finissait à la poubelle celle-là), toute douce grâce à la ricotta (qu'il rejette systématiquement, comme tout ce qui ressemble de près ou de loin à un yaourt), surmontée d'une chapelure croustillante de pancetta (qu'il refuse de manger à cause des marbrures de gras).

Je suis horrible, je sais... mais tout de même, au départ, l'intention est bonne non ?

soupe

Soupe fond de frigo pleine de bonnes intentions
Pour 1 gros malade

  • 1 petite laitue sucrine (200 ou 250 g environ)
  • 10 g de beurre
  • 1 grosse cuillère à soupe de ricotta
  • 1 cuillère à soupe de parmesan râpé
  • 1 cuillère à soupe d'huile d'olive
  • crème liquide (légère)
  • 2 tranches fines de pancetta
  • sel, poivre

Déposer les tranches de pancetta sur la plaque du four chemisée de papier sulfurisé. Enfourner pour 15 minutes environ à 200°C. La pancetta doit sécher sans brûler. Laisser refroidir quelques minutes dans le four éteint puis déposer les tranches sur un papier absorbant pour finir de les sécher. Elles doivent être cassantes. Lorsqu'elles sont bien froides, les déposer dans le bol du mixer et les réduire rapidement en chapelure, réserver.

Emincer la sucrine. Chauffer dans une sauteuse le beurre et y faire fondre la sucrine quelques minutes. Lorsqu'elle est bien tendre, la mettre dans le blender avec la ricotta, le parmesan, l'huile d'olive et mixer. Ajouter peu à peu de la crème liquide en filet jusqu'à obtenir la consistance désirée. Saler légèrement (la pancetta se charge du reste) et poivrer.
Verser dans un bol, parsemer de chapelure de pancetta et donner la becquée à son gros malade.

soupe2

Il a avalé son bol de soupe tellement vite que je n'ai même pas eu le temps d'avoir de remords. Comme quoi, tout réside dans l'art de présenter les choses...