05 septembre 2009
Cerveaux basse consommation
A l’occasion de la rentrée, il y a quelques jours, on s’est remis à en parler. Toujours au top de la tendance, telle une Kate Moss de la plume (sans la poudre), je vais être la première à oser l’arborer : l’orthographe simplifiée.
(Bernard P., j'ai tant oeuvré pour passer sous le seuil des 10 fautes à tes dictées que ça me ferait mal que tu lises ce qui suit... si d'aventure tu passais par là, pars sans te retourner, pars immédiatement, je t'en prie !)
L’ortografe simplifiée, quelle belle idée ! Fini les triturages de cerveau, "apelle" ça prend un "p" ou deux ? Come tu veux ! Tu mets un "p", tu mets deus "p", tu fais come ça t’arange et surtout, surtout, t’évites de réfléchir pour garder toutes tes capacités intelectuelles intactes .
Alors j’entends déjà les réacs s’insurger "Mais
euh ! C’est n’importe quoi ! Ce n’est plus du français !".
M’enfin rendez-vous compte vieus rétrogrades ! L’ortografe simplifiée
c’est une question de survie de l’espèce ! Oui, car si à ce jour on a bien
intégré le problème du réchaufement climatique, on dirait qu’en revanche on n’a
toujours pas pris concience de la menace sévère qui plane juste au dessus de nos
têtes : le réchaufement neuronal. Or, si on considère que les neurones de
l’umain fondent à la même alure que la banquise en Antartique, inutile de vous dépindre le
cao qui règnera sur la planète d’ici 2050. Les cientifiques tirent la sonette d'alarme !
Insi, pour luter contre ce fénomène autement inquiétant, pas 36 solutions : l’économie cérébrale. Qui passe avant tout par une refonte de notre langue, manifique certes, mais trop complexe.
Par conséquent, come on a un jour abandoné le vieus français, il va nous faloir aujourdui accepter de tirer un trait sur notre bone vieille ortografe. Il en va de la survie de l’umanité.
Ah et au fait les ceptiques - ou devrais-je plutôt dire les iresponsables égoïstes - ne me parlez pas d’étimologie ! Quoi l’étimologie ? Bon c’est sûr, nos decendants auront du mal à savoir qu’ipocampe, ça vient du grec hippo, et risquent de croire qu’un filosofe, c’est le tipe qui est chargé d’enrouler le fil à coudre sur les bobines… Mais sérieus les gas, mais on s’en bat les pieds ! L’umanité est en danger on vous dit ! Et puis de toute façon, ça fait belle lurette que persone ne s’intéresse plus à l’étimologie. Non mais vous avez déjà vu, vous, une pub qui dit "Pour conaître l’origine d’un mot, tape ETIMO au 8 16 16" ? Vraiment, on a d’autres chats à foueter ! Et d’ailleurs, y a pas d’aplication étimologie sur l’Iphone, si c’est pas révélateur, ça !
Donc, en ce qui me concerne, j’ai décidé de prendre part au
combat et de réaliser à mon échelle des économies cérébrales. J’ai un tas
d’idées pour aler encore plus loin car il serait domage de s’arêter en si bon
chemin. Déjà, j’vois pas trop pourquoi on parle pas tous la même langue dans le
monde. Regarde, la monnaie unique coment ça nous a facilité l’Europe. Alors on
pourrait parler une seule et unique langue partout dans le monde (et tant qu’à
faire le français), hein ? T’imagines l’énergie mentale économisée ne
serait-ce que sur une semaine de cour d’un licéen-tipe : tu vires 3 eures
de première langue et 2 eures de seconde langue, ça fait 5 précieuses eures
par semaine pendant lesquelles les neurones de l'ado ne sont pas soumis à la surchaufe. Et si tu penses bien à étindre complètement le cerveau - car le cerveau en veille continue à chaufer - en le colant par exemple devant Secret Story, tu prolonges l'espérance de vie de ses celules grises de 3 jours. C’est prouvé.
Et puis on pense à l'économie cérébrale mais, y sont-y pas un peu érintés nos jeunes de porter leurs imenses cartables ? Anticipons un éventuel réchaufement musculo-articulaire et pensons d'ores et déjà économie fisique ! Moi j'vois bien des chaises de bureau à moteur (qui fonctionneraient à l'énergie renouvelable bien entendu, soyons coérents) pour se déplacer dans l'apart sans efort, et avec sistème de bascule progressive permetant de passer en station debout sans soliciter les articulations, notament les genous. Z'ont les genous fragiles nos ptiots. Et aussi des semelles de chaussures en tapis d'escalator.
'Fin bon, tout ça pour dire : protégeons nos futures générations, simplifions !
Nems surimi-coriandre simplifiés, sauce pimentée simplifiée pour cerveaus surchaufés
Pour 4 persones
- 12 bâtons de surimi
- 6 feuilles de brick
- 1 bouquet de coriandre fraîche
- ketchup
- sauce soja
- purée de piment
Couper les feuilles de brick en deus. Replier chaque moitié de feuille dans la largeur de façon à obtenir une longue bande. Poser quelques feuilles de coriandre en bas de la bande. Déposer un bâton de surimi sur la coriandre et rouler en nem.
Faire cuire 10-15 minutes au four à 200°C, le temps que les nems soient bien dorés.
Pendant ce temps, préparer la sauce. Mélanger dans un bol 3 mesures de ketchup pour 1 mesure de sauce soja, ajouter une petite ou une grosse pointe de purée de piment, selon les goûts.
Tremper les nems tiédis dans la sauce et déguster en feuilletant avec nostalgie votre vieus Robert.
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JiBs, je n'avais plus d'excuses crédibles en stock alors voilà, fini la glandouille ;) Ah et au passage, bon anniv !
12 juin 2009
La grande théorie de la visualisation
Oui alors bon, je ne vais pas vous coller une dépression par écrans interposés mais en ce moment, y a pas grand chose qui coule comme l'eau du ruisseau paisible chez les PasLignac. Et Paulo et moi, on veut bien avoir de la patience, se dire que tout ce qu'on souhaite va finir par arriver, mais on n'est pas l'abbé Pierre ! A un moment donné, on tape du pied et on boude. Oui on boude parce que les autres à côté, on voit bien qu'ils ont un plateau rempli de leurs désirs qui leur est servi au lit tous les matins tandis que nous, on doit se lever pour moudre nos grains de café avec les pieds.
C'est là qu'intervient là sus-nommée, la grande et merveilleuse, j'ai nommé la théorie de la visualisation. Oh ce n'est pas de moi, c'est une de mes bonnes amies qui la pratique et qui m'a dit, formelle et tout et tout "ça marche, crois-moi" (sic). Alors en quoi ça consiste mesdames et messieurs suspendus à mes lèvres ou plutôt à mes index (non, je ne suis toujours pas sténo) ? La grande et merveilleuse théorie de la visualisation est très simple, peut se pratiquer n'importe où - dans un jardin public ou dans les toilettes du bureau - et ne coûte rien si ce n'est une implication et une conviction sans faille.
Prenons un exemple concret, mettons-nous en situation : vous cherchez un appartement depuis maintenant... beaucoup trop de temps et toujours rien. Vous soufflez, vous pestez, vous vous roulez par terre en hurlant de désespoir. Stop ! Pensez visualisation, le nouveau geste bonheur ! L'appartement en question, imaginez-le. Faites un plan de cette merveille architecturale parfaitement adaptée à vos attentes et besoins, découpez des magazines de déco pour mettre au point un portrait robot de ce bonheur à 4 murs et collez ça sur votre frigo. Et surtout, tous les jours, à chaque instant, pensez que d'ici peu il sera à vous.
Elle m'a assuré ma copine que, dès lors qu'on y croit très fort au fin fond de soi sans jamais douter, la théorie affiche un taux de réussite de 99%.
Alors j'ai voulu essayer, pensez donc ! J'avais la foi, je n'avais plus qu'à choisir l'objet de mon désir. Car il faut le savoir, on ne peut visualiser qu'une chose à la fois. Bah oui, sinon, c'est le foutoir dans vos cellules et le message est complètement brouillé, comment voulez-vous qu'ils y comprennent quelque chose là-haut, les gens qui vous envoient votre commande ?
Donc, j'ai hésité et puis, au risque de passer pour une personne vénale, j'ai commencé à imaginer un compte en banque avec plein de zéro derrière. Même pas honte. Pour le portrait-robot, je me suis munie d'un billet de 20 (j'avais que ça dans le portefeuille) et je suis allée le photocopier en milliers d'exemplaires (en dizaines d'exemplaires en fait, parce que j'avais pas assez de monnaie). J'ai posé des liasses un peu partout dans la maison tant et si bien que Paulo a presque cru qu'on avait enfin gratté le BlackJack de la fortune ! (encore eut-il fallu pour qu'il y croit vraiment que je n'eus pas fait ma radine et que j'eus choisi le photocopieur couleur).
Le hic avec cette théorie, c'est qu'on ne sait pas combien de temps on doit attendre. Une semaine, ça va, mais là, pfff, ça fait longuet. La foi s'étiole. Non puis c'est dangereux tout de même parce que j'ai malencontreusement failli tuer mon pauvre et docile aspirateur en passant trop près d'une des liasses. Il a longtemps suffoqué, j'ai cru l'avoir perdu... et vraiment là, c'est pas le moment qu'il me lâche (même si j'ai vu en promo vente flash l'autre jour un superbe aspi rose bonbon que j'aurais bien vu chez moi... non non ce ne serait pas raisonnable).
Du coup, au bout de 3 semaines, j'ai préféré jeter les liasses (à l'abri des regards inquisiteurs de ma concierge, histoire d'éviter qu'elle ne me dénonce pour trafic de faux billets mal faits) et j'ai visualisé quelque chose de plus simple. Et là je m'adresse aux parisiens qui seuls pourront me comprendre vu la date à laquelle je poste ce billet : j'ai visualisé le soleil. Oui l'astre du jour, la grosse boule jaune qui réchauffe les épaules et le moral et qui permet en général de voir la vie en rose (comme l'aspi de mes rêves) même sans un sou sur le compte.
Pour une visualisation des plus efficaces, j'ai été obligée d'aller le (re)voir. Qui ça me demanderez-vous ? Mais celui en qui le soleil a élu domicile, celui en qui le soleil a daigné prendre forme humaine. Lui. Et ouf ! Il était là !Italien jusqu'au bout des "rrrrr", le cheveu sombre et ondulé, le regard noir et profond, la peau mate et le torse velu... il était comme la première fois où je l'ai vu et où j'ai acheté tout son étal de mozzarella pour le voir sourire encore et me prononcer sans fin "oune boccon" la bouche en coeur.
Bref, vous comprendrez que pour visualiser l'été, je ne pouvais trouver mieux qu'Angelo (ce n'est sans doute pas son prénom mais c'est mon fantasme, je l'appelle comme je veux, non mais !) de la Coopérative Latte Cisternino, 17 Rue Geoffroy-Saint-Hilaire dans le 5ème* (une adresse dénichée par Ester ; Ester tu ne me vois pas mais je suis en train de faire une ola en ton honneur).
Et voilà comment, en voulant ramener chez moi des petites boules de soleil, j'ai aperçu en sortant de la boutique - croyez moi croyez moi pas - les rayons tant espérés poindre là-bas au loin.
Les millefeuilles de la visualisation artichaut et bufala, pour que l'été se pointe enfin**
Pour 4 personnes
4 artichauts violets
200 g de mozzarella di bufala Campana
1 citron
50 g de parmesan
huile d’olive
sel, poivre
Retirer les premières feuilles des artichauts. Couper la tige (en
laisser environ 2 cm) et les feuilles aux 2/3 environ. Citronner.
Couper les artichauts ainsi parés en 2 et retirer le foin à l’aide
d’une petite cuillère. Citronner à nouveau. Emincer les moitiés
d’artichauts le plus finement possible, façon carpaccio. Citronner
encore.
Détailler la mozzarella en fines tranches.
A l’aide d’un cercle, dresser les millefeuilles sur assiette : lamelles
d’artichaut, copeaux de parmesan, mozzarella, à nouveau lamelles
d’artichaut, copeaux de parmesan et mozzarella, jusqu’à épuisement des
ingrédients. Saler et poivrer entre les couches. Arroser d’un bon filet
d’huile d’olive et servir sans attendre.
Vous pouvez parer les artichauts à l’avance et les conserver dans un
saladier d’eau citronnée. Vous n’aurez plus qu’à les émincer au moment
de servir.
Vous pouvez ajouter un filet de vinaigre balsamique et quelques pignons grillés sur les millefeuilles si le cœur vous en dit.
*******
Le soleil est de retour, ouiiiiiiiiii ça a fonctionné ! Non, non, ne me remerciez pas amis parisiens, ça me fait plaisir (enfin bon, si vous y tenez, je veux bien que vous visualisiez ma fortune, ce serait un juste retour des choses)
* Trois autres adresses à Paris : 37 rue Godot de Mauroy dans le 9ème, 108 rue St Maur dans le 11ème, 46 rue du Faubourg Poissonnière dans le 10ème... oui mais un seul Angelo !
** Recette extraite du dossier Viva la mozzarella sur Marmiton
05 juin 2008
La fille de sa mère
C'est fou comme je ressemble à ma mère.
C'en est au point que parfois je me demande si je suis vraiment sa fille et pas plutôt un Gremlin's. Si ça s'trouve, un soir d'avril, mon père lui a donné à manger après minuit et hop ! une grosse boule de poils qui jaillit de son dos : j'étais née (le poil est tombé au fil des ans, rassurez-vous)
C'est terrifiant de ressembler à ce point à une personne. On a l'impression qu'on a rien à nous.
Puis surtout, le hic, c'est que j'ai pas pris que le bon. Bah non, c'eût été trop beau. La beauté, l'altruisme, la générosité, j'en ai reçu deux-trois éclaboussures, mais alors les trucs bof-bof, on m'a trempé dedans jusqu'au cou.
Mais le pire dans tout ça, c'est que ces choses-là, c'est ce que je préfère chez moi... enfin chez ma maman... non... bon... a y est, j'me suis perdue... chez nous, quoi ! Et pour rien au monde je ne donnerais à qui que ce soit...
- notre maniaquerie : osez-vous plaindre bande d'ingrats ! On fait le ménage avec application et entrain, et même pas on se fait payer pour ça, alors hein ?!
- nos "j'lui dis" : ça, c'est un tic de langage que nous nous ignorions jusqu'à ce que je rencontre une certaine jeune fille fine et perspicace, accessoirement très douée pour l'imitation. A elle, il fallut peu de temps pour choper le truc et me le faire remarquer. Car ma mère et moi, quand on raconte une histoire, on la rend vivante à coup de "j'lui dis", "et il m'dit" et "alors moi j'lui dis". Vous conviendrez qu'au moins, ça rend la reconstitution du dialogue intelligible.
- notre parler avec les mains : tout le temps, excessivement, et surtout au téléphone (!). Un vrai spectacle vivant, son et lumière, c'est quelque chose... ah ça ! On vous anime une maison !
- nos gros mots en italien : parce qu'en italien ça passe bien mieux qu'en français (du moins en France). Oui, en italien, même les jurons, ils chantent, putana !
- notre style vestimentaire arc-en-ciel flashy tout en superposition et/ou accessoires improbables : eh ouais, mais si on a rendez-vous avec un ami devant la fontaine à Saint-Michel comme à peu près 286 autres personnes, il nous retrouve tout de suite (ou il nous évite à jamais)
- notre débit de parole : hormis mon père (qui ne nous écoute plus qu'à moitié) et mon frère (qui nous raccroche au nez), je suis sûre que les gens apprécient notre application à n'oublier aucun détail... et notre effet soporifique.
- notre sens de la communication : laissez-nous seules à la table d'un resto le temps d'aller aux toilettes, vous nous retrouverez à recueillir les confidences du client d'à côté et de la serveuse. Hop, des ragots de plus à vous raconter pendant le dîner !
Et il y en aurait tellement d'autres ! Mais le point sur lequel je ressemble le plus à ma maman, et qui me plaît encore plus que tous les autres, c'est la simplicité.
Simplicité dans notre façon d'être nous-même tout le temps avec tout le monde, simplicité dans notre façon de nous contenter de peu parce que pour nous c'est déjà beaucoup. Et en toute logique, simplicité dans notre façon de cuisiner : jamais d'esbrouffe, des produits du tous les jours, pour au final un plat modeste et convivial.
Merci ma p'tite maman de m'avoir transmis tes valeurs qui sont mes trésors et bon anniversaire aux couleurs de ton pays. Forza Italia et forza Brigida !
Tomate, courgette et mozzarella di buffala en éventail pour maman simplement parfaite
Pour 4 personnes
- 4 belles tomates bien fermes
- 1 petite courgette
- 150 g de mozzarella di Buffala (ou pas di Buffala, ça le fera aussi z'inquiétez pas)
- 1 à 2 gousses d'ail
- basilic frais
- huile d'olive
- sel, poivre
Laver et sécher les légumes. Couper les tomates en tranches pas trop fines sans aller jusqu'au pédoncule (j'adore ce mot, pardon !) afin qu'elle restent entières. Couper la courgette en tranches bien fines. Peler l'ail et le couper en tranches toutes fines.
Déposer les tomates dans un plat à four, insérer les tranches de courgette entre chaque tranche de tomate. verser un filet d'huile sur les éventails, saler, poivrer et parsemer de tranches d'ail. Enfourner à 180-200°C pour 20-30 minutes (selon la grosseur des tomates, l'épaisseur des tranches et selon le résultat recherché (al dente ou bien cuit) le temps de cuisson varie).
Pendant ce temps, égoutter la mozza et la couper en tranches assez fines. Sortir le plat du four, intercaler les tranches de mozza façon drapeau italiano, arroser du jus de cuisson aillé, parsemer de basilic ciselé et remettre au four 10 minutes, le temps que la mozza fonde. Servir sans attendre.
******
(ça commence à bien faire tous ces anniversaires en mai et juin ! z'avez cru que mon blog c'était un lieu de dédicaces ou quoi ?! ouais ben zou, basta et pastaciutta, c'est finito ces connerito, demain on remet tout ça dans l'ordre !)
09 février 2008
On dira ce qu'on voudra...
La Saint-Valentin, c'est une fête purement commerciale, la Saint-Valentin, c'est pour les blaireaux, la Saint-Valentin c'est naze etc etc. N'empêche que.
N'empêche que moi j'ai passé un certain (trop ?) grand nombres d'années de ma petite vie à attendre de juste pouvoir la fêter.
A l'approche du 14 février, je ne me sentais jamais très bien. Je savais que j'allais avoir droit à la question de la copine-qui-elle-a-un-petit-ami "Tu fais quelque chose le 14 ?". Bah non, à part regarder La Fureur, rien de spécial grosse couillonne. Comme si tu savais pas que j'étais seule. Mais je comprenais bien le but de sa question. Et comme je suis d'un naturel bon, je marchais dans sa combine, courbant l'échine "Moi ? Rien. Et toi ?"
Là, je l'écoutais longuement me narrer le super méga plan romantique-à-la-con que son Valentin acnéique lui concoctait. J'aurais bien voulu être contente pour elle mais pendant son blabla inintéressant j'étais trop occupée à me demander comment qu'on pouvait bien s'y prendre pour embrasser un garçon, parce que quand même avec la langue, déjà ça doit être un peu dégueu, mais en plus je vois pas bien ni l'intérêt ni le mode opératoire, surtout qu'on m'a dit une fois qu'il fallait tourner, quelle drôle d'idée.
Et je me sentais encore plus mal le 15 février au matin. J'aurais tout fait pour pas aller à l'école ce jour-là. Pourtant, dieu sait que j'adoooorais aller à l'école. Car je savais que j'allais avoir droit au récit des soirées, aux sourires benêts et au déballage de pendentifs en coeur ridicules et autres pseudos pierres précieuses roses fushias montées sur plaqué or bas de gamme. "T'as vu ? C'est la bague que je lui avais montré au Manège à bijoux, il s'en est rappelé, il est trop chou". Oui, il s'est pas foutu de toi ma grande, ça, y a pas à dire.
Ainsi, depuis ce moment béni où j'ai enfin pu moi aussi me rendre compte qu'effectivement, mettre la langue c'est un peu dégueu et que tourner c'est pas franchement obligatoire, depuis ce moment béni où moi aussi j'ai pu dire que j'avais un petit ami, ouais, même qu'il est grand, beau, musclé, en 2nde 6... j'te laisse j'le vois là-bas sur son booster, je fais en sorte de fêter la Saint-Valentin. Juste parce que je lui dois à elle, feue Aurélie Boudin (les enfants sont cruels... mais drôles) boulotte, appareil dentairisée et toute timide dans son coin.
Cela dit, les nunucheries et autres coeurs en pendentif, toujours très peu pour moi, non merci, je suis allergique (il est possible que j'en ai égaré volontairement 2 ou 3 dans la poubelle... "beuh ? Tu portes plus le collier que je t'ai offert ?" "pfff, m'en parles pas, ch'uis blasée, je l'ai perdu...") chers ex petits-amis, je vous fais ici mes excuses.
J'essaye donc à cette occasion de faire un petit quelque chose, de préférence un truc un peu rigolo. Cette année, mission accomplie ! La Saint-Valentin, on l'a fêtée mercredi dernier, le 6 février. Tandis que Paulo était encore au travail, j'ai préparé le dîner, poussé les meubles, posé un plaid sur le parquet, allumé quelques bougies histoire de, me suis mise nue. Non, ça c'était pour voir si vous suiviez. J'avais une très jolie robe bustier dont je pourrais vous parler longuement mais là n'est pas le propos. Bref.
A son retour à la maison, il a pas tout compris l'Paulo. Je lui ai souhaité une bonne Saint-Valentin, il a flippé "c'est aujourd'hui ? (merde !)"...
Sushis mangue-jambon de Parme, réduction de balsamique
Pour 12 "sushis" :
- 1 mangue mûre à point
- 2 belles tranches de jambon de Parme
- 15 cl de vinaigre balsamique
- 1 cuillère à café d'huile d'olive
Verser le vinaigre et l’huile d’olive dans une petite casserole. Porter à ébullition puis laisser réduire sur feu doux jusqu’à obtenir une consistance sirupeuse (10-15 minutes environ).
Peler la mangue. La trancher en suivant le noyau central à l’aide d’un grand couteau afin de la couper en 2 moitiés. Couper ensuite chacune de ces moitiés de mangue en 6 morceaux de taille égale. Couper les tranches de jambon en 6 rectangles, de la taille des morceaux de mangue et les assembler. Déguster les "sushis" trempés dans la sauce balsamique.
*****
Nous, on l'a bien aimé notre Saint-Valentin avec 1 bonne semaine d'avance, à manger par terre, à descendre notre litron de rouge et à pas s'offrir de cadeaux. Ah ça, c'est pas les greluches du collège qui auraient fait un truc pareil !
PS : la suite de notre repas ni gnan-gnan ni rose bonbon ni dans des assiettes-coeur mais Saint-Valentin quand même, vous la verrez par-là.
10 janvier 2008
Et pourtant, elle n'avait besoin de rien...
C'est bien ça le pire.
Oui, mais la femme est faible. Oh, elle, elle ne le sait pas. Ou du moins, elle ne veut pas se l'avouer. Elle est convaincue, la bêtassotte, qu'elle saura accompagner sa super copine une journée complète dans la jungle des soldes sans craquer. Non, elle ne craquera pas parce qu'elle n'a besoin de rien. Ce qui tombe plutôt bien puisque son compte en banque n'est pas au mieux de sa forme. Elle croit dur comme fer qu'elle saura être la shopping-mate de bons conseils, qui restera dans un coin du magasin à lever son pouce avec enthousiasme ou faire la moue devant le regard inquisiteur de sa copine au sortir de la cabine. Et qu'elle ne touchera pas un seul vêtement. De toute façon, dernièrement, elle avait fait les boutiques et avait été fort déçue de ne rien trouver à son goût (à sa taille ?). Donc elle y croit, elle part confiante. Même pas besoin d'oublier volontairement la carte bleue à la maison. Non, la volonté seule suffira, c'est une fille comme ça !
Et puis, quelques 8 heures plus tard (une journée de boulot en somme), elle rentre chez elle, épuisée, le dos en compote et les bras qui brûlent. Ils brûlent parce que tenir à bout de bras pendant 8 heures des sacs de fringues tellement gros et lourds qu'on pourrait croire qu'elle transporte un corps coupé en morceaux à la tronçonneuse (faut vraiment que j'arrête les films d'horreur moi !), c'est du sport. Mais surtout, là, avachie dans le canapé, elle ressent ce sentiment étrange que seule la femme faible connaît. Ce sentiment de satisfaction absolue (un jean qui fait un beau petit cul à 20 euros, franchement,fallait le trouver ! D'autant que la taille dudit jean, elle avait fait une croix dessus depuis 1 an... vous imaginez son bonheur !) mêlé d'un sentiment d'atroce culpabilité : elle n'avait besoin de rien bon sang de pipe en bois, elle n'avait pas budgeté ces dépenses inutiles.
Et comme la femme faible est aussi une femme masochiste, elle s'amuse à faire la somme totale de ses achats, tickets de caisse à l'appui, et puis elle se dit que "ah ouais quand même" en réalisant que le taux horaire de ses dépenses est (très) largement supérieur au taux horaire de ses gains.
Mais comme elle n'est pas du genre à se laisser abattre, elle enfile son nouveau jean, son nouveau petit marcel, puis par-dessus son nouveau petit pull. Elle met ses nouvelles chaussures, se pare de ses nouvelles boucles d'oreilles et puis elle se régale de son petit plat favori qui coûte pas cher. Sauf que cette fois, comme elle est maligne, elle l'a préparé en version mini mini parce que ça fait du volume et que ça donne l'impression qu'y a plein à manger. Alors que normalement, c'est juste une entrée légère.
Bah, tant pis, les courses, ce sera pour le mois prochain, quand la paie sera tombée.
Elle a encore faim, oui peut-être, mais qu'est-ce qu'elle se sent belle ce soir !
Mini barquettes tomate-tomate-mozzarella qui soulagent la carte bleue (mais pas la faim)
Pour 4 à 6 personnes en entrée
- 1 pâte brisée maison ou du commerce
- 250 g de tomates cerises
- 15 à 20 tomates séchées
- 2 boules de mozzarella
- huile d'olive
- basilic ou origan
- sel, poivre
Découper des petits cercles dans la pâte brisée, d'un diamètre un peu supérieur à ceux des alvéoles d'un moule à petits-fours. Foncer les empreintes avec ces cercles, piquer la pâte à la fourchette, déposer des haricots secs dans chaque tartelette pour les empêcher de gonfler à la cuisson et enfourner à 180°C pour 8 minutes.
Pendant ce temps, égoutter les boules de mozza et les couper en petits dés. Couper les tomates cerises en deux et les tomates séchées en petits morceaux.
Sur les fonds de tarte précuits et débarrassés de leur lest, répartir les morceaux de tomates séchées, les moitiés de tomates cerises et les dés de mozza. Arroser d'huile d'olive, parsemer de basilic ciselé ou d'origan, saler, poivrer et enfourner pour 12 minutes supplémentaires.
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Demain, elle mettra sa nouvelle petite mini jupe et son nouveau petit tee-shirt qui va bien avec... ou alors sa nouvelle petite robe et puis aussi son nouveau collier et ses nouvelles chaussettes pour se délecter de carottes râpées... ou de pâtes au beurre, elle verra bien !
28 novembre 2007
Ma vie avec des Si
Avec des Si, on mettrais Paris en bouteille. Oui, certainement, je n'en doute pas un instant, même si je ne saisis pas réellement l'intérêt de la chose. Moi, tout ce que je sais, c'est qu'avec des Si, ma vie serait bien plus belle, bien plus simple, bien plus... mieux, quoi !
Si j'avais des pieds plus petits, je trouverais toujours des super chaussures en solde (même en fin de solde, soyons fou !) sans avoir à me battre avec les 4 autres nanas aux pieds standards qui chaussent du 37, 37 et demi ou 38 (selon les modèles).
Si j'avais une jambe de plus, je pourrais courir pour rattraper le bus qui vient de me passer devant (et ainsi éviter d'attendre le prochain, annoncé 24 minutes plus tard), courir tellement plus vite que du coup, j'arriverais victorieusement à sa hauteur au feu. Le tout sans m'étaler comme une grosse m**** juste devant la porte qui s'ouvre, puisqu'avec 3 jambes, on doit quand même être vachement plus stable. (Sans compter qu'avec ma 3ème jambe, je ferais râler plus d'un homme !)
Si j'étais un homme, je ne serais pas capitaine, non, ça ne me fait pas rêver désolée. Si j'étais un homme, je ne penserais pas tout le temps, tout le temps, tout le temps que j'ai du ménage à faire, la machine à faire tourner, les poils qui repoussent et un gros cul flasque.
Si j'avais un "cul de black" comme on l'appelle, je pourrais travailler assise face à mon ordi toute la journée sans me dire qu'à un moment je devrais faire quelques exercices de "contracte le fessier-relâche le fessier-3-4-souffle-6-7-j'ai l'air bête-10".
Si j'avais les doigts en mousse, j'arrêterais enfin de me couper dès que je travaille avec un couteau (ou avec un tire-bouchon, ou avec une paire de ciseaux à bouts ronds (si, si)) et je n'aurais plus mal en me coinçant les doigts dans la porte, la fenêtre, la portière, le bitoniau-qui-se-relève-de-la-porte-du-métro. Sans compter l'économie de pansements.
Si j'avais un estomac mutant-destructeur de sucres et graisses superflues, je pourrais goûter à toutes les recettes que je prépare/teste quotidiennement sans avoir à changer de garde-robe chaque semaine.
Si j'avais un troisième sein, dans le meilleur des cas, je serais un personnage de Friends (private joke pour les Friends-O-philes) donc je serais riche et célèbre. Dans le pire des cas, je serais embauchée dans un cirque. Je serais un peu moins riche mais tout de même célèbre et respectée dans le milieu, et c'est déjà ça.
Si j'avais des dents autonettoyantes et naturellement mentholées, je pourrais rire à gorge déployée face à mes interlocuteurs quelque soit le moment de la journée, quel qu'ait été mon repas (aïoli compris) au lieu de tourner nerveusement la tête tout en mettant mes mains devant ma bouche dès qu'une blague est lancée.
Si j'avais un nez chauffant, je ne verrais plus les voitures s'arrêter à ma rencontre, persuadées d'être face à un feu rouge. Mon nez serait toujours à la bonne température et d'une couleur semblable au reste de mon visage (c'est à dire blanc lavabo).
Si j'avais des yeux derrière la tête, je pourrais éviter les frottis-frottas déplacés du métro et les mains aux fesses du bus, bien avant que le mal ne soit fait. Dans ce cas alors, si j'avais de la force dans les bras, je pourrais leur distribuer des droites et des uppercuts aussi puissants et redoutables que je le fais sur Wii.
Si j'avais les cheveux blonds, je pourrais dire des trucs stupides et complètement à l'ouest sans aucune réaction de surprise de la part de mes interlocuteurs. D'une brune, ça choque toujours, et du coup, ça met la pression. A l'inverse, quand une brune dit un truc très intelligent, elle a beau s'être mis le cerveau en branle pendant 27 minutes pour le sortir, personne ne l'en félicitera jamais. La blonde si (ne vous plaignez pas mesdames-mesdemoiselles blondinettes, vous l'avez belle en fait !).
Si j'avais une once de courage supplémentaire, j'oserais dire aux gens tout le "bien" que je pense d'eux, combien ils me les brisent menu, et je saurais ainsi me sortir des situations de galère dans lesquelles je me retrouve immanquablement depuis 25 ans.
Si j'avais la faculté d'arrêter le temps, ou plutôt de courber le continuum espace-temps comme un certain Hero, je pourrais vous présenter une recette hyper originale et recherchée au lieu de vous resservir honteusement, la tête enfoncée dans les épaules, une recette que je donne déjà ici.
Les rouleaux de printemps d'une vie sans les Si
Pour 3 rouleaux de printemps
- 3 grandes galettes de riz
- 1 petite courgette
- 3 feuilles de laitue
- 1 blanc de poulet
- 50 g de ricotta
- 30 g de pignons grillés
- 2 cuil. à soupe de pesto (acheté ou fait maison)
- 1 cuil. à soupe d’huile d’olive
Tremper une galette de riz dans l’eau chaude jusqu’à ce qu’elle
devienne molle. Disposer au centre une feuille de laitue. Étaler dessus
une bonne cuillerée de ricotta, ajouter une poignée de courgette râpée,
quelques morceaux de poulet et quelques pignons.
Rabattre les deux côtés de la galette sur la garniture. Rabattre
ensuite la partie inférieure de la galette puis rouler bien serré.
Faire de même avec les 2 autres galettes.
Mélanger le pesto et l’huile d’olive et servir en accompagnement.
29 mai 2007
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le parmesan
Ou tout ce que vous saviez déjà sur le parmesan et que je vous confirme.
Ou tout ce qui ne vous intéresse que très peu finalement, alors RDV en fin de billet !
> Le parmesan vient de Parme, dans le nord de l'Italie, d'où son nom. A noter d'ailleurs que son nom en V.O est Parmigiano-Reggiano.
> Le parmesan est un fromage au lait de vache, mais pas de n'importe quelles vaches. Les rouges reggiana, des vaches de Parme et pas d'ailleurs. Elles donnent un lait jaune qui convient idéalement à la fabrication de ce fromage. Il en faut d'ailleurs pas moins de 14 litres pour obtenir 1 kilo de parmesan (autant dire qu'elles ne chôment pas, les vaches rouges).
> Le parmesan n'est pas si gras. Sans aller jusqu'à dire que c'est un fromage maigre, il faut tout de même reconnaître que le parmesan compte parmi les fromages gras* les moins gras**. Vous me suivez ?
*La pâte du parmesan est pressée afin de la débarrasser de son eau. Si on enlève l'eau, il reste ? Le gras. De fait, 100 g de Pont-l'Evêque (ou autre fromage à pâte molle, donc non pressée, donc contenant de l'eau) apporte moins de lipides (24 g) que 100 g de parmesan (27 g) - mouais, enfin, pas de quoi se flageller avec une branche de céleri.
**Le parmesan est fabriqué à partir de lait partiellement écrémé, quand certains autres fromages à pâte pressée sont, eux, fabriqués à partir de lait entier. Ceci expliquant que 100 g de gruyère apporte - et là, c'est grave ! - 33 g de lipides. Bouuuuuh, vilain gruyère ! Mieux vaut donc râper sur ses pâtes du parmesan que du gruyère, on peut comme ça en mettre plus. CQFD.
> Le parmesan est protégé par une AOP, qui nous permet de distinguer le vrai des faux. Le vrai, le Parmigiano-Reggiano, c'est celui qui s'affine au minimum 12 mois mais bien plus souvent 24 à 36 mois, celui dont le goût est prononcé et la texture granuleuse. A nous donc, pauvres consommateurs égarés, de reconnaître ce trésor jaune paille soigneusement contrôlé, testé et approuvé par - tremblez messieurs-dames ! - le Consortium du Parmigiano-Reggiano, parmi tous ces faux-parmesans produits en Allemagne, Suisse, Australie, France... bref, autre part qu'en Italie du Nord, qui inondent le marché.
Parce que, savez-vous ce que font les méchants producteurs de faux-parmesans ? Ils ajoutent en début de production certaines enzymes destinées à accélerer le processus de fabrication du fromage. Rhoooo, les goujats ! Résultat : le faux-parmesan est produit beaucoup plus vite. Oui, mais il est 'achement moins bon (rapport à ces enzymes qui altèrent goût et texture). Et puis, le faux-parmesan est produit à moindre coût, donc, dans le commerce, on le paye moins cher. Oui, mais j'insiste, il est 'achement moins bon !
> Le parmesan n'est pas le Grana Padano, au même titre que ma tante n'est pas mon oncle (n'est-ce pas Kmille ?!). Ce sont tous les deux des fromages à pâte pressée cuite. Ce sont tous les deux des fromages à pâte granuleuse, des fromages à râper ou à "copeauter". Et même au niveau du goût, ils se ressemblent. N'empêche que, le Parmigiano-Reggiano AOP n'est pas le Grana Padano AOP. Notez que ce dernier à une saveur moins prononcée, plus délicate, et qu'il est donc tout adapté aux mariages sucrés-salés.
Bon, c'est pas tout ça mais j'ai un morceau de Reggiano à finir moi !
Petites crèmes express au Parmigiano-Reggiano
Pour 10 à 12 petites mises-en-bouche
- 80 g de parmesan (24 mois d'affinage pour encore plus de caractère)
- 50 cl de lait
- 2 cuillères à café rases de fécule de maïs
- fleur de sel, poivre
- feuilles de basilic
- tomates séchées
Râper patiemment le parmesan.
Délayer la fécule dans 15 cl de lait, dans un saladier.
Dans une petite casserole, porter le reste de lait à ébullition. Hors du feu, ajouter le parmesan râpé et mélanger rapidement. Verser ce mélange encore bouillant sur la fécule délayée puis remettre le tout dans la casserole, sur le feu. Mélanger vivement, le temps que le mélange épaississe (environ 2 ou 3 minutes). Retirer du feu.
Rectifier l'assaisonnement en sel et poivre. Verser dans des petits verres et laisser refroidir. Filmer et entreposer au réfrigérateur au moins 1 petite heure.
Au moment de servir, déposer une feuille de basilic et une petite tomate séchée sur chaque verre, ainsi que quelques grains de fleur de sel.
Tomate séchée, basilic et fleur de sel apportent une touche de déco, mais ont au départ un intérêt gustatif. L'ensemble est très bon, mais en petite quantité, sans quoi cela pourrait devenir écoeurant. Ceci expliquant les très petites portions...
16 mars 2007
Ménage à trois pour Sucré Salé #4
Jean-Luc Delavion "Bonjour ! Aujourd'hui nous recevons sur notre plateau un couple mythique, un couple inséparable depuis des années, un couple qui s'entend à merveille : Poire et Fromage (c'est aussi le nom du blog sympathique de Flo, c'est exact !).
Poire, vous êtes de la famille des Comice, une famille de renom. Vous avez longtemps côtoyé la grande famille des Fromages, sans forcément poser vos yeux sur l'un d'entre eux. Jusqu'au jour où vous avez craqué pour les faux jumeaux Roquefort et Gorgonzola"
Poire Comice "Oui, en effet Jean-Luc. J'ai fondu pour leur caractère bien trempé et à la fois leur tendresse et leur crémeux. Un vrai coup de foudre. Pour partager mon quotidien, j'ai jeté mon dévolu sur Gorgonzola... oui, j'ai un petit faible pour les italiens !"
JLD "Des années de bonheur sans nuage tous les deux. Et là, le drame. Gorgonzola flashe sur Pain d'Epices..."
PC "Ah ça, Gorgonzola, les noms à particule, ça l'a toujours fait fantasmer..."
GGZ "Tu sais bien que ce n'est pas ça. C'est pour sa suavité que j'ai craqué. Pain d'Epices, sous son hâle doré, cache des trésors de parfums chaleureux... et son moelleux, hummm..."
JLD "Aujourd'hui, vous avez fait le choix de vivre tous les trois, sous le même toit. Comment en arrive-t-on à une telle décision ?"
GGZ "J'étais fou de Pain d'Epices mais à aucun moment je ne me serais vu vivre sans Poire. Elle seule sait être craquante ou fondante selon les moments, mais toujours juteuse et finement sucrée. Vivre avec elle, c'est du bonheur à chaque instant. Il me manquait juste cette chaleur... que j'ai trouvée en Pain d'Epices. Avec elles deux, je me sens enfin complet, je me sens enfin épanoui"
JLD "Poire, comment acceptez-vous la situation ?"
PC "J'étais complètement détruite au début... je me suis remise en question, puis j'ai fini par comprendre que d'une part, Gorgonzola ne me reprochait rien et d'autre part que si je refusais, je le perdrais de toute évidence. J'ai accepté de faire l'essai, en regrettant au fond de moi de ne pas lui avoir préféré son frère français Roquefort quand nous étions jeune. C'était à prévoir tout ça, en choisissant un italien !
Finalement, ce ménage à trois me convient parfaitement. Moi-même je suis plus épanouie depuis l'arrivée de Pain d'Epices dans notre foyer. Ses parfums me mettent en valeur, son moelleux et mon croquant font merveille... Je suis une autre !"
GGZ "Aujourd'hui, nous sommes fiers de ce choix, de ce mode de vie un peu à part qui nous rend heureux. Voilà pourquoi nous avons décidé de le crier au monde entier en participant au concours Le Sucré s'invite chez le Salé. Un jeu initié par Minouchka dont la 4ème édition est organisée par Mamina..."
Millefeuille de poire, gorgonzola et pain d'épices à l'érable
Pour 2 personnes
- 6 tranches fines de pain d'épices
- 120 g de gorgonzola (plus ou moins selon les goûts)
- 1 grosse poire comice pas trop mûre
- noix
- roquette
- huile d'olive
- vinaigre balsamique
Couper la poire en tranches très fines dans la longueur (dans l'idéal à l'aide d'une mandoline).
Couper le gorgonzola en tranches fines également. Compter qu'il faudra 3 étages de chaque par personne.
Sur chaque assiette, superposer une tranche de pain d'épices, du gorgonzola, une tranche de poire et monter ainsi 3 étages par assiette, en terminant par une tranche de poire.
Déposer une poignée de roquette à côté du millefeuille, arroser d'huile d'olive et de vinaigre balsamique et parsemer de noix grossièrement concassées. Servir immédiatement.
Cette recette délicieuse m'a été inspirée d'un petit livre, Millefeuille, aux éditions Solar.
Pour le pain d'épices, j'ai suivi la recette de Bergamote (Sous la hotte de Bergamote), qui elle, avait suivi la recette de Lilo (Cuisine Campagne). A la différence près que j'ai remplacé le miel par du sirop d'érable. C'est délicieux et encore plus parfumé à mon goût. Cette recette est une petite merveille, facile et inratable, je vous la conseille vivement. Elle donne un pain d'épices ultra moelleux et qui, pendant des jours, reste... ultra moelleux !
15 mars 2007
Blog Appétit #10, tout et son contraire
Paraîtrait que j'ai l'esprit de contradiction.
Paraîtrait que, si on me dit noir, je dis blanc. Systématiquement.
Paraîtrait que c'est peu surprenant, c'est un truc de gonzesses femmes.
Qu'est-ce qu'il faut pas entendre, j'vous jure !
Le sujet de la 10ème édition de Blog Appétit (la première pour moi) était difficile, et il m'aura fallu plancher des jours durant pour trouver ce que j'allais préparer avec les deux ingrédients imposés : la carotte et l'endive.
La carotte, tout le monde l'aime, parce qu'elle est douce et sucrée. L'endive fait moins l'unanimité, son amertume fait grimacer. Et si on inversait les rôles ? Si, pour une fois, c'était la carotte qui avait le rôle de l'agresseur de papilles, de la provocatrice ? Je l'imagine corsée, bien relevée, pour trancher avec sa discrétion habituelle... Et aussi, froide, voire même glaciale !
Ainsi, la langue, dans un premier temps transie de froid, serait à son réveil assaillie de parfums épicés.
Paradoxalement, l'endive serait douceur et velouté. Chaude et crémeuse, elle viendrait comme une caresse rassurante pour apaiser le feu glacé.
Tout et son contraire, n'est-ce pas ce que je vous disais plus haut ?
Paraîtrait que j'ai l'esprit de contradiction... mais où est-on allé chercher ça ?!
Velours d'endive et carotte glaciale en chaud-froid
Pour 2 verrines moyennes ou 4 petites
Pour le granité de carotte à l'orange et au cumin
- 30 cl de jus de carottes
- 10 cl de jus d'orange pressée
- 10 cl d'eau
- 1/2 cuillère à café de cumin moulu
Mélanger le jus de carottes, le jus d'orange et l'eau. Ajouter le cumin. Verser le tout dans un plat creux et plat sur une épaisseur de 2cm. Mettre au congélateur. Au bout d'1h, gratter la surface avec une fourchette pour former les cristaux du granité. Renouveler l'opération 1h30 après.
Pour le velours d'endive
- 500 g d'endives
- 20 g de beurre
- 1 cuillère à café de sucre
- 125 ml de crème liquide (allégée tant qu'à faire)
- 2 cuillères à soupe de jus de citron
- sel, poivre
Laver et émincer les endives. Les faire fondre dans une sauteuse dans le beurre. Ajouter 1 cuillère de jus de citron (pour qu'elles gardent leur couleur blanche) et laisser mijoter environ 30 minutes. Les endives doivent être tendres.
Mettre les endives (égouttées s'il restait un peu d'eau au fond de la sauteuse) dans le blender. Ajouter la moitié de la crème, le citron restant et mixer finement. Ajouter alors le restant de crème. Mixer à nouveau. Rectifier l'assaisonnement en sel et poivre.
Dresser :
Verser la soupe chaude dans les verrines, déposer sur le dessus le granité à la carotte, parsemer de graines de cumin ou cumin moulu et/ou de noix concassées et servir rapidement.
Avec les petits sablés aux graines de cumin, fenouil et anis de Clea ou ceux au roquefort de Pascale pour accompagner.


















