Je vous raconterais bien l'épisode du week-end que nous pourrions titrer  "Comment Paulo et Aurélie ont failli louper leur train mais ont réussi à sauter dedans quelques secondes avant le départ en donnant tout ce qu'ils avaient dans le sprint final", ou encore le second volet "comment Paulo et Aurélie n'ont jamais trouvé leurs places fantômes et ont dû déplacer 26 personnes à tour de rôle pendant 45 minutes avant de s'asseoir enfin et définitivement". Mais je préfère vous renvoyer sur des billets de Kmille qui résument très bien toutes ces mésaventures qui arrivent inévitablement quand on part en week-end.

Et maintenant, quelques mots sur La Baule. Vous êtes sûrement nombreux à connaître, mais moi, en dehors de mon Sud, je n'ai pas vraiment eu l'occasion de voir du pays jusqu'alors. Aujourd'hui je peux enfin mourir car, oui Papa, oui Maman, j'ai vu l'océan !

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(Photo réalisée sans trucage, c'est bien moi, à quelques mètres de l'océan, avec mes cheveux qui volent dans tous les sens à cause de ce put*** de vent qui a soufflé tout le week-end. A toutes les mauvaises langues (hein Papa ?!) : on ne le voit pas forcément ici mais il a fait très beau dans l'ensemble)

Mais durant ce week-end, j'ai surtout pu constater que le Baulois - et la Bauloise aussi d'ailleurs - n'est pas fait comme vous et moi.

Exemple : vous baladeriez-vous en petit marcel, en short et tongs au bord de l'océan par un vent glacial de force 15 ? Eh bien, le Baulois si. Tandis que vous, vous accumulez plutôt les couches, un débardeur, un tee-shirt, un petit sweat et une veste, comme tout le monde.

Autre exemple : vous baigneriez-vous dans une eau n'excédant pas les 16°C par un vent glacial de force 15 ? Le Baulois, si. Tandis que vous, vous restez sagement assis sur un banc protégé du vent, toujours emmitouflé dans vos couches successives de vêtements.

Dernier exemple : vous viendrait-il à l'idée de faire fondre du caramel au beurre salé avec du nougat pour en faire une pâte à tartiner ? Non, du caramel tout seul certainement, du nougat tout seul éventuellement. Mais les deux, vous imagineriez que c'est bien trop écoeurant.

Le Baulois pourtant ose le faire. Comme je fais preuve d'un courage sans borne, j'ai acheté un pot pour procéder à l'expérience : une toulonnaise d'adoption parisienne peut-elle survivre à l'ingestion de ce genre de mixture atrocement grasse et sucrée (qui aurait pu s'appeler Xtra-strong Salidou) ?

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Vous êtes prêts ? On ouvre le pot ? C'est parti !

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Résultat de l'expérience : je ne suis pas équipée pour.
Non pas que cette crème ne soit pas un pur délice, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Mais, moi qui me pensais "inécoeurable" (1/2 pot de confiture chaque matin, 3/4 d'un maxi pot de Nutella en une soirée, si, si je l'ai fait), je ne peux en manger plus d'une cuillère. Et je parle de cuillère à café en plus ! J'ai trouvé mon maître en ce pot de Breizhougat, qui l'eût cru ?
Voyons le bon côté des choses, le pot - qui m'a coûté un oeil - durera plus lontemps.

Quoique ?! avec du pain, de la brioche, des crêpes, ça doit passer plus facilement...

cuillere

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Au hasard d'une balade (allers et retours sur le trottoir d'en face, rythmés de "laisse-moi y aller, steuplé... j'achèterai presque rien, promis !"), Paulo et moi nous sommes retrouvés chez Manuel, artisan glacier-chocolatier-confiseur. Puisqu'on y était, j'ai donc acheté quelques petites sucreries. Entre autres,

des pralines roses,

pralines

mais surtout, du bois cassé à la framboise

bois_cass_

Il s'agit en fait de sucre filé (ici, parfumé à la framboise), étiré et travaillé jusqu'à obtenir cette forme caractéristique et cet aspect poreux. Sous la dent, c'est très craquant, ça colle un peu et c'est très parfumé. Me tarde d'y retourner pour goûter ceux au café, au citron, etc.

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Et enfin, j'ai fait d'énormes progrès en géographie et j'ai appris que La Baule, c'est tout près de Guérande. Alors, j'ai ramené une petite réserve de fleur de sel

fleurdesel

Voilà.
J'aurais aimé vous montrer tout plein de jolies photos mais il est probable que la batterie de l'appareil photo nous ait lâché dans le train... à l'aller... humpf. Le téléphone ultra sophistiqué qui a récemment tourné la tête de Paulo a ainsi pu trouver grâce à mes yeux en nous permettant d'immortaliser quelques moments forts du voyage. Comme celui-ci, au marché de Pornichet,

miches

(ben oui, sur le coup, ça m'a fait marrer... no comment)