Set de table

Petite cuisine du tous les jours

30 janvier 2008

Deux anniversaires pour le prix d'un

Voilà un an aujourd'hui que je déballe impudiquement ma vie sur ce blog. Impudiquement certes, mais en prenant bien soin toutefois d'éviter habilement tout sujet se rapportant de près ou de loin au zob (parce que moi, face à mes parents, j'assume pas du tout du tout. S'lut 'Pa, s'lut 'Man ! Ahem.).

Un an déjà que vous savez tout de moi, de Paulo, de ma Nonna, de mes parents, de ma vie à Toulon, de ma vie à Paris, de mes réflexions passionnantes sur le monde qui nous entoure, de mes coups de blues et de mes bons moments. Mouais.

C'est tout de même une drôle d'idée de raconter sa vie pleine de trous à tout le monde. Faut avoir un sacré côté exhibo (non, je ne parlerai pas de zob j'ai dit, on s'calme là oh !). J'ouvrirais mon imperméable en pleine rue, j'en montrerais moins sur moi (d'autant qu'en général, je mets des vêtements sous mon imper. Sauf cas exceptionnel.). Alors bon, ça a des avantages indéniables de raconter sa vie, c'est sûr.
Par exemple, ça m'évite d'avoir à payer un psy . Je confie mes pensées négatives au clavier et c'est comme si elles restaient enfermées dans l'ordi (ce qui expliquerait enfin les dysfonctionnements récurrents de ce salopard qui décide parfois de rebooter tout seul, alors que vous étiez en train de rédiger un looong papier que vous n'aviez bien sûr pas encore sauvegardé).

Par exemple bis, ça fait moins mal au poignet que de tenir un journal intime. Depuis l'apparition de ce bestiaux capricieux dans ma vie, suffit que j'écrive ma liste de courses pour avoir de terribles crampes dans les doigts. Jusqu'au coude si je projette de faire le "plein". Ouais, carrément. Dire que j'étais capable d'écrire des disserts de 3 pages doubles au lycée !

Par exemple ter, ça me permet de donner des nouvelles à tous ceux que j'aime et qui sont loin + donner des nouvelles à ceux que j'aime et qui sont près mais qu'on a pas forcément le temps de se voir parce qu'on est tous très occupés + me faire des nouvelles copines formidables que j'ai pas le temps de voir beaucoup mais le coeur y est (et tout plein d'autres que j'aimerais bien voir au moins une fois déjà si c'est pas trop demandé).

Bah oui, c'est une drôle d'idée de raconter sa vie à un blog mais en même temps, je ne trouve aucune raison concrète d'arrêter. Comme on dit par chez moi, c'est le plus gêné qui s'en va. Pour ma part, je reste, et ceux que ça gêne je leur dis au revoir. Au revoir !

Set de Table, tu as 1an oui, mais tu vas partager ta bougie. En effet, tu es né le même jour que mon cher Sushi-mate.

Alboon, mon apprenti chef talentueux (et surtout très très drôle), bon anniversaire !

Allez, ça vaut bien une recette au chocolat, non ?

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Panna cotta chocolat aux épices douces sous sa clémentine de 2 façons qui se la pète mais faut bien ça aujourd'hui
Pour 2 verrines

  • 50 g de chocolat noir
  • 125 ml de crème
  • 30 g de sucre
  • 1 feuille de gélatine (y a pas que l'agar-agar dans la vie !)
  • 1/2 cuillère à café de cannelle
  • 1 à 2 pincées de gingembre
  • 1 pincée de muscade

Pour le clémentine curd

  • 2 clémentines (ou 3 si peu juteuses)
  • 2 petits oeufs
  • 50 g de sucre
  • 1 cuillère à café de fécule

Pour la compote de clémentines

  • 3 clémentines
  • 3 cuillères à soupe de sucre

Mettre la feuille de gélatine à ramollir dans l'eau froide.
Casser le chocolat dans une casserole contenant la crème. Verser le sucre et porter sur feu tout doux. Chauffer en remuant jusqu'à ce que le mélange soit homogène. Hors du feu, dissoudre la feuille de gélatine ramollie et bien essorée. Verser dans 2 petites verrines et laisser prendre 2 à 3 heures.

Pendant ce temps, préparer le clémentine curd selon la même méthode qu'ici.
Laisser refroidir.

Pendant ce temps, préparer la compote de clémentines. Peler à vif les clémentines et prélever les quartiers (sans la membrane, bien entendu). Réaliser l'opération au-dessus d'une casserole pour récupérer le jus. Déposer les quartiers de clémentines à vif dans ladite casserole. Ajouter le sucre et chauffer sur feu moyen. Laisser cuire quelques minutes, le temps que la compote "prenne" (texture proche de la confiture). Laisser refroidir.

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Sortir les panna cotta du frigo. Les coiffer de clémentine curd puis napper de compote de clémentines.

Posté par AureliePasLignac à 10:53 - Sucré sucré - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


25 janvier 2008

De l'avantage d'être malade

Entre deux bouchées de tarte au citron sublimement préparée, enfoncée dans un canapé bien accueillant, une belle blonde m'expliquait récemment que derrière toute phobie, aussi handicapante soit elle, se cachent des bénéfices secondaires. En gros, des avantages considérables (!) à souffrir de cette peur déraisonnée. Concrètement, si vous avez peur de la neige (je ne vise personne), vous en retirez au fond l'avantage d'être une personne à part, une personne originale (et un peu débile quand même. Si si.). Vous voyez le principe ?

Je me suis demandée si je ne pouvais pas étendre cette théorie à d'autres domaines. Non, parce que, c'est pas que, mais je suis malade depuis 1 semaine maintenant, et ça commence à être un peu pénible. D'autant que je souffre d'un mal mystérieux que la science ne semble pas vouloir expliquer mais ça, c'est un autre débat.
Pour me rendre la vie plus belle donc, j'ai voulu croire que derrière toute maladie, aussi durable et énigmatique soit elle, se cachent des bénéfices secondaires. En gros, des avantages considérables à souffrir de ce mal venu de nul part et bien décidé à s'taper l'incrust' un bon moment.

Et en effet, ça se tient ! Si vous aussi, vous êtes malade, ce qui suit peut vous intéresser :

Lorsqu'on est malade, on a tout le loisir de constater à quel point l'onéreux canapé trônant dans le salon est utile et confortable. Pour peu qu'on ait un bon gros plaid à disposition, on s'y love, on ferme les yeux, et on peut y siester plusieurs heures, si, si ! C'est à se demander pourquoi un jour quelqu'un a inventé le lit.

Lorsqu'on est malade, si on est en couple, on a toutes les attentions de son Paulo. Bon, pas toutes toutes en fait, faut pas pousser non plus ! Mais il est bon de souligner que lorsqu'un Paulo voit sa douce et tendre, d'ordinaire boule d'énergie, agonisant sur le canap', il s'inquiète, il prend soin d'elle. Et c'est sincère.
A noter, par contre, qu'on a strictement aucun intérêt à faire sa fière et essayer de faire comme si tout allait bien car dans ce cas-là, ledit Paulo oublie illico le mal qui nous ronge (l'homme a la mémoire courte) et c'en est fini de la compassion.

Lorsqu'on est malade, on amortit la télévision. Faut dire qu'à force de rester à la maison, le cerveau en compote de pommes à cause des médicaments, on finit par l'allumer ce gros rectangle noir (et tout plat, si votre Paulo à vous est aussi atteint de gadgétovirus). Et ainsi, on retrouve avec une douce nostalgie les séries bidon de sa jeunesse, entre Hercule, Xéna, Buffy contre les vampires et autres Vacances de l'amour. Une bonne façon de se dire que cette foutue redevance, on ne l'a pas payé pour des prunes.

Lorsqu'on est malade, on se fait des nouveaux amis. Et pas des moindres ! Ces amis-là sont médecins, infirmiers, radiologues, pharmaciens... que du beau monde, quoi ! On les voit souvent, très souvent, et ils sont tellement sympas qu'on regrette même de ne pas les avoir connus avant. Seul hic : ces amis-là, on les paye. Cher.

Lorsqu'on est malade, on mincit. Parce qu'on n'a pas trop d'appétit. Parce que, même si on a un peu faim, on a trop pas le courage de ramper jusqu'à la cuisine pour se préparer la moindre assiette de coquillettes au beurre. On a tout juste le courage de rouler jusqu'au bord du canapé et de tendre le bras en couinant pour choper du bout des doigts la clémentine que Paulo a laissé traîner sur la table basse. Et puis, en suçotant les quartiers, on peut penser au bon gueuleton qu'on se fera quand ça ira mieux. Vu qu'on a maigri, on pourra sans scrupules mitonner un truc bien gras. Oh oui, un bon truc bien riche et plein de saveurs pour fêter le retour de la pleine forme.

Parce qu'on a beau trouver des bénéfices secondaires à la maladie, on est jamais aussi bien que quand on a la grosse patate.

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Les bricks à la viande de la convalescence
Pour 8 bon gros triangles

  • 4 feuilles de brick
  • 150 g de viande de boeuf hachée
  • 100 g de petits pois
  • 1 cuillère à café de cumin moulu
  • 1 cuillère à café de coriandre moulue
  • 1 petit oignon
  • 1 gousse d'ail
  • 1 petit oeuf
  • quelques brins de coriandre fraîche
  • 1 grosse cuillère à soupe d'huile d'olive
  • sel
  • huile de friture

Peler et émincer l'oignon. Peler et dégermer la gousse d'ail. Dans une poêle, chauffer l'huile d'olive et y faire revenir ail et oignon. Au bout de quelques minutes, ajouter les épices et faire revenir encore 1 à 2 minutes. Ajouter alors la viande hachée et la faire dorer.
Cuire les petits pois comme on veut comme on peut.
Dans un saladier, verser le contenu de la poêle et les petits pois. Ajouter l'oeuf et bien mélanger. Saler, ajouter la coriandre ciselée.
Couper les feuilles de brick en 2. Replier le bord arrondi sur la demi-feuille de façon à avoir devant soi une bande d'environ 8 cm de large. En bas de la bande, déposer une grosse cuillère de farce et plier, rabattre, rabattre et encore rabattre (comment ça c'est pas clair ? Bon allez voir ici alors ! C'est pas la même technique mais bon, c'est le résultat qui compte) pour former de jolis triangles dodus.
Faire chauffer l'huile de friture et y mettre les bricks à dorer quelques minutes sur chaque face. Egoutter sur du papier absorbant et déguster chaud, trempé allègrement dans une sauce harissa qui arrache bien comme il faut.

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Ah, j'oubliais : pour les allergiques à la friture, la cuisson au four marche aussi. Mais ça risque d'être un peu sec et moins joli. On vous aura prévenu !

Posté par AureliePasLignac à 10:07 - Poulet, porc and co - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 janvier 2008

C'est l'heure de "rétrospecter"

Bon, récapitulons...
Voyons voir, nous sommes le 21 janvier 2008, je vous ai présenté mon livre sur les gaufres. Oui, ça c'est fait. Je vous ai proposé une recette à la rose pour vous prouver ma féminité, oui, ça aussi c'est fait. Je vous ai confessé mes excès soldesques, c'est fait également. Et puis, je vous ai annoncé mes bonnes résolutions (que jusque là, je tiens avec beaucoup de sérieux, je m'épate moi-même). Donc, ça aussi c'est fait.
Hum... Me semble que j'oublie un truc... Si, si, je voulais absolument vous parler de quelque chose en janvier... 'Tain je suis en mode poisson rouge en ce moment, c'est énervant ! Rhoo, c'était quoi déjà ce truc supra important ?

Oh oui ! M'en souviens ! Le récap des recettes de l'année passée en 3 mots !

Janvier 2007 - Naissance d'AuréliePaslignac
LE fondant au chocolat inratable pour pousser mon 1er cri dans la blogosphère

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Février 2007 - Je rassure Nonna

Le caviar de brocoli de Paris pour que ma Mémé sache que je mange bien

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Mars 2007 - J'accuse Pierre H.

Le flan à l'eau du cruel Pierre Hermé puisqu'il ne daigne plus le faire lui-même

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Avril 2007 - Ma parenthèse nostalgique

Poulet à la feta, purée à la feta, ou l'histoire de ma vie, le tout dans une totale impudeur

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Mai 2007 - En-mode-Kmille

Clafoutis coco-kiwis pour la pause clopes dans le Café de filles de ma copine

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Juin 2007 - Mon coup d'folie

Petits chocolats à la ganache parmesan qui ne sentent pas le fromage, que tout le monde se rassure

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Juillet 2007 - Cours de Tektonik

Soupe de lentilles corail à l'orientale d'un retour de boîte pas comme les autres (ou Le soir où j'ai pris une claque)

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Août 2007 - J'ai les chocottes

Banana & Almond (mini) bread pour dormir serein, parce que chez les Paslignac, on a peur des films d'horreur

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Septembre 2007 -
Ma grande théorie
La pizza de fond de frigo qui parlait pour moi puisqu'y a des gens qui apparemment ne comprennent pas ce que je dis

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Octobre 2007 - On m'awardise

Poulet médaillé et caramélisé et sa compotée de fenouil aux citrons confits pour des remerciements à la hauteur (vu qu'avec des mots, ch'ais pas faire !)

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Novembre 2007 -  Epidémie de Gadgétovirus !
Le cake de la guérison au brie et aux échalotes caramélisées pour sauver mon Paulo en phase terminale

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Décembre 2007 - Cure de désintox

Le riz au lait de coco de la fin de la dépendance parce que je devais comprendre que ma vie n'est pas un Set de Table (et inversement)

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Bon, ben j'ai pas intérêt à chômer si je veux faire un beau récap' en janvier 2009, moi dis donc. Zou, pas de temps à perdre, je file derrière les fourneaux !

Posté par AureliePasLignac à 12:32 - Digressions - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 janvier 2008

Aujourd'hui, j'm'assume !

Oui, aujourd'hui est un grand jour. Je me suis levée ce matin avec l'envie aussi soudaine qu'inexpliquée, de m'assumer. Tout à fait, rien que ça !
Et m'assumer, ça passe par avouer publiquement certains petits travers de ma personne. Publiquement, ici et maintenant, sur ce blog.

(Pourquoi je ne me suis pas levée avec l'envie soudaine et inexpliquée de trier mes chaussettes ou de m'épiler les aisselles ? Franchement, ç'aurait été plus simple tout de même.)

Non, mais j'ai dit que je m'assumais alors je m'assume !
Alors voilà. Il faut que vous sachiez qu'à la question "Et sinon, tu fais quoi toi pour te détendre, quand t'as du temps pour toi ?" j'avais ma réponse type "Je fais le ménage/Je blogue/Je cuisine..." (comment ça j'ai de drôles de façons de me détendre ?! Je ne vous permets pas !). Aujourd'hui, je veux répondre franchement. Qu'importe les regards réprobateurs.

Oui, moi pour me détendre, j'assouvis ma grande passion : les mots fléchés !
Il n'est pas un jour où je ne remplis pas une petite grille comme ça, hop hop hop. Oui, oh, riez, moquez-vous, allez-y, j'assume je vous dis.

Partout dans mon appartement, le sol est jonché de grilles vierges de mots fléchés arrachées systématiquement dans les journaux et magazines qui passent entre mes mains. Voici, Gala, Télé Loisirs, Le Parisien/Var Matin, Femina... je les fais toutes, les grilles de mots fléchés. Des plus simples et riquiquis aux plus ardues et immensissimes. J'ai même songé à les coller comme papier peint.

Et je ne lâche pas la grille tant que je ne l'ai pas remplie intégralement. A la lettre près. Quitte à passer 4-5-6 jours sur la même.
Psychorigide vous dites ? Mouais, pas faux !
Puis pas question de tricher ! Ah ça, non ! Dieu m'en garde, je ne me pardonnerais jamais de regarder la solution. Je veux les remplir avec la seule aide de ma petite tête et de mon esprit désormais conditionné pour les raisonnements alambiqués. TINTIN CHEZ LES SOVIETS en 4 lettres ? NIET, bien sûr! (Tintin = rien - Chez les Soviets = en Russie - Comprendre donc : RIEN EN RUSSE... NIET bien sûr !)

Je n'ai jamais su résister devant une grille. Tant qu'elle n'est pas pleine, elle m'attire. Dans les salles d'attente des médecins, je sors illico mon stylo pour corriger et/ou complèter les grilles "entamées". Même qu'avant, mon médecin, il m'en mettait de côté. Exprès pour moi, la monomaniaque des mots fléchés.

Bref, je m'égare, mais il fallait que ce soit dit : les mots fléchés, c'est mon dada.
Ben voilà, c'était pas si dur en fait ! Héhé, je vais même le répéter encore une fois, tiens.
J'adore faire des mots fléchés, et si je pouvais j'en ferais toute la journée. (Je rappelle au lecteur que j'ai bien 25 ans (oui, oui, presque 26, je sais, ça va !) et non pas 65 ans).

Rho ben, j'me sens mieux, dis donc !

Oh et puis, je suis lancée maintenant, alors...
Quand j'ai un coup de blues, pour retrouver le sourire dans la seconde, j'écoute Est-ce que tu viens pour les vacances. Ou Laissez-moi danser. Ou encore Femmes de Jean-Luc Lahaye.

Ouf, ça fait du bien ! J'vous raconte pas !

Allez une dernière et puis j'arrête.
J'adore les gaufres. Non mais vraiment. J'adore, j'vous assure ! A tel point que je pourrais me nourrir exclusivement de gaufres pendant 3 mois, à tous les repas. Sans m'en lasser une seule seconde.
D'ailleurs, c'est un peu ce qui est arrivé il y a quelques temps.

Et voilà ce que ça a donné :

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Les gaufres, collection Charlotte est une gourmande (sacrée Charlotte ;-)) aux éditions SAEP

Je voulais vous donner l'une des recettes de mon régime-gaufres. Pas facile, j'ai longuement hésité :
Du sucré ? Banana-gaufre à la mélasse ? Macarons gaufrés pistache-griotte ? Gaufre gourmande double-choc' ?
Du salé ? Gaufres de thon aux câpres et piment d'Espelette ? Gaufre Benedict ? Gaufr'itas (contraction de gaufre et fajitas pour ceux qui ne suivent pas mon esprit tordu) ?
Et puis finalement, c'est la recette de la couverture qui a gagné mes faveurs !

Tartare de saumon sur une gaufre ail et fines herbes
Pour 4 personnes

  • 2 pommes de terre
  • 1 oignon
  • 1 oeuf
  • 20 g de farine
  • 40 g de parmesan râpé
  • 60 g de fromage frais à l'ail et aux fines herbes
  • 150 g de saumon fumé
  • 400 g de saumon frais
  • le jus d'1 citron vert
  • 1 cuillère à soupe de vodka
  • 1 cuillère à soupe de poivre vert
  • 1 oignon rouge
  • 1 cuillère à soupe de câpres
  • aneth
  • 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
  • 1 pomme Granny
  • sel, poivre

Peler les pommes de terre et l'oignon et les râper. Presser les légumes râpés entre les mains au-dessus d'une passoire pour retirer l'excédent d'eau. Les déposer dans un saladier, ajouter l'oeuf, mélanger. Incorporer la farine, le parmesan et le fromage frais. Saler, poivrer.
Hacher les saumons au couteau. Peler et hacher finement l'oignon. Dans un bol, mélanger les saumons, l'oignon haché, les câpres, l'aneth ciselé, le jus de citron et la vodka. Saler, poivrer et ajouter l'huile d'olive. Réserver au frais le temps de cuire les gaufres.
Epépiner la pomme sans la peler, la couper en tranches fines (si possible à la mandoline). Arroser de quelques gouttes de vodka et réserver.
Cuire les gaufres 3 ou 4 minutes*. Servir les gaufres tièdes (éventuellement tartinées de fromage frais) agrémentées du tartare de saumon. Décorer des tranches de pomme et de poivre vert.

******

*Des conseils pour ne plus vous gaufrer lors de la cuisson des gaufres, et puis accessoirement 59 autres recettes, dans le livre !

Edit de 15h25 : J'oubliais ! J'assume aussi le fait que parfois la nuit, je rêve de fromages qui se mettent sur la tronche (voir pour preuve Le match Ricotta VS Mascarpone). Voilà, c'est tout !

Posté par AureliePasLignac à 15:25 - Petits apéros - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 janvier 2008

Qui a dit que je n'étais pas une vraie fille ?

Je n'aime pas les bijoux, les vrais, les clinquants et brillants qui valent des sommes improbables avec plein de zéros. D'ailleurs je n'en porte jamais ou seulement des fantaisies en plastoc pas du tout élégantes, mais ça c'est uniquement jour de fête. Mon beau solitaire et mon sublime collier en or blanc dorment, eux, sagement au fond d'une boîte à bijoux bien rangée (tellement bien rangée que je serais bien incapable de vous dire à cette heure où elle se trouve).

Je n'aime pas passer des heures à me pomponner
. Non pas que je n'aime pas me faire jolie, mais faut que ça aille vite ! Pour le maquillage, c'est le minimum vital anti-cerne/fond de teint/mascara. De toute façon, que je voudrais mettre du blush et du fard à paupières que je ressemblerais à une poupée en porcelaine (pour ne pas dire à une prostétipute). En 5 minutes, je suis parée, sans même passer par la case parfum parce que je n'aime pas le parfum. Au mieux, ça sent pas trop mauvais mais toutes les autres nanas dans la rue sentent comme vous. Au pire, ça cocotte carrément et votre effluve lourde et capiteuse vous survit 15 minutes après que vous soyez passée dans une pièce. Insupportable. Et puis, de toute façon, j'aime mon odeur naturelle (sauf en cas d'effort intense, je vous l'accorde).

Je n'aime pas les chaussures à talon. Si, je trouve ça souvent très joli, mais sur les autres, merci. Parce qu'avoir l'air d'une autruche qui a un balai dans le derrière quand je marche dans la rue, très peu pour moi. J'ai essayé pour une grande occasion style entretien d'embauche, et j'ai eu des problèmes. Il est possible que mon talon de 7 cm ait ripé sur la dernière marche de l'escalier menant au quai du métro. Il est possible que je me sois alors étalée de tout mon long sur ledit quai du métro. Il est possible qu'à ce moment là, le métro était à quai justement et qu'une quinzaine de personnes se soient réjouies de ma chute. Il est possible que je me sois dit "m'en fous, le temps que je me relève, il sera parti, je prendrais le prochain". Il est possible que le métro ait attendu bien plus longtemps qu'à l'accoutumée cette fois-là, si longtemps qu'il n'aurait pas été crédible que j'attende le prochain (ce qui m'aurait d'ailleurs mis en retard). Il est possible que je me sois alors tapé la pire honte de toute ma vie assise face aux témoins de ma défaite, genoux écorchés, larme au coin de l'oeil et joues empourprées sur à peu près 12 stations.

Je n'aime pas être en retard, et donc je suis toujours à l'heure (oui, ok ok, une fois, j'ai été (très) en retard, encore désolée Alboon !). Sûrement parce que je ne passe pas trois plombes à me préparer. Certainement parce que je peux marcher vite, bien à l'aise dans mes baskets. Et surtout parce que je suis bien élevée, et comme je ne supporte pas d'attendre les gens en retard, je ne fais pas aux autres ce que je n'aimerais pas qu'on me fasse.
Non, vraiment, je ne prends aucun plaisir à me faire désirer, en plus c'est du temps que je perds auprès de la personne avec qui j'ai rendez-vous. Donc, je suis toujours à l'heure, voire même souvent en avance (de 45 secondes certes mais c'est l'intention qui compte).

C'est à croire que je ne suis pas une vraie fille ! D'ailleurs, maintenant que j'y pense, on me l'a souvent fait remarquer mon attitude très mec à certains égards. Eh oh, on va se calmer tout de suite ! Je suis une fille, une vraie, une qui fait pipi assise (et toutes les 30 minutes) et qui ouvre la bouche quand elle met du mascara (si quelqu'un sait expliquer ce phénomène, ça m'intéresse). Une fille qui pleure devant La Petite Maison dans la Prairie (Marie qui perd la vue, même après 7 diffusions, je ne l'ai jamais supporté) et qui a regardé Dirty Dancing 452 fois.

Qu'est-ce que je dois faire, hein, pour vous prouver que je suis une fille ? Non, pas ça espèce de pervers, ch'uis pas une  nageuse moi, vous ne verrez jamais ce genre de clichés de moi diffusés sur le net ! (désolée d'en remettre une couche, mais bon sang, arrête d'être si naïve avec les hommes aussi !).

Je ne vois qu'une seule solution : mettre de la rose dans ma cuisine et servir ça de façon très prout-prout ma chère dans des cuillères. Précieux, élégant, gnan-gnan... on en oublierait presque que je rote l'alphabet après avoir bu une pinte de bière cul sec !

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Cuillères très fille de fiadone et ses litchis à la rose
Pour une 20aine de cuillères

  • 250 g de brousse
  • 3 oeufs
  • 150 g de sucre
  • 1 cuillère à soupe d'eau de rose
  • 1 cuillère à soupe d'huile
  • 10-12 litchis
  • 2 cuillères à soupe de sirop de rose

Ecraser la brousse à la fourchette et y incorporer les oeufs. Ajouter le sucre et l'eau de rose et bien mélanger. Huiler un moule à cake et y verser la préparation. Enfourner à 180°C pour 30 minutes. Laisser refroidir à la sortie du four et entreposer au frigo.
Peler et dénoyauter les litchis. Les déposer dans un saladier, ajouter le sirop de rose et entreposer au frigo 1 petite heure.
Pour servir, couper le fiadone en petits carrés, les disposer dans des cuillères et déposer dessus un demi litchi à la rose. servir bien frais.

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Oui, je sais, elles sont très sombres mes photos... certains me demanderaient si je les prises dans un placard. Vivement les beaux jours !

Et comme maintenant, je suis une vraie fille aux yeux de tous, je revendique haut et fort mon amour pour le sirop de rose... 

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... que vous pouvez acheter ici :

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10 janvier 2008

Et pourtant, elle n'avait besoin de rien...

C'est bien ça le pire.

Oui, mais la femme est faible. Oh, elle, elle ne le sait pas. Ou du moins, elle ne veut pas se l'avouer. Elle est convaincue, la bêtassotte, qu'elle saura accompagner sa super copine une journée complète dans la jungle des soldes sans craquer. Non, elle ne craquera pas parce qu'elle n'a besoin de rien. Ce qui tombe plutôt bien puisque son compte en banque n'est pas au mieux de sa forme. Elle croit dur comme fer qu'elle saura être la shopping-mate de bons conseils, qui restera dans un coin du magasin à lever son pouce avec enthousiasme ou faire la moue devant le regard inquisiteur de sa copine au sortir de la cabine. Et qu'elle ne touchera pas un seul vêtement. De toute façon, dernièrement, elle avait fait les boutiques et avait été fort déçue de ne rien trouver à son goût (à sa taille ?). Donc elle y croit, elle part confiante. Même pas besoin d'oublier volontairement la carte bleue à la maison. Non, la volonté seule suffira, c'est une fille comme ça !

Et puis, quelques 8 heures plus tard (une journée de boulot en somme), elle rentre chez elle, épuisée, le dos en compote et les bras qui brûlent. Ils brûlent parce que tenir à bout de bras pendant 8 heures des sacs de fringues tellement gros et lourds qu'on pourrait croire qu'elle transporte un corps coupé en morceaux à la tronçonneuse (faut vraiment que j'arrête les films d'horreur moi !), c'est du sport. Mais surtout, là, avachie dans le canapé, elle ressent ce sentiment étrange que seule la femme faible connaît. Ce sentiment de satisfaction absolue (un jean qui fait un beau petit cul à 20 euros, franchement,fallait le trouver ! D'autant que la taille dudit jean, elle avait fait une croix dessus depuis 1 an... vous imaginez son bonheur !) mêlé d'un sentiment d'atroce culpabilité : elle n'avait besoin de rien bon sang de pipe en bois, elle n'avait pas budgeté ces dépenses inutiles.

Et comme la femme faible est aussi une femme masochiste, elle s'amuse à faire la somme totale de ses achats, tickets de caisse à l'appui, et puis elle se dit que "ah ouais quand même" en réalisant que le taux horaire de ses dépenses est (très) largement supérieur au taux horaire de ses gains.

Mais comme elle n'est pas du genre à se laisser abattre, elle enfile son nouveau jean, son nouveau petit marcel, puis par-dessus son nouveau petit pull. Elle met ses nouvelles chaussures, se pare de ses nouvelles boucles d'oreilles et puis elle se régale de son petit plat favori qui coûte pas cher. Sauf que cette fois, comme elle est maligne, elle l'a préparé en version mini mini parce que ça fait du volume et que ça donne l'impression qu'y a plein à manger. Alors que normalement, c'est juste une entrée légère.
Bah, tant pis, les courses, ce sera pour le mois prochain, quand la paie sera tombée.

Elle a encore faim, oui peut-être, mais qu'est-ce qu'elle se sent belle ce soir !

Mini barquettes tomate-tomate-mozzarella qui soulagent la carte bleue (mais pas la faim)
Pour 4 à 6 personnes en entrée

  • 1 pâte brisée maison ou du commerce
  • 250 g de tomates cerises
  • 15 à 20 tomates séchées
  • 2 boules de mozzarella
  • huile d'olive
  • basilic ou origan
  • sel, poivre

Découper des petits cercles dans la pâte brisée, d'un diamètre un peu supérieur à ceux des alvéoles d'un moule à petits-fours. Foncer les empreintes avec ces cercles, piquer la pâte à la fourchette, déposer des haricots secs dans chaque tartelette pour les empêcher de gonfler à la cuisson et enfourner à 180°C pour 8 minutes.

Pendant ce temps, égoutter les boules de mozza et les couper en petits dés. Couper les tomates cerises en deux et les tomates séchées en petits morceaux.
Sur les fonds de tarte précuits et débarrassés de leur lest, répartir les morceaux de tomates séchées, les moitiés de tomates cerises et les dés de mozza. Arroser d'huile d'olive, parsemer de basilic ciselé ou d'origan, saler, poivrer et enfourner pour 12 minutes supplémentaires.

********

Demain, elle mettra sa nouvelle petite mini jupe et son nouveau petit tee-shirt qui va bien avec... ou alors sa nouvelle petite robe et puis aussi son nouveau collier et ses nouvelles chaussettes pour se délecter de carottes râpées... ou de pâtes au beurre, elle verra bien !

Posté par AureliePasLignac à 19:39 - Entrée et mise-en-bouche - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 janvier 2008

Mes bonnes résolutions

Je sais, personne ne les tient jamais, moi la première, mais malgré tout, pour moi, c'est important : pas de nouvelle année qui commence sans que je bonne-résolutionne. Sinon, j'en suis convaincue, ça porte malheur.

Donc, pour éviter 7 ans de pénurie sexuelle, la chute anticipée de mes cheveux, un troisième sein qui me pousse au milieu du dos et des quadruplés dans 7 mois, vite, je fais ma liste de résolutions-que-si-ça-se-trouve-pour-une-fois-je-tiendrais :

- écrire au moins un post par semaine sur ce satané blog et ne plus oublier de prendre en photo la moitié des plats que je prépare, surtout quand je les prépare presque spécialement pour ce satané blog. J'ajouterais aussi : ne pas oublier de noter sur un morceau de papier attaché à des dizaines d'autres - en d'autres termes, un bloc-notes par opposition à la feuille volante qui, elle, par définition, vole et disparaît sans prévenir - la recette de ceux que je n'ai pas oublié de prendre en photo.

- arrêter de dire un gros mot par phrase. Non, parce que sérieusement, c'est pas beau de la bouche d'une jeune fille classe et discrète comme moi, bordel à cul. Bon je m'accorde quand même le "putain" parce que je suis une fille du Sud et celui-là, si on me l'enlève, je ne saurais plus parler (qui a dit "tant mieux ça nous ferait des vacances"?!)

- organiser mon travail et ne pas faire les choses à la dernière minute. Oui, c'est vrai, j'ai toujours mieux travaillé dans l'urgence mais tout de même, se laisser 2 jours pour écrire 5 articles, préparer 12 plats et couper ses ongles de pieds (rien à voir mais c'est toujours dans ces moments là qu'ils atteignent la mauvaise longueur, celle qui fait filer les collants) c'est plus vraiment de l'urgence c'est une course contre la montre perdue d'avance. Et Dieu sait que pourtant, la course, c'est mon truc ! (Ah non, c'est les courses en fait mon truc... si si vous savez, avec un panier au bout de son bras qu'on remplit de trucs à manger, ou de vêtements, ou de maquillage, et qu'on paie à la caisse)

- ne plus abandonner en cours de route mes activités sportives. Même si la prof est terriblement relou. Surtout quand on paie un oeil et un rein pour l'abonnement. Et arrêter de s'en justifier par d'horripilantes excuses en carton du style "ouh là, je me sens faible... si si regarde j'ai 36°8 de fièvre ! Je vais rester au chaud" ou encore "oui mais là je peux pas y aller, tu te rends compte, y a un super reportage sur la cuisine à la télé (une rediff que j'ai déjà vue mais je me garde bien de le dire)" . Et bla, et bla, et bla.

- ne plus passer d'une phase d'orgie gargantuesque et totalement déséquilibrée à une période de jeûne ascétique encore plus déséquilibrée sans transition aucune. Y en a des qui diraient que je suis une tout-ou-rien, une excessive, une passionnée. Moi je dis que c'est tout de même pénible de ne pas savoir vivre dans la modération, et que la démesure c'est épuisant. Surtout pour mon foie et mon estomac qui n'ont pourtant rien demandé à personne et qui à force ne comprennent plus quel est leur rôle et font complètement n'importe quoi (note à ma famille : s'il m'arrive quelque chose, donnez mes organes, j'y tiens... par contre, attendez-vous à ce qu'on vous les rende en vous remerciant !).

- ne plus boire d'alcool... nan j'déconne ! Z'êtes pas bien ou quoi ?!

- prendre enfin des cours de théâtre pour éviter enfin de devenir couleur aubergine dès que je m'adresse à plus d'une personne et demie (oui parce que si la 2ème ne m'écoute qu'à moitié, ça va encore, mais pour peu qu'elle aussi soit tout ouïe là c'est trop, je suis déstabilisée). On m'a souvent dit que c'était mignon le rose aux joues. Moi je trouve que ça fait petit cochon. Bah en même temps, c'est vrai que c'est mignon un petit cochon. Oui mais pour peu que ça vire au rouge aux joues, comme 99 fois sur 100, là, ça fait truie pompette. C'est tout de suite moins mignon.

- battre Paulo à tous les jeux de la Wii. Et surtout au tennis, parce que c'est son truc à lui le tennis, alors ce serait ma grande fierté (chacun ses ambitions ! T'inquiète ma Delou, j'raconterais pas ce qu'a été ta grande fierté en Bretagne cet été). Parce que c'est pas tout d'être une bête au Scrabble et au Boggle (frimeuse !), je veux être la meilleure partout !

- ne plus vouloir être la meilleure partout. Non mais c'est vrai quoi ! Déjà, c'est pas possible. Ensuite, si c'était possible, ce serait énervant, tout le monde me détesterait parce que je serais horriblement parfaite. Alors, franchement, à quoi bon se casser la tête à devenir quelqu'un qu'on a même pas envie d'être ? Finalement, je les aime bien mes faiblesses (bon, ça dépend lesquelles je vous l'accorde, par exemple ma nullitude jeuvidéo-esque que je ne peux pas saquer) alors je les garde et je les revendique. Parce que ça me rend humaine et sympathique et que de toutes façons, je vais me les coltiner encore une bonne paire d'années alors autant m'y faire.

- arrêter de toujours compter et apprendre à aimer les chiffres impairs. Donc, pour cela, commencer par acheter 5 pommes et pas 4 ou 6, continuer par me faire 1 ou 3 shampooings mais plus 2, et mettre dans la paume de ma main 5 pressions de sérum réparateur pour pointes sèches au lieu de 4. Aussi, ne plus compter les marches quand je monte mes 4 (encore pair !) étages d'autant que depuis 2 ans que je vis là, je sais pertinnement 1/combien y a de marches exactement et 2/que pour tomber au final sur un nombre pair, je dois les monter deux à deux (pair, toujours pair) ces foutues marches.
Par extension, arrêter de compter les marches quand je prends les escaliers chez les autres. La plupart du temps, j'arrive en haut avec un nombre impair, et ça me contrarie pour la journée ! Bref arrêter de jouer les Rain Man et apprendre à faire 9 ou 11 petits tirets quand je fais une énumération comme celle que vous lisez en ce moment, sans en être toute retournée.

- écrire un 11ème tiret pour montrer à la terre entière à ma poignée de lecteurs fidèles (je vous aime) que je suis bien décidée à les tenir ces putain de résolutions (ah non, le "putain" on a dit que j'y avais droit, j'ai pas fait d'entorse !). Et puis en profiter pour donner une petite recette simple mais efficace, parce que finalement, n'est-ce pas ça ma spécialité ?

 

tartelette_endive

Tartelettes à la compotée de fenouil et au Brie en nombre impair

  • 1 pâte feuilletée
  • 1 gros bulbe de fenouil
  • 1 morceau de Brie
  • 1 cuillère à café de miel
  • 1 cuillère à soupe d'huile d'olive
  • sel, poivre

Retirer la coque extérieure du bulbe de fenouil ainsi que les plumets. Couper le bulbe en 4 et l'émincer finement.
Le mettre dans une sauteuse avec l'huile d'olive, le miel, sel et poivre et laisser compoter à couvert pendant une bonne dizaine de minutes. Ajouter éventuellement une cuillère à soupe d'eau si ça accroche, remuer de temps en temps et prolonger le temps de cuisson si nécessaire de façon à ce que le fenouil soit tendre.
Découper des petits cercles dans la pâte feuilletée, d'un diamètre un peu supérieur à ceux des alvéoles d'un moule à micro-tartelettes. Foncer les empreintes avec ces cercles, piquer la pâte à la fourchette, déposer des haricots secs dans chaque tartelette pour les empêcher de gonfler à la cuisson et enfourner à 180°C pour 8 minutes.
Sur les fonds de tarte précuits et débarrassés de leur lest, répartir la compotée de fenouil. Déposer un petit carré de Brie sur chacune et enfourner pour 10 à 12 minutes.
Déguster tiède à l'apéro.

Une recette déclinable à l'envi, en variant le légume (endive), le fromage (roquefort), en ajoutant des herbes, des épices... en fonction de ce qui traîne dans le frigo (ma devise !).

PS : oui, c'était bel et bien à l'Arpège que nous avons fêté Noël et surtout les 30 ans de mon frangin. C'était pas trop mal en effet, Alain Passard n'est plutôt pas mauvais ;-). Pour dire vrai, c'était trop d'la boulette, ça déchirait tout et si j'étais riche j'aurais trouvé là ma cantine !

Posté par AureliePasLignac à 12:45 - Petits apéros - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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