28 juillet 2007
Tête du matin, chagrin !
Vous voulez voir ma tête du matin ?
Et accessoirement, vous voulez lire mon interview ?
Oui, oui, vous voulez surtout voir ma trombine, hein ? Avouez !![]()
Bon, alors direction la rubrique cuisine d'Aufeminin.com. Mais je vous préviens : le premier qui rigole, je le mets au défi de passer une soirée gentiment mais sûrement arrosée, de se faire prendre en photo le lendemain matin (trop tôt) et d'avoir une meilleure tête que moi preuve à l'appui !
Allez, c'est pas tout ça mais je dois vous laisser, tout plein de choses à faire (enduire mes cheveux de monoï, nager jusqu'à la bouée, crâner devant les petits en faisant des roulades avant et arrière sans me boucher le nez, mettre l'index dans leur tuba pendant qu'ils nagent sous l'eau (non, c'est pas vrai, je le fais pas... enfin, je le fais plus... enfin plus trop quoi !) me souvenir où j'ai posé ma serviette, retrouver la page du magazine que je lisais avant la baignade, etc etc etc).
Bonnes vacances aux veinards comme moi et plein de pensées ensoleillées, salées et ensablées à tous les autres...
23 juillet 2007
Index des recettes sucrées (y a pas d'raison !)
- Agglo choco-coco et fraises sur biscuit sésame
- Banana & Almond (mini) bread pour dormir serein
- Biscuits casse-dents au citron et gingembre de mon enfance
- Bouchons poire-chocolat
- Brownie rattrapé en tatin de mangue, nappage acidulé
- Chocolats fourrés à la ganache parmesan
- Chouquettes pipelettes pour les moments où on a rien à dire
- Clafoutis coco-kiwi
- Confiture d'aubergine aux épices douces
- Confiture de poire pleine de bonnes intentions (agar-agarisée)
- Coulant au thon et aux noisettes, l'expérience de l'extrême
- Crêpes au chocolat amer de Choupette
- Cuillères très fille de fiadone et ses litchis à la rose
- Fenouil'cake incohérent qui sent même pas le fenouil
- Flan à l'eau de Pierre Hermé
- Fondant anti-dépresseur à la crème de marrons
- Gâteau au citron complètement imbibé de Trish Deseine
- Gâteau Chocostreussel qui a le goût d'un spéculoos de Christophe Felder
- Gâteau Doubitchou, si si !
- Gratins de clémentines
- Gratin de poire et fève tonka
- LE fondant au chocolat inratable
- Macarons à la mûre pour vaincre ses démons
- Mini-cakes poilants à la barbapapa
- Mini-tartelettes électrochoc fraises-wasabi pour lendemains imbibés
- Mini-tatins séduction à la mangue
- Mousse de papaye planquée sous l'ingrat pop-corn
- Muffins (un peu cons) sans beurre et (presque) sans sucre au lait ribot
- Pamplemousse curd léger léger
- Panna cotta chocolat aux épices douces sous sa clémentine de 2 façons pour The grand jour
- Panna cotta zen au chocolat blanc et ses framboises au jus de basilic
- Petites bouchées au chocolat ébène, coeur coulant de ganache ivoire (subtilement abricotée)
- Poire et cardamome en (dé)confiture
- Poire pochtrone pochée au vin rouge
- Riz au lait de coco de la fin de la dépendance
- Sablés bronzés au quinoa et à l'épeautre (entre autres)
- Semoule au lait d'épices et écorces d'oranges et sa dentelle de sésame
- Semoule héroïque au lait concentré et aux framboises
- Tarte au citron vert sous son nuage de coco
- Tarte gourmande aux navets de Cuisine et Voyage
- Tartelettes sablées aux pralines roses pleines de poésie
- Tiramisu choco-framboises
- Toutes petites tatins d'abricots moelleux (corses) au miel (corse) de lavande (corse)
21 juillet 2007
Index des recettes salées (c'est pas trop tôt !)
Apéro, mise en bouche et autres entrées
- Caviar de brocoli de Paris
- Madeleines pleines de sagesse et d'olives noires
- Millefeuille de poire, gorgonzola et pain d'épices à l'érable
- Mini barquettes tomate-tomate-mozzarella qui soulagent la carte bleue
- Panna cotta de chou-fleur et saumon crémeux sous les projecteurs
- Petites crèmes express au Parmigiano Reggiano
- Poire dans un bol d'épinards
- Rillettes pour réhabiliter la sardine
- Rillettes d'endives au soja de Philippe Delacourcelle
- Sablés au parmesan d'Alba Pezone
- Soupe de fond de frigo pleine de bonnes intentions
- Soupe de lentilles corail à l'orientale
- SpiderPain-Surprise aux pattes velues
- Sushis mangue-jambon de Parme, réduction de balsamique pour Saint-Valentin pas gnan-gnan
- Tartelettes à la compotée de fenouil et au Brie en nombre impair
- Tartelettes toutes fines P&P (Poire & Parmesan)
- Velours d'endive et carotte glaciale en chaud-froid
- Velouté de brocolis bien dans ses baskets dans un bol et sur le mur
- Velouté de betterave à effet sédatif
- Velouté de potiron à la Fourme d'Ambert et éclats d'amande pour lutter contre Jean-Pierre Pernaut
- Cheesecake tout doux ricotta et chou-fleur, fleurs de pancetta
- Cake guérisseur aux échalotes caramélisées et au Brie
- Fleurs de mozzarella, cerises, pesto
- Pizza interprète des fonds de frigo
- Sushis, makis et california rolls top tendance 2008
De la viande !
- Boulettes de poulet façon keftas
- Bricks à la viande pour convalescente amaigrie
- Curry de poulet à l'ananas tellement si bon
- Curry de poulet et de petits pois-carottes
- Filet mignon au sirop d'érable et vinaigre balsamique
- Pigeon séducteur sur son coussin acidulé de chutney à la pomme
- Poulet médaillé et caramélisé et sa compotée de fenouil au citron confit
- Poulet façon tajine
- Poulet nostalgique à la feta et sa purée à la feta
- Poulet mutique, laqué au soja et à la clémentine
- Veau plein d'attentions au lait de coco, gingembre, asperge et pois gourmand
Des pâtes !
- Aubergines alla parmigiana comme chez ma Nonna
- Blésotto porc et courgette des non-centenaires
- Orecchiette et ceccatielle de ma Nonna
- Raviolis king size épinards-tofu
- Spaghetti aglio è olio (âmes sensibles s'abstenir)
Et pour accompagner...
- Beignets de pommes de terre à l'oignon (doublement) frit
- Les Carott-O-Coca de Julie Andrieu
- Purée légère à l'oignon frit
- Purée carotte-pomme-pavot qui sait s'arrêter au bon moment
- Radis Glacés
- Taboulé champion catégories Rapidité et Equilibre au quinoa
- Tomate, courgette et mozzarella di buffala en éventail pour maman simplement parfaite
11 juillet 2007
De la poésie et des pralines roses
L'homme célibataire entre 25 et 45 ans peut cacher derrière un pseudo comme Bogoss92, une véritable âme de poète. Voilà ce que m'a permis de découvrir ma semaine passée sur le site de rencontres Badoo. Une semaine juste pour voir.
Entre de quelconques "salut je peu te recontre" (sic) et autres "tu tapel commen" (re-sic), j'aurais eu droit à une déclaration pour le moins inattendue (puisque je n'ai parlé à aucun de ces charmants messieurs et qu'elle m'a été envoyée sans raison apparente, comme à 154 autres demoiselles j'imagine) dont je vous fais part sans attendre :
"[...] garde toujours ton beau visage serein. et ne change rien que l'avenir te soit radieux.il n'y a pas plus beau et plus plaisant que d’admirer et de sentir une belle rose de printemps... mais comme toi t'es encore plus merveilleuse que cela alors... je te fais mes tendres bisous sur tes douces joues roses ma belle perle d'émeraude" (sic)
En lisant ce passage chargé d'intensité et d'émotion, j'ai eu immédiatement envie de l'étudier pour n'en louper aucune miette. Outre la beauté flagrante de cet extrait, quel(s) message(s) l'auteur veut-il donc nous faire passer ?
Si vous le voulez bien, étudions ensemble cette tirade (cool, ça va me rappeler les commentaires composés que je me régalais à faire pour Mme Petitjean en Première !)
> "garde toujours ton beau visage serein" : l'auteur tâche d'entrée de jeu de prendre part à la vie de l'interlocutrice comme le montre l'emploi de l'impératif, avec lequel il se permet de donner ordre à la jeune femme de ne pas se greffer de verrues sur le nez, de ne pas se lacérer le visage avec son rasoir Gillette 5 lames, bref, de ne pas s'enlaidir.
Par ailleurs, le choix de l'adjectif "serein", qui n'a réellement d'utilité ici, est je pense motivé par le désir de l'auteur de la plonger dès la première phrase dans une atmosphère de paix et de bien-être. Il veut qu'elle se sente bien avec lui, il n'est pas là pour l'agresser ni la brusquer malgré l'ordre asséné ("Ouaich madame, ch't'agresse pas là ! Ohé ? Tu m'réponds quand ch'te parle ouaich ?!")
> "et ne change rien" : légèrement redondant. En effet, si la première phrase conseille à la jeune femme de garder son beau visage et que l'on considère le fait que l'auteur ne connait d'elle que ce fameux (beau ?) visage, ces quatre mots n'apportent rien de nouveau. Il tient sûrement à ce que le message du départ soit bien entendu, une forme d'insistance ("T'y es charmante ch'te dis... t'as du p'tit Gervais dans les oreilles ou quoi ?!")
De plus, ces quatre mots viennent intensifier la phrase précédente grâce à un habile jeu d'oppositions : le "rien" contre le "toujours", la négation contre l'affirmation. Une façon pour lui de montrer à la jeune femme la complexité de son être, il est tout et son contraire, il sait que les femmes adorent ça, cet homme est sans conteste un redoutable séducteur.
> "que l'avenir te soit radieux" : l'auteur se risque ici à employer le subjonctif (avec succès, chapeau !). Nous remarquerons qu'ainsi, il passe sans transition d'un style injonctif à un style plus solennel. C'est presque une prière qu'il adresse à son interlocutrice. Il n'hésite pas à employer des mots forts pour la convaincre de sa sincérité, voilà pourquoi il choisit le mot "radieux". On entre peu à peu dans une certaine démesure car cet homme est sans nul doute un grand passionné ("Ouais t'sais, ch'uis un ouf !").
> "il n'y a pas plus beau et plus plaisant que d'admirer et de sentir une belle rose de printemps" : en toute cohérence avec la phrase précédente, l'auteur continue dans cette voie de démesure, de passion, ainsi que nous le prouve l'emploi des superlatifs "plus beau" et "plus plaisant". Parallèlement, on retrouve des mots empruntés au champ lexical des fleurs - "rose" et "printemps" mais aussi "sentir" - qui contribuent au maintien du climat paisible qu'il a instauré dès le départ ("Mais ch'te dis qu' ch't'agresse pas... tsss elle comprend rien s'te vieille bouffonne !")
Il est également probable que cette phrase sans lien avec les précédentes soit une métaphore... sa belle interlocutrice et la belle rose de printemps ne ferait-elle qu'un(e) à ses yeux ?
> "mais comme toi t'es encore plus merveilleuse que cela alors..." : apparemment, ce n'était pas sa belle que l'auteur comparait plus haut à la rose de printemps mais plutôt le reste des femmes. Son interlocutrice étant "encore plus merveilleuse que cela" (waouh !). Nous noterons à nouveau le superlatif ainsi que le mot "merveilleux", toujours dans le registre de la démesure et de la passion.
Par ailleurs, nous constaterons que l'auteur tâche de se rapprocher de la jeune femme en empruntant au langage courant la contraction "t'es". Peut-être se sentait-il trop distant dans le début de sa déclaration ? Peut-être tente-t-il de lui faire comprendre que, malgré ce qu'elle peut imaginer, malgré le piédestal sur lequel elle l'a placé, il est à sa portée ?
Enfin, en ne finissant pas sa phrase, l'auteur donne une dimension intensément profonde à son texte. "Alors..." mais alors quoi ? Il laisse la jeune femme sur sa faim... bouche bée, elle reste suspendue à sa plume. Il devient véritablement le maître de ce jeu de séduction ('l'est vraiment trop fort !).
> "je te fais mes tendres bisous" : l'auteur n'est plus dans la démesure, finie la phase offensive, la partie étant presque gagnée, c'est sûr. Il peut donc passer désormais au registre de la tendresse et de la complicité avec des mots comme "tendres" et "bisous".
En outre, il met l'accent sur le fait qu'il donne de sa personne, il prouve sa générosité et sa dévotion envers la jeune femme, et il lui fait ses tendres bisous (et pas ceux d'un autre, quelle belle attention).
> "sur tes douces joues roses" : toujours le registre de la tendresse "douces", "joues", "roses"... des termes qui renvoient à l'enfance. L'auteur, par ce choix de mots, montre à son interlocutrice qu'elle est à ses yeux innocente et pure comme l'enfant, et qu'il peut lui offrir toute la douceur dont elle a besoin en tant que telle. Implicitement, une nouvelle preuve d'entière dévotion (décidément, quel homme !).
Ou bien, on peut imaginer que "douces", "joues" et "roses" renvoient en réalité au petit cochon de lait. Dans ce cas, l'auteur est bourré d'humour (ou bourré tout court)
> "ma belle perle d'émeraude" : l'auteur finit sur un non-sens. En effet, bien que mes connaissances en gemmologie soient minimes, il semblerait qu'une émeraude soit une pierre. Or, une pierre et une perle n'ont rien en commun. Une perle ne peut pas être issue d'une pierre. L'auteur souhaite probablement expliquer à la jeune femme, par l'intermédiaire de ce non-sens, qu'elle est pour lui si précieuse qu'elle à la fois perle et pierre ("Bah ouais, c'est ça qu'j'ai voulu dire... c'est bon, joue pas sur les mots vieille meuf !")
Notons pour finir que dans cette dernière phrase, l'interlocutrice, sans nul doute conquise après telle prose (et comment pourrait-il en être autrement ?), devient sienne : "ma belle perle d'émeraude".
Mouais... Ben vous savez quoi ? Moi, les belles déclarations, ça m'creuse ! Comment ça j'ai pas de coeur ? Tsss, bien sur que si. Si j'avais pas de coeur, vous croyez vraiment que j'aurais sacrifié mes précieuses pralines roses ramenées de La Baule pour accompagner comme il se doit cette délicieuse déclaration ? Allons bon !
Mini tartelettes aux pralines roses pleines de poésie
Pour 24 bouchées
- la moitié d'une pâte à sablé breton by Philippe Conticini (la recette chez Véronica)
- 90 g de pralines roses
- 90 g de crème liquide
Préparer la pâte comme l'explique Véronica, la laisser reposer 1 heure au frigo. Détailler des petites boules de pâte de la taille d'une grosse noisette et tasser chaque morceau de pâte au fond des empreintes d'un moule à mini-muffins ou à mini-tartelettes ou à mini-ce-que-vous-voulez. Piquer la pâte avec une fourchette et enfourner 10 à 15 minutes à 180°C.
Laisser refroidir quelques minutes puis démouler sur grille.
Pendant que les fonds de mini-tartelettes refroidissent complètement, concasser les pralines roses au robot.
Dans une casserole, mettre la crème à bouillir. A ébullition, ajouter les pralines et tout en fouettant, porter à frémissement. A ce moment, baisser le feu, et prolonger la cuisson de 5 bonnes minutes, toujours en fouettant.
A l'aide d'une cuillère, répartir la crème de pralines sur les fonds de tartelettes et entreposer au frigo 2 heures avant de servir.
Et encore merci à toi Bogoss92 !
08 juillet 2007
Ok d'accord... je suis un vieux pot
Depuis que j'ai admis l'inadmettable, que je vous ai confié l'inconfiable, que j'ai clamé haut et fort l'inclamable, je me sens beaucoup mieux et j'assume pleinement : je suis un vieux pot.
Oui, mais (parce qu'il y a toujours un mais). Pas un vieux pot à la ramasse. Pas un vieux pot à la traîne. Pas un vieux pot ringard. Non. J'ai décidé d'être plutôt un vieux pot moderne, original et audacieux. Le genre de vieux pot qui fait une tarte sucrée aux navets, des rillettes d'endives au soja ou encore du caviar de brocoli voyez-vous. Autrement dit le genre de vieux pot qui détournera les aliments de leur utilisation première. Oui, parfaitement. Je veux être un vieux pot qui ose et qui chamboule les coutumes les plus ancrées. Et je vais vous donner une preuve de ce que j'avance tout de suite.
Installez-vous confortablement dans votre fauteuil, et ensemble, mettons-nous en situation :
Prenons un vieux pot tout ce qu'il y a de plus standard (moi en l'occurrence). Posons-le dans une cuisine (toute petite en l'occurrence) et présentons-lui une aubergine (de taille moyenne et bien brillante en l'occurrence). Attendons quelques instants et voyons ce que va faire le vieux pot (moi en l'occurrence)...
Froutch froutch (grattage de tête) ... tchac tchac tchac (coupage du légume) cling (posage du saladier en inox sur le plan de travail) ramblebleble (déposage des dés d'aubergine dans le saladier) fschuiiiii (versage du sucre) tic tac tic tac tic tac tic (on attend...) re-cling (posage de la casserole sur le feu) clac clac (allumage de la plaque électrique sur 5) re-ramblebleble (transvasage du contenu du saladier en inox dans la casserole) bloub bloub bloub bloub (bouillonnage). Et hop, tadaaam !
Confiture d'aubergine aux épices douces
Pour 1 pot
- 1 aubergine moyenne (300g environ)
- 175 g de sucre en poudre (ou plus selon le goût)
- 1 cuillère à café rase de cannelle en poudre
- 1/2 cuillère à café de cardamome en poudre
Laver l'aubergine, ôter les extrémités et la détailler en petits dés. Mettre les dés dans un saladier, verser le sucre, les épices, mélanger puis oublier pendant 12 heures.
(Perso, je n'ai pu attendre que 4 heures, ça marche aussi mais la confiture est alors un peu moins liquide)
Au bout de ce temps, verser le contenu du saladier dans une casserole et cuire sur feu assez fort, en écumant et en tournant constamment pendant environ 10-15 minutes.
Verser dans un pot (pas forcément vieux), fermer, retourner et laisser refroidir tête en bas.
Cette confiture d'aubergine est une vraie réussite. Au risque de m'attirer les foudres de certaines, je dirais qu'elle a davantage le goût de la banane que celui de l'aubergine. Et je trouve ça plutôt chouette parce que la banane, (presque) tout le monde aime et du coup ma confiture, elle va cartonner auprès des grands et des petits. Et je me classe ainsi dans la catégorie "vieux pots dans la place" !
04 juillet 2007
De toute évidence, j'ai vieilli (attention billet trèèèès long !)
Avant d'en venir au triste constat de mon week-end, faisons un petit point sur la signature de dimanche pour répondre à la demande de certaines bloggines (contraction des mots bloggeuses et copines).
Dimanche, au Cube Rouge, il y avait des petits saladiers, des ronds de couleur et des formules magiques sur les murs, des pics en bois, des vinaigrettes... Bleu + Rouge + Jaune à tremper dans la sauce verte... Une fondue ? Une salade géante ? Les deux à la fois.
Il y a eu aussi une terrine de pois cassés aux petits pois, un cake au cidre et à la mimolette vieille et côté sucré des petits financiers à la pistache ainsi que des mini sablés abricots et lavande. Le tout dans des tons verts et orangés, pourquoi ? Mais pour rappeler la couverture pardi !
Point positif ou négatif : il y a eu beaucoup de monde. Beaucoup, beaucoup.
Positif parce qu'une telle attention, c'est touchant. Et, lorsque comme moi, on adore le monde, rencontrer des personnes, en retrouver certaines, et leur parler toujours, c'est un réel épanouissement. Négatif, parce qu'avec tout ce beau monde justement, j'étais à mille lieues de penser à immortaliser les petites choses sus-citées.
Pour conclure, je dirais juste merci. Merci à tous ceux qui sont venus me voir. Merci à tous ceux qui auraient voulu venir mais n'ont pas pu. Merci à tous de vos félicitations et encouragements. Et puis merci aussi à tous ceux qui s'en fichent comme de leur première paire de tongs, parce que finalement, tout ne tourne pas autour de ce livre !
Nota : Mes Salades d'été (éditions Dormonval), vous les trouverez dans toutes les Fnac ou sûrement même dans le coin librairie de votre hyper... mais au Québec, je ne sais pas...
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Changement brutal de sujet
J'ai dû me rendre à une terrible évidence vendredi dernier. Oui, moi aussi, moi qui avais pourtant pactisé avec Dieu, qui lui avais fait promettre que le temps n'aurait d'influence néfaste sur moi, aussi dur que cela soit à admettre : j'ai vielli.
Mais alors, pas juste vielli de deux rides sur le front et du premier cheveu blanc. Non, d'ailleurs ça en fait, je m'en soucie peu (qui a dit "t'as déjà des rides sur le front, et quelques cheveux blancs depuis un bail ma vieille" ?). Non, là, j'ai pris LE sacré coup de vieux. Le truc qui vous sape le moral l'espace d'une soirée. Je suis un vieux pot, je ne suis plus dans l'coup.
Et là, j'entends bien ce que vous vous dites : mais comment ? Mais... mais Aurélie ? Toi qui de ton jeune temps annonçais la tendance. Toi qui, de par tes tenues vestimentaires décalées, avais toujours une longueur d'avance... toi sur qui les yeux s'arrêtaient lorsque tu te déhanchais sur la piste de danse...
Mon heure de gloire est passée, c'est ainsi. Public, je tire ma révérence aujourd'hui devant toi et je laisse la place à la relève.
(Je vous appâte, je tâche de vous faire tenir jusqu'à la fin du billet en vous mettant l'eau à la bouche...)
Vendredi soir, un ami, Pickles, m'a invité à l'accompagner au "concert" de David Guetta dans une boîte près de Montparnasse. Super me dis-je, c'est l'occasion de remettre les pieds sur le dancefloor, cela fait si longtemps, j'ai les pieds et les jambes qui me démangent.
Réjouie à l'idée de danser comme une dingue toute la nuit, comme à la belle époque - que j'appellerais "les 5 glorieuses" - j'ai enfilé un jean confortable, un petit haut mignon et confortable (i.e. qui reste bien en place toute la soirée quels que soient mes mouvements) et mes petites baskets confortables.
Là déjà, j'aurais dû sentir le coup venir. Jamais, ô grand jamais, lors des 5 glorieuses, je n'aurais choisi une tenue confortable. Qu'importais le confort de ma tenue quand sur la piste je me sentais si bien, un peu comme à la maison ?
Donc, confortablement vêtue, je rejoins Pickles. Deuxième signe qui ne trompe pas : nous partons faire un petit jap' avant la fête. Hérésie ! Qu'aurait fait la Aurélie des 5 glorieuses ? Elle aurait pris un petit verre dans un bar ambiance histoire de faire monter doucement l'envie de danser de ses pieds jusqu'à ses petites fesses.
Puis, arrivés devant le fameux Mix, une foule incroyable de gens. Des gens vêtus de leur uniforme de clubber parfait. Des gens jeunes. Tellement jeunes d'ailleurs qu'on en perd la moitié à l'entrée sur présentation de la carte d'identité. Pickles et moi n'avons aucun problème "ouh là ! même pas besoin de la carte d'identité là, c'est bon entrez, héhé !" dit le videur en ricanant. Pickles m'a retenu, j'ai manqué de le gifler, ce salaud.
La première heure se passe sans encombres. Les sushis bien digérés, je retrouve les petits pas de jambes alertes qui ont fait ma notoriété dans les boîtes de nuit de l'aire toulonnaise. C'est que, dans la famille, la nouvelle génération a été génétiquement programmée pour savoir faire la fête. Caro, Christine, Jérôme,Thomas et moi, chacun a été initié par son aîné (qui t'a initié Caro ???). C'est avec mon cousin Thomas, dit le Zin, que j'ai fait mes 400 coups. Ahlala, la belle époque ! Mais mes parents lisent ce blog, et je resterais évasive à ce propos ;-)
Me revoilà donc quelques années plus tard, impressionnant Pickles avec mes beaux restes alors que pourtant ça fait un moment que je ne pratique plus, quant tout à coup, le drame. Je manque de me faire gifler par un garçon aux cheveux rigides (fixés en l'air avec du gel-que-ça-se-voit-vraiment-qu'il-en-a-mis, genre Dragon Ball, la coupe du clubber parfait quoi !). J'ai d'abord essayé de me faire défendre par Pickles hey, 'l'a essayé d'me gifler s'type là, tape le ! Lui-là, tape le ! Mais j'ai vite compris : il dansait.
Le clubber parfait en 2007 se doit de savoir réaliser une ardue chorégraphie. Petite leçon particulière pour vous remettre dans l'coup si besoin : fléchissez vos jambes... pas trop, là... et entrechoquez vos genoux à un rythme pas trop rapide. Vous avez l'impression de twister ? Pire, de faire la danse des canards ? C'est normal.
Maintenez ce mouvement de jambes pendant que vous vous occuperez des bras. C'est difficile, je sais, mais important pour le staïle.
Alors, tendez vos bras devant vous. Joignez vos mains l'une contre l'autre et lancez vous dans des torsions, très rapides elles, un peu comme une majorette avec son bâton. Voilà, hop hop, tordez vers la droite, vers la gauche, agrémentez le tout de temps en temps par des petites vagues avec les mains (qui rappellent au choix, la danse indienne ou le mouvement pour faire craquer ses poignets).
Et le plus important maintenant - toujours les jambes en mode danse des canards - placez LE mouvement tendance : le passage de bras au-dessus de la tête. Pas n'importe comment ... je vous vois là, ce n'est pas bon. Non, dans l'idée, cela rappelle un geste pour se recoiffer si vous voyez ce que je veux dire. Le bras est arrondi et passe juste au dessus du crâne (ou de la crête figée et luisante de gel selon le cas). Libre à vous de passer le droit et/ou le gauche, le droit puis vite le gauche, d'avant en arrière ou d'arrière en avant. Mais n'oubliez pas, les gestes doivent être rapides et précis... tandis que les jambes twistent again.
Je vous dirais bien en outre, que je ne portais pas les grosses lunettes Dior ou Dolce Gabbana qui font fashion hype, que la chanson sur laquelle je me suis le plus éclatée est un remix de Moving on up, que le fait de voir arriver David Guetta ne m'a procuré aucune émotion.
Tous étaient hystériques, amassés jusque dans l'escalier menant à la sortie. Moi, je l'étais aussi. Mais uniquement parce qu'on a mis 1 heure à atteindre la sortie ! Et que lors de cette traversée sauvage, on m'a labouré le dos avec des ongles acérés, on m'a broyé les pieds 14 fois, j'ai failli perdre ma vie (et ma poitrine) complètement aplatie entre deux très grands et très gros gars, on m'a quasiment enlevé mon haut confortable dans l'hystérie collective... bref, je suis arrivée devant les vestiaires essouflée, décoiffée, griffée, presque en soutien-gorge et les pieds en purée avec une seule phrase en boucle dans la tête "plus jamais une boîte parisienne" ! Et dire que j'en rêvais lors des 5 glorieuses...
Heureusement, en rentrant affamée, j'ai trouvé comme autrefois, une casserole de soupe sur le plan de travail de la cuisine. A la belle époque, j'avais englouti en rentrant de boîte au petit matin une cocotte entière de soupe froide que ma maman avait préparée pour le lendemain. Suite à cet épisode, elle me laissait toujours une casserole de soupe dans la cuisine pour ces soirs là et c'est devenu mon rituel. La soupe que j'avale froide et à même la casserole jusqu'à plus faim.
Soupe de lentilles corail à l'orientale (presque comme celle de Marmiton)
- 400 g de lentilles corail
- 2 tomates
- 1 oignon
- 1 cuillère à café de cumin
- 1 cuillère à café de ras-el-hanout
- 1 cuillère à cafe rase de coriandre moulue
- coriandre fraîche
- crème liquide
- mélasse de grenade
- huile d'olive
Emincer l'oignon. Le faire revenir dans une cocotte avec un filet d'huile d'olive. Ajouter les épices et faire suer quelques instants sans laisser prendre couleur. Epépiner les tomates et les couper en dés. Les ajouter à la cocotte. Verser alors les lentilles corail puis couvrir d'eau. Saler, poivrer et laisser mijoter jusqu'à ce que les lentilles soient réduites en purée (environ 20 minutes). Mixer et servir bien chaud décoré d'un filet de crème, d'un filet de mélasse et éventuellement d'une feuille de coriandre.
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Finalement, ça a du bon d'être un vieux pot, non ?!
















