Set de table

Petite cuisine du tous les jours

23 février 2008

Grande nouvelle !

Non, je ne vais pas me marier.
Non, je ne suis pas enceinte.
Non, je ne compte pas arrêter de boire (pourquoi faire si je ne suis pas enceinte ?).
Non, le yucca n'a pas ressuscité.
Non, le sale mioche blondinet du 2nd n'a pas appris à jouer d'autres morceaux de flûte que A vous dirais-je maman.
Non, je n'ai toujours pas décidé d'utiliser mon fer à repasser.
Non, Paulo n'a pas encore réussi à mettre à la poubelle l'immense carton qui contenait l'écran plat.

Non, non, non. Mieux que ça !

La grande nouvelle, c'est que j'ai enfin vaincu ma peur du grand méchant macaron.

On m'en avait raconté plein des histoires effrayantes où il était question de taux d'humidité, de superposition de plaques, de meringue italienne... Je savais bien que tout ça n'était que foutaise, qu'on racontait ça dans le seul but de filer les chocottes aux petites cuisinières mal équipées et maladroites, mais c'était plus fort que moi, j'avais les jetons.

Il aura donc fallu toute la douceur, la patience et la pédagogie d'une Mangue enrhumée pour me faire sauter le pas.
Un punsch, un esquimau aux haricots rouges (encore désolée Mingou...) et quelques heures plus tard, nous admirions émerveillées nos magnifiques macarons abricots-lavande, leurs belles collerettes, leur quasi perfection... et je réalisais que c'était pas si terrible en fait.

macaron_lavande2

Tu sais quoi p'tite Mangue ? Je vais en faire chez moi demain matin. Ouais, toute seule. Même pas peur !

Bon, en vrai, ça ne m'a pas pris une matinée mais presque une journée (le temps de rassembler toute mon artillerie de moules à cake, à manqué, plats à gratin & co pour pallier à mon cruel manque de plaques à pâtisserie), j'ai perdu pas mal de macarons dans la bataille (des brûlés, des craquelés, des indécollables), j'ai cru m'être défigurée à vie (mais finalement, en frottant fort, le colorant a quitté ma joue)... Oui mais j'ai vaincu, et pour une grande première, c'est loin d'être parfait mais c'est très prometteur. Tiens, je vais même m'auto-décerner le Macaron du meilleur espoir féminin.

macaron_mure4

Macarons à la mûre pour vaincre ses démons
(d'après la recette de Pure Gourmandise)

  • 125 g de poudre d'amande
  • 210 g de sucre glace
  • 3 blancs d'oeufs
  • 30 g de sucre en poudre
  • 1 pincée de sel
  • quelques gouttes de jus de citron
  • colorant en poudre violet
  • gelée ou confiture de mûre

Mixer la poudre d'amande et le sucre glace (perso, je ne l'ai pas fait, ceci expliquant les coques pas très lisses) puis tamiser l'ensemble au chinois.
Battre les blancs en neige. Lorsqu'ils commencent à prendre, ajouter le sucre en poudre et continuer de battre jusqu'à ce qu'ils soient bien fermes. Ajouter le colorant (une grosse pointe de couteau... peut-être trop grosse chez moi) et fouetter pour bien mélanger.
Ajouter peu à peu et délicatement les poudres tamisées aux blancs en neige à l'aide d'une maryse. On obtient une pâte lisse et brillante qui forme un ruban. Verser la pâte dans une poche à douille et dresser des petits tas de pâte (de la taille d'une noix) sur des plaques à pâtisserie recouvertes de papier sulfurisé.

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Laisser croûter 1 heure. Préchauffer le four à 150°C. Faire cuire les macarons 12 à 15 minutes selon la taille. Au sortir du four, faire glisser le papier sulfurisé sur le plan de travail préalablement vaporisé à l'eau fraîche. Décoller délicatement les macarons et les laisser refroidir posés à l'envers avant de les fourrer de gelée de mûre.

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Le plus délicat, me semble-t-il, c'est la cuisson.
Pour peu qu'on ne soit pas encore très intime avec son four, qu'on ne connaisse pas bien ses travers, on fait brûler la première fournée, on baisse le thermostat pour la seconde qui ne sera jamais assez cuite, on ne se décourage pas et on finit par trouver le temps de cuisson et la température idéals entre la 3ème et la 4ème fournées. Pour ma part, 25 minutes de cuisson : 15 minutes à 150°C, 10 minutes à 140°C.

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20 février 2008

"Tu dis rien ? A quoi tu penses ?"

Avant l'histoire et la recette, il me faut accomplir mon devoir de bloggeuse. Merci Fabienne et Noémie de me permettre de répondre à ce questionnaire "on s'en fout"

Rappel du règlement
1- Mettre le lien de la personne qui vous a taguée
2- Mettre le règlement du jeu sur votre blog
3- Mentionner six trucs sans importance sur vous
4- Taguer six autres personnes à votre tour
5- Les prévenir sur leurs blogs


1 - Je suis bélier ascendant scorpion. Au moment où j'écris, j'ai le Soleil en Mercure, je crois que c'est mauvais.
2 - Je mens honteusement sur ma carte d'identité : je prétends mesurer 1m68 alors qu'en réalité je ne fais qu'1m67.
3 - Mon prénom est également un nom commun, celui d'une méduse. Sans doute la raison pour laquelle j'aime nager.
4 - Je me tape souvent des fous rires en dormant. A mon réveil, je ne me souviens jamais de ce qui était si drôle. Dommage.
5 - Je peux mettre ma jambe droite (pas la gauche) derrière ma tête. Mais je trouve rarement l'occasion de me servir de ce don de Dieu.
6 - Je ne lis jamais en diagonale par respect pour l'auteur qui s'est sûrement pris la tête sur chaque mot. Alors je veux tous les lire et je lis donc très lentement.

Bien, à vous maintenant Natalia, la Mangue, CookieMasqué, Marie, LN et Annellénore (sorry)

Ah, et tant que j'y suis les filles (sorry bis), je vous invite également au jeu des saveurs auquel Isabelle (elle est trop forte, elle fait de la bresaola maison !) m'a conviée... et c'est bien parce que c'est toi Isa que j'y réponds ! Il convient de donner 10 associations de saveurs de façon spontanée et d'inviter 5 personnes à répondre à leur tour.

En ce qui me concerne, j'aime marier la poire et l'anis, l'anis et l'orgeat, l'orgeat et l'abricot, l'abricot et la lavande, la lavande et le chocolat, le chocolat et le parmesan (mais pas le thon), le parmesan et le citron, le citron et le miel, le miel et les fruits secs et enfin les fruits secs et la poire. Je me demande si on ne pourrait pas tout mélanger d'un coup... en toute logique, ça devrait fonctionner, non ?

****************

Sans transition, la suite.

Comme toutes les femmes, j'ai toujours voulu croire que derrière les silences de Paulo se cachait une réflexion intense liée à la conversation en cours. Ou bien qu'il se cachait une certaine peine à trouver les bons mots, un certain "ahlala, comment lui dire ça ?"
Je prenais alors mon regard encourageant, un regard mi-chien battu qui craint d'en prendre plein les dents, mi-femme déterminée qui veut savoir et est prête à tout entendre. Mais le mutisme remportait toujours la partie et je me torturais le cerveau des heures durant en imaginant ce à quoi il avait bien pu penser au fond de sa petite tête.

STOP !

L'homme qui ne vous dit rien est un homme qui n'a rien à vous dire, à ce moment-là de la partie en tout cas. L'homme qui ne dit rien ne pense pas, ou du moins, il ne pense pas du tout, mais alors pas du tout, à ce que vous vous bornez à croire.
Après nombre recherches sur le sujet, je peux vous attester la véracité des cas suivants :

Cas n°1
Nous, les mains sur les hanches "Dis donc ? T'as cru qu'y avait écrit préposée à la douche sur mon front ? T'as cru que j'allais être la seule à me casser le dos pour la nettoyer ? Hein ? Hein ?"
Lui, impassible "..."

> On croit qu'il pense "La relou ! ... Bon, bon, elle a pas tort, ça craint quand même que j'le fasse jamais"

> En fait il pense "J'ai faim... doit rester un steak dans le frigo... oh nooon ! J'l'ai fini hier soir c'est vrai... pfff !"

Cas n°2
Nous, inquiète "Je trouve qu'on ne fait pas assez de choses épanouissantes tous les deux. On devrait sortir davantage, aller au musée, au théâtre, au ciné plus souvent. Non parce que là, on s'encroûte, tu trouves pas ?"
Lui, impassible "..."

> On croit qu'il pense "Sont pénibles ces gonzesses à trouver des problèmes à tout. Bah en même temps, c'est pas totalement faux ce qu'elle dit..."

> En fait il pense "Meeeerde ! J'ai oublié de confirmer ma participation au match de Futsal jeudi ! 'Tain, tu vas voir que je me suis fait grillé la place !"

Cas n°3

Nous, faussement modeste "Qu'est-ce que t'en dis ? Il me va pas trop mal ce pantalon ? Ca se voit pas que je ferme pas le dernier bouton et qu'il a une tâche de javel au genou ? J'ai bien envie de le mettre ce soir parce que j'ai l'impression qu'il me fait pas un trop gros cul..."
Lui, impassible esquissant un début de rictus "..."

> On croit qu'il pense "Il te fait un cul d'enfer ma chérie et tu le sais aussi bien que moi ! Ahlala, faut toujours la rassurer celle-là !"

> En fait il pense "Elle sort ?! Cool ! J'vais me faire une petite soirée poker moi !"

Par contre, il est des moments où je sais parfaitement interpréter le mutisme de Paulo. Notamment quand je lui ai préparé une variante de l'un de ses plats préférés. Là, je suis persuadée qu'il se dit "elle est adorable, elle m'a préparé du poulet comme j'aime... c'est vraiment une perle, j'ai envie de la couvrir de fleurs pour la remercier... tiens, à la fin du repas, je la demande en mariage et je lui fais un bébé". Ahem (chuuut ! ne me dites rien !)

poulet_soja_clem

Poulet mutique qui n'en pense pas moins laqué au soja et à la clémentine
Pour 2 personnes

  • 2 blancs de poulet
  • 2 clémentines
  • 1 cuillère à soupe de miel
  • 2 cuillères à soupe de sauce soja
  • beurre

Brosser les clémentines et récupérer le zeste de l'une d'elles. Presser les deux fruits.
Chauffer du beurre dans une sauteuse et y faire revenir le poulet sur toutes les faces. Lorsqu'il est bien doré de partout, verser le jus de clémentine, décoller les sucs au fond de la sauteuse puis baisser le feu. Ajouter le miel et la sauce soja et laisser mijoter doucement pendant 15 minutes en retournant régulièrement les blancs.

Si au bout de ce temps, la sauce n'est pas assez réduite (elle doit napper les blancs), retirer les blancs et augmenter le feu. Remettre les blancs quand la sauce a l'aspect du vernis, les enduire uniformément, parsemer éventuellement des zestes et servir avec du riz.

Posté par aurelie_cuisine à 11:03 - Poulet, porc and co - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 février 2008

Un clignement d'oeil, et une page se tourne

J'ai fait une grande découverte aujourd'hui : on peut paraître complètement ridicule devant 3 inconnus et une ex super copine, et ce pendant 1h30, sans mourir de honte.

Enfin si, j'avais honte, mais je ne suis pas morte. Comme quoi, faut toujours qu'elles exagèrent pour faire leurs intéressantes, les expressions de la langue française.

Mais recadre-toi Aurélie et commence du commencement :

Vous connaissez tous le yoga j'imagine ?
Vous avez tous un visage j'imagine (je vous le souhaite) ?

Eh bien figurez-vous qu'avec ce joli visage que vous avez-là, vous pouvez pratiquer le yoga. C'est ce que j'ai fait ce matin.
Et figurez-vous que ça fait drôlement du bien, que ça détend, que ça décontracte et que ça lutte contre les rides.
Mais figurez-vous qu'on a l'air drôlement con quand on fait du yoga du visage. Notamment quand on tire sur ses paupières supérieures avec ses index et qu'on doit en même temps plisser les yeux (mais pas les fermer totalement, c'est important). Ou encore quand on doit fermer les yeux très très très fort puis les ouvrir très très trèèès grand et recommencer 3 fois en soufflant bien entre les mouvements pour accueillir les énergies. J'en passe et des meilleures.

Enfin bref, l'important dans cette histoire, c'est que j'ai accepté de me donner en spectacle (en plein jour, sans avoir un coup dans l'nez, là est le véritable exploit). Oui, parents, amis, feus petits poissons rouges et autres, qui me connaissez si bien, vous avez parfaitement lu : j'ai joué le jeu et accepté d'avoir l'air bête en faisant des mimiques loin de me mettre à mon avantage devant pleiiiiiiin de gens (!) qui ne regardaient que moi (résolutions 2008 n°7 et n°9 tenues !), et j'ai finalement trouvé ça assez rigolo.

Et je dirais même plus ! J'ai largement préféré faire des mimes à la con disgracieux devant des inconnus que préparer mon velouté de brocolis. Ouais, carrément.
Ptêt parce que le mixeur plongeant a accroché le rebord de la marmite (pour être exact, il a pas accroché, il a ripé), qu'il m'a légèrement, disons, échappé des mains et s'est empressé de moucheter les murs de la cuisine/le grille-pain/mon nouveau pull fushia acheté pas cher le dernier jour des soldes mais plein d'angora le vilain qu'à cause de ça il se lave à la main/mon jean/mes cheveux/mon visage agréablement détendu, de mille et une bougnettes de brocolis.

Savez quoi ? J'ai limite envie de tout laisser en l'état et d'inviter potes et voisins à venir dîner avec moi. Juste pour leur montrer à tous la PasLignac version 2008, celle qui ne cherche plus à être parfaite !

veloute_brocoli2

Velouté de brocolis bien dans ses baskets dans un bol et sur le mur
Pour 4 gros bols

  • 800 g de brocolis
  • 20 g de gingembre frais
  • 1 cuillère à café de curcuma
  • 1 cuillère à café de curry
  • lait et mascarpone
  • 1 cuillère à soupe d'huile d'olive
  • sel

Séparer les têtes de brocolis et les rincer rapidement sous l'eau. Egoutter.
Hacher finement le gingembre. Faire chauffer l'huile dans un faitout et y faire revenir le gingembre 1 minute. Ajouter ensuite les épices et prolonger la cuisson d'1 minute. Ajouter les têtes de brocolis et 75 cl d'eau. Saler généreusement et laisser cuire à petits bouillons pendant 15-20 minutes (jusqu'à ce que les têtes de brocolis soient tendres en fait).
Mixer (avec grand précaution si utilisation d'un mixeur plongeant) et ajouter du lait pour atteindre la consistance souhaitée.
Servir avec une belle quenelle de mascarpone.

*****

PS : oui, je parle souvent d'épilation sur ce blog mais malgré tout, "la recette de grand-mère pour épiler la moustache chez une femme" que tu cherches cher utilisateur (trice ?) Google, j'la connais pas. Tu peux toujours essayer le ruban adhésif, non ?

Posté par aurelie_cuisine à 22:00 - Par ici la bonne soupe ! - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 février 2008

J'demande pas grand chose pourtant !

C'est sûr, je devais être un sacré macho esclavagiste dans ma première vie. Un mufle, un goujat, riche et gras, un usurier, égoïste et profiteur, le genre de type qui réussit en écrasant les autres, qui claque les fesses des femmes et crache avec dédain sur les malheureux qui viendraient lui demander de l'aide ou de la compassion.

Alors, pour redresser le tir avec ma deuxième vie, ils ont réfléchi un bon moment au Bureau des Réincarnations :

- "Bon, qu'est-ce qu'on en fait de son âme à celui-là ?

- Moi j'dis, odieux comme il était, il a bien mérité le châtiment suprême, non ?

- Tu veux dire se retrouver dans le corps d'une femme ? Hey, bonne idée !

- Oui et je pensais carrément en faire une femme du 21ème siècle. Genre une femme qui en plus des règles douloureuses et de la cellulite, doive passer la moitié de sa vie à s'épiler, faire du Pilates et lutter trois plombes pour mettre son jean dans ses bottes. 

- Mouais, ça me semble pas mal... t'es sûr que c'est pas un peu vache quand même ?

- Ouais bon, c'est un peu dur, t'as raison. Ben, on va lui mettre un ou deux trucs sympas pour compenser. Euh... un petit nez, des oreilles symétriques et du second degré... ça suffira hein ?!"

[...]

Enfin bon, voilà très certainement comment j'en suis arrivée là... Dire que j'étais un bonhomme fortuné, puissant, craint et respecté ! Ils m'ont pas loupé les saligauds !

Du coup, là maintenant tout de suite, je me demandais si je ne pouvais pas choisir ma prochaine vie. Histoire d'éviter une nouvelle déception.

Ce en quoi je voudrais me réincarner ? En lapin !


Oui un beau et jeune lapin à la cuisse à la fois tendre et ferme d'avoir gambadé dans les prés (et d'avoir honoré un sacré tableau de chasse de p'tites lapinettes pas farouches) toute sa courte mais heureuse vie.

Oui, car si je devenais lapin, je connaîtrais surtout le plaisir de finir ma vie entre les mains talentueuses de Philippe Delacourcelle. Assaisonné au cumin, cuit à point, posé sur des tranches d'aubergines et des patates douces fondantes, n'est-ce pas une glorieuse fin ? Franchement ?

En plus, je suis convaincue que, gentil comme il est, avant de me trancher les cuisses, Philippe me laisserait me régaler de son dessert spécial lapin, son gâteau à la carotte et aux châtaignes, avec la boule de glace à la carotte et la confiture de carotte à l'orange sanguine qui vont bien.

Ou alors, si le lapin est déjà pris (je me doute que c'est très demandé) me réincarner en morue (beaucoup moins plébiscité en général) pour qu'il me serve avec une purée fumée. Ou encore en scampi pour qu'il me fasse sauter moi et mes potes avec du basilic et qu'il nous aligne près d'un dôme de lentilles roses au mascarpone.

Ou finalement, en n'importe quel animal susceptible de figurer un jour sur la carte du Pré Verre. Parce que, je vous en ai déjà parlé je sais, mais je radote volontairement : c'est mon resto préféré et d'y être retournée mardi soir (oui, désolée, j'ai oublié de prendre des photos), ça m'a rappelé qu'à chaque fois, c'est un pur moment de bonheur. Et je voulais vous le dire. Alors je vous le dis.
 

Hein ? Comment ça on n'a pas le droit de choisir sa nouvelle vie ? Ah ouais ? Vous en êtes sûrs ? Même si j'essaie de me mettre les membres du Bureau des Réincarnations dans la poche en leur apportant quelques bonbons ?

bonbon_fourme

Bonbons corrupteurs et croustillants à la fourme d'Ambert et aux pommes fondantes
Pour 16 bonbons

  • 4 feuilles de bricks
  • 1 pomme Golden ou Granny
  • 80 g de fourme d'Ambert
  • 20 g de beurre
  • 1 cuillère à soupe de miel
  • graines de cumin (facultatif)

Peler et épépiner la pomme. La couper en dés.
Chauffer le beurre dans une poêle, déposer les dés de pomme et ajouter le miel. Laisser dorer quelques minutes sur feu moyen. Lorsque les dés de pomme sont fondants et bronzés, retirer du feu et laisser refroidir.
Pendant ce temps, couper le fromage en lamelles et les feuilles de brick en 4 triangles.
A la pointe de chaque triangle, déposer quelques dés de pomme, quelques lamelles de fourme, éventuellement quelques graines de cumin puis rouler le tout pour former un bonbon. Fermer avec de la ficelle de cuisine (un noeud simple suffit... perso j'avais fait des double-noeuds, résultat on a bien galéré à les enlever !). Enfourner à 180°C pendant 10 minutes environ (surveiller car ça brûle vite).
Et manger chaud après avoir retiré la ficelle si possible.

Posté par aurelie_cuisine à 09:45 - Petits apéros - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 février 2008

On dira ce qu'on voudra...

La Saint-Valentin, c'est une fête purement commerciale, la Saint-Valentin, c'est pour les blaireaux, la Saint-Valentin c'est naze etc etc. N'empêche que.

N'empêche que moi j'ai passé un certain (trop ?) grand nombres d'années de ma petite vie à attendre de juste pouvoir la fêter.

A l'approche du 14 février, je ne me sentais jamais très bien. Je savais que j'allais avoir droit à la question de la copine-qui-elle-a-un-petit-ami "Tu fais quelque chose le 14 ?". Bah non, à part regarder La Fureur, rien de spécial grosse couillonne. Comme si tu savais pas que j'étais seule. Mais je comprenais bien le but de sa question. Et comme je suis d'un naturel bon, je marchais dans sa combine, courbant l'échine "Moi ? Rien. Et toi ?"

Là, je l'écoutais longuement me narrer le super méga plan romantique-à-la-con que son Valentin acnéique lui concoctait. J'aurais bien voulu être contente pour elle mais pendant son blabla inintéressant j'étais trop occupée à me demander comment qu'on pouvait bien s'y prendre pour embrasser un garçon, parce que quand même avec la langue, déjà ça doit être un peu dégueu, mais en plus je vois pas bien ni l'intérêt ni le mode opératoire, surtout qu'on m'a dit une fois qu'il fallait tourner, quelle drôle d'idée.

Et je me sentais encore plus mal le 15 février au matin. J'aurais tout fait pour pas aller à l'école ce jour-là. Pourtant, dieu sait que j'adoooorais aller à l'école. Car je savais que j'allais avoir droit au récit des soirées, aux sourires benêts et au déballage de pendentifs en coeur ridicules et autres pseudos pierres précieuses roses fushias montées sur plaqué or bas de gamme. "T'as vu ? C'est la bague que je lui avais montré au Manège à bijoux, il s'en est rappelé, il est trop chou". Oui, il s'est pas foutu de toi ma grande, ça, y a pas à dire.

Ainsi, depuis ce moment béni où j'ai enfin pu moi aussi me rendre compte qu'effectivement, mettre la langue c'est un peu dégueu et que tourner c'est pas franchement obligatoire, depuis ce moment béni où moi aussi j'ai pu dire que j'avais un petit ami, ouais, même qu'il est grand, beau, musclé, en 2nde 6... j'te laisse j'le vois là-bas sur son booster, je fais en sorte de fêter la Saint-Valentin. Juste parce que je lui dois à elle, feue Aurélie Boudin (les enfants sont cruels... mais drôles) boulotte, appareil dentairisée et toute timide dans son coin. 

Cela dit, les nunucheries et autres coeurs en pendentif, toujours très peu pour moi, non merci, je suis allergique (il est possible que j'en ai égaré volontairement 2 ou 3 dans la poubelle... "beuh ? Tu portes plus le collier que je t'ai offert ?" "pfff, m'en parles pas, ch'uis blasée, je l'ai perdu...") chers ex petits-amis, je vous fais ici mes excuses.

J'essaye donc à cette occasion de faire un petit quelque chose, de préférence un truc un peu rigolo. Cette année, mission accomplie ! La Saint-Valentin, on l'a fêtée mercredi dernier, le 6 février. Tandis que Paulo était encore au travail, j'ai préparé le dîner, poussé les meubles, posé un plaid sur le parquet, allumé quelques bougies histoire de, me suis mise nue. Non, ça c'était pour voir si vous suiviez. J'avais une très jolie robe bustier dont je pourrais vous parler longuement mais là n'est pas le propos. Bref.

A son retour à la maison, il a pas tout compris l'Paulo. Je lui ai souhaité une bonne Saint-Valentin, il a flippé "c'est aujourd'hui ? (merde !)"...

sushi4

Sushis mangue-jambon de Parme, réduction de balsamique
Pour 12 "sushis" :

  • 1 mangue mûre à point
  • 2 belles tranches de jambon de Parme
  • 15 cl de vinaigre balsamique
  • 1 cuillère à café d'huile d'olive

Verser le vinaigre et l’huile d’olive dans une petite casserole. Porter à ébullition puis laisser réduire sur feu doux jusqu’à obtenir une consistance sirupeuse (10-15 minutes environ).

Peler la mangue. La trancher en suivant le noyau central à l’aide d’un grand couteau afin de la couper en 2 moitiés. Couper ensuite chacune de ces moitiés de mangue en 6 morceaux de taille égale. Couper les tranches de jambon en 6 rectangles, de la taille des morceaux de mangue et les assembler. Déguster les "sushis" trempés dans la sauce balsamique.

*****

Nous, on l'a bien aimé notre Saint-Valentin avec 1 bonne semaine d'avance, à manger par terre, à descendre notre litron de rouge et à pas s'offrir de cadeaux. Ah ça, c'est pas les greluches du collège qui auraient fait un truc pareil !

PS : la suite de notre repas ni gnan-gnan ni rose bonbon ni dans des assiettes-coeur mais Saint-Valentin quand même, vous la verrez par-là.

Posté par aurelie_cuisine à 11:20 - Entrée et mise-en-bouche - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 février 2008

Ces choses qui m'énervent

C'est pas parce qu'y a des jours où la vie m'est douce et agréable qu'y a pas des jours où je sors de mes gonds.

En cause, des évènements bien plus agaçants encore que lorsque le morveux du 2ème étage révise ses leçons de flûte en rentrant des cours. Bien plus agaçants encore que lorsque le bus bloqué dans ma rue par une voiture mal garée klaxonne pendant 5 minutes non-stop (et le klaxon du bus, c'est pas comme celui de la Twingo, ça ne fait pas penser à un Yorkshire qui tousse).
Non, ça ne sont que des petites broutilles à côté d'autres choses vraiment horripilantes.Typiquement, y a rien qui m'irrite plus que :

- les Prince qui ne s'ouvrent pas en deux pour que je puisse tranquillement manger d'abord le chocolat, puis les deux faces de biscuits. On le sent tout de suite s'ils vont s'ouvrir facilement ou se réduire en miettes sous la pression... et dans le second cas, je pète le câble et je fous tout à la poubelle.

- les nounours à la guimauve tout écrasés. Parce que là, même topo, je ne peux pas décoller le chocolat pour le manger avant la guimauve toute nue. Alors, c'est vrai, je ne le fais pas tout le temps, mais de savoir d'avance que je ne pourrais pas le faire, ça m'énerve profondément.

- les clémentines qui s'épluchent mal. L'écorce s'en va mais cette fichue peau blanche reste bien accrochée, elle. Et pour peu qu'on s'acharne avec son ongle, elle se décolle mais entraîne alors toute la membrane laissant notre clémentine à vif. Et comme on la tenait fermement pour décoller cette satanée peau blanche, qu'est-ce qu'il se passe ? Elle nous envoie une bonne grosse giclée acide dans l'oeil. Damned.

- les coins avec la flèche des paquets de jambon qui se décollent pas. C'est censé être là, dans ce coin avec la flèche, que se trouve l'ouverture facile. On soulève avec l'ongle, on tire d'un coup sec. Une fois sur deux, y a rien qui vient. On fait le tour du paquet, certainement qu'y a eu une erreur dans le collage et que le coin ouverture facile est l'un des 3 autres. Bah non. C'est aucun des 4. L'autre fois sur deux, ça se déchire n'importe comment et on passe trois plombes à retirer les 14 lambeaux de pellicule protectrice.

- les languettes des boîtes de conserve qui s'arrachent.
On se méfie pas, on la soulève, on commence à tirer et on se retrouve avec la languette au bout de l'index et la boîte de thon parfaitement fermée qui nous nargue insolemment. Alors oui, j'ai un ouvre-boîtes, mais je ne sais plus où. Et ça aussi, ça m'énerve.

Et quand dans une seule et même journée, ces évènements hautement agaçants se succèdent, une seule solution : manger le dernier cookie, si si, le dernier des meilleurs cookies du monde faits par la plus grande pipelette du monde. Des chewy cookies avec des noix de pécan et des grosses pépites de chocolat. Il en reste un, je l'avais précieusement gardé.

Ou plutôt, il en RESTAIT un. A sa place (bien caché, derrière le grille-pain), il n'y a plus que des miettes (que frénétiquement je lèche... même pas honte).

Calme Aurélie. Tout doux ! Inspire, expire, inspire, expire... réfléchis... Te reste deux options : 1/la dépression nerveuse 2/ la boulimie.
Je prends la deuxième, vous m'excusez ?

fondant_marron

Le fondant à la crème de marrons pour échapper in extremis à la dépression nerveuse
(recette empruntée à Elle A Table)

  • 500 g de crème de marrons
  • 125 g de beurre demi-sel
  • 4 oeufs
  • 2 cuillères à soupe de farine
  • 1 cuillère à soupe de rhum
  • quelques framboises

Fondre le beurre. Le mélanger dans un saladier à la crème de marrons (avant ça, s'abstenir de descendre la moitié du pot de crème à l'ouverture... sinon, ça va fausser toutes les proportions, méfiez-vous). Ajouter les jaunes d'oeufs, la farine et le rhum. Bien mélanger.
Monter les blancs en neige et les incorporer délicatement à la préparation. Verser dans moule de 20 cm de diamètre ou dans un grand moule à cake, beurré et fariné, enfoncer quelques framboises dans la pâte et enfourner pour 45 minutes à 180°C.

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Crème de marrons et framboises, ça fonctionne très bien. La prochaine fois, j'essaie d'en mettre quelques-unes à l'intérieur. Si vous le faites avant moi, tenez-moi au courant, d'avance merci !

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04 février 2008

"Vous avez le rôle !"

J'imagine que c'est le genre de phrases que tout acteur/comédien rêve d'entendre. Quelques mots qui pour lui symbolisent l'achèvement, la consécration. Des semaines, des mois, des années, une vie de travail et d'acharnement parfois, pour enfin s'entendre dire "Vous avez le rôle". Ou pas, mais là faut songer à changer de voie m'sieur-dame, désolé.

Mais qu'en est-il de l'acteur ou de l'actrice qui s'entend dire "Vous avez le rôle... Vous jouerez la copine grosse, moche et boutonneuse de l'héroïne" ? Est-ce que cette nana-là, elle rentre chez elle, elle appelle ses parents, puis tous ses potes pour leur annoncer la nouvelle en sautillant de joie ? Est-ce qu'elle fait une grosse teuf avec un gros gâteau commandé chez le pâtissier où est écrit à la crème au beurre "Congratulations, you're our Ugly Betty !" ?

Parce que bon, je suis d'accord sur le principe que l'acteur peut tout jouer. C'est son métier. Il se met dans la peau du personnage le temps du tournage et il n'y a pas d'interpénétration entre ces deux entités. N'empêche que, rôle principal, second rôle ou même figurant, je le vivrais terriblement mal qu'on me donne le rôle de la moche. Clairement, ça me mettrait au fond du trou. Même si j'ai participé au casting de la moche de mon plein gré. Au fond de moi, j'en suis sûre, j'attendrais qu'on me dise "Non, désolé, t'es pas assez moche pour le rôle..." "...mais par contre, sur le plateau d'à côté ils tournent un remake de la Nuit des Morts Vivants, si ça te dit".

Mouais. Peut-être que c'est plus dur pour une femme que pour un homme finalement. Parce que la femme, elle se doit d'être belle en plus d'être talentueuse, intelligente, drôle, et tout le reste. Les hommes, du moment qu'ils sont grands, musclés, qu'ils ont un peu de poils sur le torse et une grosse voix virile, ils s'en foutent d'avoir une gueule d'ange, c'est à dire lisse, symétrique et agréable.
Partant de là, certainement que le gars que les frères Coen ont choisi pour No country for old men - Javier Bardem qu'il s'appelle - n'en a que faire d'avoir une tête de psychopathe pervers, sadique ET moche. C'est vrai qu'ils l'ont pas arrangé non plus pour qu'il joue un Anton Chigurh frissonnant, avec cette coupe de Beatles parfaitement lissé et brushé (je veux la marque de son shampooing). Enfin bon, même avec les cheveux de Clooney, même avec la non-coupe de Zidane, ou même avec une crête tecktonik, ce gars-là, il aura jamais une belle gueule de gendre idéal soyons lucide.

Bah, en fin de compte, c'est plutôt bien que ces acteurs et actrices se moquent éperdument de ne pas être connus pour leur plastique de rêve. Ils sont bien souvent très bons. Peut-être qu'ils s'imposent d'envoyer du lourd pour compenser ce physique ingrat, je ne sais pas. Mais ils sont bien souvent très bons.

Tellement bon ce Javier Bardem que j'ai passé 2h à enfoncer mes ongles dans le bras de Paulo, 2h à double-sursauter (une première fois à cause de la scène du film, une seconde fois à cause de la nana près de moi qui me faisait peur en sursautant), 2h à me dire mon Dieu ce gars est horrible, à me demander comment je réagirais si j'en croisais un pareil dans la rue. Je changerais de trottoir. Peut-être même de ville.

Tellement convaincant dans son rôle de dangereux psychopathe au regard malsain, comme Jack Nicholson dans Shining, que Paulo et moi, on osait même plus bouger pour ne serait-ce que plonger la main dans les pop-corn de peur qu'il nous voie et nous bute dans la foulée.

En rentrant, j'ai voulu me dire que cet homme disgracieux cachait derrière sa tête de sadique un coeur tendre de gros nounours. Je me suis plu à croire que cet affreux jojo à la gueule irrégulière et au nez cabossé était en réalité tout câlin et tout doux, plein d'attention et de caresses.
Et pour finir de m'en persuader, j'ai mis ladite théorie en pratique...

mousse_papaye2

Sous le pop-corn, la mousse de papaye, ou comment le disgracieux peut cacher le doux et l'agréable
Pour 2 verrines

  • 300 g de chair de papaye
  • 1/2 jus de citron vert
  • 50 g de mascarpone
  • 2 oeufs
  • du pop-corn sucré délaissé pendant la séance

Séparer les blancs des jaunes d'oeufs.
Mixer finement la chair de papaye. Détendre le mascarpone avec le jus de citron vert et l'ajouter à la purée de papaye. Ajouter ensuite les jaunes d'oeufs. Bien mélanger.
Monter les blancs en neige et les incorporer délicatement à la préparation, en soulevant la masse. Verser dans les verrines et placer au frais 3 heures.
Avant de servir, garnir de pop-corn (le mien était devenu ramollo - la trouille sans doute - mais après quelques minutes au four, magie, il re-croustillait)

mousse_papaye

Posté par aurelie_cuisine à 08:50 - Sucré sucré - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 février 2008

J'aime pas Jean-Pierre Pernaut

Ce qu'il y a de bien avec ma situation professionnelle actuelle, c'est que je peux déjeuner chez moi tous les midis. Déjeuner ce qui me fait vraiment envie, dans les quantités que je veux, avec la dose de vinaigrette qui me convient et sans oeuf dur s'il vous plaît sans que me soit compté un supplément.

Ce qu'il y a de bien avec la situation professionnelle de Paulo, c'est que 5 jours sur 7, il peut déjeuner à la maison. Déjeuner les petits plats amoureusement mitonnés par sa Paslignac préférée, avec plein de purée bien gavée de beurre et autant de mouillettes qu'il veut pour ses oeufs cocotte.

J'aimais bien profiter de cette pause déjeuner avec Paulo, nous raconter nos soucis, rivaliser de blagounettes pourries, ragoter comme des pies (c'était surtout pour la rime... ch'uis pas sûre que ça ragote vraiment une pie). J'aimais bien. Mais Il est arrivé.

Et Il a tout détruit.

Il faut savoir que j'ai toujours eu un vrai problème avec la télé. Pour moi, cet appareil machiavélique n'est autre qu'un briseur de couple, un empêcheur de communiquer en rond, un sale égocentrique qui fait son intéressant et qui use des stratagèmes les plus vils (des nanas à poil ou presque, des tournois de poker, des jeunes sans talent et bien gratinés filmés 23/24h etc) pour attirer l'attention vers lui. C'est pourquoi, je refusais catégoriquement de l'allumer (hors période de maladie of course)
Et puis, l'écran plat a fait irruption dans le salon, et puis la vie à 2 est faite de compromis, et puis je n'ai pas l'âme d'une dictateuse. Et puis j'ai cédé : on peut l'allumer pour le journal télé, ok.

C'est ainsi qu'Il est entré dans nos vies. Qu'Il a tout gâché.
C'est ainsi que ma conversation, mes potins, mes jeux de mots, ma tenue, ma coiffure, mes grimaces et mimiques en tout genre n'ont plus captivés Paulo entre 13 et 13h30.
C'est ainsi qu'au lieu de manger les yeux dans les yeux, j'ai commencé à manger les yeux dans sa nuque (non, ça ne fait pas mal, je vous rassure).

J'ai donc décidé de Le regarder Lui plutôt. Ce Jean-Pierre P.
Mais qu'est-ce qu'il a de plus que moi ?
Des rides ? Des poireaux ? Des drôles de plis bizarres sur ses joues, des joues qui d'ailleurs pendouillent mollement ? Une faculté hors norme à passer de l'air grave lorsqu'il parle du décès de Carlos au sourire radieux l'instant suivant lorsqu'il évoque la tête de veau ravigote (son plat préféré qu'il nous a confié ce jour-là... un homme de goût s'il en est) ?
C'est certainement tout ça à la fois.

Alors écoute moi bien Pernaut : si tu crois que je vais me laisser faire, tu te trompes. Je vais le récupérer mon Paulo. Les mecs comme toi, vous me faites pas peur. Et s'il faut que je me laisse pousser les joues, les rides et les poireaux, je le ferais ! Tu ne sais pas de quoi est capable une femme jalouse, méfie toi.

Si j'étais toi, je quitterais immédiatement ce confortable fauteuil du 13h et partirais en exil dans ce beau village accueillant du centre de la France où il fait bon vivre, et où la tête de veau est légion. Parce que franchement, face à ma soupe de potiron à la fourme d'Ambert et aux éclats d'amande, tu ne pourras plus faire grand-chose, si ce n'est aller te rhabiller pour constater impuissant l'aisance avec laquelle, en 2 coups de cuillères à pot, je t'aurais volé la vedette.

Sans rancune Pierrot !

potiron_fourme

Velouté de potiron à la fourme d'Ambert et aux éclats d'amande pour redevenir le centre de son monde
Pour 4 bols

  • 800 g de potiron épluché
  • 1 oignon
  • 1 grosse carotte
  • 1 gousse d'ail
  • 20 cl d'eau
  • 10 cl de mascarpone
  • 1 cuillère à café de cumin
  • sel
  • 1 à 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
  • 80 à 100 g de fourme d'Ambert
  • 1 poignée d'amandes mondées (ou déjà effilées)

Peler et émincer l'oignon. Peler et dégermer la gousse d'ail. Peler la carotte et la couper en rondelles. Couper la chair de potiron en dés.
Dans un faitout, chauffer l'huile et y faire revenir l'oignon et l'ail quelques minutes. Ajouter les rondelles de carottes et laisser revenir 1 à 2 minutes supplémentaires. Ajouter enfin les dés de potiron, faire revenir 2 minutes, et verser l'eau. Saler trèèès généreusement, couvrir et laisser mijoter à feu doux pendant 30 minutes (le potiron doit être tendre, une lame de couteau s'y enfonce sans peine).
Mixer, ajouter le mascarpone et mixer à nouveau. Parfumer de cumin et mélanger.
Verser dans les bols, agrémenter de fourme d'Ambert coupée en dés et d'amandes effilées (perso, je les effile by myself parce que c'est moins régulier et moins bien fait, et du coup, ça croque davantage sous la dent).

potiron_fourme4

Déguster en faisant la nique à Jean-Pierre. Il l'aura pas volé.

Posté par aurelie_cuisine à 08:53 - Par ici la bonne soupe ! - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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