J'allais vous raconter mes pré-vacances (oui, je suis une garce me direz-vous sans doute, je me fais toujours des pré-vacances avant les vacances... parfois je m'octroie même des after-vacances, oui, insultez-moi allez-y je vous en prie) mais aujourd'hui ce serait indécent.

Non sérieux, comment peut-on raconter le soleil, la vie douce et les maillots de bains un chouia trop petits parce qu'on a une fois encore été trop optimiste lors de l'achat, alors que l'heure est au recueillement et à la tristesse ? Vous rendez-vous compte un peu dites donc qu'une lumière s'est éteinte ? Hein ? Vous voyez bien, malheureux, qu'il fait tout noir d'un coup et qu'on se cogne contre les murs, aïe !, parce qu'on n'y voit plus guère ? The King is dead, DEAD, DEAAAAAAD vous entendez ? Et je veux lui rendre hommage.

Parce que le pire dans cette histoire, c'est que cette affligeante nouvelle est éclipsée par un évènement à l'ampleur aussi démesurée que le succès qui touche allez savoir pourquoi le brave Douglas Kennedy : l'hommage à Bambi. Alors là, moi je m'insurge ! Bon, revenez quelques années en arrière. Vous l'avez bien dévissé le Michael, tout soupçonné de jouer à touche-pipi avec des enfants qu'il était. Oh si vous l'avez conspué, je le sais, d'ailleurs moi aussi je l'ai fait. Et puis cette tête de Morticia anorexique, hein ? Ca aussi vous l'avez vivement critiqué. Oh, n'essayez pas de nier, je vous ai entendu, si si.

Et aujourd'hui, tout ça parce que monsieur Michael Jackson décide subitement sans prévenir de s'en aller siffler là-haut sur la colline - non parce que sans polémiquer nullement, il avait pas grand chose de mieux à faire vu son état/sa réputation/sa créativité en plein déclin - on oublie tout, c'était un génie, on gémit, on pleure, pourquoi si tôt, pourquoi déjà, on se roule par terre en criant à l'injustice. Mais fichons-lui la paix bon sang et occupons-nous du vrai évènement qui nous touche bien plus durement : Bulle n'est plus.

On avait déjà perdu de façon moins formelle notre omelette baveuse, et voilà qu'on perd tout à coup la bulle. Le gang des morues que nous formions, fières comme des morues, vient de se faire amputer des jambes... le bon côté des choses c'est qu'on pourra désormais se garer sur les places handicapées.

Bullette et Omelette, je vous dédie ces quelques biscottis - dont la recette a été honteusement pompée sur je ne sais même plus laquelle d'entre vous - car je sais à quel point vous les aimez. Et Nono, t'as pas intérêt à m'lâcher toi, parce que s'il ne me reste plus qu'un bras, pour peu que j'ai le cuir chevelu qui me démange, je ne pourrais plus faire grand chose.

biscotti_choco_pistache

Biscottis choco-pistache pour un hommage à petit budget (bah c'est l'intention qui compte, nan ?)
Pour environ 30 biscottis

  • 250 g de farine

  • 125 g de sucre

  • 1 cc de levure

  • 2 œufs

  • 1/2 cc de pâte de pistache

  • QS de pépites de chocolat (comme dirait l'autre)

Chauffer la pâte de pistache dans un petit bol avec 2 cs d'eau de manière à bien la diluer.
Fouetter le sucre et les œufs afin d'obtenir un mélange mousseux. Ajouter la pâte de pistache, puis la farine. Bien mélanger et ajouter les pépites de chocolat.
Sur le plan de travail fariné, former 2 pâtons et les déposer sur une plaque recouverte de papier cuisson. Au couteau, marquer des entailles pour faciliter la découpe plus tard.
Enfourner pour environ 20 minutes à 180°C.
Laisser refroidir et découper les pâtons en tranches. Les disposer sur la plaque pour les remettre au four 5 minutes sur chaque face.

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Je déclare solennellement cette fin d'après-midi hommage international - que dis-je ? - universellement mondial à ces deux blogueuses émerites, véritables génies en leur temps, reine du sugar-walk pour l'une, du moon-graines pour l'autre, qui ont véritablement révolutionné le monde de la cuisine et inspiré toute une génération de gourmands. Et comme dirait Janet - tu permets Janet que je te pompe ta phrase, elle le fait grave, ça m'a limite fait pleurer tellement c'est larmoyant beau - To you they are icons, to us they are family... we miss them so much, thank you bla bla (oui bon j'ai oublié la suite, désolée).