C'est pas parce qu'y a des jours où la vie m'est douce et agréable qu'y a pas des jours où je sors de mes gonds.

En cause, des évènements bien plus agaçants encore que lorsque le morveux du 2ème étage révise ses leçons de flûte en rentrant des cours. Bien plus agaçants encore que lorsque le bus bloqué dans ma rue par une voiture mal garée klaxonne pendant 5 minutes non-stop (et le klaxon du bus, c'est pas comme celui de la Twingo, ça ne fait pas penser à un Yorkshire qui tousse).
Non, ça ne sont que des petites broutilles à côté d'autres choses vraiment horripilantes.Typiquement, y a rien qui m'irrite plus que :

- les Prince qui ne s'ouvrent pas en deux pour que je puisse tranquillement manger d'abord le chocolat, puis les deux faces de biscuits. On le sent tout de suite s'ils vont s'ouvrir facilement ou se réduire en miettes sous la pression... et dans le second cas, je pète le câble et je fous tout à la poubelle.

- les nounours à la guimauve tout écrasés. Parce que là, même topo, je ne peux pas décoller le chocolat pour le manger avant la guimauve toute nue. Alors, c'est vrai, je ne le fais pas tout le temps, mais de savoir d'avance que je ne pourrais pas le faire, ça m'énerve profondément.

- les clémentines qui s'épluchent mal. L'écorce s'en va mais cette fichue peau blanche reste bien accrochée, elle. Et pour peu qu'on s'acharne avec son ongle, elle se décolle mais entraîne alors toute la membrane laissant notre clémentine à vif. Et comme on la tenait fermement pour décoller cette satanée peau blanche, qu'est-ce qu'il se passe ? Elle nous envoie une bonne grosse giclée acide dans l'oeil. Damned.

- les coins avec la flèche des paquets de jambon qui se décollent pas. C'est censé être là, dans ce coin avec la flèche, que se trouve l'ouverture facile. On soulève avec l'ongle, on tire d'un coup sec. Une fois sur deux, y a rien qui vient. On fait le tour du paquet, certainement qu'y a eu une erreur dans le collage et que le coin ouverture facile est l'un des 3 autres. Bah non. C'est aucun des 4. L'autre fois sur deux, ça se déchire n'importe comment et on passe trois plombes à retirer les 14 lambeaux de pellicule protectrice.

- les languettes des boîtes de conserve qui s'arrachent.
On se méfie pas, on la soulève, on commence à tirer et on se retrouve avec la languette au bout de l'index et la boîte de thon parfaitement fermée qui nous nargue insolemment. Alors oui, j'ai un ouvre-boîtes, mais je ne sais plus où. Et ça aussi, ça m'énerve.

Et quand dans une seule et même journée, ces évènements hautement agaçants se succèdent, une seule solution : manger le dernier cookie, si si, le dernier des meilleurs cookies du monde faits par la plus grande pipelette du monde. Des chewy cookies avec des noix de pécan et des grosses pépites de chocolat. Il en reste un, je l'avais précieusement gardé.

Ou plutôt, il en RESTAIT un. A sa place (bien caché, derrière le grille-pain), il n'y a plus que des miettes (que frénétiquement je lèche... même pas honte).

Calme Aurélie. Tout doux ! Inspire, expire, inspire, expire... réfléchis... Te reste deux options : 1/la dépression nerveuse 2/ la boulimie.
Je prends la deuxième, vous m'excusez ?

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Le fondant à la crème de marrons pour échapper in extremis à la dépression nerveuse
(recette empruntée à Elle A Table)

  • 500 g de crème de marrons
  • 125 g de beurre demi-sel
  • 4 oeufs
  • 2 cuillères à soupe de farine
  • 1 cuillère à soupe de rhum
  • quelques framboises

Fondre le beurre. Le mélanger dans un saladier à la crème de marrons (avant ça, s'abstenir de descendre la moitié du pot de crème à l'ouverture... sinon, ça va fausser toutes les proportions, méfiez-vous). Ajouter les jaunes d'oeufs, la farine et le rhum. Bien mélanger.
Monter les blancs en neige et les incorporer délicatement à la préparation. Verser dans moule de 20 cm de diamètre ou dans un grand moule à cake, beurré et fariné, enfoncer quelques framboises dans la pâte et enfourner pour 45 minutes à 180°C.

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Crème de marrons et framboises, ça fonctionne très bien. La prochaine fois, j'essaie d'en mettre quelques-unes à l'intérieur. Si vous le faites avant moi, tenez-moi au courant, d'avance merci !