18 mai 2008
Le grand retour (enfin j'espère !)
C'est sûr, on finit toujours par payer ses mauvaises actions.
Au lycée, j'avais séché le cours sur l'Iliade. Quelques années plus tard, je m'étais endormie pendant la projection de Troie au ciné malgré la présence de Brad et d'Orlando (comme quoi, je ne suis pas une fille attachée au physique des gens, un bon point pour moi).
Pour me punir de tant de mépris vis à vis de cet épisode mythologique du plus haut intérêt (des gonz' qui font la guerre à cause d'une cruche - certes très belle, la miss Monde de l'époque (mais élue par un jury non corrompu, elle !) - pas capable de résister à un beau mâle qui vient l'enlever alors qu'elle est tout de même mariée, bah moi ça m'laisse perplexe) Trojan-je-sais-plus-son-nom-complet, cheval de Troie coriace et sans pitié de son état, a été missionné pour pénétrer les entrailles de mon ordinateur, détruire peu à peu ses précieux fichiers, et réduire à néant ses fonctions vitales.
Des semaines de lutte acharnée et... on a fini par changer d'ordi, c'était plus simple. Trojan est donc désormais enfermé dans notre ancienne unité centrale, héhé, tel est pris qui croyait prendre !
N'empêche, je vais éviter de me réjouir trop vite parce que j'ai rêvé cette nuit que ce satané virus à crinière s'était frayé un chemin à travers les circuits imprimés, qu'il s'était faufilé dans le lecteur E: et qu'il avait rampé sournoisement sur le parquet du salon - parquet pour le moins glissant, telle une piste de bobsleigh, car ciré à la perfection (oui, oh, c'était un rêve et dans mes rêves, je suis riche, désirée par les hommes les plus séduisants de la planète, et surtout, mon parquet n'est pas auréolé de taches de vin) - pour atteindre la nouvelle unité centrale, pourtant véritable forteresse croyez-moi, immense donjon aux parois glissantes, pas une seule prise pour se hisser, roc infranchissable, tour impénétrable (comme Véro-Pas-avant-le-mariage, une camarade de fac).
Je n'en dirais donc pas davantage sur Trojan-le-barbare de peur de réveiller la bête, si jamais les virus informatiques avaient des oreilles.
En revanche, je vais profiter du répit qu'il me laisse pour vous raconter ce que j'ai fait dans ma vraie vie pendant cette coupure informatico-virtuello-blogosphérienne.
Parce que oui, j'ai fait pleiiiiin de trucs ! Allez pas croire que je suis en mode feignasse sous prétexte que le soleil inonde (a inondé ? ah, c'est déjà fini ?) la capitale et que tous les parcs de Paris et sa proche banlieue se sont donné le mot pour m'appeler à venir poser mon fastueux postérieur sur leur verte pelouse (et comme je suis une fille facile...).
Bref, un avant-goût des billets à venir très très prochainement :
Du pigeon doublement étoilé...
Des bébés tartelettes au citron explosives...
Du veau qui nage dans le lait de coco...
Des tartelettes aux fraises qui envoient du lourd...
Et encore beaucoup d'autres choses bien sympatoches parce que vraiment, je suis bien décidée à rattraper le temps perdu (si Trojan n'envoie pas ses cousins baraqués le venger).
Ah oui, et promis, la prochaine fois, je mets moins de parenthèses dans mes textes (enfin j'essaie, quoi !) !
21 janvier 2008
C'est l'heure de "rétrospecter"
Bon, récapitulons...
Voyons voir, nous sommes le 21 janvier 2008, je vous ai présenté mon livre sur les gaufres. Oui, ça c'est fait. Je vous ai proposé une recette à la rose pour vous prouver ma féminité, oui, ça aussi c'est fait. Je vous ai confessé mes excès soldesques, c'est fait également. Et puis, je vous ai annoncé mes bonnes résolutions (que jusque là, je tiens avec beaucoup de sérieux, je m'épate moi-même). Donc, ça aussi c'est fait.
Hum... Me semble que j'oublie un truc... Si, si, je voulais absolument vous parler de quelque chose en janvier... 'Tain je suis en mode poisson rouge en ce moment, c'est énervant ! Rhoo, c'était quoi déjà ce truc supra important ?
Oh oui ! M'en souviens ! Le récap des recettes de l'année passée en 3 mots !
Janvier 2007 - Naissance d'AuréliePaslignac
LE fondant au chocolat inratable pour pousser mon 1er cri dans la blogosphère
Février 2007 - Je rassure Nonna
Le caviar de brocoli de Paris pour que ma Mémé sache que je mange bien
Mars 2007 - J'accuse Pierre H.
Le flan à l'eau du cruel Pierre Hermé puisqu'il ne daigne plus le faire lui-même
Avril 2007 - Ma parenthèse nostalgique
Poulet à la feta, purée à la feta, ou l'histoire de ma vie, le tout dans une totale impudeur
Mai 2007 - En-mode-Kmille
Clafoutis coco-kiwis pour la pause clopes dans le Café de filles de ma copine
Juin 2007 - Mon coup d'folie
Petits chocolats à la ganache parmesan qui ne sentent pas le fromage, que tout le monde se rassure
Juillet 2007 - Cours de Tektonik
Soupe de lentilles corail à l'orientale d'un retour de boîte pas comme les autres (ou Le soir où j'ai pris une claque)
Août 2007 - J'ai les chocottes
Banana & Almond (mini) bread pour dormir serein, parce que chez les Paslignac, on a peur des films d'horreur
Septembre 2007 - Ma grande théorie
La pizza de fond de frigo qui parlait pour moi puisqu'y a des gens qui apparemment ne comprennent pas ce que je dis
Octobre 2007 - On m'awardise
Poulet médaillé et caramélisé et sa compotée de fenouil aux citrons confits pour des remerciements à la hauteur (vu qu'avec des mots, ch'ais pas faire !)
Novembre 2007 - Epidémie de Gadgétovirus !
Le cake de la guérison au brie et aux échalotes caramélisées pour sauver mon Paulo en phase terminale
Décembre 2007 - Cure de désintox
Le riz au lait de coco de la fin de la dépendance parce que je devais comprendre que ma vie n'est pas un Set de Table (et inversement)
Bon, ben j'ai pas intérêt à chômer si je veux faire un beau récap' en janvier 2009, moi dis donc. Zou, pas de temps à perdre, je file derrière les fourneaux !
25 décembre 2007
Devinette : où ai-je déjeuné en ce 25 décembre ?
Si je vous dis...
Oeuf en chaud-froid assaisonné au vinaigre de Xérès et sirop d'érable en amuse-bouche
Beurre salé-tellement-crémeux-et-bon-qu'on-mangerait-toute-la-motte-en-attendant-l'entrée
Betterave cuite en croûte de sel avec une petite sauce... euh... une petite sauce qui va bien, quoi ! (oui bon, c'était l'entrée de mon papa, c'est pour ça que je ne me rappelle pas)
Robe des champs "Arlequin" (en gros un "couscous" de petits légumes du potager cuits à la perfection servis avec une semoule à l'huile d'argan et une écume-de-je-sais-pas-quoi verte fluo juste trop bonne)
Gratin d'oignons doux à la truffe noire (où comment se faire plaisir quand on fête les 30 ans de son fiston n'est-ce pas maman ?!)
Cueillette éphèmère (en d'autres termes un velouté de rutabaga et panais surmonté d'une crème au speck... pfff, juste une tuerie !)
Le canard de Challans à la poire avec ses tagliatelle de betterave accompagné d'une petite "moutarde" au citron très acidulée
Les coquilles Saint-Jacques sur gratinée de légumes, petits légumes et sauce thaï
Et bien sûr les aiguillettes de homard des Iles Chausey sur une écume lactée avec leurs petites pommes de terre qui vont bien
Un plateau de fromages plutôt impressionnant et odorant (avec notamment un comté qui déchire grave, un saint-nectaire qui fond dans la bouche et un fromage corse de brebis aux herbes du maquis qui a bien failli causer une dispute à notre table pour qui aurait le dernier morceau)
Des mignardises avant le dessert (était-ce vraiment nécessaire ? Ahem) : macarons carotte-orange, pomme ou betterave, escarogot aux amandes, palmiers banane-réglisse (enfin, je crois !), et des petits feuilletés au chocolat et à je-ne-sais-plus-quoi-d'autre parce que comme vous le voyez, la pièce s'assombrit et le sublime Saumur Champigny Château Hureau 2005 qui nous accompagnait depuis le début commence à faire son petit effet
Millefeuille "caprice d'enfant" au praliné avec une pâte feuilletée toute en légèreté j'vous raconte pas
Last but not least, le soufflé de topinambour coeur fondant au chocolat noir (et là je dis merci petit serveur tout gentil tout mimi qui m'a permis d'y goûter envers et contre tous) que je ne saurais que trop vous recommander
Un dernier indice ?
Fastoche !
Et encore bon anniversaire Jérôme !
11 octobre 2007
L'amie des stars
Y en a qui se vantent d'être copines-à-la-vie-à-la-mort-croix-de-bois-croix-de-fer avec Lorie ou Jenifer.
Y en a qui friment d'être invités à des soirées people où ils improvisent des chorés collées-serrées et dégoulinantes de sueur avec Magloire.
Y en a qui font genre, parce qu'en bossant chez Lenôtre ils servent régulièrement de la purée à l'huile d'olive et du boudin antillais à José Garcia et Johnny Depp.
Pfff ! Me font bien marrer !
Mes amis à moi, ils passent ce jour dans 20 minutes (avis à la population, toute personne qui sera en mesure de me procurer le 20 minutes d'aujourd'hui aura droit à ma profonde gratitude (et croyez-moi c'est énorme))
Mes amis à moi, ils présentent des émissions de cinéma "pratiques et sympas", j'ajouterais même marrantes (d'ailleurs gratifiées d'un joli 16/20 sur le blog/revue de presse de Patrick Dussert-Gerbert)
Alors bon, j'ai quand même des bonnes raisons de me la péter moi, non ?!
PS : Si toi aussi tu es mon ami, si toi aussi tu es une star mais que je n'ai pas parlé de toi aujourd'hui, ne m'en veux pas, c'est juste que ça aurait fait too much et il faut savoir rester humble. Mais bientôt, ton tour viendra... !


15 août 2007
Pourquoi faut-il rentrer ?
Pas trop le coeur à parler longuement.
Juste un petit roman-photos pour que vous compreniez mes états d'âme... Eric (la chanson que Delphine m'a infligé tout l'été, ndlr).
Voici la maison de mes parents. Plus précisément le barbecue de la maison de mes parents, à la Seyne sur mer près de Toulon. Merguez au cumin, côte de boeuf bleue comme je l'aime, brochettes de poulet au miel, brochettes de boeuf teriyaki, brochettes de légumes marinés... pas de photos désolée, mais dieu que c'était bon tout ça ! (au passage, j'arrête de ce pas toutes les mauvaises langues : j'ai perdu 2 kilos, na !)
Et comme je ne pense qu'à manger, il y a eu en outre de nombreux dîners au bord de l'eau. Ici, avec Céline (qu'est-ce qu'elle est bronzée celle-là, pff !!), au Cabanon, sur la plage du Mourillon. Je vous passe tous les pique-niques pseudo improvisés sur la plage de Bonnegrâce à Six-Fours ou au Brusc.
A force d'aller à la plage tous les matins pour entretenir mon capital musculaire au-dessus de la norme (et purger mon corps des excès de bières et mojitos) en nageant la brasse involontairement coulée jusqu'à la bouée, j'ai aussi bronzé dites donc ! La preuve :
Après 3 semaines de bonheur intense, de fêtes incessantes, de nuits blanches, de rigolade et d'insouciance, de bons barbeucs, de kilos de tomates fraîches du jardin de mon voisin, de fruits frais à gogo, de glaces dans tous les sens, et surtout de grand soleil, il a fallu plier bagage...
Mais si j'ai quitté Toulon, c'est pour mieux continuer ce que nous avons appelé avec ma Delphine "l'été de toutes les folies". Arrivée en Bretagne, sur la petite terrasse de ses parents, à Brest plus précisément sous un soleil presque aussi ardent que celui de mon Sud. Si, si.
Et du coup, plage obligatoire. Ici, la plage de Porsmilin, non loin du Conquet. Une plage vraiment très belle, sauvage, pleine de caractère, un gros soleil (j'hésite à vous montrer la photo du coup de soleil mal placé de Delphine pour vous convaincre !) mais une eau à 16°C. N'empêche, on peut dire ce qu'on voudra sur les gens du Sud qui, soit disant ne se baignent que dans une eau à 25°C, je me suis baignée. Trois fois. Et en entier s'il vous plaît, pas juste les pieds !
Des ballades en voiture pour visiter Brest et ses alentours. Notamment Plouzané, St-Renan... et surtout Ploudalmézeau.
Ploudalmézeau où Delphine a passé son enfance merveilleuse. Ci-dessous, séquence émotion, la maison de sa jeunesse.
Je vous passe les folles soirées, le trip jusqu'à Lorient (2h de route)
sur un coup de tête, le festival interceltique de Lorient, la super
boîte 3 étages-piscine de Lorient, la nuit blanche et le retour tout en
fous rires jusqu'à Brest...
(le regard de killeuse de Delphine... et le sourire béat qui n'a jamais quitté mon visage pendant 1 mois)
Jusqu'à ce dernier jour, lundi. Après un séjour sous un soleil presque improbable pour la Bretagne, la pluie a repris ses droits. Histoire de me faciliter le départ certainement. Histoire de me faire comprendre que les vacances sont finies. Histoire de me rappeler qu'à Paris, le temps est gris, parfois gris clair, mais souvent gris foncé tout de même.
Et là forcément, à cette heure, je suis triste comme le ciel de la capitale.
La cuisine, ce sera pour demain. Ou après-demain. Ou...
28 juillet 2007
Tête du matin, chagrin !
Vous voulez voir ma tête du matin ?
Et accessoirement, vous voulez lire mon interview ?
Oui, oui, vous voulez surtout voir ma trombine, hein ? Avouez !![]()
Bon, alors direction la rubrique cuisine d'Aufeminin.com. Mais je vous préviens : le premier qui rigole, je le mets au défi de passer une soirée gentiment mais sûrement arrosée, de se faire prendre en photo le lendemain matin (trop tôt) et d'avoir une meilleure tête que moi preuve à l'appui !
Allez, c'est pas tout ça mais je dois vous laisser, tout plein de choses à faire (enduire mes cheveux de monoï, nager jusqu'à la bouée, crâner devant les petits en faisant des roulades avant et arrière sans me boucher le nez, mettre l'index dans leur tuba pendant qu'ils nagent sous l'eau (non, c'est pas vrai, je le fais pas... enfin, je le fais plus... enfin plus trop quoi !) me souvenir où j'ai posé ma serviette, retrouver la page du magazine que je lisais avant la baignade, etc etc etc).
Bonnes vacances aux veinards comme moi et plein de pensées ensoleillées, salées et ensablées à tous les autres...
30 juin 2007
Petite scène de la vie courante
...
- "(Hurlant pour couvrir le bruit du séchoir) Vous connaissez la dernière ? Figurez-vous qu'elle a écrit un livre !
- (Hurlant également) Mais tais-toi donc !? Un livre !?
- (Fière de son scoop) Eh oui ! Un livre de salades à ce qu'il paraît.
- Des salades ? Pas étonnant ! (Ricanant) Elle en raconte à tout va depuis qu'elle est gamine, huhuhu !
- (Secouant les épaules, un peu comme Philippe Bouvard) Hahaha !
- Et comment l'avez-vous appris ?
- J'ai reçu ça il y a quelques jours... (lui tendant un papier) regardez !
- Oooooh ! (Une pause) Et vous comptez y aller ?
- Bah, c'est dimanche. En général, le dimanche, je n'ai pas grand chose à faire. En plus, dans ce genre d'endroits, il y a toujours à manger... (d'un air satisfait) j'essaierai de passer vers midi, ça me fera au moins gagner un repas !
- Ah, elle a engagé un traiteur... (sur un ton teinté de mépris) elle a les moyens tout de même..
- Pensez-vous malheureuse ! J'ai entendu dire qu'elle prépare tout toute seule... et que d'ailleurs, elle vit dans un champ de bataille depuis quelques jours cette souillon. Enfin, elle ne peut s'en prendre qu'à elle, quelle idée de vouloir partir quatre jours à la Baule à une semaine de l'évènement ! C'est bien les jeunes femmes d'aujourd'hui ça, elles veulent le beurre, l'argent du beurre, et le cul du crémier...
- (Scandalisée) Quoaaa ? Elle fricote avec le crémier ? Mais c'est honteux... et Paulo dans tout ça ?!
- (Inquiète, à la coiffeuse) Danielle ? Je crois qu'il faut rincer Madame Courte, j'ai l'impression que l'ammoniaque l'attaque !
(à Madame Courte) Non, c'est une expression ma bonne dame. D'ailleurs, vous me faites penser qu'il sera sans doute là, ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu, j'espère qu'il s'est coupé les cheveux depuis.
- Et ça se passe où déjà ? Dans une librairie c'est ça ?
- Non, vous vous doutez qu'il y a son frère derrière tout ça, elle n'aurait jamais eu une si bonne idée... Ils organisent la signature dans son magasin. Vous savez bien, Le Cube Rouge, la petite galerie cosy qui s'est ouverte il y a presque 1 an tout près de la rue Daguerre ?
- Pour sûr que je connais ! J'y vais souvent, il est tellement gentil ce Jérôme. Oui, j'aime beaucoup ses meubles aussi, mais je n'ai pas les moyens de changer de meubles tous les jours. J'y vais pour tailler le bout de gras avec lui, c'est un brave garçon.
- A qui le dites vous ! Et puis, je crois savoir qu'il a toujours une bonne bouteille en arrière boutique, héhé !
- Vous n'en loupez pas une vous ! M'enfin, vous n'avez pas tort, ça nous fera passer le dimanche cette petite affaire.
- Voui. Allons-y dès midi et puis nous verrons bien combien de temps nous resterons...
- Oui, nous verrons. (A la coiffeuse) Vous venez avec nous ?
- (Hésitante) Oh, pourquoi pas... c'est sur quelle ligne ?
- Vous sortez à Denfert-Rochereau et après, la rue Lalande n'est qu'à quelques minutes. (à Madame Zolla) J'espère qu'il fera beau et que Jérôme nous installera dehors avec notre canon de rouge !"
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N'hésitez pas à passer me voir demain, entre 12h et 16h. Bon week-end à tous !
27 juin 2007
Les Baulois ne sont pas comme nous
Je vous raconterais bien l'épisode du week-end que nous pourrions titrer "Comment Paulo et Aurélie ont failli louper leur train mais ont réussi à sauter dedans quelques secondes avant le départ en donnant tout ce qu'ils avaient dans le sprint final", ou encore le second volet "comment Paulo et Aurélie n'ont jamais trouvé leurs places fantômes et ont dû déplacer 26 personnes à tour de rôle pendant 45 minutes avant de s'asseoir enfin et définitivement". Mais je préfère vous renvoyer sur des billets de Kmille qui résument très bien toutes ces mésaventures qui arrivent inévitablement quand on part en week-end.
Et maintenant, quelques mots sur La Baule. Vous êtes sûrement nombreux à connaître, mais moi, en dehors de mon Sud, je n'ai pas vraiment eu l'occasion de voir du pays jusqu'alors. Aujourd'hui je peux enfin mourir car, oui Papa, oui Maman, j'ai vu l'océan !

(Photo réalisée sans trucage, c'est bien moi, à quelques mètres de l'océan, avec mes cheveux qui volent dans tous les sens à cause de ce put*** de vent qui a soufflé tout le week-end. A toutes les mauvaises langues (hein Papa ?!) : on ne le voit pas forcément ici mais il a fait très beau dans l'ensemble)
Mais durant ce week-end, j'ai surtout pu constater que le Baulois - et la Bauloise aussi d'ailleurs - n'est pas fait comme vous et moi.
Exemple : vous baladeriez-vous en petit marcel, en short et tongs au bord de l'océan par un vent glacial de force 15 ? Eh bien, le Baulois si. Tandis que vous, vous accumulez plutôt les couches, un débardeur, un tee-shirt, un petit sweat et une veste, comme tout le monde.
Autre exemple : vous baigneriez-vous dans une eau n'excédant pas les 16°C par un vent glacial de force 15 ? Le Baulois, si. Tandis que vous, vous restez sagement assis sur un banc protégé du vent, toujours emmitouflé dans vos couches successives de vêtements.
Dernier exemple : vous viendrait-il à l'idée de faire fondre du caramel au beurre salé avec du nougat pour en faire une pâte à tartiner ? Non, du caramel tout seul certainement, du nougat tout seul éventuellement. Mais les deux, vous imagineriez que c'est bien trop écoeurant.
Le Baulois pourtant ose le faire. Comme je fais preuve d'un courage sans borne, j'ai acheté un pot pour procéder à l'expérience : une toulonnaise d'adoption parisienne peut-elle survivre à l'ingestion de ce genre de mixture atrocement grasse et sucrée (qui aurait pu s'appeler Xtra-strong Salidou) ?
Vous êtes prêts ? On ouvre le pot ? C'est parti !
Résultat de l'expérience : je ne suis pas équipée pour.
Non pas que cette crème ne soit pas un pur délice, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Mais, moi qui me pensais "inécoeurable" (1/2 pot de confiture chaque matin, 3/4 d'un maxi pot de Nutella en une soirée, si, si je l'ai fait), je ne peux en manger plus d'une cuillère. Et je parle de cuillère à café en plus ! J'ai trouvé mon maître en ce pot de Breizhougat, qui l'eût cru ?
Voyons le bon côté des choses, le pot - qui m'a coûté un oeil - durera plus lontemps.
Quoique ?! avec du pain, de la brioche, des crêpes, ça doit passer plus facilement...
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Au hasard d'une balade (allers et retours sur le trottoir d'en face, rythmés de "laisse-moi y aller, steuplé... j'achèterai presque rien, promis !"), Paulo et moi nous sommes retrouvés chez Manuel, artisan glacier-chocolatier-confiseur. Puisqu'on y était, j'ai donc acheté quelques petites sucreries. Entre autres,
des pralines roses,
mais surtout, du bois cassé à la framboise
Il s'agit en fait de sucre filé (ici, parfumé à la framboise), étiré et travaillé jusqu'à obtenir cette forme caractéristique et cet aspect poreux. Sous la dent, c'est très craquant, ça colle un peu et c'est très parfumé. Me tarde d'y retourner pour goûter ceux au café, au citron, etc.
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Et enfin, j'ai fait d'énormes progrès en géographie et j'ai appris que La Baule, c'est tout près de Guérande. Alors, j'ai ramené une petite réserve de fleur de sel
Voilà.
J'aurais aimé vous montrer tout plein de jolies photos mais il est probable que la batterie de l'appareil photo nous ait lâché dans le train... à l'aller... humpf. Le téléphone ultra sophistiqué qui a récemment tourné la tête de Paulo a ainsi pu trouver grâce à mes yeux en nous permettant d'immortaliser quelques moments forts du voyage. Comme celui-ci, au marché de Pornichet,
(ben oui, sur le coup, ça m'a fait marrer... no comment)


























































