09 avril 2008
Faire-part de naissance
Dites, ça existe des parents qui disent que leur nouveau-né est moche ?
Bon, j'ai bien connu un papa qui, découvrant sa fille à la maternité, ne pu cacher sa déception. Il trouvait qu'elle avait une tête de citron et que sur une petite fille, c'était pas vraiment joli. Mais hormis ce cas exceptionnel, je n'ai jamais vu des parents faire la tronche en voyant leur progéniture rougeaude et plissée pour la première fois, en 3D et en couleurs.
Pourtant, faut bien avouer que parfois, c'est à se demander s'ils n'ont pas des tranches de jambon devant les yeux. Non, parce qu'y a des bébés qui font franchement peur. Prenez le petit-fils de mes anciens voisins par exemple : pendant les 3 premiers mois de sa vie, il m'a foutu les jetons avec ses faux airs de Chucky.
Note aux parents : quand les personnes de votre entourage ne peuvent rien dire d'autre que Ooooh ! Mon Dieu qu'il est grand ! (ça marche aussi avec Ooooh ! Mon Dieu qu'il a de belles oreilles/mains/phalanges ! et autres grands pieds ou longs cils) c'est révélateur. Oui, votre enfant est moche, il faudra vous y résoudre et espérer que l'âge jouera en sa faveur.
J'adore les enfants, hein, c'est pas ça la question.
Alors bon, on peut trouver des circonstances atténuantes à la maman qui a durement poussé pendant des heures, et qui est sans aucun doute aveuglée par la douleur. Elle est tellement contente d'être enfin arrivée au bout de l'épreuve qu'elle s'extasierait pour un rien la pauvrette. Présentez-lui une tête de veau avec du persil dans les naseaux à la place de son enfant, elle trouverait sans nul doute qu'il est beau comme son père, si, si regarde il a tes yeux chéri.
Le papa, lui, c'est sans doute une grosse mauviette qui réalise que sa femme est sacrément forte, bien plus forte que ce qu'il a toujours pu imaginer. Et vu la violence avec laquelle elle lui arraché le bras puis une touffe de cheveux tout à l'heure en poussant, il se méfie. Vaudrait ptêt mieux pas la contrarier, elle pourrait lui mettre un pêchon. Oh oui ma choutte, il est beau notre fils ! Et toi tu es incroyablement merveilleuse. Et belle aussi. Mais si, même après 12 heures de travail. T'as jamais été aussi belle.
C'est un peu ce qui s'est passé chez nous hier. Des mois de patience, des heures et des heures d'efforts et de travail, et j'ai enfin reçu mon bébé. Aveuglée par un taux de glycémie dangereusement au-dessus des normales (cf plus bas pour comprendre), je n'ai pu que l'admirer. Sous tous les angles. Je le trouvais beau de face, beau de dos, beau de profil. Vu d'en dessous, vu du dessus, non vraiment rien à dire, il est ma-G-nifique ! Et Paulo - se remémorant sans doute les mois de terreur qu'il a traversé non sans mal pendant la conception - d'abonder dans mon sens Oh oui il est tellement beau ce bébé, bravo ma carotte râpée, tu es formidable.
Voici le faire-part de naissance :
Bonjour, je m'appelle Divin Caramel et j'ai pointé le bout de mon nez le 1er avril 2008. Je pèse quelques bons kilos de sucre et je me porte comme un charme de la 1ère à la 52ème recette. Mes parents Aurélie, Paulo (testeur officiel n°1) et les éditions Dormonval sont très heureux de ma venue au monde...
Divin Caramel - Edition Dormonval
Ah ça, je vous préviens, ce livre est 100% caramel, à ne mettre dans les mains que de gourmands avertis. Pas 1 gramme d'édulcorant ! Pas un trait de Splenda ! Que du bon sucre ! La preuve en recette (allez, au hasard, plouf plouf, page 68) :
La crème caramel à l'autocuiseur
pour 6 personnes
- 200 g de sucre
- 75 cl de lait
- 4 oeufs
- le zeste d'1 orange non traitée
Préparer le caramel : verser 100g de sucre dans une petite casserole et porter sur feu moyen. Quand il commence à colorer, remuer pour uniformiser la cuisson. Lorsqu'il est ambré, ajouter 2 cuillères à soupe d'eau et remuer sur feu vif jusqu'à dissolution. Répartir ce caramel au fond de 6 ramequins.
Brosser l'orange et prélever le zeste. Le mettre dans une casserole avec le lait et porter le tout à ébullition.
Pendant de temps, fouetter les oeufs avec le sucre restant jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Lorsque le lait bout, le verser à travers une passoire fine sur le mélange oeufs-sucre et fouetter vivement.
Répartir la préparation dans les ramequins et les déposer dans un autocuiseur. Compter 20 minutes de cuisson à partir du sifflement de la soupape. Laisser refroidir avant de démouler ou d'attaquer à même le ramequin.
******
Bref, 52 recettes, des grands classiques ou des plus originales, mais toujours "divinement caramel". Moi j'dis, ça vous fait une recette par semaine pendant un an...
Il est bôôô mon fiiiiils, hein ?!
31 mars 2008
La nuit des héros
Je me suis beaucoup documentée sur le sujet, sait-on jamais, pour savoir quoi faire dans ces moments-là. Adopter immédiatement la bonne attitude, les bons gestes, car chaque seconde est comptée. Lecture quotidienne des faits divers, briefing régulier de la part de
mes potes pompiers... non vraiment, je n'étais pas très inquiète : le jour où, je saurais quoi faire
et surtout je saurais rester calme. Attends, déjà que je suis une nana posée et réfléchie en temps normal, alors c'est pas dans ces moments-là que je vais commencer à paniquer ! Bah, je le sais, je l'ai lu, faut surtout pas paniquer, c'est la dernière chose à faire, malheureux !
Et puis, un beau jour ou plutôt une nuit près d'un lac je m'étais endormie, le fait divers est arrivé. Dans ma rue.
Mais là, allez savoir ce qui s'est passé dans mon petit cerveau, la case "choses à faire/à ne pas faire quand y a le feu dans ta rue, sur le trottoir d'en face tandis que tu ne cours aucun risque habitant au 4ème étage et le vent venant de la gauche jouant en ta faveur" a dû s'autodétruire au son de la première explosion de voiture.
Ainsi, j'ai légèrement - je dis bien légèrement - paniqué. Oh pas grand chose, je ne suis pas totalement hystérique non plus ! Mais il est possible que d'une voix proche de celle d'un castrat en pleine vocalise, j'ai lancé à Paulo un paisible "oh mon dieu, on va tous mourir aaaaaaaaaaah", le tout tremblant de la tête aux pieds et pas franchement loin de tourner de l'oeil.
Suivant le conseil du gentil pompier au bout du fil, j'ai fermé toutes les fenêtres pour ne pas laisser entrer la vilaine fumée dans notre appart. Bon, c'est pas que j'ai voulu mettre en doute ce professionnel avisé, mais j'ai décidé de mettre en plus un linge devant mes voies respiratoires et celles de Paulo, sait-on jamais. Comme, malgré tout, ça commençait à sentir la fumée chez nous, j'ai aussi ouvert la porte d'entrée afin de faire sortir l'air vicié, sait-on jamais, et mis mes chaussures au cas où il faille quitter les lieux précipitamment. Sait-on jamais, j'ai saisi mon sac à main, c'est déjà ça et tant pis pour le reste, on n'a pas le temps de tout sauver dans ces cas-là.
Lorsqu'au bout d'1 heure l'incendie fut enfin maîtrisé, les 7 voitures, les 2 scooters et mon resto-japonais-d'en-bas-que-j'aimais-tant bien éteints, j'aurais pu me coucher sereine. Cela dit, et toutes proportions gardées bien sûr, je trouvais que ça sentait beaucoup trop la fumée dans ce %$*f%g#@& d'appart que décidément le proprio pourrait nous mettre du double voire triple vitrage hein ce serait la moindre des choses dans un quartier à risques comme le nôtre dis donc et j'ai alors préféré ne jamais m'endormir. Oh, je le sais, je l'ai lu, c'est un coup à jamais se réveiller ça, "hein Paulo ? Tu crois pas ? Si on enferme toute cette fumée dans l'appart, l'air ne va jamais se renouveler et au milieu de la nuit, on va manquer d'oxygène ! Hein ? Pas vrai Paulo ? Pauloooo ?"
Endormi comme un bienheureux après toutes ces émotions, Paulo n'était visiblement pas convaincu par ma théorie de l'asphyxie. Le fou ! L'inconscient ! Je passai alors le reste de la nuit à surveiller la régularité de sa respiration, la tête sur son torse pour écouter les battements de son coeur, le téléphone bien serré dans la main, prête à appeler une ambulance. Sait-on jamais. Sensée, rationnelle, lucide, quoi !
Le lendemain matin, nous étions tous deux en vie, entiers et en bonne santé. Pour fêter ce miracle que Lourdes nous envie, j'ai rassemblé mes esprits, toutes mes forces et mes fonds de placard... il fallait bien ça !
Semoule héroïque au lait concentré et à la framboise
Pour 2 personnes
- 10 cl de lait concentré sucré
- 20 cl d'eau frémissante
- 50 g de semoule fine
- 10-12 framboises
Mélanger le lait concentré et l'eau frémissante de façon à obtenir du lait bien sucré. Verser ce lait "reconstitué" dans une petite casserole et porter à ébullition. Verser la semoule en pluie, baisser le feu au minimum et laisser cuire quelques minutes en remuant constamment pour ne pas que cela attache. Au bout de 4-5 minutes, normalement, la semoule a bien épaissi (on voit le fond de la casserole). Hors du feu, incorporer les framboises, mélanger et verser dans 2 coupelles.
Laisser refroidir, ou pas. Manger tel quel, ou parsemé de copeaux de chocolat noir. Ou blanc.
PS : Je voulais juste vous rassurer, René tout va bien. Abcès soigné, dents de sagesse arrachées, gencives cicatrisées, joue dégonflée, moral retrouvé (enfin, ça ira encore mieux quand on aura soigné les brûlures de mon resto japonais d'en bas que j'aimais tant).
08 mars 2008
Rien à dire ?
Bah oui, qui l'eût cru ? Qui aurait osé parier sur le fait qu'une telle chose puisse un jour m'arriver ? Et pourtant, aussi surprenant soit-il, le cruel constat m'apparaît ce jour telle une évidence : j'ai rien à dire.
J'en parlais récemment avec une blogueuse, durement touchée par la panne-sèchitude aigue et le tarissage inspirationnel soudain. J'avais beau compatir sincèrement à sa douleur, je ne pouvais m'empêcher de ricaner intérieurement "c'est pas près d'm'arriver, ah ça non, dis donc, pour sûr !".
Faut avouer, je parle beaucoup. Pas toujours pasque je sais me retenir, je suis polie et bien élevée merci maman. Mais je parle beaucoup. Même quand je suis seule. Preuve en est que le mur de la cuisine se laisse périr doucement en se fissurant chaque jour un peu plus. Et hier, le mur de la salle-de-bain m'a menacé d'en faire autant. M'en fout, z'avaient qu'à pas avoir d'oreilles ces cons-là.
Pour peu que je sois détendue et entourée de gens que j'aime bien, je peux bavasser non-stop des heures durant. Même pas besoin d'interlocuteurs actifs puisque je suis autonome et, sans modestie aucune, je dois bien admettre que j'excelle dans l'art du question-réponse. Paulo l'a bien compris et a opté pour la technique hochement de tête de base pour ainsi économiser sa salive en vue d'une meilleure digestion... considérant le fait qu'il est mon cobaye number 1 et goûte tous mes plats, gageons que son choix est judicieux.
Pour peu que je sois stressée, je me mets à parler encore davantage. Surtout ne pas laisser de blanc, cet horrible blanc qui me donnerait l'occasion de penser à l'angoisse qui m'étreint et à l'envie d'être ailleurs qui m'anime. Cet horrible blanc qui surtout m'offrirait le loisir de réfléchir à quelque chose d'intelligent à dire. ce serait dommage, on perdrait toute spontanéité, pas vrai ?
Typiquement, j'ai souvenir de l'épreuve du permis de conduire. Pendant les premières minutes, tandis que le premier candidat se débattait avec les pédales, pas un bruit dans la voiture. Seuls quelques prenez à droite et garez-vous en épi de l'inspectrice, et les hurlements le ronronnement du moteur et le craquage de la boîte de vitesse venaient interrompre le silence qui écrasait le véhicule. Il ne fallut pas long pour que j'ouvre la bouche. Blablabla bla blabla blabla bla (je vous retranscris le monologue de mémoire, excusez l'imprécision mais le temps a passé depuis lors). Alors oui, je le concède, j'ai gavé tout le monde, à commencer par l'inspectrice qui me faisait gentiment comprendre que ça ferait plaisir à tout le monde si je voulais bien consentir à fermer le temps de l'épreuve ma grande gueule. Mais moi, ça m'a détendu.
(Nota : pour ceux qui restent suspendus à mes lignes se demandant "alors ce permis ? l'a eu, l'a pas eu ?" je vous rassure "l'a eu". Comme quoi j'étais bien détendue... et l'inspectrice pas rancunière)
Alors autant vous dire que jamais ô grand jamais je n'ai un jour imaginé que je resterais là, face à ma page, sans rien avoir à écrire.
Oh, je ne suis pas en train d'avancer que les posts que je vous ponds régulièrement sont tous d'un intérêt notable, mais ils au moins le mérite de couler tout seul, d'une traite, un peu comme la vodka au fond de mon gosier en fin d'une soirée entre amis.
Bah, voyons le bon côté des choses, le verre à moitié plein : si je n'ai rien à dire, c'est que tout va bien.
Bon, j'ai bien ce fichu problème de chaussette droite qui glisse au fond de la chaussure quand je marche (ce qui m'inquiète d'autant plus que la chaussette gauche reste, elle, toujours bien en place) mais je ne voudrais pas vous embêter avec ça. Mais, une fois ce souci (de premier ordre et très handicapant au quotidien qui ralentit considérablement mon allure et provoque un chatouillis insupportable au niveau du dessous de mon pied (la plante ?)) mis à part, force est de constater qu'en ce moment, tout va bien.
Ainsi, comme mon père, grand sage parmi les grands sages, me l'a toujours si bien expliqué Tu sais, si t'as rien à dire, t'as le droit de la fermer, je saurais donc aujourd'hui me taire et je laisserais la parole à mes premières chouquettes.
Chouquettes pipelettes pour prendre le relai quand on sait plus quoi dire
D'après la recette de Bulle, pro ès p'tits choux
Pour une vingtaine de choux
- 12,5 cl d'eau
- 50 g de beurre demi-sel
- 1 bonne cuillère à soupe de sucre en poudre
- 75 g de farine
- 2 oeufs
- sucre glace
- sucre en grains
Chauffer l'eau, le sucre et le beurre en dés dans une petite casserole. Lorsque le sucre est dissous et le beurre fondu, porter à ébullition. Hors du feu, ajouter la farine d'un coup et remuer vigoureusement jusqu'à ce que toute la farine soit amalgamée et qu'une boule de pâte se forme. Remettre alors sur feu doux et dessécher la pâte pendant 2-3 minutes en remuant toujours.
Transférer la boule de pâte dans un saladier et incorporer un à un les oeufs entiers. Remuer très énergiquement entre chaque ajout pour rendre la pâte bien lisse. Verser la pâte dans une poche à douille et dresser des petites boules de pâte sur une plaque chemisée de papier sulfurisé. Bien espacer les tas car ils gonflent à la cuisson. Saupoudrer de sucre glace puis parsemer de grains de sucre.
Enfourner 15 minutes à 210°C puis baisser la température à 180°C et prolonger la cuisson de 10 à 15 minutes (selon les fours - se fier à la belle couleur dorée des choux). Eteindre le four, entr'ouvir la porte et y laisser les chouquettes sécher 10 minutes.
EDIT de 20h30 : Précision importante de Bulle-pro-du-chou herself : passer un coup de pinceau d'eau sur les chouquettes avant de les parsemer de sucre en grains. Sinon, ça tient pas (cf ma photo). Et c'est dommage (cf ma photo, bis).
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Heureusement que j'avais rien à dire, hein ?
23 février 2008
Grande nouvelle !
Non, je ne vais pas me marier.
Non, je ne suis pas enceinte.
Non, je ne compte pas arrêter de boire (pourquoi faire si je ne suis pas enceinte ?).
Non, le yucca n'a pas ressuscité.
Non, le sale mioche blondinet du 2nd n'a pas appris à jouer d'autres morceaux de flûte que A vous dirais-je maman.
Non, je n'ai toujours pas décidé d'utiliser mon fer à repasser.
Non, Paulo n'a pas encore réussi à mettre à la poubelle l'immense carton qui contenait l'écran plat.
Non, non, non. Mieux que ça !
La grande nouvelle, c'est que j'ai enfin vaincu ma peur du grand méchant macaron.
On m'en avait raconté plein des histoires effrayantes où il était question de taux d'humidité, de superposition de plaques, de meringue italienne... Je savais bien que tout ça n'était que foutaise, qu'on racontait ça dans le seul but de filer les chocottes aux petites cuisinières mal équipées et maladroites, mais c'était plus fort que moi, j'avais les jetons.
Il aura donc fallu toute la douceur, la patience et la pédagogie d'une Mangue enrhumée pour me faire sauter le pas.
Un punsch, un esquimau aux haricots rouges (encore désolée Mingou...) et quelques heures plus tard, nous admirions émerveillées nos magnifiques macarons abricots-lavande, leurs belles collerettes, leur quasi perfection... et je réalisais que c'était pas si terrible en fait.
Tu sais quoi p'tite Mangue ? Je vais en faire chez moi demain matin. Ouais, toute seule. Même pas peur !
Bon, en vrai, ça ne m'a pas pris une matinée mais presque une journée (le temps de rassembler toute mon artillerie de moules à cake, à manqué, plats à gratin & co pour pallier à mon cruel manque de plaques à pâtisserie), j'ai perdu pas mal de macarons dans la bataille (des brûlés, des craquelés, des indécollables), j'ai cru m'être défigurée à vie (mais finalement, en frottant fort, le colorant a quitté ma joue)... Oui mais j'ai vaincu, et pour une grande première, c'est loin d'être parfait mais c'est très prometteur. Tiens, je vais même m'auto-décerner le Macaron du meilleur espoir féminin.
Macarons à la mûre pour vaincre ses démons
(d'après la recette de Pure Gourmandise)
- 125 g de poudre d'amande
- 210 g de sucre glace
- 3 blancs d'oeufs
- 30 g de sucre en poudre
- 1 pincée de sel
- quelques gouttes de jus de citron
- colorant en poudre violet
- gelée ou confiture de mûre
Mixer la poudre d'amande et le sucre glace (perso, je ne l'ai pas fait, ceci expliquant les coques pas très lisses) puis tamiser l'ensemble au chinois.
Battre les blancs en neige. Lorsqu'ils commencent à prendre, ajouter le sucre en poudre et continuer de battre jusqu'à ce qu'ils soient bien fermes. Ajouter le colorant (une grosse pointe de couteau... peut-être trop grosse chez moi) et fouetter pour bien mélanger.
Ajouter peu à peu et délicatement les poudres tamisées aux blancs en neige à l'aide d'une maryse. On obtient une pâte lisse et brillante qui forme un ruban. Verser la pâte dans une poche à douille et dresser des petits tas de pâte (de la taille d'une noix) sur des plaques à pâtisserie recouvertes de papier sulfurisé.
Laisser croûter 1 heure. Préchauffer le four à 150°C. Faire cuire les macarons 12 à 15 minutes selon la taille. Au sortir du four, faire glisser le papier sulfurisé sur le plan de travail préalablement vaporisé à l'eau fraîche. Décoller délicatement les macarons et les laisser refroidir posés à l'envers avant de les fourrer de gelée de mûre.
Le plus délicat, me semble-t-il, c'est la cuisson.
Pour peu qu'on ne soit pas encore très intime avec son four, qu'on ne connaisse pas bien ses travers, on fait brûler la première fournée, on baisse le thermostat pour la seconde qui ne sera jamais assez cuite, on ne se décourage pas et on finit par trouver le temps de cuisson et la température idéals entre la 3ème et la 4ème fournées. Pour ma part, 25 minutes de cuisson : 15 minutes à 150°C, 10 minutes à 140°C.
06 février 2008
Ces choses qui m'énervent
C'est pas parce qu'y a des jours où la vie m'est douce et agréable qu'y a pas des jours où je sors de mes gonds.
En cause, des évènements bien plus agaçants encore que lorsque le morveux du 2ème étage révise ses leçons de flûte en rentrant des cours. Bien plus agaçants encore que lorsque le bus bloqué dans ma rue par une voiture mal garée klaxonne pendant 5 minutes non-stop (et le klaxon du bus, c'est pas comme celui de la Twingo, ça ne fait pas penser à un Yorkshire qui tousse).
Non, ça ne sont que des petites broutilles à côté d'autres choses vraiment horripilantes.Typiquement, y a rien qui m'irrite plus que :
- les Prince qui ne s'ouvrent pas en deux pour que je puisse tranquillement manger d'abord le chocolat, puis les deux faces de biscuits. On le sent tout de suite s'ils vont s'ouvrir facilement ou se réduire en miettes sous la pression... et dans le second cas, je pète le câble et je fous tout à la poubelle.
- les nounours à la guimauve tout écrasés. Parce que là, même topo, je ne peux pas décoller le chocolat pour le manger avant la guimauve toute nue. Alors, c'est vrai, je ne le fais pas tout le temps, mais de savoir d'avance que je ne pourrais pas le faire, ça m'énerve profondément.
- les clémentines qui s'épluchent mal. L'écorce s'en va mais cette fichue peau blanche reste bien accrochée, elle. Et pour peu qu'on s'acharne avec son ongle, elle se décolle mais entraîne alors toute la membrane laissant notre clémentine à vif. Et comme on la tenait fermement pour décoller cette satanée peau blanche, qu'est-ce qu'il se passe ? Elle nous envoie une bonne grosse giclée acide dans l'oeil. Damned.
- les coins avec la flèche des paquets de jambon qui se décollent pas. C'est censé être là, dans ce coin avec la flèche, que se trouve l'ouverture facile. On soulève avec l'ongle, on tire d'un coup sec. Une fois sur deux, y a rien qui vient. On fait le tour du paquet, certainement qu'y a eu une erreur dans le collage et que le coin ouverture facile est l'un des 3 autres. Bah non. C'est aucun des 4. L'autre fois sur deux, ça se déchire n'importe comment et on passe trois plombes à retirer les 14 lambeaux de pellicule protectrice.
- les languettes des boîtes de conserve qui s'arrachent. On se méfie pas, on la soulève, on commence à tirer et on se retrouve avec la languette au bout de l'index et la boîte de thon parfaitement fermée qui nous nargue insolemment. Alors oui, j'ai un ouvre-boîtes, mais je ne sais plus où. Et ça aussi, ça m'énerve.
Et quand dans une seule et même journée, ces évènements hautement agaçants se succèdent, une seule solution : manger le dernier cookie, si si, le dernier des meilleurs cookies du monde faits par la plus grande pipelette du monde. Des chewy cookies avec des noix de pécan et des grosses pépites de chocolat. Il en reste un, je l'avais précieusement gardé.
Ou plutôt, il en RESTAIT un. A sa place (bien caché, derrière le grille-pain), il n'y a plus que des miettes (que frénétiquement je lèche... même pas honte).
Calme Aurélie. Tout doux ! Inspire, expire, inspire, expire... réfléchis... Te reste deux options : 1/la dépression nerveuse 2/ la boulimie.
Je prends la deuxième, vous m'excusez ?
Le fondant à la crème de marrons pour échapper in extremis à la dépression nerveuse
(recette empruntée à Elle A Table)
- 500 g de crème de marrons
- 125 g de beurre demi-sel
- 4 oeufs
- 2 cuillères à soupe de farine
- 1 cuillère à soupe de rhum
- quelques framboises
Fondre le beurre. Le mélanger dans un saladier à la crème de marrons (avant ça, s'abstenir de descendre la moitié du pot de crème à l'ouverture... sinon, ça va fausser toutes les proportions, méfiez-vous). Ajouter les jaunes d'oeufs, la farine et le rhum. Bien mélanger.
Monter les blancs en neige et les incorporer délicatement à la préparation. Verser dans moule de 20 cm de diamètre ou dans un grand moule à cake, beurré et fariné, enfoncer quelques framboises dans la pâte et enfourner pour 45 minutes à 180°C.
Crème de marrons et framboises, ça fonctionne très bien. La prochaine fois, j'essaie d'en mettre quelques-unes à l'intérieur. Si vous le faites avant moi, tenez-moi au courant, d'avance merci !
04 février 2008
"Vous avez le rôle !"
J'imagine que c'est le genre de phrases que tout acteur/comédien rêve d'entendre. Quelques mots qui pour lui symbolisent l'achèvement, la consécration. Des semaines, des mois, des années, une vie de travail et d'acharnement parfois, pour enfin s'entendre dire "Vous avez le rôle". Ou pas, mais là faut songer à changer de voie m'sieur-dame, désolé.
Mais qu'en est-il de l'acteur ou de l'actrice qui s'entend dire "Vous avez le rôle... Vous jouerez la copine grosse, moche et boutonneuse de l'héroïne" ? Est-ce que cette nana-là, elle rentre chez elle, elle appelle ses parents, puis tous ses potes pour leur annoncer la nouvelle en sautillant de joie ? Est-ce qu'elle fait une grosse teuf avec un gros gâteau commandé chez le pâtissier où est écrit à la crème au beurre "Congratulations, you're our Ugly Betty !" ?
Parce que bon, je suis d'accord sur le principe que l'acteur peut tout jouer. C'est son métier. Il se met dans la peau du personnage le temps du tournage et il n'y a pas d'interpénétration entre ces deux entités. N'empêche que, rôle principal, second rôle ou même figurant, je le vivrais terriblement mal qu'on me donne le rôle de la moche. Clairement, ça me mettrait au fond du trou. Même si j'ai participé au casting de la moche de mon plein gré. Au fond de moi, j'en suis sûre, j'attendrais qu'on me dise "Non, désolé, t'es pas assez moche pour le rôle..." "...mais par contre, sur le plateau d'à côté ils tournent un remake de la Nuit des Morts Vivants, si ça te dit".
Mouais. Peut-être que c'est plus dur pour une femme que pour un homme finalement. Parce que la femme, elle se doit d'être belle en plus d'être talentueuse, intelligente, drôle, et tout le reste. Les hommes, du moment qu'ils sont grands, musclés, qu'ils ont un peu de poils sur le torse et une grosse voix virile, ils s'en foutent d'avoir une gueule d'ange, c'est à dire lisse, symétrique et agréable.
Partant de là, certainement que le gars que les frères Coen ont choisi pour No country for old men - Javier Bardem qu'il s'appelle - n'en a que faire d'avoir une tête de psychopathe pervers, sadique ET moche. C'est vrai qu'ils l'ont pas arrangé non plus pour qu'il joue un Anton Chigurh frissonnant, avec cette coupe de Beatles parfaitement lissé et brushé (je veux la marque de son shampooing). Enfin bon, même avec les cheveux de Clooney, même avec la non-coupe de Zidane, ou même avec une crête tecktonik, ce gars-là, il aura jamais une belle gueule de gendre idéal soyons lucide.
Bah, en fin de compte, c'est plutôt bien que ces acteurs et actrices se moquent éperdument de ne pas être connus pour leur plastique de rêve. Ils sont bien souvent très bons. Peut-être qu'ils s'imposent d'envoyer du lourd pour compenser ce physique ingrat, je ne sais pas. Mais ils sont bien souvent très bons.
Tellement bon ce Javier Bardem que j'ai passé 2h à enfoncer mes ongles dans le bras de Paulo, 2h à double-sursauter (une première fois à cause de la scène du film, une seconde fois à cause de la nana près de moi qui me faisait peur en sursautant), 2h à me dire mon Dieu ce gars est horrible, à me demander comment je réagirais si j'en croisais un pareil dans la rue. Je changerais de trottoir. Peut-être même de ville.
Tellement convaincant dans son rôle de dangereux psychopathe au regard malsain, comme Jack Nicholson dans Shining, que Paulo et moi, on osait même plus bouger pour ne serait-ce que plonger la main dans les pop-corn de peur qu'il nous voie et nous bute dans la foulée.
En rentrant, j'ai voulu me dire que cet homme disgracieux cachait derrière sa tête de sadique un coeur tendre de gros nounours. Je me suis plu à croire que cet affreux jojo à la gueule irrégulière et au nez cabossé était en réalité tout câlin et tout doux, plein d'attention et de caresses.
Et pour finir de m'en persuader, j'ai mis ladite théorie en pratique...
Sous le pop-corn, la mousse de papaye, ou comment le disgracieux peut cacher le doux et l'agréable
Pour 2 verrines
- 300 g de chair de papaye
- 1/2 jus de citron vert
- 50 g de mascarpone
- 2 oeufs
- du pop-corn sucré délaissé pendant la séance
Séparer les blancs des jaunes d'oeufs.
Mixer finement la chair de papaye. Détendre le mascarpone avec le jus de citron vert et l'ajouter à la purée de papaye. Ajouter ensuite les jaunes d'oeufs. Bien mélanger.
Monter les blancs en neige et les incorporer délicatement à la préparation, en soulevant la masse. Verser dans les verrines et placer au frais 3 heures.
Avant de servir, garnir de pop-corn (le mien était devenu ramollo - la trouille sans doute - mais après quelques minutes au four, magie, il re-croustillait)
30 janvier 2008
Deux anniversaires pour le prix d'un
Voilà un an aujourd'hui que je déballe impudiquement ma vie sur ce blog. Impudiquement certes, mais en prenant bien soin toutefois d'éviter habilement tout sujet se rapportant de près ou de loin au zob (parce que moi, face à mes parents, j'assume pas du tout du tout. S'lut 'Pa, s'lut 'Man ! Ahem.).
Un an déjà que vous savez tout de moi, de Paulo, de ma Nonna, de mes parents, de ma vie à Toulon, de ma vie à Paris, de mes réflexions passionnantes sur le monde qui nous entoure, de mes coups de blues et de mes bons moments. Mouais.
C'est tout de même une drôle d'idée de raconter sa vie pleine de trous à tout le monde. Faut avoir un sacré côté exhibo (non, je ne parlerai pas de zob j'ai dit, on s'calme là oh !). J'ouvrirais mon imperméable en pleine rue, j'en montrerais moins sur moi (d'autant qu'en général, je mets des vêtements sous mon imper. Sauf cas exceptionnel.). Alors bon, ça a des avantages indéniables de raconter sa vie, c'est sûr.
Par exemple, ça m'évite d'avoir à payer un psy . Je confie mes pensées négatives au clavier et c'est comme si elles restaient enfermées dans l'ordi (ce qui expliquerait enfin les dysfonctionnements récurrents de ce salopard qui décide parfois de rebooter tout seul, alors que vous étiez en train de rédiger un looong papier que vous n'aviez bien sûr pas encore sauvegardé).
Par exemple bis, ça fait moins mal au poignet que de tenir un journal intime. Depuis l'apparition de ce bestiaux capricieux dans ma vie, suffit que j'écrive ma liste de courses pour avoir de terribles crampes dans les doigts. Jusqu'au coude si je projette de faire le "plein". Ouais, carrément. Dire que j'étais capable d'écrire des disserts de 3 pages doubles au lycée !
Par exemple ter, ça me permet de donner des nouvelles à tous ceux que j'aime et qui sont loin + donner des nouvelles à ceux que j'aime et qui sont près mais qu'on a pas forcément le temps de se voir parce qu'on est tous très occupés + me faire des nouvelles copines formidables que j'ai pas le temps de voir beaucoup mais le coeur y est (et tout plein d'autres que j'aimerais bien voir au moins une fois déjà si c'est pas trop demandé).
Bah oui, c'est une drôle d'idée de raconter sa vie à un blog mais en même temps, je ne trouve aucune raison concrète d'arrêter. Comme on dit par chez moi, c'est le plus gêné qui s'en va. Pour ma part, je reste, et ceux que ça gêne je leur dis au revoir. Au revoir !
Set de Table, tu as 1an oui, mais tu vas partager ta bougie. En effet, tu es né le même jour que mon cher Sushi-mate.
Alboon, mon apprenti chef talentueux (et surtout très très drôle), bon anniversaire !
Allez, ça vaut bien une recette au chocolat, non ?
Panna cotta chocolat aux épices douces sous sa clémentine de 2 façons qui se la pète mais faut bien ça aujourd'hui
Pour 2 verrines
- 50 g de chocolat noir
- 125 ml de crème
- 30 g de sucre
- 1 feuille de gélatine (y a pas que l'agar-agar dans la vie !)
- 1/2 cuillère à café de cannelle
- 1 à 2 pincées de gingembre
- 1 pincée de muscade
Pour le clémentine curd
- 2 clémentines (ou 3 si peu juteuses)
- 2 petits oeufs
- 50 g de sucre
- 1 cuillère à café de fécule
Pour la compote de clémentines
- 3 clémentines
- 3 cuillères à soupe de sucre
Mettre la feuille de gélatine à ramollir dans l'eau froide.
Casser le chocolat dans une casserole contenant la crème. Verser le sucre et porter sur feu tout doux. Chauffer en remuant jusqu'à ce que le mélange soit homogène. Hors du feu, dissoudre la feuille de gélatine ramollie et bien essorée. Verser dans 2 petites verrines et laisser prendre 2 à 3 heures.
Pendant ce temps, préparer le clémentine curd selon la même méthode qu'ici.
Laisser refroidir.
Pendant ce temps, préparer la compote de clémentines. Peler à vif les clémentines et prélever les quartiers (sans la membrane, bien entendu). Réaliser l'opération au-dessus d'une casserole pour récupérer le jus. Déposer les quartiers de clémentines à vif dans ladite casserole. Ajouter le sucre et chauffer sur feu moyen. Laisser cuire quelques minutes, le temps que la compote "prenne" (texture proche de la confiture). Laisser refroidir.
Sortir les panna cotta du frigo. Les coiffer de clémentine curd puis napper de compote de clémentines.
15 janvier 2008
Qui a dit que je n'étais pas une vraie fille ?
Je n'aime pas les bijoux, les vrais, les clinquants et brillants qui valent des sommes improbables avec plein de zéros. D'ailleurs je n'en porte jamais ou seulement des fantaisies en plastoc pas du tout élégantes, mais ça c'est uniquement jour de fête. Mon beau solitaire et mon sublime collier en or blanc dorment, eux, sagement au fond d'une boîte à bijoux bien rangée (tellement bien rangée que je serais bien incapable de vous dire à cette heure où elle se trouve).
Je n'aime pas passer des heures à me pomponner. Non pas que je n'aime pas me faire jolie, mais faut que ça aille vite ! Pour le maquillage, c'est le minimum vital anti-cerne/fond de teint/mascara. De toute façon, que je voudrais mettre du blush et du fard à paupières que je ressemblerais à une poupée en porcelaine (pour ne pas dire à une prostétipute). En 5 minutes, je suis parée, sans même passer par la case parfum parce que je n'aime pas le parfum. Au mieux, ça sent pas trop mauvais mais toutes les autres nanas dans la rue sentent comme vous. Au pire, ça cocotte carrément et votre effluve lourde et capiteuse vous survit 15 minutes après que vous soyez passée dans une pièce. Insupportable. Et puis, de toute façon, j'aime mon odeur naturelle (sauf en cas d'effort intense, je vous l'accorde).
Je n'aime pas les chaussures à talon. Si, je trouve ça souvent très joli, mais sur les autres, merci. Parce qu'avoir l'air d'une autruche qui a un balai dans le derrière quand je marche dans la rue, très peu pour moi. J'ai essayé pour une grande occasion style entretien d'embauche, et j'ai eu des problèmes. Il est possible que mon talon de 7 cm ait ripé sur la dernière marche de l'escalier menant au quai du métro. Il est possible que je me sois alors étalée de tout mon long sur ledit quai du métro. Il est possible qu'à ce moment là, le métro était à quai justement et qu'une quinzaine de personnes se soient réjouies de ma chute. Il est possible que je me sois dit "m'en fous, le temps que je me relève, il sera parti, je prendrais le prochain". Il est possible que le métro ait attendu bien plus longtemps qu'à l'accoutumée cette fois-là, si longtemps qu'il n'aurait pas été crédible que j'attende le prochain (ce qui m'aurait d'ailleurs mis en retard). Il est possible que je me sois alors tapé la pire honte de toute ma vie assise face aux témoins de ma défaite, genoux écorchés, larme au coin de l'oeil et joues empourprées sur à peu près 12 stations.
Je n'aime pas être en retard, et donc je suis toujours à l'heure (oui, ok ok, une fois, j'ai été (très) en retard, encore désolée Alboon !). Sûrement parce que je ne passe pas trois plombes à me préparer. Certainement parce que je peux marcher vite, bien à l'aise dans mes baskets. Et surtout parce que je suis bien élevée, et comme je ne supporte pas d'attendre les gens en retard, je ne fais pas aux autres ce que je n'aimerais pas qu'on me fasse.
Non, vraiment, je ne prends aucun plaisir à me faire désirer, en plus c'est du temps que je perds auprès de la personne avec qui j'ai rendez-vous. Donc, je suis toujours à l'heure, voire même souvent en avance (de 45 secondes certes mais c'est l'intention qui compte).
C'est à croire que je ne suis pas une vraie fille ! D'ailleurs, maintenant que j'y pense, on me l'a souvent fait remarquer mon attitude très mec à certains égards. Eh oh, on va se calmer tout de suite ! Je suis une fille, une vraie, une qui fait pipi assise (et toutes les 30 minutes) et qui ouvre la bouche quand elle met du mascara (si quelqu'un sait expliquer ce phénomène, ça m'intéresse). Une fille qui pleure devant La Petite Maison dans la Prairie (Marie qui perd la vue, même après 7 diffusions, je ne l'ai jamais supporté) et qui a regardé Dirty Dancing 452 fois.
Qu'est-ce que je dois faire, hein, pour vous prouver que je suis une fille ? Non, pas ça espèce de pervers, ch'uis pas une nageuse moi, vous ne verrez jamais ce genre de clichés de moi diffusés sur le net ! (désolée d'en remettre une couche, mais bon sang, arrête d'être si naïve avec les hommes aussi !).
Je ne vois qu'une seule solution : mettre de la rose dans ma cuisine et servir ça de façon très prout-prout ma chère dans des cuillères. Précieux, élégant, gnan-gnan... on en oublierait presque que je rote l'alphabet après avoir bu une pinte de bière cul sec !
Cuillères très fille de fiadone et ses litchis à la rose
Pour une 20aine de cuillères
- 250 g de brousse
- 3 oeufs
- 150 g de sucre
- 1 cuillère à soupe d'eau de rose
- 1 cuillère à soupe d'huile
- 10-12 litchis
- 2 cuillères à soupe de sirop de rose
Ecraser la brousse à la fourchette et y incorporer les oeufs. Ajouter le sucre et l'eau de rose et bien mélanger. Huiler un moule à cake et y verser la préparation. Enfourner à 180°C pour 30 minutes. Laisser refroidir à la sortie du four et entreposer au frigo.
Peler et dénoyauter les litchis. Les déposer dans un saladier, ajouter le sirop de rose et entreposer au frigo 1 petite heure.
Pour servir, couper le fiadone en petits carrés, les disposer dans des cuillères et déposer dessus un demi litchi à la rose. servir bien frais.
Oui, je sais, elles sont très sombres mes photos... certains me demanderaient si je les prises dans un placard. Vivement les beaux jours !
Et comme maintenant, je suis une vraie fille aux yeux de tous, je revendique haut et fort mon amour pour le sirop de rose...
... que vous pouvez acheter ici :
20 décembre 2007
Cure de désintox
"Bonjour, je m'appelle Aurélie et je suis blog-addict. Aujourd'hui, j'en suis à ma 4ème semaine d'abstinence. C'est pas facile tous les jours mais oui, je me sens mieux."
"On applaudit Aurélie pour ces efforts, sa volonté et sa persévérance ! Bravo Aurélie, clap clap clap !"
Quatre semaines plus tôt
8h04 (j'aime pas les heures pile) : Je me lève guillerette.
8h07 : A peine ma robe de chambre pilou-pilou enfilée, j'enfonce mon doigt (ça va m'amener de l'utilisateur de Google égaré ça... quand je vois déjà comment certains arrivent chez moi... ahem) dans le bouton marche de l'ordinateur. Fzzzuuiiiiiiit ! l'écran s'allume (oui, oui, il fait ce bruit là mon écran l'écran de Paulo quand il s'allume).
8h09 : Je prépare mon petit café, mon pot de confiture et ma cuillère et je petit-déjeune devant l'ordi. Mes mails, Le Monde.fr mais très rapidement les blogs. Pas que les blogs de cuisine, hein ?! Les blogs en tout genre.
Les minutes défilent sans que je les voie passer. De blog en blog, de recette en anecdote, de crise de rire en réflexion intense, la matinée se passe.
10h03 : Une effluve nauséabonde chatouille désagréablement mes narines... oh mon dieu ! Mais c'est moi en levant le bras ! Je sens "la nuit", beurk, pouah, bah, je ne supporte pas ça !
10h04 : Pourtant je me ravise car je viens de jeter un rapide coup d'oeil à Blog Appétit et de voir un titre qui semble passionnant, je ne peux sciemment pas aller prendre ma douche maintenant !
Tous les jours depuis presque 1 an, ce schéma se reproduit. Et je ne parle que du matin. Tout au long de la journée pourtant, je fais des pause blog, j'y vais de mon petit commentaire ou tout simplement je me régale secrètement sans mot dire. Je ne fais que ça, je ne pense qu'à ça. J'en ai besoin, il me faut ma dose. Suite logique, je prends du retard sur mon boulot, du coup je bosse jusqu'à minuit voire plus.
Bilan : au fil des mois, mon cul s'est flasquifié, mon cerveau s'est rabougrisé et mon couple s'est abstraitisé.
Et c'est ainsi que je suis entrée en cure de désintox, pour sauver mon cul, mon cerveau et accessoirement mon couple. Pas facile au début de résister. On continue à regarder quelques blogs par ci par là.
Noooooon ! Erreur ! Il faut tout stopper malheureuse !
Je me suis donc mise en quarantaine de blogs, avec une volonté de fer je ne vous le cache pas. Je me suis auto-interdite de Blog Appétit et autres Blogs à Croquer. Et je tiens bon.
Et j'ai découvert que je pouvais faire mille et une autres choses à la place (comme je le faisais avant en fait) genre tenter une opération de la dernière chance pour sauver notre yucca, genre rapiécer le pull que j'adorais mettre y a 2 ans à tel point qu'il était tout décousu de partout, genre discuter avec la concierge qui est en fait super marrante et d'une répartie à toute épreuve, genre trier les médicaments et réaliser que la crème désinfectante qu'on mettait jusqu'alors sur nos petites plaies était périmée depuis novembre 2004. Etc, etc.
Et j'ai découvert que le seul fait de bouger mon cul de la chaise de l'ordi, ça lui rendait une certaine fermeté (tout est relatif bien entendu mais je m'en contente, je ne mets pas la barre très haut dans ce domaine, il ne faut pas se surestimer) et ça faisait perdre les 2 ou 3 (ou 4) kilos récemment ancrés à mes hanches et à mon bidon.
J'ai redécouvert ma vie d'hyperactive (oui bon, moi j'adore ça) et j'ai redécouvert des horaires de travail souples (8h30 - 21h avec une pause dèj de 15 minutes et une pause café de 35 minutes).
Eh non, plus de blogosphère, plus de vie virtuelle, en tout cas pas tant que je ne saurais avoir vis-à-vis de ce monde un comportement sain et raisonné. Et vu que je suis une "tout ou rien"... Mais je ne désespère pas.
Je me rends d'ailleurs compte que je craquouille un peu depuis quelques jours, jetant un furtif coup d'oeil à un blog par ci, à un blog par là (et quelques autres encore j'avoue... mais je ne laisse aucune trace pour ne pas que Paulo à qui j'ai confié la charge de me remettre dans le droit chemin à coup de "t'es encoooore devant l'ordi ?! Pfff !" ne s'en aperçoive) mais je parviens à rester sereine, à ne plus penser à tout ce que je suis en train de rater.
Alors, ne m'en voulez pas mesdames et messieurs les bloggeurs, je reviendrai vite vous voir car je ne vous cache pas que malgré tout ce que j'ai dit ci-dessus, vous me manquez truc de ouf. D'ailleurs, pour vous montrer toute mon affection, je vous offre un petit pot de riz au lait de coco qui déchire grave sa maman !
Le riz au lait de coco de la fin de la dépendance
Pour 3 personnes
- 100 g de riz rond
- 40 cl de lait de coco
- 10 cl de lait
- 1 sachet de sucre vanillé
- sucre au goût
Rincer le riz jusqu'à ce que l'eau devienne claire. Bien égoutter.
porter à ébullition le lait et le lait de coco. Y jeter le riz (pas trop violemment non plus, on n'est pas des bêtes !), remuer et baisser le feu. Laisser cuire sur feu tout doux en remuant de temps en temps pendant 35-40 minutes. A ce moment, ajouter le sucre vanillé et le sucre (perso, j'en mets beaucoup trop, je n'ose même pas vous dire combien...) et laisser cuire 5 minutes supplémentaires. Verser dans des ramequins et servir tiède ou froid.
La dernière fois, je l'ai servi froid avec un émincé de mangue et franchement, c'était trop d'la bombe de balle !
23 novembre 2007
Secrets de famille
En posant le pied sur le quai de la gare de Toulon lundi dernier, comme je le fais souvent maintenant depuis presque 4 ans, j'étais loin d'imaginer la nouvelle qui m'attendait.
Il est vrai que j'aurais pu, et d'ailleurs j'aurais du, depuis 25 ans que je le connais, avoir la puce à l'oreille. Rapport aux évèvements du passé, rapport à des réflexions ou des attitudes révélatrices. Oui, mais ce n'est que quand on est mis devant le fait accompli que l'on rassemble enfin les pièces du puzzle, que l'on se dit "Mais oui, mais c'est bien sûr" ! Comment ai-je pu ne pas m'en rendre compte plus tôt alors que :
- il s'est longtemps amusé à terroriser et/ou menacer de mort avec un sérieux et une froideur presque inhumains chacun de mes petits-amis qui se risqua à passer le seuil de la maison. L'un d'entre eux, qui aura même eu droit à un mime explicite (le pouce glissé lentement le long de la gorge), doit encore en faire pipi à la culotte en y repensant 9 ans après.
- il a tenté de supprimer le chien errant multirécidiviste qui a mangé mes lapins nains, dans un élan de colère noire. On s'en prend pas aux lapins nains de sa fille. Nota : à ma connaissance, le chien s'en est sorti. De mon côté, j'ai arrêté d'élever des lapins nains.
- il est connu comme le loup blanc. Je l'ai réalisé un jour où je me suis arrêté dans la voiture de devant à un rond-point. Le monsieur, à juste titre très en colère, était sorti de sa voiture comme une furie et commençait à me crier dessus. Il m'aura suffit de dire SON nom pour voir le monsieur se calmer dans l'instant, un sourire naissant sur le visage. Je n'en ai pas cru mes yeux (m'enfin, on a quand même payé les dommages, ç'aurait été trop beau).
- il se lève aux aurores, même s'il ne travaille pas. Même le dimanche. Quand les gens "normaux" n'émergent pas avant 8h, lui a déjà commencé sa journée depuis 3 heures. Tandis que la ville, paisiblement, dort et que l'on penserait qu'il n'y a rien à faire...
- il s'est marié avec une italienne. Pire ! Avec une napolitaine (c'est pas moi qui le dis mais bon, paraîtrait que les napolitains...)
- il passe des heures et des heures à bidouiller des trucs mystérieux dans son garage, encore plus maintenant qu'il est à la retraite. Soi-disant des monte-charge pour faciliter la vie de ma mère, des cubes en fer pour décorer le magasin de mon frère... Mouais, c'est ça ! Après quoi, il part baskets aux pieds faire une dizaine de kilomètres de footing. Après quoi il donne quelques coups dans le sac de frappe qu'il nous avait demandé pour un Noël. Après quoi il s'installe dans mon ex-chambre devenue salle de muscu et pousse la fonte. Un entraînement de légionnaire qui ne m'avait jusqu'alors jamais vraiment paru louche...
Mais lundi, sur le quai, j'ai eu un choc, une révélation. Il aura fallu qu'il se laisse poustache et même pousflaquette pour que tout devienne limpide : oh mon Dieu, mon père, c'est Fratoni* (avec l'accent corse s'il vous plaît) !
*Toute ressemblance avec une personne existante est purement fortuite. Ce surnom, trouvé dans la seconde qui a suivi nos retrouvailles, tend juste à souligner la ressemblance de mon nouveau papa alias Fratoni La Moustache, avec un terrible mafieux corse. C'est que... j'veux pas avoir de problèmes moi...
D'ailleurs, j'en profite pour rendre hommage à l'Ile de Beauté. Pas de blablas inutiles mais une recette à base de miel de lavande (sûrement corse parce qu'il était divin), de fleurs de lavande (là aussi, elles venaient sans aucun doute de là-bas pour être si belles et si parfumées) et d'abricots moelleux (évidemment corses car tout bonnement délicieux). C'est que... j'veux vraiment pas avoir de problèmes moi... j'en fais trop, vous croyez ?
Toutes petites tatins d'abricots moelleux (corses) au miel (corse) de lavande (corse)
Pour 12 toutes petits tatins
- 12 abricots moelleux
- 1 pâte feuilletée toute prête
- 50 g de miel de lavande + 30 g
- 1 cuillerée à café de jus de citron
- fleurs de lavande
Verser le miel dans une petite casserole et porter à feu moyen. Laisser caraméliser et, lorsqu'il prend une belle couleur dorée-rousse, retirer du feu et déglacer avec le jus de citron. Répartir ce caramel de lavande au fond de 12 empreintes à mini-très mini-muffins.
Séparer les abricots en deux et poser un oreillon au fond de chaque empreinte. Avec un pinceau, enduire les oreillons d'un peu de miel (éventuellement réchauffé quelques secondes pour le liquéfier). Déposer alors un second oreillon et enduire à nouveau de miel.
Couper la pâte en cercles un peu plus grands que les alvéoles du moule à l'aide d'un emporte-pièce ou d'un petit verre. Poser les ronds de pâte sur les empreintes en appuyant bien.
Enfourner à 180 °C pour environ 15 à minutes (la pâte doit être bien dorée), attendre à peine quelques secondes avant de démouler (sans quoi le caramel fige et les abricots restent collés au fond) et parsemer de quelques fleurs de lavande avant de servir tiède.
























