Avant l'histoire et la recette, il me faut accomplir mon devoir de bloggeuse. Merci Fabienne et Noémie de me permettre de répondre à ce questionnaire "on s'en fout"

Rappel du règlement
1- Mettre le lien de la personne qui vous a taguée
2- Mettre le règlement du jeu sur votre blog
3- Mentionner six trucs sans importance sur vous
4- Taguer six autres personnes à votre tour
5- Les prévenir sur leurs blogs


1 - Je suis bélier ascendant scorpion. Au moment où j'écris, j'ai le Soleil en Mercure, je crois que c'est mauvais.
2 - Je mens honteusement sur ma carte d'identité : je prétends mesurer 1m68 alors qu'en réalité je ne fais qu'1m67.
3 - Mon prénom est également un nom commun, celui d'une méduse. Sans doute la raison pour laquelle j'aime nager.
4 - Je me tape souvent des fous rires en dormant. A mon réveil, je ne me souviens jamais de ce qui était si drôle. Dommage.
5 - Je peux mettre ma jambe droite (pas la gauche) derrière ma tête. Mais je trouve rarement l'occasion de me servir de ce don de Dieu.
6 - Je ne lis jamais en diagonale par respect pour l'auteur qui s'est sûrement pris la tête sur chaque mot. Alors je veux tous les lire et je lis donc très lentement.

Bien, à vous maintenant Natalia, la Mangue, CookieMasqué, Marie, LN et Annellénore (sorry)

Ah, et tant que j'y suis les filles (sorry bis), je vous invite également au jeu des saveurs auquel Isabelle (elle est trop forte, elle fait de la bresaola maison !) m'a conviée... et c'est bien parce que c'est toi Isa que j'y réponds ! Il convient de donner 10 associations de saveurs de façon spontanée et d'inviter 5 personnes à répondre à leur tour.

En ce qui me concerne, j'aime marier la poire et l'anis, l'anis et l'orgeat, l'orgeat et l'abricot, l'abricot et la lavande, la lavande et le chocolat, le chocolat et le parmesan (mais pas le thon), le parmesan et le citron, le citron et le miel, le miel et les fruits secs et enfin les fruits secs et la poire. Je me demande si on ne pourrait pas tout mélanger d'un coup... en toute logique, ça devrait fonctionner, non ?

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Sans transition, la suite.

Comme toutes les femmes, j'ai toujours voulu croire que derrière les silences de Paulo se cachait une réflexion intense liée à la conversation en cours. Ou bien qu'il se cachait une certaine peine à trouver les bons mots, un certain "ahlala, comment lui dire ça ?"
Je prenais alors mon regard encourageant, un regard mi-chien battu qui craint d'en prendre plein les dents, mi-femme déterminée qui veut savoir et est prête à tout entendre. Mais le mutisme remportait toujours la partie et je me torturais le cerveau des heures durant en imaginant ce à quoi il avait bien pu penser au fond de sa petite tête.

STOP !

L'homme qui ne vous dit rien est un homme qui n'a rien à vous dire, à ce moment-là de la partie en tout cas. L'homme qui ne dit rien ne pense pas, ou du moins, il ne pense pas du tout, mais alors pas du tout, à ce que vous vous bornez à croire.
Après nombre recherches sur le sujet, je peux vous attester la véracité des cas suivants :

Cas n°1
Nous, les mains sur les hanches "Dis donc ? T'as cru qu'y avait écrit préposée à la douche sur mon front ? T'as cru que j'allais être la seule à me casser le dos pour la nettoyer ? Hein ? Hein ?"
Lui, impassible "..."

> On croit qu'il pense "La relou ! ... Bon, bon, elle a pas tort, ça craint quand même que j'le fasse jamais"

> En fait il pense "J'ai faim... doit rester un steak dans le frigo... oh nooon ! J'l'ai fini hier soir c'est vrai... pfff !"

Cas n°2
Nous, inquiète "Je trouve qu'on ne fait pas assez de choses épanouissantes tous les deux. On devrait sortir davantage, aller au musée, au théâtre, au ciné plus souvent. Non parce que là, on s'encroûte, tu trouves pas ?"
Lui, impassible "..."

> On croit qu'il pense "Sont pénibles ces gonzesses à trouver des problèmes à tout. Bah en même temps, c'est pas totalement faux ce qu'elle dit..."

> En fait il pense "Meeeerde ! J'ai oublié de confirmer ma participation au match de Futsal jeudi ! 'Tain, tu vas voir que je me suis fait grillé la place !"

Cas n°3

Nous, faussement modeste "Qu'est-ce que t'en dis ? Il me va pas trop mal ce pantalon ? Ca se voit pas que je ferme pas le dernier bouton et qu'il a une tâche de javel au genou ? J'ai bien envie de le mettre ce soir parce que j'ai l'impression qu'il me fait pas un trop gros cul..."
Lui, impassible esquissant un début de rictus "..."

> On croit qu'il pense "Il te fait un cul d'enfer ma chérie et tu le sais aussi bien que moi ! Ahlala, faut toujours la rassurer celle-là !"

> En fait il pense "Elle sort ?! Cool ! J'vais me faire une petite soirée poker moi !"

Par contre, il est des moments où je sais parfaitement interpréter le mutisme de Paulo. Notamment quand je lui ai préparé une variante de l'un de ses plats préférés. Là, je suis persuadée qu'il se dit "elle est adorable, elle m'a préparé du poulet comme j'aime... c'est vraiment une perle, j'ai envie de la couvrir de fleurs pour la remercier... tiens, à la fin du repas, je la demande en mariage et je lui fais un bébé". Ahem (chuuut ! ne me dites rien !)

poulet_soja_clem

Poulet mutique qui n'en pense pas moins laqué au soja et à la clémentine
Pour 2 personnes

  • 2 blancs de poulet
  • 2 clémentines
  • 1 cuillère à soupe de miel
  • 2 cuillères à soupe de sauce soja
  • beurre

Brosser les clémentines et récupérer le zeste de l'une d'elles. Presser les deux fruits.
Chauffer du beurre dans une sauteuse et y faire revenir le poulet sur toutes les faces. Lorsqu'il est bien doré de partout, verser le jus de clémentine, décoller les sucs au fond de la sauteuse puis baisser le feu. Ajouter le miel et la sauce soja et laisser mijoter doucement pendant 15 minutes en retournant régulièrement les blancs.

Si au bout de ce temps, la sauce n'est pas assez réduite (elle doit napper les blancs), retirer les blancs et augmenter le feu. Remettre les blancs quand la sauce a l'aspect du vernis, les enduire uniformément, parsemer éventuellement des zestes et servir avec du riz.