Set de table

Petite cuisine du tous les jours

11 décembre 2007

Comment venir à bout d'une hyperactive ?

Messieurs ? Votre dame est épuisante d'énergie ?
Jeunes gens ? Votre coloc' est insupportablement remuante ?
A moins que ce ne soit votre soeur/mère/meilleure amie/autre.

Bref, vous côtoyez de trop près une hyperactive (que poliment vous qualifiez de "dynamique" pour ne pas la froisser car vous savez qu'en plus de ça, comme si ça ne suffisait pas, elle est susceptible) et ça vous fatigue ? On vous comprend. Si vous voulez passer des fêtes sereines et apaisées, il va vous falloir ruser car l'hyperactive, vous l'avez sûrement constaté, aime son hyperactivité et ne se laissera jamais convaincre de s'en défaire.

Voici donc pour vous un programme en 10 points pour venir à bout de votre hyperactive sans qu'elle ne s'en rende compte.

1/ Proposez-lui une "méchante soirée" comme on dit par chez elle dans le Sud. Vous connaissez le faible de votre hyperactive pour la fête et ses excès. Vous savez pertinemment qu'elle ne louperait pour rien au monde une soirée entre amis, notamment un anniversaire Et ça tombe bien car les gens semblent s'être donné le mot pour naître en décembre ! Elle accepte donc volontiers... et fait honneur à l'ami qui fête son anniversaire ainsi qu'à sa réputation de... à sa réputation, quoi ! (par contre elle se ridiculise au concours de rots improvisé avec des inconnus croisés dans un coin du bar... et dire qu'elle était si douée à 12 ans !)

2/ Lorsqu'elle rentre au petit matin, puisqu'elle vous a réveillé en faisant tomber son pot de crème hydratante sur le carrelage de la salle de bain, en lâchant l'abattant à chiottes en porcelaine de beaucoup trop haut provoquant un fracas de tous les diables (elle a un peu trop bu votre hyperactive... eh oui car elle est hyperfêtarde donc hypersquatteuse de piste de danse et/ou hyperblablateuse et tout ça, eh ben ça assoiffe), rappelez-lui toutes ces choses qu'elle avait prévu de faire le lendemain de cette soirée dont elle devait rentrer "pas trop tard". Toutes ces choses qu'elle DOIT faire si elle ne veut pas être en retard sur son boulot, etc. Elle mettra son réveil à 9h30 (il est 4h30), limite souriante (l'alcool me direz-vous).

3/ Laissez-la se réveiller avant son réveil. Eh oui, bravo petit fourbinou, vous avez réussi à la faire gamberger toute la nuit. Du coup, elle n'a jamais vraiment fermé l'oeil, il est 8h02 et elle se demande à quoi bon rester dans le lit si elle ne dort pas. Elle hésite, elle se dit qu'elle risque d'être fatiguée dans la journée, d'avoir un coup de barre terrible qui ne lui sera sûrement pas profitable. Ne dites rien, et regardez : elle sort du lit.

4/ Regardez-la remplir sa journée à l'excès et s'imposer, en plus de ce qu'elle doit faire, des petites choses que personne ne lui demande (organiser une grosse soirée de 20 personnes dans son appart) ou des petites choses vraiment pas indispensables (nettoyer la porte de la salle de bains). Dans le cas où votre hyperactive a un boulot en rapport avec la cuisine, ne l'empêchez pas de vous faire à manger, ça lui fait trop plaisir, elle adore ça. Et même, si après ça elle vous dit "non mais laisse, va faire ce que tu as à faire, je fais la vaisselle", hésitez un peu (ça fait moins goujat) et laissez-vous convaincre... puisqu'elle a l'air de tant y tenir !

5/ J'oubliais de préciser : mettez-la à la diète. Déjà parce que ces derniers temps elle avait un peu enflé et surtout parce que Noël approche et qu'elle risque de ne plus pouvoir fermer le bouton de ce jean qui fait déjà garrot autour de ses hanches. De toute façon, vous la connaissez, plus elle a de choses à faire, moins elle a faim (oui, votre hyperactive est paradoxale, personne jusque là n'a encore réussi à comprendre son fonctionnement interne). Et comme là elle est vraiment débordée, sa diète prendrait presque des airs de jeûne. Surveillez-la tout de même du coin de l'oeil, ce serait dommage qu'elle nous fasse un malaise, on veut la calmer pas la tuer.

6/ Proposez-lui une sortie super. Oui encore une. Alors qu'il y en a eu une la veille, l'avant-veille, l'avant-avant-veille, et ainsi de suite. Alors qu'elle a dormi entre 4h et 5h30 par nuit. Vous savez quoi ? Reculez d'un pas. Proposez-lui juste la soirée et taisez-vous, vous allez voir c'est marrant. Votre hyperactive entre immédiatement dans un monologue, des questions-réponses fusent, elle argumente pour et contre, et finit par se convaincre toute seule : elle ira... mais pas longtemps cette fois.

7/ Reproduisez le point 2/ lorsqu'en rentrant à 6h, elle vous aura réveillé cette fois en shootant violemment dans la porte de la cuisine (elle ne voulait pas allumer trop de lumière pour ne pas vous réveiller et il lui semblait qu'elle était ouverte cette pu**** de porte) ne pouvant contenir un long râle de douleur très animal, puis en éclatant de rire dans la salle de bains après le plongeon avec petit salto arrière qui va bien du tube de dentifrice dans la cuvette des toilettes (ça l'a fait rire parce qu'il y a toujours un tube de réserve... sinon elle aurait eu les boules... quoi qu'avec l'alcool me direz-vous).

8/ 9/ et 10/ reportez-vous respectivement aux points 4/ 6/ et 7/ (oui, il faut renouveler une dernière fois l'opération si on veut vraiment en venir à bout... coriaces ces sales bêtes !)

On est dimanche, elle a craqué. Elle ne l'a pas dit, certainement pas bien fière, mais son réveil elle l'a mis à 13h. Vous l'écoutez passivement sonner (vous, vous êtes une marmotte et franchement le dimanche, lever à 13, 14 ou 15h vous ne voyez pas le problème). Elle râle, couine, se relève vaguement puis se laisse retomber comme une vieille loque sur le matelas, en riant. Tous deux n'émergerez qu'1h40 plus tard.

Là, vous devriez la voir éclater de rire fréquemment
(l'hyperactive est bon public) : parce qu'elle ouvre les volets à 14h45 et que ça lui fait tout drôle, parce qu'elle se remet en pyjama après avoir pris sa douche et que ce n'est jamais arrivé, parce qu'il est 17h et que vous vous mettez enfin à table pour un "brunch" improvisé avec les quelques restes du frigo, parce que vous enchaînez le visionage de 7 épisodes de How I met your mother avec l'allumage de la télé sur la 6 pour voir Capital (autant pour l'intérêt que vous portez aux sujets abordés que pour le plaisir que vous prenez à critiquer le pseudo beau gosse qui présente, qui respire le macho dégueulasse à plein nez et qui a un chou énorme)...
Et, comme quoi tout arrive, quand vous lui demanderez inquiet le bilan de ce dimanche, elle vous dira contre toute attente qu'elle s'est bien marré et qu'elle voudrait qu'ils puissent être tous comme ça ses dimanches. Réjouissez-vous, votre mission est accomplie. Bravo Partner !

Enfin, le lendemain, parce que votre hyperactive a l'air d'avoir été profondément convaincue que c'est pas si mal d'y aller mollo parfois (et qu'elle se ménage en vue des 12 soirées prévues dans les prochains 15 jours... elle avoue, elle en a besoin, elle crée l'occasion), elle se lancera dans la confection annuelle de ces chocolats qu'elle fait (presque) mieux que personne, car selon une recette, une technique et une discipline améliorées au fil des ans depuis bientôt 10 ans : les orangettes. Tout doucement comme dirait Bibie parce que ces choses là on ne les presse pas.

orangettes

Les orangettes au ralenti pour des fêtes de Noël au calme
Pour environ 500 g d'orangettes

  • 3 grosses oranges à peau épaisse non traitées
  • 250 g de sucre en poudre
  • 50 cl d'eau minérale
  • 400 à 500 g de chocolat noir (moi je mélange du 64 et du 70 % de cacao)

Laver et brosser soigneusement les oranges sous le robinet d'eau. Inciser la peau de chaque agrume en quatre quartiers. Retirer délicatement l'écorce en récupérant le maximum de peau blanche. Plus l'écorce sera épaisse meilleures les orangettes seront. Mettre les écorces dans une grande casserole. Les couvrir d'eau froide. Porter à ébullition. Laisser bouillir 5 minutes. Égoutter. Renouveler l'opération deux fois : couvrir à nouveau d'eau froide et laisser bouillir 5 minutes.

Égoutter les écorces et les laisser refroidir. Détailler les quartiers d'écorce blanchis en lamelles assez fines d'environ 1/2 cm de largeur. Les bâtonnets ne doivent pas être trop fins sinon ils sont par la suite trop fragiles.

Dans une casserole, mettre le sucre et les 50 cl d'eau à bouillir. A l'ébullition, plonger les orangettes et laisser frémir 5 minutes. Ôter la casserole du feu et laisser refroidir complètement le sirop. Renouveler l'opération 2 à 3 fois, en prenant toujours soin d'attendre le refroidissement complet du sirop. Les orangettes deviennent alors translucides, elles sont confites.

orangettes2

Une fois les orangettes refroidies dans le sirop, les débarrasser sur grille, sans les superposer afin qu'elles sèchent. Je les laisse sécher 1 à 2 jours mais jamais plus car elles perdraient tout ce moelleux qui les rend si irrésistibles.
Faire fondre le chocolat au bain-marie ou au four à micro-ondes. Il est préférable de le tempérer et de l'utiliser à 32°C.
A l'aide d'une fourchette à tremper, plonger les orangettes une à une dans le chocolat fondu. Les tourner rapidement afin qu'elles soient bien recouvertes. Les laisser s'égoutter quelques secondes au-dessus du saladier avant de les déposer sur une feuille guitare ou sur du papier sulfurisé le temps qu'elles durcissent.

Pour la recette en images, je vous renvoie vers le papier que j'avais réalisé sur L'Internaute il y a 2 ans déjà (mon dieu comme le temps passe !) : les orangettes maison.

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15 octobre 2007

Le thon, c'est (pas toujours) bon !

Tout a commencé par un innocent aveu sur une Marmite. Cathy avait craqué et acheté une foultitude de livres de cuisine, elle nous présentait ses délits. Entre autres merveilles, elle s'était procuré le dernier opus de Philippe Conticini-le-Grand, Le thon, c'est bon !

le_thon_c_est_bon_conticini

La suite est bête comme chou.

J'aime le thon sous toutes ses formes, au point de le manger à même la boîte dans mes périodes de vache maigre, ça on le sait.
J'aime Philippe Conticini sous toutes ses formes (mouais, elle est pas très fine celle-là, pardon), au point de tester n'importe laquelle de ses recettes les yeux fermés dans un élan de confiance aveuglée, ça on ne le savait peut-être pas.

Partant de là, j'ai donc laissé un commentaire à Cathy, lui faisant part de mon impatience certaine de découvrir ces recettes au thon sur son blog. Et là, tout s'est enchaîné sans que j'ai le temps de réaliser vraiment. Comment ai-je pu en arriver là ? Comment ai-je pu être si inconsciente ? La raison m'échappe encore.
Dans sa réponse, Cathy évoquait une recette du livre complètement farfelue. J'étais très intriguée. Elle m'a mise au défi. J'ai topé. Même pas peur !

Alors voilà Cathy, chose promise chose dûe. Je l'ai fait ce fameux coulant au thon et aux noisettes. Je pense même l'avoir plutôt bien réussi. Mais ce que je pense surtout, c'est que j'ai sauvé ta réputation de cordon-bleu auprès de ton entourage.
Vu que moi de toute façon, je me traîne depuis des années la réputation de manger des trucs franchement bizarroïdes, je n'avais pas grand-chose à perdre. Et faut dire que c'est assez vrai finalement, j'ai peur de rien en cuisine. Même quand il s'agit de mélanger du chocolat, du parmesan, de la poudre de noisettes et du thon en boîte...*

*Note pour les Friends-O-philes : Comme dirait Joey face au trifle raté de Rachel "Banana ? Good ! Cream ? Good ! Peas ? Good ! Beef ? Good !"

chocothon2

Philippe, parce que je t'admire et que je suis une de tes fans de la première heure, je me permets de te le dire très franchement : Mais t'as complètement craqué sur ce coup-là ma parole !
C'était un pari avec un pote genre "t'es pas cap' de faire une recette avec du thon et du chocolat héhé" ?
C'était pour voir à quel point tes fans te suivaient bêtement aveuglément ?
C'était pour punir tes neveux qui ont essayé de faire un smoothie avec le hamster en le mettant dans le blender ?
C'était pour ta belle-mère (je ne la connais pas mais certainement une femme très charmante) ou pour ton voisin, celui qui ne t'a jamais rendu ton fer à souder ?

Sérieusement, je ne peux pas dire que ce n'était pas bon... parce que je suis polie et que ça ne se dit pas. Mais, vraiment, non, c'est terriblement dérangeant. Cru encore - parce que je goûte toujours la pâte crue - ça passait plus ou moins (plutôt "moins" que "plus" tout de même). Mais une fois cuit, on n'a pas pu aller au bout. A la cuisson, le goût de la noisette est décuplé, non sans rappeler, de par la présence du chocolat, une certaine pâte à tartiner. Autrement dit, quelque chose de pas désagréable en soi et surtout, de sucré. Mais très rapidement arrive ce goût violent de thon. Si, si, Philippe, il est violent le goût du thon. En tout cas, nous, on a trouvé.

Je sais désormais que mon palais - que je pensais pourtant téméraire et audacieux - n'est pas encore prêt pour tel chamboulement de ses convictions les plus ancrées. Un jour peut-être. Et le vôtre amis et amies bloggeurs ? Lequel d'entre vous osera tester son seuil de tolérance aux sensations extrêmes ?

chocothon
(Tellement tentant de prime abord ce coulant !)

Le coulant au thon et aux noisettes ou l'expérience de l'extrême
Pour 6 petits coulants

  • 60 g de thon au naturel égoutté
  • 65 g de beurre
  • 2 oeufs entiers
  • 20 g de chocolat noir
  • 20 g de chocolat blanc
  • 10 g de sucre
  • 40 g de farine
  • 50 g de poudre de noisettes
  • 1 pincée de fleur de sel
  • 1 cuillerée à soupe de parmesan râpé

Fondre les chocolats et le beurre au bain-marie.
Dans un saladier, battre les oeufs avec le sucre et la farine. Ajouter les chocolats fondus, le thon émietté, la poudre de noisettes, le parmesan et le sel.
Beurrer et fariner 6 moules, ramequins ou cercles de 5 cm de diamètre sur 5 cm de hauteur et faire cuire 4 minutes à 210°C (moi perso, je les ai laissés 2 minutes de plus mais je pense que mes moules étaient un peu plus gros que prévu).
Démouler précautionneusement une fois tiède et servir à quelqu'un qui vous aime de tout son coeur ou à quelqu'un dont vous voulez vous venger.

chocothon3

(On le fend avec gourmandise...)

Notez que j'ai préparé la version 1 de ces coulants, celle que l'auteur préfère car plus gourmande. N'hésitez pas à tester la version 2 si vous préférez, sûrement moins trash car moins sucrée : remplacez les 20 g de chocolat blanc par 20 g de chocolat noir (ce qui fait 40 g de chocolat noir au total) et supprimez les 10 g de sucre.

chocothon4

(Le coeur coule et... on hésite un peu avant de se lancer)

Prochaine soirée arrosée entre potes, faites ces coulants et lancez un "celui qui devine tous les ingrédients qui composent ces gâteaux gagne une bouteille de champ'"... ainsi, ils en mangeront tous forcément plusieurs bouchées, et vous devriez bien vous marrer.

Merci Cathy et merci Philippe de m'avoir permis de vivre cette expérience au-delà du réel !

PS : Cher visiteur de Set de Table d'hier à 11h32, je sais bien que Google t'a envoyé chez moi mais sincèrement, je ne sais "que faire si un perroquet qui s'est arraché un ongle saigne", désolée...

Posté par aurelie_cuisine à 00:58 - Du chocolat, en veux-tu ? - Commentaires [45] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 septembre 2007

Scary Kitchen Movie*

*Spécial cace-dédi à Natalia... Savoir que ce genre de mésaventures t'arrive aussi parfois est la seule chose qui m'empêche de me petit-suissider ce jour.

Vous allez me dire que je cherche la m**** aussi, à faire 14725 choses en même temps, moi qui ne sais pas taper un texto en marchant ni même en parlant (qui a dit que le cerveau féminin était multi-tâches ?).

Alors, forcément, avec deux casseroles sur le feu (peux pas en avoir plus avec mon pauv'domino... dis Papa Noël, tu m'apportes une grande cuisine avec entre autres 4 feux et un vrai four, après être passé au Cabanon y déposer un sac Hermès steuplé), un gâteau dans le four, le téléphone coincé entre l'épaule et l'oreille, le genou qui soutient le tiroir en passe de s'étaler sur le sol et d'y déverser son contenu d'épices et un doigt sous le robinet pour "réparer" une brûlure toute fraîche, je ne suis pas dans les conditions idéales pour faire les choses bien. Le pire c'est que je le sais pertinemment, mais non, j'ai toujours cette lueur d'espoir qui me fait dire que cette fois, je sortirais victorieuse de ce combat entre moi et le temps.
Bah non.

Au final, mon caramel brûle, ma crème déborde, mon tiroir à épices s'explose lamentablement sur le sol (que tout le monde se rassure, René le carrelage va bien !), mon doigt est brûlé au 14ème degré car j'ai allumé l'eau chaude au lieu de l'eau froide, l'ami à l'autre bout du fil ne veut plus jamais me parler de sa vie parce qu'il trouve que je suis vraiment une grosse folle complètement hystérique qui lui a fait perdre 34% de ses capacités auditives à force de cris stridents.

Tiens ?! Et le gâteau ? Héhé, il n'est pas brûlé ! Je n'aurais donc pas tout raté ?!
Dans mon enthousiasme débordant, je néglige l'étape "je-piquouille-pour-savoir-si-c'est-cuit" mais quand même, pas folle, j'attends quelques minutes avant de le démouler sur grille. Hmmm, un bon morceau de brownie pour me remettre de tout ça... vite !

Ou pas.

Il faut savoir qu'à 5 minutes près, je mettais au point le Brownie avec un grand B, celui de la victoire. Au lieu de ça, je me retrouve avec une pâte noire gluante et luisante de gras qui dégouline à travers la grille et se splashe sur mon plan de travail. Les bras m'en tombent.

Tant bien que mal, j'essaie de sauver la situation (et sans les bras, c'est vraiment pas facile).
Mon frigo est, ces derniers jours, désespérement vide, mes placards en suivent le chemin (au passage, je tenais à remercier Mr du Trésor de m'avoir permis de redécouvrir à quel point il peut être ludique et original de manger du thon à même la boîte pour avoir sa ration quotidienne de protéines, avec une pointe de ketchup tout de même pour que la fantaisie soit à son comble).
Dans un dernier espoir, je trouve une boîte de mangue au sirop. Je goûte, pouah, c'est sacrément dégueu ! Bah oui, mais va falloir faire avec, c'est ça ou rien ma fille...

brownie_ratage

Brownie raté comme une tatin de mangue (oui, encore !!), nappage acidulé
Pour 2 mini brownie-tatin

  • 1/2 brownie pas assez cuit récupéré entre la grille et le plan de travail (fait avec 160 g de chocolat noir fondu avec 100 g de beurre demi-sel, 100 g de sucre, 2 oeufs et 1 cuillerée à soupe bombée de farine)
  • 1 boîte de mangue au sirop
  • sucre roux
  • beurre
  • 1/2 jus de citron
  • 1 cuillerée à café de vinaigre de framboise

Tasser le brownie au fond de 2 cercles à pâtisserie, en couche plus ou moins épaisse selon ce qu'il aura été possible de sauver. Selon le degré de cuisson du gâteau, le replacer éventuellement au four 5 minutes sinon le laisser attendre sagement au frigo.
Fondre du beurre dans une poêle. Lorsqu'il mousse, y déposer les tranches de mangue mollassonnes (sans faire la grimace) et saupoudrer de sucre roux. Laisser caraméliser environ 5-7 minutes en tournant doucement les tranches de mangue mollassonnes de temps en temps.
Réserver ces mangues-au-sirop-mollassonnes-au goût-très-nettement-amélioré hors du feu.

A ce stade, allez savoir pourquoi, transportée par une inspiration (?!) subite, j'ai déglacé la poêle avec le vinaigre de framboise puis j'ai versé le jus de la boîte (j'aime pô jeter, j'y peux rien) et puis j'ai laissé réduire jusqu'à obtenir une consistance bien sirupeuse. Comme décidément je suis un boulet, j'ai un peu trop laissé réduire et mon sirop arrivait tranquillement au stade de gelée, d'où l'ajout du jus de citron qui finalement était le bienvenu.

Déposer les mangues tiédies ou refroidies sur le lit de brownie, napper de sirop-gelée de mangue à la framboise. Retirer délicatement les cercles (ce n'est pas le moment de tout exploser) et servir avec conviction.

***

Enfin, cacher sa surprise lorsqu'un Paulo passant par là s'exclame la bouche pleine "humm, c'est bon ton truc ! Le fruit donne un petit goût sympa... ah ouais, c'est bon !" (alors qu'un Paulo ça n'utilise jamais, en temps normal, l'adjectif "bon" mais plutôt des "pas mauvais" ou des "plutôt pas trop mal").

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Heureusement, tout le monde n'a pas des mains de pati comme moi. Je pense notamment à toi mon Sushi-mate (et surtout marmiton en herbe rappelez-vous), car force est de constater que tu as parfaitement bien réussi ce tajine de poulet que je t'avais expliqué. Je suis si fière de toi que je ne peux m'empêcher de publier la photo que tu m'as envoyée (en taille inférieure à mes photos, parce que eh oh, c'est moi la vedette de ce blog, ok ?! Non mais, ces jeunes, s'croient tout permis !)

tajine_by_alban

La prochaine fois, je serais peut-être invitée à la dégustation, hein ?! ;-)

Posté par aurelie_cuisine à 09:56 - Du chocolat, en veux-tu ? - Commentaires [26] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 juin 2007

Savoir dire oui, tout un art...

Parmi les sujets récurrents abordés par les magazines féminins hautement culturels que nous liront toutes à un moment ou à un autre sur la plage cet été, entre le test "Est-il le père de vos enfants ?" et les règles du jeu de la voyance offert en page 14, personne n'échappera au sempiternel "Apprendre à dire non". Oui, "sachez dire non", "osez dire non", cela revient au même, vous l'aurez compris.
Eh bien, moi qui ai suivi ces directives, j'en ai conclu que ce n'est pas toujours la clé de l'épanouissement personnel comme ils le prétendent. Car y a des moments où rien ne vaut un bon "Oui" franc. Exemple :

- "Aurélie*, t'as besoin de quelque chose ?"
Ma réponse  "Non, je suis juste en train de pleurer à torrents (extension hasardeuse de "pleuvoir à torrents" ... c'est poétique vous ne trouvez pas ?), je renifle comme un âne et j'inonde l'oreiller, mais j'ai besoin de rien sale gros naze !"

Réponse salutaire "Oui, s'il te plaît, passe moi le paquet de mouchoirs qui se retrouve toujours sur TA table de chevet"

- "Aurélie*, t'as l'air fatigué, tu veux un coup de main ?"
Ma réponse  "Non, non, tout va bien, je suis née avec des cernes de 26 cm sous les yeux et avec les bras qui traînent jusqu'au sol... Ne vas pas croire que ce sont des signes de fatigue intense"

Réponse salutaire  "T'as vraiment besoin de me demander ? Fais-la donc cette pu**** de vaisselle quand tu vois que je ne décolle plus les talons du plancher pour me déplacer et que je pique du nez au-dessus de l'évier"

- "Aurélie*, ça ne vous dérange pas d'annuler vos projets pour le mois de juillet histoire de commencer à travailler avec nous le plus vite possible ?"
Ma réponse "Non, ça ne me dérange pas du tout. D'ailleurs, je n'avais pas réservé des billets en preum's - en bon français non échangeables, non remboursables - et mes amies et moi ne nous étions pas organisées pour toutes nous retrouver à Toulon en même temps"

Réponse salutaire "Bien sûr que oui, ça me dérange sale négrier ! Tu crois pas qu'à 2 semaines du mois de juillet, ça me fait chier de tout annuler pour me faire exploiter à 60 h/semaine ?"

- "Aurélie*, je suis pas bien, ça t'embête pas d'aller me chercher un pack d'eau, mes médicaments chez le pharmacien, mon paquet de mouchoirs qui est dans la salle-de-bains, des coussins pour mettre sous mes pieds, un steak chez le boucher mais pas le boucher juste en bas de la rue plutôt celui à 39 minutes de marche rapide aller-retour, le jus de fruits dans le frigo merci, ah, j'avais oublié et un verre bleu ciel aussi, oui, ceux qui sont sales dans l'évier, tu m'en laves un steuplé, etc, etc"
Ma réponse "Non, bien sûr, comment veux-tu que cela m'embête ?! De toute façon, c'est bien connu que les gens qui bossent de chez eux sont disponibles en permanence. J'arrive tout de suite !"

Réponse salutaire "Oui, là, ça m'embête un peu, j'étais en train de bosser sur un truc important. Techniquement, si j'arrive dans 42 minutes, tu seras toujours en vie, tu penses ?! Par précaution, j'appelle les pompes funèbres."

- "Aurélie*, tu veux la dernière part de gâteau ?"
Ma réponse  "Non, non merci, ce ne serait pas raisonnable, et puis de toute façon, je n'ai plus faim."

Réponse salutaire "Oui, file-la moi cette part de gâteau ! Je me prive depuis 13 jours et demi, je crève de faim. Alors, même s'il est sacrément pas bon ce gâteau, m'en fous, me le faut... Puis vu que je rentre déjà plus dans mes jeans, que je suis franchement éreintée en ce moment, que je suis considérée comme le Saint-Bernard du quartier, et que mes vacances me passent sous le nez, j'ai comme l'impression qu'elle me revient de droit cette part !

*Toutes ressemblances avec une personne existante serait purement fortuite.

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Pas toujours évident de dire oui quand il le faudrait, mais en tout cas, quand il s'agit de dire merci à de gentilles attentions, là, pour ma part, je sais faire. Mingoumango, bien tard mais bien fort, je te remercie encore merci ce sublime et délicieux Pleyel :

pleyel2

Pour la recette et la jolie histoire, je vous renvoie ici.

pleyel

J'espère que vous obtiendrez un résultat aussi ... les mots me manquent ... un résultat aussi ... euh... waouh ! que celui-ci. Une texture dense mais pas étouffante, un bon goût de chocolat, pas trop fort, gourmand juste ce qu'il faut, bref une tuerie !
Et puis, sans le savoir, elle m'a offert des petites douceurs que j'ai toujours voulu goûter :

carr__chinois

Des petits gâteaux asiatiques fourrés de pâte de haricot rouge. Je ne sais pas comment on appelle ces petites choses, mais bon sang de bois, qu'est-ce que c'est bon ! Merci Mingoumango ;-)

gato_chinois

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04 juin 2007

"Y a du parmesan là-dedans ? Nooon, j'te crois pas !"

Après les sablés au parmesan, les tartelettes fines au parmesan, les petites crèmes au parmesan, vous commencez à saturer niveau parmesan ?

Bonne âme que je suis, j'ai tâché de vous trouver une recette qui change vraiment. Le genre de recette qui vous classe directement dans la catégorie des gens complètement farfelus qui-vont-où-chercher-tout-ça-?.
En ce qui me concerne et pour être honnête, je suis simplement allée chercher ça chez Scally. Et Scally, elle, était allée chercher ça chez Peggy, qui elle-même avait trouvé ça chez Sébastien Gaudard (ça, c'était surtout pour démontrer à mes proches, qui ont goûté la recette ci-dessous que je ne suis pas plus bizarroïde que d'autres).

Si j'étais encore une adolescente aux glandes sébacées hyperactives, prise en otage par une horde d'hormones bouillonnantes et anarchiques, je vous dirais qu'il est trop canon ce gars là. Que c'est un sacré beau gosse, voire même un gossbo, que c'est uniquement pour cette raison que j'ai acheté son livre, et que c'est quand il veut où il veut. Mais je suis désormais une femme raisonnable et posée, cas d'école en matière de sublimation, les hormones sagement rangées à leur place attendant les grandes occasions*, et si j'ai acheté son livre, c'est parce que je trouve que ce gars là, c'est un pâtissier de génie (chef pâtissier du Délicabar pour ceux qui ne le sauraient encore).

De la recette originale, je n'ai gardé que l'audacieuse association chocolat-parmesan. Pour en arriver à ceci :

choco_parmesan2

Petits chocolats fourrés à la ganache parmesan
Pour environ 15 chocolats

  • 150 g de chocolat de couverture
  • 125 g de chocolat noir (ici 64 %, à tester 70 %)
  • 30 g de parmesan
  • 15 cl de crème
  • 40 g de sucre
  • 40 g de beurre

Râper le parmesan sur une plaque anti-adhésive, bien étaler et mettre au four à 180°C pensant environ 10 minutes. Le parmesan doit former une grande tuile bien dorée. Laisser refroidir avant de réduire en miettes.

Casser le chocolat noir dans une casserole. Ajouter la crème et 10 cl d'eau. Laisser fondre doucement. Pendant ce temps, préparer un caramel blond avec le sucre. L'incorporer au chocolat fondu, ainsi que le beurre en parcelles et le parmesan émietté. Lisser et laisser refroidir.

Fondre les 3/4 du chocolat de couverture râpé au bain-marie. Lorsqu'il est fondu, ajouter hors du feu le 1/4 de chocolat restant râpé aussi. Remuer vivement pour faire fondre et replacer quelques minutes sur le bain-marie pour remonter légèrement la température (mais si vous avez un thermomètre et savez tempérer le chocolat comme un pro après avoir lu ceci, c'est mieux bien sûr !)
Tapisser le fond du moule à chocolats de ce chocolat fondu, tourner le moule pour que le chocolat tapisse les parois et enfin le retourner sur grille pour ôter l'excédent. Mettre éventuellement au frigo pour accélerer la prise (je n'aime pas trop, ça fait blanchir le chocolat je trouve, mais quand on est pressé...).

Quand le chocolat a pris, remplir les alvéoles de ganache refroidie, à la cuillère ou à la poche à douille. Enfin, recouvrir d'une couche de chocolat de couverture fondu. Laisser refroidir tranquillement (ou au frigo si vous avez hâte de goûter) avant de démouler.

choco_parmesan

Etonnamment, ces chocolats ne goûtent pas le parmesan. Aucun de mes testeurs n'a su reconnaître l'ingrédient inhabituel qui parfumait la ganache (cf le titre de ce post). Choupinou Sébastien sert ses éclats de choco-parmesan avec du foie gras. Mes petits chocolats à moi, je trouve qu'ils vont parfaitement bien avec un café en fin de repas.

Une belle découverte en tout cas... Mon lapin Sébastien tu es un génie ! (appelle-moi au 06.14... euh, désolée, je m'égare...)

Merci à Crevette de m'avoir soufflé l'existence de cette recette !

* Tout n'est bien sûr pas à prendre au 1er degré. Que tout le monde se rassure, tout va très bien, nul besoin de me laisser le numéro de votre sexologue ou thérapeute de couple en commentaire ;-)

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30 mai 2007

A grand évènement, grand Doubitchou !

J'interromps quelques instants ma thématique parmesan pour fêter un grand évènement.

Axel, mon presque-neveu chéri, tu grandis trop vite... je n'en reviens toujours pas de savoir que tu dis déjà "Papa" et "Mama" (allez, au mois de juillet, tu me dis Lili ok ?), de savoir que tu es déjà prêt à galoper, de me dire qu'aujourd'hui, tu as déjà 1 an.

Au départ, pour te souhaiter (à distance malheureusement) un bon premier anniversaire, je voulais te faire un petit gâteau au bon goût de Nutella. Parce que ta maman adore ça, et parce que les enfants adorent les grands qui leur font des gâteaux bien sucrés et bien riches (oui, c'est moche d'acheter l'amour d'un enfant, je sais... m'en fiche, j'veux être sa tata préférée !). Mais, pas de Nutella chez moi, non, j'en suis  interdite à vie suite à un léger dérapage un soir de solitude (j'te raconterai, dans la série "les erreurs que j'ai faites à ne pas reproduire"). Voilà pourquoi, il m'a fallu improviser avec du chocolat au lait, des noisettes en poudre et de l'huile de noisette.

Et figure toi que j'ai ainsi créé just for you un gâteau original qui n'a pas vraiment le goût de Nutella, je dois bien l'admettre, mais qui s'avère être la version king size des fameux doubitchous. Comme ta maman est l'une des plus grandes fans de la troupe du Splendid, que doubitchou et kloug sont des mots qui lui collent un sourire immense sur le visage, je trouve que ça tombe finalement plutôt pas mal !

Bref, tes deux presque-tatas parisiennes te souhaitent un très bon premier anniversaire Axel !

doubitchou

Gâteau Doubitchou de notre petit bonhomme qui grandit trop vite

  • 200 g de chocolat au lait
  • 100 g de beurre demi-sel
  • 2 cuillères à soupe d'huile de noisette
  • 75 g de sucre
  • 40 g de noisettes en poudre
  • 2 cuillères à soupe de farine
  • 6 oeufs

Fondre le chocolat et le beurre au bain-marie. Lorsque tout est fondu, hors du feu, ajouter l'huile de noisette et mélanger. Incorporer le sucre, les jaunes d'oeufs un par un, les noisettes en poudre puis la farine.
Battre les blancs en neige. Les incorporer délicatement à la préparation.
Verser dans un moule à manqué beurré et fariné et cuire environ 20 minutes à 180°C. Laisser refroidir quelques minutes avant de démouler sur grille.

doubitchou2

Et, normalement, quand on le  coupe, sans même avoir à le "rouler à la main sous les aisselles", on découvre "comme une deuxième couche à l'intérieur" !

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28 mars 2007

Mercredi investigation : le passé houleux de Chocolat

Le témoignage de Poire ne vous a pas laissé indifférents (d'ailleurs, elle vous en remercie... ça a été dur pour elle de me faire toutes ces confidences, mais au regard de vos réactions, elle ne le regrette en aucun cas). Ayant établi une relation de confiance rapprochée avec la belle, je serai la première au courant de ses péripéties et vous en ferai part... car, comme le dit Marcia, ce n'est pas parce qu'elle a des enfants qu'on doit la croire rangée (je l'ai d'ailleurs déjà vue fricoter, me semble-t-il, chez les uns et les autres... n'hésitez pas à me laisser des commentaires, même anonymes, pour dénoncer ses écarts de conduite si d'aventure elle était passée chez vous).

Mais il est un peu facile de s'acharner sur cette pauvre Poire. Tel un vrai journaliste d'investigation, j'ai décidé de fouiller dans le passé de celui qui l'a sortie d'affaire, j'ai nommé le mystérieux Chocolat. Ainsi, je me suis retrouvée à questionner ses voisins, à rechercher son institutrice de CM2 Madame B., à fouiller ses poubelles... En vain.
Oui, il a bien commis quelques impairs, comme vous et moi. Par exemple cette liaison avec Cornichon (Célia vous le racontera mieux que moi). Mais, rien de bien croustillant. Rien à monnayer à prix d'or auprès de journaux d'intérêt public.

Ne pas jeter l'éponge. Reste les relevés téléphoniques. Peut-être parleront-ils ?
Bingo ! Une certaine Cannelle y revient très souvent. Cela remonte à 3 ans avant sa rencontre avec Poire.

Me voilà donc au service des archives de la PNBG (Police Nationale du Bon Goût). Un travail de longue haleine, des piles de dossiers à éplucher, les yeux qui piquent, des litres de café ingurgités, des nuits blanches et des journées obscures, à peine éclairées d'une lampe de bureau 15 Watt... Et enfin, j'ai le scoop ! C'est mon rédac chef qui va être content !

Figurez-vous qu'avant de rencontrer Poire, Chocolat était loin d'être un saint.
A la fac, il flirte avec Cannelle. Jusqu'alors, il avait une vie rangée, mais cette histoire d'amour bouleverse son quotidien de gendre idéal. Cannelle et Chocolat deviennent les Bonnie and Clyde de leur patelin. Leurs victimes, les vieilles dames qui aiment le thé. Leur technique, abuser de leur confiance en se faisant passer pour un spéculoos. Facile ensuite pour eux de tout obtenir de ces proies complètement aveuglées et de semer la terreur à l'heure du goûter dans les maisons de retraite et autres clubs de point de croix.

Comment Cannelle et Chocolat pouvaient-ils se faire passer pour un spéculoos me demanderez-vous ? Après un verre de vin rouge, leur imitation devenait bluffante de réalisme. La preuve :

felder

Le gâteau chocostreussel qui a le goût d'un spéculoos (recette de Christophe Felder)

  • 250 g de farine
  • 1 sachet de levure chimique
  • 250 g de beurre
  • 250 g de sucre semoule
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 4 oeufs
  • 100 g de vermicelles au chocolat (des pépites de chocolat dans mon cas)
  • 2 cuillères à soupe de cacao amer en poudre
  • 2 cuillères à soupe de cannelle
  • 1 verre de vin rouge

Préchauffer le four à 210°C.
Tamiser la farine avec la levure. Mélanger le beurre en pommade avec les sucres. Ajouter les uns un à un, puis la farine. Bien mélanger. Incorporer les vermicelles au chocolat, le cacao, la cannelle et le vin rouge.
Beurrer un moule en forme de couronne (un moule à cake dans mon cas). Fariner légèrement. Y verser la pâte. Faire cuire au four 1 heure environ.
Après refroidissement, on peut saupoudrer de sucre glace.

 

Rapidement repéré par les services de la PNBG, notre couple semeur de troubles sera condamné à cent cinquante heures de travaux d'intérêt général, l'un en tant que partenaire de Scrabble et mots fléchés à la maison de retraite des Bois Fleuris, l'autre en tant que passeur d'aiguilles au Club des Jeunes Brodeuses à Saint-Nom-la-Brétêche.

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15 mars 2007

Si j'étais ? Je serais Stevie Wonder !

Encore un questionnaire qui circule sur la blogosphère. C'est Christiane qui a gentiment pensé à me le faire passer... Chris, this one's for you !
Bon, vous allez voir, c'est encore un "Si j'étais". Il y a d'autres styles de questionnaires qui tournent, mais étrangement, ce sont les "Si j'étais" qui viennent à moi... Y aurait-il un message ? Essaie-t-on de me faire comprendre quelque chose ? (Parano, moi ?!)

Si j'étais...
Un arbre ? Un arbre fruitier sans aucun doute... j'aurais pu dire un pommier mais non, je serais un figuier. Pour être plus précise, je serais le figuier du voisin de mes parents qui donne chaque été des petites figues violettes mûres à point. Leur pulpe est délicieusement confite, douce et fondante comme du miel...

Un arbuste ? De la vigne vierge qui court sur les murs, les tonnelles et qui rougit quand vient l'été.

Une fleur ? Une fleur peu commune, une fleur exotique. J'ai souvenir d'un ananas rose vif que m'avait offert ma maman, magnifique ! Voilà, je serais un fruit-fleur.

Une aromatique ? Le romarin-g (avé l'accent) de ma Provence.

Une aquatique ? Eh, vous m'avez pris pour une experte en botanique ou quoi ? Vous croyez que je suis incollable en plante ? Ben, j'en connais qu'une moi d'aquatique, le nénuphar ! Tiens, d'ailleurs, un petit problème que Paulo m'a posé hier soir (oui, on s'amuse bien chez nous !) : il y a un nénuphar sur un étang. Le lendemain, il y en a deux, le surlendemain quatre. En quinze jours, la moitié de l'étang est recouverte de nénuphars. En combien de jours la totalité de l'étang sera-t-elle recouverte ?

Une plante offerte ? Le plumbago. Son nom me fait sourire. Petite, je plaignais sincèrement les gens qui avaient des plumbagos, bah oui "ils doivent avoir drôlement mal au dos".

Un animal du jardin ? Peut-on considérer le lapin nain comme animal du jardin ? Disons oui, ça m'arrange. Donc le lapin nain... non, Nonna, t'en feras pas un civet !

Une saison ? Le printemps parce qu'il commence à faire bon ou l'été parce que je peux zapper l'étape fond de teint et terracotta sans qu'on me demande si je suis malade.

Pour récompenser tous ceux qui ont lu avec intérêt (?) les lignes ci-dessus, voici une petite recette qui longtemps m'a trotté dans la tête avant qu'enfin je ne la mette au point. Je voulais depuis un moment faire des petits gâteaux bien denses au chocolat noir dont le coeur serait tendre, crémeux et blanc... Oui voilà, un joli contraste noir et blanc, ébène et ivoire (là, les fans de la première heure du chanteur sus-cité voient (sans mauvais jeu de mots, Stevie, je n'oserais pas) où je veux en venir) :

"Ebony and ivory,
Live together in perfect harmony,
Side by side on my piano keyboard,
Oh Lord, why don't weeeeeee ?"

Eva d'Envie d'avril, cette chanson, euh cette recette plutôt, je te la dédie. Eh oui, ça y est, je l'ai enfin testé cet extrait d'abricot pour lequel nous avions toutes les deux craqué chez G.Detou. Et j'ai envie de te dire que c'est à ton tour maintenant !

fondant

Petites bouchées au chocolat ébène, coeur coulant de ganache ivoire (subtilement abricotée)
Pour 16 empreintes de mini-muffins

La ganache ivoire (subtilement abricotée)

  • 70 g de chocolat ivoire
  • 30 g de crème liquide
  • 4 gouttes d'extrait d'abricot ou autre arôme (facultatif)

Hacher le chocolat. Bouillir la crème et la verser sur le chocolat. Lisser le mélange à la spatule. Incorporer éventuellement l'arôme. Laisser refroidir complètement, filmer et mettre au frigo au minimum 30 minutes. Prélever ensuite 16 petites boules à l'aide d'une cuillère parisienne (de la taille d'une grosse noisette), et entreposer ces boules au congélateur jusqu'à utilisation.

Le gâteau au chocolat ébène

  • 2 oeufs
  • 35 g de farine ou de fécule
  • 20 g de sucre
  • 135 g de chocolat noir
  • 55 g de beurre
  • 1 pincée de fleur de sel

Fondre le chocolat haché avec le beurre. Quand le mélange est lisse, ajouter la pincée de sel et laisser tiédir.
Battre les oeufs avec le sucre. Incorporer la farine et bien mélanger. Ajouter ensuite le mélange chocolat-beurre tiède.

Verser l'appareil au chocolat noir jusqu'au tiers des empreintes (bien beurrées si le moule n'est pas en silicone). Déposer ensuite, au centre de chaque empreinte, une boule de ganache encore gelée puis recouvrir du reste de préparation au chocolat noir. Cuire 8 minutes dans un four préchauffé à 180°C. Laisser refroidir 5 minutes avant de démouler sur grille.

A déguster tiède ou froid. Chaud en effet, la ganache est trop liquide.

Posté par aurelie_cuisine à 18:42 - Du chocolat, en veux-tu ? - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 janvier 2007

Chic ! Encore un blog de cuisine !

Mesdames et messieurs bloggeuses et bloggeurs gourmands, faites donc une petite place à ce nouveau et modeste blog de cuisine qu'est le Set de table !
Pour commencer, et plutôt que de me perdre en discours stériles (là, je me retiens encore mais d'ici peu, vous aurez droit à ma logorrhée !), je vous confie tout de go ma recette fétiche, LA recette qui a fait de moi la reine des desserts aux yeux de mon entourage, LA recette que l'on me réclame à corps et à cris à chaque occasion, LA recette qui m'a valu déclarations d'amour enflammées et demandes en mariage à genoux : LE gâteau fondant au chocolat... inratable !

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LE gâteau fondant au chocolat... inratable !

Pour 8 personnes (voire 6... voire 4)

  • 200 g de chocolat noir (64 % de cacao maxi)
  • 125 g de beurre
  • 6 oeufs (blancs et jaunes séparés)
  • 125 g de sucre en poudre
  • 1 cuillère à soupe de farine
Mettre à fondre le chocolat en morceaux et le beurre coupé en dés dans un saladier au bain-marie. Lorsque tout est fondu, ôter du bain-marie, mélanger et laisser tiédir un peu. Ajouter alors le sucre. Puis, incorporer les jaunes d'oeufs un à un. Enfin, ajouter la cuillère de farine et réserver.
Monter les blancs en neige avec une pincée de sel. Incorporer 1/3 des blancs vigoureusement à la préparation chocolatée (pour la détendre) puis ajouter très délicatement le reste des blancs, en soulevant la masse.
Verser cet appareil dans un moule à manqué (moi, je le verse dans 2 moules à cake, la cuisson est plus rapide et la découpe plus facile). Mettre à cuire dans le four préchauffé à 180°C (thermostat 6) pendant 15 minutes (dans les moules à cake) ou 25 minutes (dans le moule à manqué). Démouler sur grille dès la sortie du four et laisser refroidir.

Variante légère (euh, légère n'est peut-être pas le terme le plus adapté...) :
Occupée à écouter les derniers potins d'une amie, j'ai zappé, une fois, l'étape sucre. Grand bien m'en a pris ! Le gâteau n'en était que meilleur... selon moi, les autres dégustateurs ayant été moins enthousiastes. A vous de juger !

Variante exotique :
Essayez de remplacer la cuillère de farine par autant ou un peu plus de noix de coco râpée... C'est plutôt pas mal.

Variante acidulée:
Ajoutez à l'appareil une bonne grosse poignée d'écorces d'oranges confites coupées en dés et éventuellement une larme de Grand-Marnier.

Posté par aurelie_cuisine à 21:47 - Du chocolat, en veux-tu ? - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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