23 avril 2008
Champions du monde !
Pfff, je suis fourbue, flappie, fiou, naze, claquette, bref, je suis fatiguée.
La faute à mon nouveau travail qui m'impose des horaires stricts, le salopiaud. Vous vous en prendrez à lui, moi j'y suis pour rien. Juste que pour le coup, je suis tellement fourbue, flappie, naze, claquette, bref fatiguée que je suis bien incapable de réfléchir outre mesure.
Dans un pareil cas, que faire ? Ben, pourquoi pas un top 10 des meilleures requêtes Google qui ont mené à ce blog ? (comme l'a si bien fait mon copain Ju - dit Ju la muse - récemment)
Bon, en réalité, ce n'est pas le top 10 mais plutôt le savoureux cru du jour. Vous constaterez qu'en ce mercredi de Nouvelle-Star-décidément-insupportable-
tellement-ils-en-font-des-caisses-les-candidats-sauf-Benjamin-ok-d'accord, j'ai réussi l'exploit de rassembler les champions du monde du mot-clé... oh, je n'en suis pas peu fière !
- "J'ai un gros cul"
Oui, mais l'avantage que tu as par rapport à d'autres, c'est que tu en as conscience. Donc, tu pourras sûrement t'en sortir.
- "Femme de 16 ans célibataire"
Ah ça, je ne crois pas que ça existe encore mon p'tit gars ! Tu sais, c'est l'âge où ça commence à devenir difficile de trouver de la célib', elles sont toutes maquées... à moins que tu n'aies rien contre les divorcées, tu devrais plutôt cibler la femme de onze ans et demi, t'auras plus de chances.
- "Est-il bon pour une personne de 80 ans de faire des mots croisés toute la journée ?"
Certainement pas malheureux ! Vous ne vous rendez pas compte du danger ou quoi ?
- "J'aime pas ta soupe"
Merci de me faire découvrir les nouvelles insultes tendances. Non parce que j'en étais restée à "ta mère en short" (ouais, je sais, c'est ultra vieux, ça craint) et j'avais besoin de me renouveler. Maintenant, quand quelqu'un me poussera à bout, je lui enverrai un bon "t'façon j'aime ta soupe, sale face de gougère !". Avec ça, je serai tranquille.
- "J'émets des ondes magnétiques"
... je suis rectangulaire et souvent assez fin pour être glissé dans une poche de jean... je permets de communiquer avec des personnes physiquement loin de moi... je me fais remplacer tous les 3 mois pour un modèle plus récent par les hommes atteints de gadgétovirus... je suis ???
- "Contraire de chaud"
Euh... ch'ais pas... "petit" ? Oh pis j'en sais rien ! J't'en pose des questions moi ? Ouais ben j'aime pas ta soupe tiens !
- "Il sait à qui tu penses"
Sérieux ? Merde ! Mais comment il l'a su ? Il dira rien à personne, hein, hein ?
- "Que manger pour être malade ?"
Tout dépend de la maladie que tu veux avoir. Si c'est pour louper les cours jusqu'à vendredi, tu peux aller manger à la pizzeria en bas de chez moi et commander la margherita de base à 8€50. Normalement tu passeras 3 jours avec de la fièvre à rendre à César ce qui est à César. Très bon rapport qualité/prix.
- "Que faire quand les ongles des chats saignent"
Oui alors, après les ongles du perroquet, je crois qu'il est utile de faire une petite précision : je ne suis pas vétérinaire, je ne suis pas davantage manucure et encore moins manucure pour animaux. Mais c'est vrai que maintenant, je le regrette... ça a l'air d'être un métier d'avenir.
- "Faire chauffer du chou et le mettre sur les fesses brûle la cellulite"
Attends ! Avant, il faut que tu masses tes cuisses avec de la couenne de porc. Ensuite,
tu fais chauffer les feuilles de chou et tu les colles sur ton fessier
avec du papier film pour que ça tienne bien. Puis, t'enfiles un collant
en boyau de dindon et tu peux t'habiller par dessus sans que personne
ne voit rien. Tu gardes ça toute la journée pour que ça agisse bien, tu
fais ça tous les jours pendant 3 semaines et, preuve à l'appui, tu
perds 4 cm de tour de cuisses, de taille et de hanche.
Sinon, pour perdre du centimètre, tu peux aussi te mettre à la salade, d'autant qu'il commence enfin à faire beau. L'avantage c'est que même si tu es fourbue, flappie, fiou, naze, claquette, bref, fatiguée, c'est si simple à préparer que tu trouveras toujours le soupçon d'énergie nécessaire. Vois par exemple ce petit taboulé bien équilibré et bien protéiné que j'ai improvisé au sortir du bagne boulot.
Protéiné le taboulé ? Oui parce que j'y ai mis la championne du monde des céréales : le quinoa.
Taboulé champion catégories Rapidité et Equilibre au quinoa
- 2 verres de quinoa
- 3 petites tomates bien fermes
- 4 petits oignons nouveaux
- 1 petite courgette ferme
- 1 poivron rouge
- 1 citron
- 1 cuillère à soupe de mélasse de grenade (ou de vinaigre balsamique)
- 1 grosse poignée de raisins secs
- 1/2 bouquet de menthe
- 1/2 bouquet de coriandre
- cumin (en graines, c'est encore mieux)
- 4 à 6 cuillères à soupe d'huile d'olive
- sel, poivre
Faire cuire le quinoa selon les indications du paquet.
Pendant de temps, épépiner les tomates et les couper en petits dés. Peler et hacher les oignons. Laver la courgette et la détailler en petits dés (ôter les graines si nécessaire) et faire de même avec le poivron.
Lorsque le quinoa est cuit, l'égoutter et le rincer à l'eau fraîche avant de l'égoutter à nouveau. Lui ajouter les légumes coupés, les raisins secs, le jus du citron, la mélasse, l'huile d'olive, le sel, le poivre et le cumin. Ciseler la menthe et la coriandre, ajouter au saladier, mélanger et laisser au frais si possible 30 minutes, le temps de prendre un petit verre de vin jus de tomate par exemple.
11 mars 2008
Le pas de trop
Si ! Je suis sûre que vous l'avez tous connu, le pas de trop. Cette phrase qu'on ajoute, ce geste qu'on ne sait réfréner, et qui fait s'effondrer l'édifice. Ce moment où l'on a pris un peu trop confiance et dans notre lancée, comme on ne se sent plus pisser, on en fait des caisses pour que ce soit encore mieux que bien. Et au final c'est pire que tout.
Vous voyez toujours pas de quoi je parle ? ('tain, sont bouchés aujourd'hui !) Bon, j'exemplise pour ceux du fond qui ne suivent pas.
Le pas de trop, c'est lorsque vous êtes à un dîner avec des amis ; depuis 15 minutes, vous lancez quelques petites blagounettes qui font hurler de rire les uns et pouffer les autres. Bref, carton plein, votre humour fait mouche. Et là, vous voulez taper plus fort et sortez LA blague de mauvais goût, ou tout simplement nulle à chier et c'est le bide total. Les amis sont déçus, choqués. Flop. Vous n'avez plus qu'à disparaître sous la table pour vous faire oublier le reste du repas. Ou payer l'addition pour redorer votre blason.
Le pas de trop, c'est lorsque vous vous préparez pour la soirée du siècle et - vu que c'est quand même la soirée du siècle mince ! - vous décidez de forcer un peu plus sur le maquillage qu'à l'accoutumée. Anti-cerne, fond de teint, poudre libre, trait d'eye-liner, mascara. Coup d'oeil dans le miroir, un seul mot : Waouh. Et là, crayon contour des lèvres brun ou coup de blush fushia et vous ne ressemblez plus qu'à une vieille pouf salement ravalée. La lose. Vous effacez tout, vous recommencez et arrivez en retard. Ou vous assumez, au moins on se souviendra de votre arrivée.
(Là, j'ai conscience que je perds mon lectorat masculin... vite, je rattrape le coup !)
Le pas de trop, c'est quand vous êtes au pieu avec une petite nana bien sous tout rapport, petite nana que vous avez d'ailleurs travaillé au corps pendant des semaines avant de la voir là, sous vous, et faut bien avouer que ça se passe super. Elle a l'air d'aimer ce que vous faites la coquinette. Et là, vous vous dites qu'elle aimera sûrement davantage si en même temps, vous enfoncez votre langue dans le trou de son oreille... crispation soudaine, rhabillage en mode accéléré et "on s'appelle" qui sonne faux en claquant la porte. C'est mort. Vous pouvez vous la mettre derrière l'oreille pour la fumer plus tard. Ou... euh... ou rien.
Voilà, c'est ça le pas de trop.
Alors moi, je m'étais bien renseignée sur le sujet et je m'étais promis que jamais plus ça m'arriverait. J'ai appris à reconnaître les signaux qui disent "stooop ! T'es allée au bout ! Un pas de plus et tu te manges le mur en pleine face". Et pourtant, pas plus tard que tout à l'heure, j'ai flanché (eh oui, même aux meilleurs ça arrive).
Elle était pourtant si bien partie ma purée de carotte !
Des carottes cuites à l'eau et réduites en purée avec de la ricotta. Miam !
Puis j'ai voulu ajouter un truc. Tiens, pourquoi pas de la pomme ! Alors j'ai ajouté de la pomme. Hummm !
Et puis je me suis dit qu'un autre truc en plus, ça pourrait rendre la chose exceptionnelle. Alors, j'y ai mis du pavot. Slurp !
Et puis, je n'ai pas senti qu'il fallait en rester là. J'ai fait la nique à la barrière invisible qui s'érigeait entre moi et la bouteille d'huile de noisette. Et là, ma purée de carotte-pomme-pavot si délicieuse, presque divine, est devenue un truc qui s'laisse manger... mais c'est quoi ce petit arrière-goût... c'est bizarre, non ?
Purée carotte-pomme-pavot qui sait s'arrêter au bon moment
Pour 1 Hamster en souffrance
- 3 carottes
- 1 petite pomme (Granny, Golden)
- 2 cuillères à soupe de ricotta (ou de lait ou de crème liquide)
- 1 cuillère à soupe de pavot bleu
- quelques gouttes de jus de citron
- sel
Peler les carottes et les couper en rondelles. Les cuire environ 20 minutes dans une casserole d'eau bouillante.
Ne pas ajouter d'huile de noisette.
Pendant ce temps, peler et épépiner la pomme, la détailler en dés et la cuire dans une petite casserole avec quelques gouttes de jus de citron et 1 cuillère à soupe d'eau.
Ne pas ajouter d'huile de noisette.
Egoutter les carottes, ajouter les dés de pommes fondants et réduire le tout en purée avec la ricotta (ou la lait ou la crème).
Ne pas ajouter d'huile de noisette.
Saler, pavotiser et servir sans attendre. Ah, j'oubliais : ne pas ajouter d'huile de noisette.
19 mai 2007
J'ai enfanté un monstre !
D'ordinaire, Paulo est l'homme le plus calme que la terre ait porté. En toutes circonstances, il fait preuve d'une patience déconcertante... et pourtant, vous imaginez que ce n'est pas faute d'essayer de l'énerver ! Mais peine perdue, Paulo ne sort jamais de ses gonds. Et finalement, pour cohabiter avec une hystérique anxieuse, angoissée d'origine italienne (= qui hausse le ton plus vite que son ombre et qui jure en italien), ce n'est pas plus mal.
Un beau jour, j'ai oublié de fermer ma bouche et j'ai lancé à Paulo un "et si tu te mettais à la guitare ?".
Et Paulo, qui en avait très envie au fond de lui, s'est mis à la guitare.
Alors, le monstre qui sommeillait en lui s'est éveillé.
Entre les premiers accords de Redemption Song et ceux de Jeux Interdits, de ma cuisine où je préparais des cookies, j'ai tout à coup entendu la Bête entrer dans une colère noire. Les insultes ont fusé dans tous les sens, aucun animal de la création n'a été épargné, des têtards aux vaches (les vieilles notamment). Fébrilement, j'ai sorti la tête de la cuisine "c'est quand même pas mon Paulo qui est si vulgaire ??"... j'ai cru revivre la fameuse scène de l'Exorciste où la petite-fille est habitée par le démon...
Il me fallait l'apaiser au plus vite, c'est qu'il me faisait (presque) peur ! J'ai donc sorti deux-trois petites choses du frigo et je lui ai préparé un velouté tout rose et tout doux.
Le velouté englouti, la colère est passée, Paulo a retrouvé sa sérénité légendaire.
Mais aujourd'hui encore, quand je le vois sortir la guitare de son étui (en tout bien tout honneur... rhooo, z'avez l'esprit mal placé quand même !), la panique m'envahit.
Si seulement ce jour là, je m'étais contentée d'un classique "et si tu passais l'aspiro ?"...
Velouté de betterave pour calmer la bête irascible qui est en lui
Pour 2 bons bols ou 4 petits
- 1 belle betterave cuite
- 125 g de mascarpone
- 1/2 gousse d'ail
- sel, poivre
- crème liquide (facultatif)
Mixer la betterave avec le mascarpone et l'ail. Saler, poivrer. Allonger de crème liquide pour une consistance moins épaisse (moi, je l'aime très consistant). Servir bien frais avec une petite cuillère de mascarpone, quelques pluches de persil plat ciselé et éventuellement, comme moi, des tranches de jambon cru séchées au four 10 minutes.
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Par ailleurs, cette recette étant toute rose, elle me permet de contribuer à la chaîne rose lancée par Requia pour relayer le blog de Sophie, Femmes avant tout. Un blog sublime destiné à aider les femmes atteintes de cancer à rester féminines.
16 mai 2007
Disparition inexpliquée : mais que fait la police ?
Plus de nouvelles de A. depuis plus d'un mois maintenant. Il semblerait que la police vienne enfin de découvrir une piste sérieuse mais rappelons les faits avant d'aller plus loin.
Aperçue pour la dernière fois le 8 avril dernier, elle se serait par la suite évadée quelques semaines dans son Sud natal. Là, des témoins assurent l'avoir aperçue en pleine gatouille : elle aurait complètement perdu la raison et aurait tenté de s'enfuir avec un individu de sexe masculin, le magnifique Axel (voir photo ci-dessous).
Elle aurait à nouveau perdu les pédales quelques heures après et tenté d'enlever un individu de sexe féminin cette fois, la sublime Maïlee (voir photo ci-dessous).
Des tentatives de rapt non abouties grâce à la bienveillance des mamans respectives de ces petits bouts qui ont su raisonner A. la gâteuse. Visiblement assagie et calmée (et bronzée, héhé !), elle rentre à Paris.
Mais là, plus de nouvelles.
Toutes les hypothèses ont été évoquées par les enquêteurs alertés par un Paulo inquiet et surtout visiblement très amaigri (m'étonnes !). Si l'enquête a bien longtemps piétiné, aujourd'hui, une lettre de rançon parvenue au domicile de Paulo et de la disparue met fin à toutes les suspicions et incertitudes. Une lettre revendiquée par les Glossy Rady, un gang de radis reconnaissable à leur costume rose très flashy. Ils demandent 10 000 $ pour rendre la belle (et je trouve que c'est vraiment pas cher payé !!).
Gang des Glossy Rady, autrement dit Radis glacés
- 1 botte de radis
- 30 g de beurre
- 1 cuillère à café de sucre
- sel, poivre
Retirer les fanes des radis et les garder pour préparer un velouté ou autre.
Rincer les radis et les sécher. Fondre le beurre dans une sauteuse. Y déposer les radis, les saupoudrer de sucre et laisser cuire une dizaine de minutes en remuant régulièrement. Ne pas cuire trop longtemps car les radis sont meilleurs s'ils restent un peu croquants. Saler, poivrer et servir sans attendre.
Elle est tout bête cette recette, je vous l'accorde, mais comme disent les djeun's, elle déchire grave ! Pour accompagner viandes et poissons de façon originale et pour le moins colorée...
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Paulo parviendra-t-il à rassembler la somme astronomique réclamée par les Glossy Rady pour récupérer sa dulcinée (?) et surtout pour retrouver ses joues replètes ???
Plus sérieusement, mille merci à ceux et celles qui se sont inquiétés de mon absence et qui m'ont donné envie de revenir. Ils se reconnaîtront.
31 mars 2007
Ne suis-je pas un ange ?
Depuis hier, mon petit Paulo est malade... rien de grave, un bon gros rhume, mais vous le savez autant que moi, un homme qui a le nez qui coule souffre terriblement.
N'écoutant que mon coeur, je suis aux petits soins pour cette pauvre victime de l'instabilité météorologique des derniers jours. Je lui apporte son gâteau préféré au lit quand je l'entends s'éveiller, je lui mets ses gouttes nasales, je ramasse sans mot dire les mouchoirs qui seraient tombés à côté du sac plastique que je l'ai prié d'accrocher à sa ceinture, etc, le tout avec un air attristé et compatissant.
Parfaite mère nourricière, je tâche de lui donner de l'appétit en préparant des petits plats réconfortants. Hier soir par exemple, une crème de sucrine, toute douce grâce à la ricotta, surmontée d'une chapelure croustillante de pancetta.
Ah ? Vous ne me croyez pas ? Zut, suis allée trop loin... pas crédible...
Ok, je rectifie.
Depuis hier, Paulo est malade... rien de grave, un petit rhume de rien du tout, mais vous le savez autant que moi, un homme qui a le nez qui coule souffre bien plus que vous lorsque vous aviez cette horrible grippe.
N'écoutant que mon coeur, je suis aux petits soins pour ce foufou qui a cru que le printemps était arrivé et s'est un peu trop vite dénudé. Je débarque comme une furie dans la chambre quand j'estime qu'il devrait être levé depuis longtemps... avec son gâteau préféré pour que ça passe mieux, je lui mets ses gouttes nasales (ça c'est vrai, j'adore !), je ramasse en râlant comme un putois les mouchoirs qui ne sont pas - pourquoi ? - dans le sac plastique que je l'ai sommé de garder toujours avec lui, etc, tout en faisant quelques blagounettes pour dédramatiser et pour compenser mon côté vieille mégère.
Parfaite mère nourricière, je tâche de lui donner de l'appétit en préparant des petits plats réconfortants... qui me permettent d'écouler deux ou trois petites choses qui s'éternisent dans le frigo. Hier soir par exemple, une crème de sucrine (un jour de plus et elle finissait à la poubelle celle-là), toute douce grâce à la ricotta (qu'il rejette systématiquement, comme tout ce qui ressemble de près ou de loin à un yaourt), surmontée d'une chapelure croustillante de pancetta (qu'il refuse de manger à cause des marbrures de gras).
Je suis horrible, je sais... mais tout de même, au départ, l'intention est bonne non ?
Soupe fond de frigo pleine de bonnes intentions
Pour 1 gros malade
- 1 petite laitue sucrine (200 ou 250 g environ)
- 10 g de beurre
- 1 grosse cuillère à soupe de ricotta
- 1 cuillère à soupe de parmesan râpé
- 1 cuillère à soupe d'huile d'olive
- crème liquide (légère)
- 2 tranches fines de pancetta
- sel, poivre
Déposer les tranches de pancetta sur la plaque du four chemisée de papier sulfurisé. Enfourner pour 15 minutes environ à 200°C. La pancetta doit sécher sans brûler. Laisser refroidir quelques minutes dans le four éteint puis déposer les tranches sur un papier absorbant pour finir de les sécher. Elles doivent être cassantes. Lorsqu'elles sont bien froides, les déposer dans le bol du mixer et les réduire rapidement en chapelure, réserver.
Emincer la sucrine. Chauffer dans une sauteuse le beurre et y faire fondre la sucrine quelques minutes. Lorsqu'elle est bien tendre, la mettre dans le blender avec la ricotta, le parmesan, l'huile d'olive et mixer. Ajouter peu à peu de la crème liquide en filet jusqu'à obtenir la consistance désirée. Saler légèrement (la pancetta se charge du reste) et poivrer.
Verser dans un bol, parsemer de chapelure de pancetta et donner la becquée à son gros malade.
Il a avalé son bol de soupe tellement vite que je n'ai même pas eu le temps d'avoir de remords. Comme quoi, tout réside dans l'art de présenter les choses...
01 mars 2007
J'ai refait le coup de l'oignon frit...
... Oui, mais avant ma dernière "trouvaille oignonée" après la purée, je fais honneur à l'invitation d'Hélène des Carottes sont cuites. Et je réponds donc, à sa demande, à ce petit questionnaire au conditionnel...
Si j'étais...
Un légume ? La courgette. Non, plutôt l'aubergine. Non, le chou blanc ou vert... Bon, mon dernier mot sera l'épinard.
Un fruit ? Alors là, fastoche, sans hésitation la pomme. J'aime tous les fruits mais la pomme, je ne saurais m'en passer. Pas une journée sans que je ne croque une pomme... "Une pomme le matin éloigne le médecin" disait ma sage Mamie.
Une épice ? La badiane. J'aime tout ce qui est anisé... et c'est très bon pour la digestion... enfin moi, j'dis ça j'dis rien.
Une herbe ? Fastoche aussi, le basilic. Petite, je récupérais les feuilles de basilic - cuites dans la sauce tomate de Maman - que mon frère laissait sur le rebord de son assiette (la goulue, qu'on m'appelait à l'époque ! Je mangeais tout ce qui passait devant mes yeux et j'aurais mangé mes poupées si on m'avait privé de repas !)
Un dessert ? Une énorme salade de fruits de saison bien colorée... avec une énorme boule de glace pour accompagner, vanille, coco, pistache, menthe-chocolat ou sorbet pamplemousse, mandarine, pomme verte, figue, cassis, etc. Sans chantilly, s'il vous plaît.
Un bonbon ? Le Dragibus, le rouge d'abord, le noir ensuite puis le rose. Les autres, je les aime moins et je les laisse... parce que, je le certifie devant témoins, ils n'ont pas le même goût !
Un chocolat ? Un noir à 70 % de cacao, pourquoi pas avec des éclats de fève de cacao. Ou alors, si vraiment il n'y a que ça, je saurais me contenter du Poulain 1848 lait noisettes et feuilleté de praliné.
Une confiture ? Oui, je me doutais qu'il y aurait une question à laquelle je ne pourrais répondre. Je les aime toutes sans exception et je ne conçois pas de n'en manger qu'une. Sachant que j'en fais une consommation excessive (2 pots par semaine... mais je progresse, j'étais à 3 il y a peu), j'en change tout le temps. Mes préférées tout de même : myrtille, figue, rhubarbe, ananas, poire, cerise.
Une cuisine ? Italienne, plus besoin d'expliquer pourquoi.
Un couvert ? La fourchette. Sans elle, va manger des spaghettis, va couper une viande ! Eh oui, indispensable fourchette !
Une boisson alcoolisée ? Le vin rouge, bien tannique et charpenté. Quoiqu'un rouge léger soit aussi agréable parfois.
Une boisson sans alcool ? La ricorée ou la tisane verveine/menthe selon le moment de la journée. Pas un matin sans l'une, pas un soir sans l'autre... avant d'aller me coucher avec les autres pensionnaires de la maison de retraite !!
Propriétaire d'un restaurant ? Un bistrot parisien, ambiance décontractée, belles assiettes, bons vins, prix doux et clients fidèles qui deviennent amis...
Sans transition, la suite.
Parce qu'il fallait bien finir un jour
ce pot d'oignons frits, j'ai tenté des petits beignets de pomme de
terre, directement inspirés des beignets de courgette que nous faisait
Mamie. Pommes de terre et oignons frits, ça avait marché la première
fois, et ça marche encore mieux comme ça :
Beignets de pommes de terre à l'oignon (doublement) frit
Pour une quinzaine de beignets :
- 2 petites pommes de terre
- 1 oeuf
- 3 à 4 cuillères à soupe de farine
- 1 grosse poignée de gruyère râpé
- sel, poivre
- muscade
- 1 grosse poignée d'oignons frits
Râper les pommes de terre. Incorporer l'oeuf entier et ajouter
ensuite la farine. Ajouter ensuite le gruyère râpé, l'oignon frit et
assaisonner.
Dans une grande poêle à bords un peu hauts, mettre une
bonne épaisseur d'huile à chauffer. Quand elle est chaude, disposer des
petits tas de pâte (la taille d'une cuillère à soupe) et laisser cuire
2 à 3 minutes sur chaque face, les beignets doivent être très bien
dorés. Débarrasser sur du papier absorbant pour éponger l'excédent
d'huile.
S'il en reste (vous verrez qu'on a tendance à les engloutir en les préparant), ils accompagnent très bien un bon steak.
J'oubliais. Je ne sais pas trop qui n'a pas encore eu ce questionnaire donc je passe le relai à qui le souhaite.
22 février 2007
La recette pour rassurer Mémé
Aujourd'hui, ma Nonna fête ses 81 ans. Je l'ai donc appelée pour lui souhaiter un joyeux anniversaire et, comme souvent, elle m'a fait part de son inquiétude : "ess qué tou mandge là bas, à Parrris (rrr = roulage de "r" vous l'aurez compris) ?"
Eh oui, pour ma grand-mère, c'est ça le plus important. Si on mange,
on est en bonne santé. Si on a de l'embonpoint, c'est signe d'une bonne
qualité de vie. Et si on a beaucoup d'embonpoint, elle peut dormir
tranquille, tout va pour le mieux !!
Alors, comme 800 km nous séparent (elle vit à Toulon),
elle ne peut pas constater si j'ai maigri (horreuuuuur !) ou si j'ai
pris des joues et si mes pantalons me boudinent. Donc elle me
demande.
Et ce qui l'inquiète tout autant, c'est la qualité de ce que je mange. Notamment en ce qui concerne les fruits et les légumes. Habituée aux marchés colorés, parfumés et ensoleillés d'Italie et de Provence, elle n'arrive pas à comprendre qu'à Parrris aussi on trouve de magnifiques produits frais. Et pourtant Nonna, ici, à Paris où il pleut souvent, à Paris où il fait gris, à Paris où l'air est pollué, à Paris où ça pue, il y a de beaux fruits et légumes (enfin, pas partout mais on en trouve !)
Pour preuve, j'ai préparé dans ma cuisine parisienne, avec des produits parisiens, une petite recette parisienne, directement inspirée du caviar d'aubergine-qui-sent-bon-le-sud : le caviar de brocoli... de Paris !
Caviar de brocoli de Paris
- 1 belle tête de brocoli
- 1 gousse d'ail
- sel, poivre
- huile d'olive
- quelques gouttes de jus de citron
- basilic, ou persil plat, ou coriandre, frais de préférence
Séparer les bouquets de brocoli, les rincer et les faire cuire à la vapeur ou à l'eau bouillante très salée pendant 5-10 minutes environ. Mixer le brocoli avec la gousse d'ail pelée, le basilic (plus il y en a, meilleur c'est), quelques gouttes de jus de citron et de l'huile d'olive. Ajouter de l'huile jusqu'à l'obtention de la consistance désirée, à savoir une texture de caviar d'aubergine ! Rectifier l'assaisonnement en sel et poivre et réserver au frigo jusqu'au moment de servir.

(Version chapeau chinois si vous préférez)
Nota : Avec des gressins, des bâtons de crudité, sur du pain de campagne, c'est le top... encore faut-il aimer l'ail car le goût est bien présent. Si vraiment vous souhaitez garder une haleine (relativement) respirable, mettez seulement 1/2 gousse...
15 février 2007
Dans la série "Les placards sont une mine d'or"
Il y a quelques semaines de cela, vous aviez le droit de ne pas savoir que votre placard de cuisine - oui, oui, celui qui est tellement plein qu'à chaque ouverture, une boîte de conserve manque de vous écraser le petit orteil ! - que ce placard, en formica blanc chez les uns, en chêne massif chez les autres, est une véritable mine d'or.
Seulement aujourd'hui, entre le livre de Seymourina Cruse "Les recettes inavouables" (second volet) et le concours de recettes inavouables organisé par Anaïk qui en a découlé, il est humainement impossible d'ignorer ce constat (à moins d'avoir passé les 3 derniers mois en exil sur une île déserte, je vous l'accorde... et accessoirement je vous déteste petit veinard !).
Personnellement, je me doutais vaguement que ces boîtes de conserve et autres sachets de soupe lyophilisée avaient un intérêt, notamment celui de faire gagner du temps, du coup, j'en ai toujours acheté plus que trop. Désormais, je peux même déculpabiliser : "c'est la dame qui a écrit le livre qui a dit qu'il fallait toujours avoir des pots de crème de marrons... Si ! Pour faire de la glace, pardi !... Eh oui, 8 pots c'est bien nécessaire... Et si tes potes débarquent à l'improviste, hein ?!".
Récemment, partant pour des fouilles au fond de l'étagère salée (boîte de sardines, de petits pois, pâtes, riz, etc, par opposition à l'étagère sucrée, réservée à la pâtisserie), j'ai trouvé un pot d'oignons frits. Ok, c'est tellement bon que je pourrais l'engloutir comme ça, "nature", en tapant ce billet. Mais non, ce serait dommage. C'est peut-être un ingrédient magique...
Résultat, ça fait une
semaine que tout ce que je mange à un goût d'oignon frit... et c'est plus ou
moins convaincant...
Une réussite : la purée !
Purée légère à l'oignon frit
Pour 2 personnes
- 6 grosses pommes de terre Bintje
- 30 à 40 g de beurre
- lait
- sel, poivre
- muscade
- 1 gousse d'ail
- 1 poignée d'oignon frit
Peler les pommes de terre, les rincer sous l'eau, et les mettre dans
une casserole, coupées en 4. Ajouter la gousse d'ail pelée, couvrir
d'eau et porter à ébullition. Laisser cuire à petits bouillons pendant
environ 15 minutes (le couteau piqué dans le chair doit pénétrer sans
difficulté). Les égoutter.
Hors du feu, ajouter le beurre en petits
dés et commencer à écraser à la fourchette ou au presse-purée. Ajouter
peu à peu le lait, jusqu'à obtenir la consistance souhaitée. Novices
attention : on ne mixe jamais une purée sous peine de la voir devenir
toute collante !
Saler et poivrer, ajouter de la muscade fraîchement râpée et une bonne grosse poignée d'oignons frits.
Verdict : C'est très parfumé, et le contraste des textures est très sympa. Mon Paulo n'a pas été aussi emballé que moi mais il a trouvé ça bon "si, si, c'est bon, on sent bien l'oignon, ça apporte un petit plus"...
11 février 2007
J'ai toujours du Coca chez moi... mais je ne le bois pas !
En fait, je bois du Coca,
mais, en tant que fille qui se respecte, je bois exclusivement celui
qui contient moins d'une calorie par verre... c'est bien mieux pour
accompagner mes tartines de Nutella, n'est-ce pas ?! Bref.
Ce Coca rouge dans mon frigo, je dois vous l'avouer aujourd'hui pour le concours de recettes inavouables lancé par Anaïk, ce Coca rouge, c'est l'ingrédient magique qui rend mes carottes irrésistibles.
Bien
sûr, il ne faut pas rechercher le goût de son soda favori dans son
assiette. Par contre, une chose est sûre, les carottes, bien fondantes,
seront sucrées et caramélisées juste ce qu'il faut. Vous vous
surprendrez à en reprendre, et peut-être même à finir le plat (ce qui
m'a valu un "eh ben, tant mieux, ça t'rendra aimable !" sur lequel je ne m'étendrais pas... mouais, un peu facile Paulo !).
Voici donc la recette plus simple tu peux pas
Les Carott-O-Coca
Pour 4 personnes
- 600 g de carottes émincées finement
- 150 g d'oignons hachés
- 20 cl de Coca Cola rouge
- 2 feuilles de laurier
- 30 g de beurre
- sel, poivre
Dans une cocotte ou une sauteuse, faire revenir les carottes et les oignons dans le beurre quelques instants. Verser ensuite le Coca, ajouter le laurier, saler, poivrer et couvrir. Laisser cuire à frémissement pendant environ 30 minutes en remuant de temps en temps. Après ces 30 minutes, finir la cuisson à découvert pour que les carottes caramélisent (attention, remuer sans cesse car ça caramélise vite !). Servir aussitôt.
Julie Andrieu, l'auteur de cette recette (rendons à César... je l'ai trouvée dans Ma p'tite cuisine), suggère de servir ces carottes inavouables en accompagnement de viande grillée ou braisée. Par contre, elle ne dit pas si la recette fonctionne avec du Pepsi (mille excuses à ma cousine Caroline qui bosse chez PepsiCo : Caro, promis, la prochaine fois, je change de marque ! Pour ma défense, en ce qui concerne le jus de fruits, ça a toujours été et ce sera toujours Tropicana :))



















