Set de table

Petite cuisine du tous les jours

21 juin 2008

Blancheur et injustice

A en croire le quintet de cuivres qui anime mon quartier (ah, on me dit dans l'oreillette que ce n'est pas un quintet mais un seul et même homme... bravo monsieur, quel talent !), c'est bien la fête de la musique aujourd'hui, oui je confirme.

Bon, moi, perso cette fête, je m'en tape un peu, parce que la musique, je l'écoute quand je veux - c'est à dire tout le temps - à un volume tolérable et toléré par mon oreille interne et avec tous mes orteils en parfait état.

Mais si c'est la fête de la musique, ça veut donc dire que c'est l'été ! Ouiiiiiii ! Depuis qu'on l'attendait celui-là !

M'enfin, y a quand même un truc qui me chiffonne : j'ai des faux airs de bac à douche, et ça, moi j'dis, c'est pas possible. Non. Autant au printemps, même en fin de printemps, ça passait, autant en été, c'est inconcevable. Qu'est-ce qu'ils se disent, hein, les gens qui me croisent dans la rue ? Que je suis malade ? Que j'ai une triste et morne vie d'ascète ? Pire : que je suis albinos ?!

Ah non, j'peux pas les laisser penser ça ! Me reste plus qu'une chose à faire pour sauver ma réputation : partir vite vite faire une cure de bronzage intensive. De la plage non-stop pendant une semaine, j'vois que ça pour me donner le summer-style, vous êtes d'accord, non ?

Bon ben je ne vais pas traîner ici plus longtemps, juste le temps de mettre mes shorts, tongs et maillots dans une valise et de vous laisser avec celle qui suscite toute ma jalousie car, pourtant blanche comme un... d'un blanc laiteux, sans avoir à tricher avec l'autobronzant ou à se tartiner de graisse à traire, elle respire la santé et la pleine saveur : cette pistonnée de mozzarella di Buffala !

Rouleaux de courgette et de blanche mozzarella pour marquer le passage à l'été
Pour 2-3 personnes

  • 1 boule de mozzarella di Buffala
  • 1 courgette allongée bien ferme
  • huile d'olive
  • vinaigre balsamique
  • origan ou basilic
  • sel, poivre

Egoutter la blanche et molle mozza et la couper en dés.
Laver la courgette et à l'aide d'un économe la détailler en tagliatelle.

Enrouler chaque dé de mozza d'une lanière de courgette, piquer avec un cure dent et assaisonner. Facile, rapide et supra bon pour un apéro improvisé.

********

Palma de Mallorca, attends-moi, j'arriiiive !

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14 février 2008

J'demande pas grand chose pourtant !

C'est sûr, je devais être un sacré macho esclavagiste dans ma première vie. Un mufle, un goujat, riche et gras, un usurier, égoïste et profiteur, le genre de type qui réussit en écrasant les autres, qui claque les fesses des femmes et crache avec dédain sur les malheureux qui viendraient lui demander de l'aide ou de la compassion.

Alors, pour redresser le tir avec ma deuxième vie, ils ont réfléchi un bon moment au Bureau des Réincarnations :

- "Bon, qu'est-ce qu'on en fait de son âme à celui-là ?

- Moi j'dis, odieux comme il était, il a bien mérité le châtiment suprême, non ?

- Tu veux dire se retrouver dans le corps d'une femme ? Hey, bonne idée !

- Oui et je pensais carrément en faire une femme du 21ème siècle. Genre une femme qui en plus des règles douloureuses et de la cellulite, doive passer la moitié de sa vie à s'épiler, faire du Pilates et lutter trois plombes pour mettre son jean dans ses bottes. 

- Mouais, ça me semble pas mal... t'es sûr que c'est pas un peu vache quand même ?

- Ouais bon, c'est un peu dur, t'as raison. Ben, on va lui mettre un ou deux trucs sympas pour compenser. Euh... un petit nez, des oreilles symétriques et du second degré... ça suffira hein ?!"

[...]

Enfin bon, voilà très certainement comment j'en suis arrivée là... Dire que j'étais un bonhomme fortuné, puissant, craint et respecté ! Ils m'ont pas loupé les saligauds !

Du coup, là maintenant tout de suite, je me demandais si je ne pouvais pas choisir ma prochaine vie. Histoire d'éviter une nouvelle déception.

Ce en quoi je voudrais me réincarner ? En lapin !


Oui un beau et jeune lapin à la cuisse à la fois tendre et ferme d'avoir gambadé dans les prés (et d'avoir honoré un sacré tableau de chasse de p'tites lapinettes pas farouches) toute sa courte mais heureuse vie.

Oui, car si je devenais lapin, je connaîtrais surtout le plaisir de finir ma vie entre les mains talentueuses de Philippe Delacourcelle. Assaisonné au cumin, cuit à point, posé sur des tranches d'aubergines et des patates douces fondantes, n'est-ce pas une glorieuse fin ? Franchement ?

En plus, je suis convaincue que, gentil comme il est, avant de me trancher les cuisses, Philippe me laisserait me régaler de son dessert spécial lapin, son gâteau à la carotte et aux châtaignes, avec la boule de glace à la carotte et la confiture de carotte à l'orange sanguine qui vont bien.

Ou alors, si le lapin est déjà pris (je me doute que c'est très demandé) me réincarner en morue (beaucoup moins plébiscité en général) pour qu'il me serve avec une purée fumée. Ou encore en scampi pour qu'il me fasse sauter moi et mes potes avec du basilic et qu'il nous aligne près d'un dôme de lentilles roses au mascarpone.

Ou finalement, en n'importe quel animal susceptible de figurer un jour sur la carte du Pré Verre. Parce que, je vous en ai déjà parlé je sais, mais je radote volontairement : c'est mon resto préféré et d'y être retournée mardi soir (oui, désolée, j'ai oublié de prendre des photos), ça m'a rappelé qu'à chaque fois, c'est un pur moment de bonheur. Et je voulais vous le dire. Alors je vous le dis.
 

Hein ? Comment ça on n'a pas le droit de choisir sa nouvelle vie ? Ah ouais ? Vous en êtes sûrs ? Même si j'essaie de me mettre les membres du Bureau des Réincarnations dans la poche en leur apportant quelques bonbons ?

bonbon_fourme

Bonbons corrupteurs et croustillants à la fourme d'Ambert et aux pommes fondantes
Pour 16 bonbons

  • 4 feuilles de bricks
  • 1 pomme Golden ou Granny
  • 80 g de fourme d'Ambert
  • 20 g de beurre
  • 1 cuillère à soupe de miel
  • graines de cumin (facultatif)

Peler et épépiner la pomme. La couper en dés.
Chauffer le beurre dans une poêle, déposer les dés de pomme et ajouter le miel. Laisser dorer quelques minutes sur feu moyen. Lorsque les dés de pomme sont fondants et bronzés, retirer du feu et laisser refroidir.
Pendant ce temps, couper le fromage en lamelles et les feuilles de brick en 4 triangles.
A la pointe de chaque triangle, déposer quelques dés de pomme, quelques lamelles de fourme, éventuellement quelques graines de cumin puis rouler le tout pour former un bonbon. Fermer avec de la ficelle de cuisine (un noeud simple suffit... perso j'avais fait des double-noeuds, résultat on a bien galéré à les enlever !). Enfourner à 180°C pendant 10 minutes environ (surveiller car ça brûle vite).
Et manger chaud après avoir retiré la ficelle si possible.

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19 janvier 2008

Aujourd'hui, j'm'assume !

Oui, aujourd'hui est un grand jour. Je me suis levée ce matin avec l'envie aussi soudaine qu'inexpliquée, de m'assumer. Tout à fait, rien que ça !
Et m'assumer, ça passe par avouer publiquement certains petits travers de ma personne. Publiquement, ici et maintenant, sur ce blog.

(Pourquoi je ne me suis pas levée avec l'envie soudaine et inexpliquée de trier mes chaussettes ou de m'épiler les aisselles ? Franchement, ç'aurait été plus simple tout de même.)

Non, mais j'ai dit que je m'assumais alors je m'assume !
Alors voilà. Il faut que vous sachiez qu'à la question "Et sinon, tu fais quoi toi pour te détendre, quand t'as du temps pour toi ?" j'avais ma réponse type "Je fais le ménage/Je blogue/Je cuisine..." (comment ça j'ai de drôles de façons de me détendre ?! Je ne vous permets pas !). Aujourd'hui, je veux répondre franchement. Qu'importe les regards réprobateurs.

Oui, moi pour me détendre, j'assouvis ma grande passion : les mots fléchés !
Il n'est pas un jour où je ne remplis pas une petite grille comme ça, hop hop hop. Oui, oh, riez, moquez-vous, allez-y, j'assume je vous dis.

Partout dans mon appartement, le sol est jonché de grilles vierges de mots fléchés arrachées systématiquement dans les journaux et magazines qui passent entre mes mains. Voici, Gala, Télé Loisirs, Le Parisien/Var Matin, Femina... je les fais toutes, les grilles de mots fléchés. Des plus simples et riquiquis aux plus ardues et immensissimes. J'ai même songé à les coller comme papier peint.

Et je ne lâche pas la grille tant que je ne l'ai pas remplie intégralement. A la lettre près. Quitte à passer 4-5-6 jours sur la même.
Psychorigide vous dites ? Mouais, pas faux !
Puis pas question de tricher ! Ah ça, non ! Dieu m'en garde, je ne me pardonnerais jamais de regarder la solution. Je veux les remplir avec la seule aide de ma petite tête et de mon esprit désormais conditionné pour les raisonnements alambiqués. TINTIN CHEZ LES SOVIETS en 4 lettres ? NIET, bien sûr! (Tintin = rien - Chez les Soviets = en Russie - Comprendre donc : RIEN EN RUSSE... NIET bien sûr !)

Je n'ai jamais su résister devant une grille. Tant qu'elle n'est pas pleine, elle m'attire. Dans les salles d'attente des médecins, je sors illico mon stylo pour corriger et/ou complèter les grilles "entamées". Même qu'avant, mon médecin, il m'en mettait de côté. Exprès pour moi, la monomaniaque des mots fléchés.

Bref, je m'égare, mais il fallait que ce soit dit : les mots fléchés, c'est mon dada.
Ben voilà, c'était pas si dur en fait ! Héhé, je vais même le répéter encore une fois, tiens.
J'adore faire des mots fléchés, et si je pouvais j'en ferais toute la journée. (Je rappelle au lecteur que j'ai bien 25 ans (oui, oui, presque 26, je sais, ça va !) et non pas 65 ans).

Rho ben, j'me sens mieux, dis donc !

Oh et puis, je suis lancée maintenant, alors...
Quand j'ai un coup de blues, pour retrouver le sourire dans la seconde, j'écoute Est-ce que tu viens pour les vacances. Ou Laissez-moi danser. Ou encore Femmes de Jean-Luc Lahaye.

Ouf, ça fait du bien ! J'vous raconte pas !

Allez une dernière et puis j'arrête.
J'adore les gaufres. Non mais vraiment. J'adore, j'vous assure ! A tel point que je pourrais me nourrir exclusivement de gaufres pendant 3 mois, à tous les repas. Sans m'en lasser une seule seconde.
D'ailleurs, c'est un peu ce qui est arrivé il y a quelques temps.

Et voilà ce que ça a donné :

2659_Gaufres

Les gaufres, collection Charlotte est une gourmande (sacrée Charlotte ;-)) aux éditions SAEP

Je voulais vous donner l'une des recettes de mon régime-gaufres. Pas facile, j'ai longuement hésité :
Du sucré ? Banana-gaufre à la mélasse ? Macarons gaufrés pistache-griotte ? Gaufre gourmande double-choc' ?
Du salé ? Gaufres de thon aux câpres et piment d'Espelette ? Gaufre Benedict ? Gaufr'itas (contraction de gaufre et fajitas pour ceux qui ne suivent pas mon esprit tordu) ?
Et puis finalement, c'est la recette de la couverture qui a gagné mes faveurs !

Tartare de saumon sur une gaufre ail et fines herbes
Pour 4 personnes

  • 2 pommes de terre
  • 1 oignon
  • 1 oeuf
  • 20 g de farine
  • 40 g de parmesan râpé
  • 60 g de fromage frais à l'ail et aux fines herbes
  • 150 g de saumon fumé
  • 400 g de saumon frais
  • le jus d'1 citron vert
  • 1 cuillère à soupe de vodka
  • 1 cuillère à soupe de poivre vert
  • 1 oignon rouge
  • 1 cuillère à soupe de câpres
  • aneth
  • 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
  • 1 pomme Granny
  • sel, poivre

Peler les pommes de terre et l'oignon et les râper. Presser les légumes râpés entre les mains au-dessus d'une passoire pour retirer l'excédent d'eau. Les déposer dans un saladier, ajouter l'oeuf, mélanger. Incorporer la farine, le parmesan et le fromage frais. Saler, poivrer.
Hacher les saumons au couteau. Peler et hacher finement l'oignon. Dans un bol, mélanger les saumons, l'oignon haché, les câpres, l'aneth ciselé, le jus de citron et la vodka. Saler, poivrer et ajouter l'huile d'olive. Réserver au frais le temps de cuire les gaufres.
Epépiner la pomme sans la peler, la couper en tranches fines (si possible à la mandoline). Arroser de quelques gouttes de vodka et réserver.
Cuire les gaufres 3 ou 4 minutes*. Servir les gaufres tièdes (éventuellement tartinées de fromage frais) agrémentées du tartare de saumon. Décorer des tranches de pomme et de poivre vert.

******

*Des conseils pour ne plus vous gaufrer lors de la cuisson des gaufres, et puis accessoirement 59 autres recettes, dans le livre !

Edit de 15h25 : J'oubliais ! J'assume aussi le fait que parfois la nuit, je rêve de fromages qui se mettent sur la tronche (voir pour preuve Le match Ricotta VS Mascarpone). Voilà, c'est tout !

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04 janvier 2008

Mes bonnes résolutions

Je sais, personne ne les tient jamais, moi la première, mais malgré tout, pour moi, c'est important : pas de nouvelle année qui commence sans que je bonne-résolutionne. Sinon, j'en suis convaincue, ça porte malheur.

Donc, pour éviter 7 ans de pénurie sexuelle, la chute anticipée de mes cheveux, un troisième sein qui me pousse au milieu du dos et des quadruplés dans 7 mois, vite, je fais ma liste de résolutions-que-si-ça-se-trouve-pour-une-fois-je-tiendrais :

- écrire au moins un post par semaine sur ce satané blog et ne plus oublier de prendre en photo la moitié des plats que je prépare, surtout quand je les prépare presque spécialement pour ce satané blog. J'ajouterais aussi : ne pas oublier de noter sur un morceau de papier attaché à des dizaines d'autres - en d'autres termes, un bloc-notes par opposition à la feuille volante qui, elle, par définition, vole et disparaît sans prévenir - la recette de ceux que je n'ai pas oublié de prendre en photo.

- arrêter de dire un gros mot par phrase. Non, parce que sérieusement, c'est pas beau de la bouche d'une jeune fille classe et discrète comme moi, bordel à cul. Bon je m'accorde quand même le "putain" parce que je suis une fille du Sud et celui-là, si on me l'enlève, je ne saurais plus parler (qui a dit "tant mieux ça nous ferait des vacances"?!)

- organiser mon travail et ne pas faire les choses à la dernière minute. Oui, c'est vrai, j'ai toujours mieux travaillé dans l'urgence mais tout de même, se laisser 2 jours pour écrire 5 articles, préparer 12 plats et couper ses ongles de pieds (rien à voir mais c'est toujours dans ces moments là qu'ils atteignent la mauvaise longueur, celle qui fait filer les collants) c'est plus vraiment de l'urgence c'est une course contre la montre perdue d'avance. Et Dieu sait que pourtant, la course, c'est mon truc ! (Ah non, c'est les courses en fait mon truc... si si vous savez, avec un panier au bout de son bras qu'on remplit de trucs à manger, ou de vêtements, ou de maquillage, et qu'on paie à la caisse)

- ne plus abandonner en cours de route mes activités sportives. Même si la prof est terriblement relou. Surtout quand on paie un oeil et un rein pour l'abonnement. Et arrêter de s'en justifier par d'horripilantes excuses en carton du style "ouh là, je me sens faible... si si regarde j'ai 36°8 de fièvre ! Je vais rester au chaud" ou encore "oui mais là je peux pas y aller, tu te rends compte, y a un super reportage sur la cuisine à la télé (une rediff que j'ai déjà vue mais je me garde bien de le dire)" . Et bla, et bla, et bla.

- ne plus passer d'une phase d'orgie gargantuesque et totalement déséquilibrée à une période de jeûne ascétique encore plus déséquilibrée sans transition aucune. Y en a des qui diraient que je suis une tout-ou-rien, une excessive, une passionnée. Moi je dis que c'est tout de même pénible de ne pas savoir vivre dans la modération, et que la démesure c'est épuisant. Surtout pour mon foie et mon estomac qui n'ont pourtant rien demandé à personne et qui à force ne comprennent plus quel est leur rôle et font complètement n'importe quoi (note à ma famille : s'il m'arrive quelque chose, donnez mes organes, j'y tiens... par contre, attendez-vous à ce qu'on vous les rende en vous remerciant !).

- ne plus boire d'alcool... nan j'déconne ! Z'êtes pas bien ou quoi ?!

- prendre enfin des cours de théâtre pour éviter enfin de devenir couleur aubergine dès que je m'adresse à plus d'une personne et demie (oui parce que si la 2ème ne m'écoute qu'à moitié, ça va encore, mais pour peu qu'elle aussi soit tout ouïe là c'est trop, je suis déstabilisée). On m'a souvent dit que c'était mignon le rose aux joues. Moi je trouve que ça fait petit cochon. Bah en même temps, c'est vrai que c'est mignon un petit cochon. Oui mais pour peu que ça vire au rouge aux joues, comme 99 fois sur 100, là, ça fait truie pompette. C'est tout de suite moins mignon.

- battre Paulo à tous les jeux de la Wii. Et surtout au tennis, parce que c'est son truc à lui le tennis, alors ce serait ma grande fierté (chacun ses ambitions ! T'inquiète ma Delou, j'raconterais pas ce qu'a été ta grande fierté en Bretagne cet été). Parce que c'est pas tout d'être une bête au Scrabble et au Boggle (frimeuse !), je veux être la meilleure partout !

- ne plus vouloir être la meilleure partout. Non mais c'est vrai quoi ! Déjà, c'est pas possible. Ensuite, si c'était possible, ce serait énervant, tout le monde me détesterait parce que je serais horriblement parfaite. Alors, franchement, à quoi bon se casser la tête à devenir quelqu'un qu'on a même pas envie d'être ? Finalement, je les aime bien mes faiblesses (bon, ça dépend lesquelles je vous l'accorde, par exemple ma nullitude jeuvidéo-esque que je ne peux pas saquer) alors je les garde et je les revendique. Parce que ça me rend humaine et sympathique et que de toutes façons, je vais me les coltiner encore une bonne paire d'années alors autant m'y faire.

- arrêter de toujours compter et apprendre à aimer les chiffres impairs. Donc, pour cela, commencer par acheter 5 pommes et pas 4 ou 6, continuer par me faire 1 ou 3 shampooings mais plus 2, et mettre dans la paume de ma main 5 pressions de sérum réparateur pour pointes sèches au lieu de 4. Aussi, ne plus compter les marches quand je monte mes 4 (encore pair !) étages d'autant que depuis 2 ans que je vis là, je sais pertinnement 1/combien y a de marches exactement et 2/que pour tomber au final sur un nombre pair, je dois les monter deux à deux (pair, toujours pair) ces foutues marches.
Par extension, arrêter de compter les marches quand je prends les escaliers chez les autres. La plupart du temps, j'arrive en haut avec un nombre impair, et ça me contrarie pour la journée ! Bref arrêter de jouer les Rain Man et apprendre à faire 9 ou 11 petits tirets quand je fais une énumération comme celle que vous lisez en ce moment, sans en être toute retournée.

- écrire un 11ème tiret pour montrer à la terre entière à ma poignée de lecteurs fidèles (je vous aime) que je suis bien décidée à les tenir ces putain de résolutions (ah non, le "putain" on a dit que j'y avais droit, j'ai pas fait d'entorse !). Et puis en profiter pour donner une petite recette simple mais efficace, parce que finalement, n'est-ce pas ça ma spécialité ?

 

tartelette_endive

Tartelettes à la compotée de fenouil et au Brie en nombre impair

  • 1 pâte feuilletée
  • 1 gros bulbe de fenouil
  • 1 morceau de Brie
  • 1 cuillère à café de miel
  • 1 cuillère à soupe d'huile d'olive
  • sel, poivre

Retirer la coque extérieure du bulbe de fenouil ainsi que les plumets. Couper le bulbe en 4 et l'émincer finement.
Le mettre dans une sauteuse avec l'huile d'olive, le miel, sel et poivre et laisser compoter à couvert pendant une bonne dizaine de minutes. Ajouter éventuellement une cuillère à soupe d'eau si ça accroche, remuer de temps en temps et prolonger le temps de cuisson si nécessaire de façon à ce que le fenouil soit tendre.
Découper des petits cercles dans la pâte feuilletée, d'un diamètre un peu supérieur à ceux des alvéoles d'un moule à micro-tartelettes. Foncer les empreintes avec ces cercles, piquer la pâte à la fourchette, déposer des haricots secs dans chaque tartelette pour les empêcher de gonfler à la cuisson et enfourner à 180°C pour 8 minutes.
Sur les fonds de tarte précuits et débarrassés de leur lest, répartir la compotée de fenouil. Déposer un petit carré de Brie sur chacune et enfourner pour 10 à 12 minutes.
Déguster tiède à l'apéro.

Une recette déclinable à l'envi, en variant le légume (endive), le fromage (roquefort), en ajoutant des herbes, des épices... en fonction de ce qui traîne dans le frigo (ma devise !).

PS : oui, c'était bel et bien à l'Arpège que nous avons fêté Noël et surtout les 30 ans de mon frangin. C'était pas trop mal en effet, Alain Passard n'est plutôt pas mauvais ;-). Pour dire vrai, c'était trop d'la boulette, ça déchirait tout et si j'étais riche j'aurais trouvé là ma cantine !

Posté par AureliePasLignac à 12:45 - Petits apéros - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 novembre 2007

Bulletin d'alerte

D'après une récente étude, l'homme entre 15 et 35 ans serait en proie à une dangereuse épidémie : le gadgetovirus infectieux.

Cette maladie fulgurante attaque l'homme (uniquement), quelle que soit son origine sociale, quel que soit son mode de vie. Dans 80% des cas, le virus pénètre directement le cerveau par le biais d'un contact trop rapproché avec un prospectus Fnac. Il existe également des cas de contamination directe par un autre sujet atteint, le plus souvent une personne de l'entourage proche en phase terminale.

Une fois le cerveau de l'homme contaminé par ce terrible virus, celui-ci est peu à peu rongé de l'intérieur. Au fil des jours, le virus commet d'irrémédiables lésions notamment au niveau du centre cérébral de la raison et de la lucidité. Le sujet, rapidement dépourvu de toute faculté de réflexion censée, ne peut plus orienter son discours sur d'autres sujets que les gadgets high-tech.

La maladie se déclare la plupart du temps par une "fixette" du sujet. Ecran plat, appareil photo, téléphone portable, lecteur MP3, ou plus récemment décelé, la fixette sur le PDA (Paulo Durablement Autiste ?!), le sujet porte toute son attention sur l'un de ces gadgets et ses moindres pensées, jour et nuit, lui sont dédiées. Chaque jour, la fixette devient grandissante, le sujet se munit de prospectus Fnac, fébrilement, tourne les pages jusqu'à l'objet de la fixette (exemple le PDA) et Ah ! Ouiiii, c'est celui-là que je veux ! Il a été noté chez les sujets des symptômes récurrents de la fixette : yeux globuleux, veine frontale turgescente, pouls accéléré, respiration saccadée, clignements spasmodiques des paupières dans 95% des cas étudiés.

Pour le moment, aucun traitement efficace n'a fait ses preuves. Rien n'a pu jusqu'alors empêcher le sujet de passer dans la phase terminale de la maladie. Subitement plongé dans un état second, atteint d'un accès de folie passagère, les yeux dans le vague, le malade va se procurer par tous les moyens l'objet de la fixette. Et le ramener jusqu'à chez lui. La fin est alors proche. Il se recroqueville sur son canapé, l'objet en main, et rien ni personne ne pourra plus jamais l'en détacher. Plus aucun moyen d'attirer son attention. Le cerveau est alors totalement rongé par le gadgetovirus infectieux, le malade se renferme sur lui-même, perd toute notion de langage et, partant de là, tout contact avec le monde extérieur.

Un espoir toutefois pour les chercheurs. Des expériences menées sur un malade gravement atteint, appelons-le P., auraient démontré qu'une très forte odeur de fromage chaud pouvait le sortir de sa torpeur. Un vaccin pour bientôt ?

cake_brie_echalote

Le cake de la guérison aux échalotes caramélisées et au Brie

  • 3 oeufs
  • 125 g de farine
  • 1/2 sachet de levure
  • 18 cl de crème liquide
  • 2 cuil. à soupe d'huile de tournesol
  • 60 g de parmesan râpé
  • 120 g de Brie
  • 5 échalotes
  • 2 cuil. à soupe de miel
  • 1 cuil. à soupe de beurre
  • sel, poivre

Peler les échalotes, les émincer ou les hacher. Chauffer le beurre dans une poêle. Lorsqu'il mousse, y mettre les échalotes et les arroser du miel. Laisser fondre et caraméliser pendant une dizaine de minutes. Réserver.
Couper le Brie en petits dés.
Dans un saladier, battre les oeufs, saler et poivrer, ajouter la farine et la levure. Bien lisser le mélange. Incorporer la crème et l'huile et enfin le parmesan. Terminer par les dés de brie et les échalotes caramélisées. Bien mélanger et verser dans un moule à cake. Cuire à 200°C pendant 20 à 30 minutes (la lame du couteau plantée au coeur doit ressortir sèche). Laisser tiédir quelques minutes avant de démouler.

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PS : Petit Baptiste qui a vu le jour dimanche à 23h25, sache que ta (jolie !) grande cousine travaille activement sur un moyen efficace de t'immuniser contre cette terrible maladie. Non, tu ne l'attraperas pas, je m'y engage !

PS2 (complètement HS)  : Delphine, j'ai relevé le défi, fingers in ze noze !

PS3 (complètement HS) : Pour certaines personnes, apprenties poètes, je donne quelques autres pistes pour de prochaines oeuvres... Aurélie ça rime aussi avec Moldavie, avec buanderie, avec torticolis, avec lapis-lazuli et avec fromagerie. A bon entendeur !

Posté par AureliePasLignac à 09:16 - Petits apéros - Commentaires [33] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 octobre 2007

Dure école que celle de la sagesse

Grâce à la danse orientale que je pratique depuis maintenant... oh, au moins 1 mois déjà !, j'ai enfin compris la signification de certains proverbes à la con :

- la nature est bien faite, et si on a les bras le long du corps, c'est parce que les garder en permanence en croix, c'est non seulement pas pratique (obligée de se mettre de profil pour passer une porte par exemple) mais surtout très douloureux.

- le ridicule ne tue pas sinon, j'aurais été foudroyée par une attaque cardiaque fatale en plein milieu de ma première diagonale*, celle où j'ai progressivement transformé le gracieux mouvement de hanche de base en vulgaire roulage de cul de pouffe
*pour les non initié(e)s, la diagonale est l'épreuve la plus plaisante d'un cours de danse, lors de laquelle chaque élève doit traverser la pièce en sa diagonale, seul devant les yeux inquiets et rieurs de ses camarades, en réalisant un mouvement en général pas maîtrisé puisque le but de l'épreuve, c'est de s'améliorer

- chasse le naturel il revient au galop, ainsi, quand je tâche d'exprimer ma sensualité, de "faire ma coquine" comme le conseille notre cher professeur (attention "faire sa coquine" sans être vulgaire... tout un art !), j'ai toujours les mêmes faux airs de saucisse knacki

- les absents ont toujours tort et comme j'ai honteusement séché le cours de la semaine dernière, j'ai eu hier l'honneur et le privilège d'être le centre du monde pendant 10 minutes pour un cours particulier (en public) de rattrapage "Non Aurélie, pour l'ondulation, il faut contracter le ventre comme si tu prenais un coup de poing puis relâcher complètement en cambrant bien sans bouger la poitrine ni les épaules tout en respirant bien et avec le sourire (ben tiens !)... Rhôôô mais on n'est pas sur la plage là (ah bon ? merci j'avais pas remarqué), personne te regarde (meuh non, bien sûr !), relâche ce ventre !(oui, ben moi j'ai les abdos contractés de naissance, alors j'y arrive pas con***se)"

- les yeux sont le miroir de l'âme...et le miroir de la salle de danse fait mal aux yeux. Notamment pendant les tremblements, ce mouvement si sensuel qui consiste à secouer son corps de façon à faire trembler juste son ventre. Très joli sur une pro, tellement douloureux pour une novice toute raide qui voit son cuissot flasque et gélatineux balloter ingratement tandis que son ventrounet, lui, semble irrémédiablement immobile

- bien mal acquis ne profite jamais, et quand je guette sournoisement un moment d'inattention de la part de la dame au fond à gauche pour lui piquer sa place et ainsi ne pas me retrouver tout devant, au premier rang, juste à côté de la prof, je me récupère en fait la place en plein dans la ligne de mire de cette dernière qui commente toute l'heure mes moindres faits et gestes "plus haut les bras Aurélie", "attention à tes chevilles Aurélie, elles doivent rester immobiles", "Aurélie, paume des mains vers le bas", "Aurélie..." Mais lâche-la bon sang la Aurélie ou elle va t'emplâtrer !

Enfin bon, d'ici le spectacle de fin d'année, je serais au point qu'elle m'a dit la prof, parce que "c'est en forgeant bla blabla bla"... Oui, mais considérant que "tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle me les brise", je risque de mettre un terme à la torture bien avant l'humiliation publique.

En tout cas, comme "on ne change pas une équipe qui gagne", ça reste en cuisine que je réalise les meilleures performances. Et finalement, la cuisine aussi permet de mettre en situation de sages proverbes. Confucius ne disait-il d'ailleurs pas "quand l'olive est dans la madeleine, tous les convives se retrouvent la bouche pleine" ?

madeleine_olive

Madeleines pleines de sagesse et d'olives noires
Pour environ 20 madeleines

  • 2 oeufs
  • 20 cl de crème liquide
  • 160 g de farine
  • 2 cuillères à café de levure
  • 30 g de parmesan fraîchement râpé
  • 1 gousse d'ail
  • 4 cuillères à soupe d'huile d'olive
  • 70 g d'olives noires dénoyautées
  • sel, poivre

Battre les oeufs avec la crème jusqu'à ce que le mélange devienne aérien. Ajouter la farine et la levure, bien mélanger. Incorporer alors le parmesan et la gousse d'ail écrasée puis l'huile d'olive.
Couper les olives en petits morceaux et les ajouter à la pâte.
Si les moules ne sont pas en silicone, les huiler et les fariner. Répartir la pâte dans les alvéoles et cuire 15 à 20 minutes à 180°C.

9782737226564Cette recette (que j'ai un tout petit peu modifié) inratable et vraiment très très bonne est issue de l'ouvrage Les madeleines, dans la collection "Charlotte est une gourmande" aux éditions SAEP.
Au passage, je ne vous conseillerais que trop de guetter la sortie imminente du prochain livre de cette collection, un livre sur les gaufres, parce que son auteur est une fille 'achement sympa paraît-il... mais je vous reparlerai de tout ça en temps et en heure.

Posté par AureliePasLignac à 15:58 - Petits apéros - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 septembre 2007

Libérons les sardines !

Je me suis toujours demandée ce que ça pouvait faire d'être une sardine.

Une sardine, ou un hareng, ou un maquereau, vous voyez ce que je veux dire ? Un poisson dont déjà, par essence, l'odeur n'inspire rien qui vaille au commun des mortels et dont la simple évocation du nom fait fuir les enfants et les hommes immatures (par opposition aux mots lotte, cabillaud, saumon - exception faite pour raie - qui eux ne rebutent personne). Une créature rejetée du plus grand nombre.

Drôle d'interrogation me direz-vous... mouais, je vous l'accorde. Est-ce le fait d'avoir vu récemment le fameux on-en-parle-un-peu-trop-Ratatouille (ça y est, j'en ai parlé, c'est fait, stop) ? Parce que oui, ce film est foooormidable et, certainement que depuis qu'elles l'ont vu, les chochottes hystériques ne craignent plus de poser leurs yeux encore embués de la nuit sur les rames du métro de 7h02 qui décidément n'arrive pas. Non, elles n'ont plus peur, bien au contraire ! Elles pourraient bien croiser le regard d'un rat tout mimi et tout gentil... ben tiens !
Les rongeurs ont trouvé grâce à nos yeux. C'est une nouvelle qui me ravit peu mais soit, j'en conviens. Par contre, qu'en est-il des poissons qui puent au nom pas très ragoûtant ? Bah non, eux, toujours pas.

Alors moi, du coup, qu'est-ce qu'il m'arrive quand je vais au marché et demande à ma gentille charcutière-tripière-traiteur de me remplir une boîte pour deux personnes de harengs marinés ? Je sens le regard pesant des gens qui font la queue derrière, se poser sur moi. Ce regard méprisant et lourd de reproches. Ils me dévisagent, ils chuchotent, ils ricanent. Sans parler de ceux qui jettent un coup d'oeil interrogateur par-dessus leur épaule, couplé d'une moue de dégoût profond, lorsque je suis postée à quelques centimètres derrière eux, au passage piéton, mon sac rempli de harengs marinés au bout du bras.

Et puis, parlons du maquereau. Lui, pour le coup, il n'a vraiment pas d'bol : on lui a piqué son nom pour parler d'une espèce d'individus peu recommandables ! Le maquereau méritait-il vraiment un tel traitement ? Hein ? Je vous l'demande ! Pourquoi lui ? Pourquoi pas un autre poisson, un autre animal ? Ch'ai pas moi, le tapir par exemple. Oui, le tapir tiens. Voilà un animal qui ne sert pas à grand chose (ou du moins pas à nous nourrir... non pas que je ne pense qu'à ça mais... bon, ok, je ne pense qu'à ça), qui est foncièrement moche et qui mériterait certainement plus que notre bon maquereau de donner son nom à ce genre de malfrats.

A côté de ses deux congénères, c'est sûr, la sardine semble s'en sortir un peu mieux. Elle ne pue pas trotrop parce qu'on ne la fait pas mariner dans des oignons, elle ne porte pas un nom véritablement handicapant, elle a une côte de popularité un peu plus élevée que les deux autres. Oui mais non. Ne vous leurrez pas ! La sardine, elle souffre aussi. Et peut-être même plus. Si si !
Parce que vous croyez que c'est une vie, vous, de se dire qu'on a une chance sur 499 999 999 de finir dans une boîte (et avec un manque de bol encore plus énorme, de finir dans une boîte avec 3 sardines qu'on pouvait pas s'encadrer quand on était une sardine-ado complexée au collège) ?

Mettez-vous à sa place à cette pauvre sardine l'espace d'un instant. Alors bon, vous êtes là, pom pom pom, dans la Méditerranée, vous nagez tranquilou avec vos potes sardines, et hop !, tout à coup, sans prévenir, un filet vous retire votre douce liberté. Et vous conduit directement dans un monde où vous ne serez plus jamais considérée autrement que comme une petite chose visqueuse qui pue. Au mieux, vous finirez vos jours dignement, gobée intégralement, tripes et boyaux, par un fin gourmet aux moustaches chatouilleuses (hein ? quoi ? Il vous a gobée vivante ?)
Mais la majeure partie du temps, quel destin pour ces petits êtres ? Attention, je n'irais pas par quatre chemins, je vous préviens, âmes sensibles, ne lisez pas la phrase qui suit ! L'êtetage, l'éviscération et la mise en boîte (meuh non, elle ne se fait pas chambrer... rhooo, vous et vos jeus de mots, alors !) Cruel n'est-ce pas ? Et tout ça pourquoi ? Pour qui ? Pour des ignorants profonds qui la boudent et la décrient...

Hier, j'ai pris conscience de cette terrible tragédie et j'ai décidé de défendre la cause des poissons qui puent. Je m'autoproclame ce jour porte-parole du hareng-saur brimé, du filet de maquereau bafoué et de la sardine en boîte déconsidérée ! Oui, ouvrons, ouvrons la boîte aux sadines...

rillette_sardine

Les rillettes qui réhabilitaient la sardine
Pour 1 pot

  • 2 boîtes de sardines à l'huile d'olive
  • 1/2 citron confit
  • 1 cuillère à soupe de câpres
  • 1 cuillère à soupe de mélasse de grenade
  • 1 cuillère à café de cumin moulu
  • 1/2 bouquet de coriandre (ou de basilic, ou de persil plat...)
  • sel, poivre

Libérer les sardines de leurs boîtes. Les écraser avec l'huile d'olive contenue dans les boîtes. Ajouter la mélasse de grenade (ou du vinaigre balsamique), le citron confit coupé en tout petits dés, les câpres et le cumin. Ciseler la coriandre et l'incorporer. Saler, poivrer. Mettre le tout au frigo au moins 1 heure pour que les parfums se mêlent.
Et tartiner à volo !

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PS : La minute culture parce que vous voulez toujours en savoir plus, je vous connais.
D'où vient le mot sardine à votre avis  ? De Sardaigne figurez-vous... Parce qu'il y en avait plein là-bas à l'époque où les Grecs ont décidé de la baptiser et qu'apparemment, ils n'avaient pas beaucoup d'imagination pour les noms d'animaux, certainement parce qu'ils venaient de découvrir plein d'autres espèces et qu'ils leur avaient déjà donné les meilleurs noms.
Bref, l'info tombe, la vérité éclate, sardine vient de Sardaigne (comme l'écrivit une jeune fille incroyablement érudite ici... ah ? c'était moi ?!!).

Posté par AureliePasLignac à 13:04 - Petits apéros - Commentaires [26] - Rétroliens [1] - Permalien [#]

26 mai 2007

Quel est le point commun entre un antiquaire, une cuisinière et une photographe ?

Réponse : un gros bloc de parmesan.
Vous ne comprenez pas ? Pfff, décidément, faut tout vous expliquer !!

Mon frère, antiquaire de son état, a des amis formidables. De l'un d'eux, il a reçu en cadeau un énooorme morceau de parmesan, quasiment un quart de meule (je suis un peu marseillaise, je vous le rappelle). Un magnifique présent s'il en est, mais un peu trop pour un seul homme.

Généreux, l'antiquaire en a donc fait profiter son entourage, moi la première. Voilà comment la cuisinière que je suis s'est retrouvée avec un morceau de parmesan pesant au bas mot 1,200 kg !
Et, parce que sans cela, c'eût été trop simple, il faut savoir que le Paulo qui partage la vie de la cuisinière n'aime pas le parmesan "nature" mais l'apprécie uniquement lorsqu'il est râpé sur des pâtes (faites maison tant qu'à faire !).

Vous êtes d'accord avec moi, 1 kilo de parmesan, à râper, c'est long.
En outre, je vous demande de résoudre le problème qui suit :

Sachant que, sur une assiette de pâtes de 200 g, Paulo parsème 25 g de parmesan, et qu'Aurélie n'en met que 15 g, combien de kilos de pâtes Paulo et Aurélie devront-ils manger pour venir à bout du bloc de parmesan ?

Non, vous en convenez, l'option "râpage sur les pâtes" ne pouvait être retenue.
Ce morceau de parmesan est alors devenu ma source d'inspiration du moment.

Donc, jusque là, je récapitule pour ceux qui se sont endormis, on a l'antiquaire et la cuisinière. Manque la photographe, mais ça y est, on y arrive.

Alors que j'étais dans mon trip parmesan, des croûtes de fromage dans les cheveux et des râpures de Reggiano sur le décolleté - je vous laisse imaginer le tableau - Olivia, mon amie photographe souvenez vous, m'a contacté pour un projet. Me lançant au passage "Si tu veux que je prenne des photos de tes plats...". Oui, je veux.

sables_parmesan

Photo Olivia Blaizac

Petits sablés au parmesan
(recette de Alba Pezone pour Elle à Table, légèrement revisitée)

  • 100 g de parmesan râpé
  • 130 g de farine
  • 50 g de farine d'épeautre
  • 100 g de beurre (toujours demi-sel chez moi)
  • 2 jaunes d'oeufs
  • poivre noir

Mélanger le parmesan et le beurre à température ambiante dans un saladier. Ajouter les farines, quelques pincées de poivre noir moulu. Ajouter enfin les jaunes d'oeufs et pétrir légèrement. Faire des boudins de 3 cm de diamètre avec la pâte. Les enrouler de film alimentaire et les mettre au frigo pendant 1 heure ou au congélo pendant 15 minutes.
Retirer le film, couper les boudins en rondelles de 8 mm d'épaisseur et cuire 15 minutes à 200°C. Les sablés doivent être dorés. Laisser refroidir sur grille avant de servir.

tartelette_parmesan

Photo Olivia Blaizac

Tartelettes toutes fines P&P

  • 1 rouleau de pâte feuilletée (erreur d'inattention, j'avais de la pâte brisée... ça marche, mais c'est moins bon)
  • 50 à 80 g de parmesan
  • 1 grosse poire pas trop mûre

Couper la pâte en petits rectangles de taille égale.
Peler la poire et la couper en tranches très très fines (à la mandoline, si vous avez). Déposer les tranches de poire sur les rectangles de pâte, en évitant d'aller trop sur les bords.
A l'aide d'un couteau économe, réaliser des copeaux de parmesan et en parsemer généreusement les tartelettes.
Enfourner à 200°C pendant 15-20 minutes environ (le temps que les tartelettes soient bien dorées). Servir sans attendre.

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Et comme vous êtes doués en calcul mental, 1200 - (100 + 80), vous en concluez que Parmigiano is not dead yet...

Posté par AureliePasLignac à 14:32 - Petits apéros - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 mars 2007

Ma première séance photo

Mon amie Olivia est en 3ème année d'école de photo. En fin d'année, afin de valider sa spécialité publicité, elle doit présenter 4 projets. Parmi eux, une photo de cuisine, comme on peut en voir dans certains catalogues de produits surgelés.

Et pour mes amis, cuisine rime avec Aurélie....

C'est ainsi que j'eus pour mission de préparer une jolie verrine pour une séance photo. Jolie, mais pas seulement (bah non, ç'aurait été trop facile sinon !). Aussi une verrine qui puisse supporter le transport de ma cuisine jusqu'au studio (soit 40 minutes de métro). Surtout une verrine qui puisse garder toute son allure, même après de longues heures passées sous la chaleur des projecteurs. Ah oui ? Donc adieu chantilly et autres espumas trop fragiles ? Pfff...

Creusage de tête, recherche d''inspiration... De l'avocat ? Non, trop vu... Des crevettes ? Bah, trop vu aussi... Du sucré ? Oui mais non, je n'en ai pas envie. Trois jours de réflexion puis finalement, c'est la veille du jour fatidique que le chou-fleur et les tranches de saumon fumé rangés sagement dans mon frigo me sont apparus comme une évidence. Comme quoi, on est toujours plus inspiré dans l'urgence...

verrine2
Photo Olivia Blaizac

Panna cotta de chou-fleur et saumon crémeux
Pour 4 verrines

Panna cotta de chou-fleur

  • 130 g de chou-fleur cuit (à l'eau ou à la vapeur)
  • 150 g de crème liquide (ou de Soja Cuisine)
  • 1 feuille de gélatine
  • sel, poivre

Saumon crémeux

  • 200 g de saumon fumé
  • crème liquide
  • zeste d'1 citron jaune
  • 4 cuillères à soupe de jus de citron
  • aneth

Préparer la panna cotta
Ramollir la gélatine dans l'eau froide et bien l'essorer. Faire chauffer la crème et y fondre la gélatine en mélangeant bien. Mixer le chou-fleur et la crème jusqu'à ce que le mélange soit bien lisse. rectifier l'assaisonnement, sans trop saler toutefois car le saumon crémeux l'est déjà beaucoup. Verser dans les verrines et laisser prendre au réfrigérateur.

Réaliser le saumon crémeux
Mixer intimement 160 g de saumon avec le jus et le zeste de citron et la crème liquide, à ajouter au fur et à mesure (j'ai dû mettre 6 ou 7 cuillères à soupe), jusqu'à obtenir un mélange bien crémeux et bien souple, ni trop ferme (pour pouvoir le dresser à la poche à douille), ni trop liquide. Ajouter l'aneth.
Détailler le saumon restant en fines lanières.

Assembler
Sur les panna cotta prises, dresser à l'aide d'une poche à douille le saumon crémeux. On peut, entre les deux, disposer des lanières de saumon et/ou les utiliser pour le décor sur le dessus. Décorer de câpres, de citron et d'aneth. Réserver au frais (et pas sous les projecteurs, à moins que vous n'invitiez vos pires ennemis) jusqu'au moment de servir.

Vu de dessus, voilà ce que ça donne

verrine5
Photo Olivia Blaizac

Allez, parce que je ne sais quelles photos choisir parmi les 16 sélectionnées par ma photographe, j'en mets une dernière

verrine4
Photo Olivia Blaizac

Quel talent, n'est ce pas ? Et encore, ce ne sont que les photos numériques. Je n'y connais pas grand chose, mais de ce qu'elle m'a dit, les photos officielles (appelons-les "les pas numériques" car j'ai oublié le terme technique) seront encore plus belles... Olivia, encore merci !

Posté par AureliePasLignac à 00:01 - Petits apéros - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 février 2007

J'ai voté pour le Pré Verre, quelle question !

Avez-vous vu que le site du Bottin Gourmand nous propose d'élire le meilleur bistrot parisien ? Pour moi, cela ne fait aucun doute : si l'Avant-Goût, et Ramulaud valent plus que le détour, il n'y en a qu'un qui mérite le titre, assurément, c'est le Pré Verre !

Un lieu chaleureux qu'est le resto des frères Delacourcelle, avec un service sympa et décontracté, les vins amoureusement sélectionnés par Marc, la cuisine métissée, originale, inventive, à fleur d'épices de Philippe, le tout pour un prix défiant toute concurrence (menu soir, entrée-plat-dessert pour 26 euros, du jamais vu en plein coeur de Paris !)... non, j'ai beau en essayer des tas de restos et bistros, je n'ai jamais trouvé meilleur rapport qualité/prix/plaisir !
Si vous avez l'occasion d'y aller, goûtez à mon plat préféré, le cochon de lait au chou croquant, une vraie tuerie !

Personnellement, j'ai deux bouquins du chef : Cuisine et Influences et Le gibier en cuisine, et ce sont des trésors d'idées originales, où les produits et les traditions d'Asie côtoient celles du Maroc, de France, d'Inde... non vraiment, ils sont à découvrir absolument, ces deux-là et le premier aussi (Ma cuisine à fleur d'épices).

Voici un petit avant-goût de ce que vous pourrez y trouver, des rillettes 100% végétales et juste délicieuses :

rillettes2

Rillettes d'endives au soja

  • 8 endives
  • 150 g de saindoux (j'ai mis du beurre demi-sel)
  • 1/2 cuillère à café de poudre de piment d'Espelette
  • le jus d'une orange
  • 2 cuillères à soupe de sauce soja
  • 1/2 cuillère à café de graines de cumin
  • sel fin

Préchauffer le four à 150°C. Parer et essuyer les endives, les couper en fines rondelles. Portez une casserole d'eau légèrement salée à ébullition, y plonger les endives 5 secondes. Les égoutter.
Dans un plat allant au four, réunir les endives, le beurre, les épices, le jus d'orange et le soja. Faire cuire 1 heure au four en remuant fréquemment. saler. Les endives prennent une couleur sable. Les débarrasser dans un bocal d'1 litre et laisser refroidir sans couvercle. Couvrir enfin et réserver au frais.

Accompagnement : Je les ai servies à l'apéro avec un bon pain de campagne, tout simplement, comme des vraies rillettes, et c'était un régal, même de l'avis de certaines de mes amies qui ne sont pas spécialement légumes...

rillettes

Je vous laisserai d'autres recettes de Philippe Delacourcelle. En attendant, réservez une table tout de suite (01 43 54 59 47) ! En plus, le resto est désormais non-fumeur, enfin moi, j'dis ça j'dis rien...

Posté par AureliePasLignac à 16:24 - Petits apéros - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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