05 avril 2008
Aïe, la faute de goût !
C'est pas que je suive la mode de près. En ce moment, c'est même tout le contraire, entre le jean cigarette taille haute qui fait des grosses hanches et la blouse qui laisse penser que 80% des minettes sont enceintes (au mieux) ou souffrent d'aérophagie, j'ai choisi : je remets mes fringues de l'année dernière. Ceci dit, j'essaie d'accessoiriser le tout façon tendance, histoire de faire illusion. Et le résultat est souvent probant.
Bref, je ne suis pas la mode de très près mais un petit peu quand même. C'est à dire qu'en fait, je n'aime pas trop passer pour une grosse beauf à la ramasse quand je vais quelque part, surtout quand je ne connais personne. Donc, je fais en sorte d'être un minimum dans l'coup.
Mais hier soir, échec cuisant. J'ai commis the faute de goût. Moi qui ne voulais pas me faire remarquer, moi qui essayais de me fondre dans la masse, laissez tomber, on n'a vu que moi. Attendez que je vous raconte, vous allez comprendre ma douleur.
J'ai décidé hier soir d'aller au ciné toute seule, me régaler avec mon petit Edouard Baer qui me fait tant rire. J'arrive la première dans la salle, jusque là tout va à peu près bien (je fais joujou avec mon téléphone histoire de trouver contenance tandis que les gens arrivent, mais sinon ça va). Et la salle s'est remplie, peu à peu, me mettant face à ma ringardise. M'envoyant en plein visage mon retard évident sur le temps présent. Me faisant me sentir comme un pauvre yaourt périmé oublié sur la clayette du frigo.
Oui mesdames, je vous l'annonce pour vous éviter l'affront, la tendance 2008 pour toute femme qui va au cinéma, le must-have, l'accessoire à porter absolument au bout de son bras, c'est l'homme. Pour être plus précise, c'est son homme. Son mec, son époux, son concubin, son roudoudou, son petit abricot doré, son Jules ou son Paulo (euh non, Paulo, il est juste à moi en fait) appelez-le comme vous voulez. Grand, maigre, petit, gros, chauve ou avec des dreadlocks, peu importe, il faut simplement que ce soit le sien et qu'on puisse poser sa tête sur son épaule ou le regarder amoureusement. Même s'il est dépareillé et ne va pas bien avec ses chaussures, ce n'est pas grave, ça passe. En revanche, ne pas en avoir, là, c'est le comble du mauvais goût, vous l'aurez compris.
C'est bien simple, j'ai fait le compte (oui, je vous rappelle que j'étais seule, je me faisais un peu chier avant que le film ne démarre), nous étions 21 : 10 couples et moi. Pas des couples de meilleures copines, non, non, non, que des vrais couples qui se tiennent par la main et se roulent des pelles bruyamment.
Je les ai vues toutes ces femmes qui me toisaient, méprisantes. J'ai bien tenté de m'enfoncer dans mon fauteuil jusqu'à disparaître mais non, on me voyait toujours, toute seule, sans l'homme. J'ai hésité à feindre de composer le numéro de Paulo pour faire mine de l'engueuler "M'enfin, tu devais me rejoindre ! Comment ça t'a oublié ? Goujat ! Mufle ! Sacripan !" et ainsi justifier ma solitude désespérante mais c'est à ce moment que le noir se fit enfin dans la salle, m'apportant un soulagement immédiat.
Le pire dans tout ça, c'est qu'avant hier soir, je n'arrivais pas à me résoudre à cette idée d'aller au ciné toute seule. Pour moi, le ciné ça se partage ou ça n'a pas lieu d'être. C'est comme le resto. Et puis, je me suis souvenue de toutes mes copines qui me traitaient d'andouille, qui elles allaient souvent se faire une toile toutes seules, parce qu'en plus c'était bien pratique, ça permettait de choisir son film, sa salle, son heure sans se prendre le chou avec les envies et disponibilités de chacun. Ah ça, je les ai maudites !
En même temps, avec du recul, je réalise qu'elles m'avaient dit ça en 2007... enfin quand même, elles auraient pu me prévenir que ça ne se faisait plus...
Aujourd'hui, plus qu'une seule chose à faire : sauver mon égo et rattraper le coup, vaille que vaille. Heureusement pour moi, en cuisine, on me la fait pas, je les connais les tendances 2008. Et parmi elles, on a le pas si facile que ça, un peu longuet mais très gratifiant "faire ses sushis soi-même".
Sushis, makis et california rolls top tendance 2008
Pour les recettes et les how-to (j'espère que c'est encore tendance le franglais ?), je vous renvoie directement sur le blog de Séverine, Sav'Hourra. J'ai tout suivi à la lettre, de liens en liens, et c'était parfait (difficile et longuet, je le répète mais parfait). Expliqué clairement, en images, vraiment rien à redire, c'est du bon boulot Séverine ! Merci beaucoup !
Je crois que je me suis bien rattrapée là, non ?
Wesh, elle est trop dans la place la gonz' !
23 août 2007
Ma recette filmée pour marmiton en herbe
A la demande générale de mon Sushi-mate (il se reconnaîtra), j'ai accepté de dévoiler au "grand" public aujourd'hui l'une de mes recettes inratables et qui cartonnent à tous les coups :
Oui, il est en tenue d'apparat sur la photo ci-dessus mais mes amis fidèles ont su l'identifier, j'ai nommé le fameux poulet façon tajine (oui
parce que si je dis tajine de poulet tout court, je vais me faire
descendre par les puristes... on n'est jamais trop prudent).
Alboon,
this one's for you ! Parce que je ne pourrai pas la faire à tes côtés,
j'ai tenu à te montrer les grandes étapes de cette recette ô combien
délicate tu vas voir. Enfin, parce qu'elle est vraiment fastoche et
parce que j'adore le film Philadelphia, je vais te l'expliquer comme si tu avais 5 ans (comprend qui veut !).
Prends des notes, on est parti !
1/ Tu éminces deux oignons (tu risques de pleurer, c'est normal) et tu les fais revenir (je devance ta blague : "pourquoi ? ils vont partir ?") dans une bonne cuillère à soupe d'huile jusqu'à ce qu'ils deviennent translucides.
2/ Pendant ce temps, coupe 2 blancs de poulet
en cubes. Attention à tes doigts ! Puis, tu les
mets dans la sauteuse sur feu moyen et tu les fais colorer sur toutes
les faces.
Voilà, t'as fait le plus dur. Compte les doigts
qu'il te reste, 1, 2... 8, 9. Hein ? Neuf ? Non, recompte ! 1,
2... 8, 9, 10. Ouf !
3/ Quand le poulet est coloré, tu ajoutes une à deux cuillères à soupe de miel. Laisse un peu caraméliser, c'est joli, et ça donne bon goût. Surveille bien, ce n'est pas le moment d'enfoncer ton poing dans le pot de miel - oui, oui, je comprends, c'est rigolo - car cela peut vite brûler.
4/ Tu peux ajouter les raisins secs (une bonne grosse poignée). Moi, je préfère y mettre des dattes ou des pruneaux (dénoyautés s'il te plaît) car ils apportent du liant à la sauce, mais je sais, tu préfères les raisins alors...
D'ailleurs, au passage, tu peux ajouter des légumes pour faire un plat équilibré. Meuh non, fais pas la grimace !
5/ L'étape la plus importante : les épices. Moi, je mets une petite cuillère à café de chacune des épices suivantes : cannelle, cumin et raz-el-hanout (ou rase Helmut comme dit ma jolie petite maman). Si tu veux, tu peux ajouter une pincée de coriandre moulue. Mais surtout, n'oublie pas le sel.
6/ Munis toi d'un verre vide, remplis-le d'eau (20 cl environ) et verse-le précautionneusement dans ta sauteuse. Ne mets pas trop d'eau
tout de même (à hauteur ça suffit largement) sinon ça rallonge d'autant
le temps de mijotage et tu risques d'attendre 4 heures avant de voir la
sauce prendre la bonne consistance.
7/ Ouvre le placard et attrape un grand couvercle, c'est-à-dire d'un diamètre au moins égal à celui de ta sauteuse (j'en fais trop ?! T'as envie de me tuer là, j'le sens ! :D). Tu peux le poser sur la sauteuse.
8/ Tu n'as plus qu'à regarder ta sauteuse fermée et à écouter les petits bloub bloub qui te disent que ton poulet mijote tranquillement. Baisse le feu pour ne pas que ça aille trop fort et compte entre 30 et 45 minutes, ça devrait suffire.
Jette un coup d'oeil sous le couvercle, si la sauce n'est pas liée, trop liquide, prolonge la cuisson. Profites-en pour goûter et rectifier l'assaisonnement.
Enfin, tu prépares un peu de semoule (avec ou sans pois chiches, avec ou sans cannelle, mais avec du sel et du beurre de toutes les façons) et tu n'as plus qu'à parader avec ton plat qui sent trop bon en disant "j'espère que ce sera bon, c'est une totale impro... on verra bien !". Héhé !
Ah oui, au fait, les proportions ci-dessus sont pour 2 personnes. Donc, pour tes 12 convives... ben il en faut plus, quoi !
Moi, j'ai voulu me la péter grave en le servant un peu différemment mon poulet façon tajine. Pour une entrée originale, entre des cercles croustillants de feuille de brick (dorés au four) :
Mais je t'expliquerai ça quand tu seras grand...
21 juin 2007
Confessions intimes
Patoumi m'avait demandé de répondre au questionnaire littéraire.
Laurence m'a demandé de répondre au questionnaire des quatre.
Sonia et Véronica m'ont taggué pour que je révèle 7 scoops passionnants sur ma petite personne.
Trop de questionnaires vous en convenez. Avec votre accord, et sous vos yeux ébahis, sans le moindre trucage et sans filet, je vais réaliser une habile pirouette. Tadadada-daaaam ! Voici sans plus attendre le coup du 3 en 1 :
Quatre emplois que j'ai occupés dans ma vie (= 1ère révélation)
- Hôtesse de caisse (non, pas caissière ! Caissière c'est péjoratif paraît-il) à Décathlon
- Vendeuse au rayon pâtisserie chez Lenôtre
- Serveuse dans une brasserie
- Agent commercial à la Caisse d'épargne
Deuxième révélation
J'ai aussi été, en vrac : babysitter, plongeuse à l'Ambassade de France à Londres, prof à domicile pour collégiens et lycéens à la dérive, guichetière au Crédit Agricole, et animatrice-productrice web (pour ne pas dire journaliste).
Quatre livres qui ont marqué mon enfance (= 3ème révélation)
- Le dictionnaire (Méga Junior si mes souvenirs sont bons). Mes parents, las de mes questions incessantes (tu vois Requia, ce n'est pas nouveau !) et de mon insatisfaction non dissimulée face à leurs réponses parfois laconiques, m'ont vite acheté mon propre dictionnaire, transportable partout. Je le lisais comme un roman. J'aime encore le faire.
- Les fables de La Fontaine. Je me souviens encore de ce gros ouvrage vert anglais, illustré sur la couverture d'un renard botté (concurrent direct du Chat !) et coiffé d'un chapeau, en fil doré. Mon papa nous faisait lire une fable tous les soirs avant le coucher.
- Les Pagnol. Difficile d'en choisir un car je les ai quasiment tous lus (puis vus... d'ailleurs, j'aime autant les adaptations, surtout celles avec Raimu).
- Les Agatha Christie. Même chose, difficile d'en choisir un. Je vous aurais bien dit que je préfère quand notre bon Hercule mène l'enquête mais j'ai vite appris à aimer Miss Marple et son petit côté grand-mère mêle-tout et intuitive.
Quatrième révélation (parlons un peu de cuisine)
Je pourrais me nourrir exclusivement de glaces et de sorbets l'été venu (j'ai l'impression d'écrire pour Voici dans la rubrique "On s'en fout"). Priorité à la noix de coco et la pistache pour les crèmes glacées, et tous les sorbets sans exception, notamment figue, mangue et fruits rouges.
Quatre films que je regarderais encore et encore (5ème révélation)
- La trilogie de Pagnol ... non, en fait tous les films de Pagnol en noir et blanc.
- Cuisine et Dépendances, Bacri, Jaoui, Darroussin, Zabou, l'humour que j'aime.
- Armageddon, Ben Affleck, Bruce Willis, la chanson d'Aerosmith, je pleure à chaque fois (je suis une vraie gonzesse, je vous l'accorde)
- Snatch, j'adore, j'adore, j'adore
Sixième révélation
Je pourrais aussi regarder encore et encore Kuzco l'empereur mégalo, L'âge de glace et Schrek. Et j'ai même pas honte.
Quatre livres que je lirai encore et encore (septième révélation)
- La Part de l'autre d'Eric-Emmanuel Schmitt (quoi que j'aime presque tous ses livres et que je les relirai tous volontiers)
- Le Parfum de Süskind (c'est la première fois que j'ai compris combien un livre peut être vivant)
- Cinq leçons sur la psychanalyse de Freud (et puis les autres tant qu'à faire, parce que comprendre comment ça marche là-dedans, ça me passionne)
- L'odeur de l'homme et les autres romans de Marie-Ange Guillaume (Comment ça c'est déplacé de faire de la pub à une copine ?)
La révélation bonus parce que vous êtes sympa
Je n'ai jamais réussi à lire un Stephen King. J'ai essayé quand j'avais 11 ans peut-être. J'ai acheté Rage (il n'est plus en vente désormais). Les 20 premières pages ont suffi à me terroriser. A tel point qu'à la simple vue de la couverture, j'angoissais. Je l'ai donc caché au fond de mon armoire.
Quand, quelques années après, mon frère et moi avons décidé de vider intégralement nos placards, nous l'avons retrouvé ce Rage, bien au fond, sous des piles de cahiers d'école et de vêtements trop petits. Imaginez comme mon frère a pu se moquer de moi (et encore aujourd'hui d'ailleurs) ! Moi, je riais jaune... parce que revoir ce livre m'a direct collé une frousse inimaginable !
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Eh bien, que de scoops n'est-ce pas ?! Vous savez quoi ? Parce que décidément vous êtes vraiment sympa, je vais vous avouer encore une dernière chose : j'ai longtemps cru que le curry était une épice. Et pas un mélange d'épices (bouuuuh, la nuuuulle !) Et j'ignorais que si on préparait un curry de poulet ou autre, on ne mettait pas de curry, mais du curcuma, du cumin et de la coriandre.
La honte pas vrai ? Heureusement, Régal est là ! Et voici ma version de son curry de petits pois :
Curry de poulet et de petits pois-carottes
- 400 g de petits pois surgelés
- 4 pommes de terre
- 3 carottes
- 1 grosse tomate
- 1 oignon
- coriandre fraîche
- 1 gousse d'ail
- 1 cm de gingembre
- 1 cuillère à café de curcuma
- 1 cuillère à café de cumin en poudre
- 1 cuillère à café de coriandre moulue
- 1 cuillère à café de paprika
- 2 cuillères à soupe d'huile
- 2 à 4 blancs de poulet selon l'appétit
- sel
Peler les carottes, les couper en rondelles. Eplucher les pommes de terre et les couper en cubes. Mettre dans une cocotte les petits pois, les carottes et les pommes de terre, et verser 40 cl d'eau. Cuire 20 minutes à feu doux.
Pendant ce temps, faire dorer dans une poêle, les blancs de poulet coupés en cubes puis réserver.
Dans une autre poêle (ou la même en fait) chauffer l'huile. Y faire dorer l'oignon émincé eviron 10 minutes. Hacher l'ail, le gingembre et les faire dorer 1 minute dans la poêle. Ajouter cumin, coriandre, paprika et curcuma et laisser sur le feu 30 secondes.
Peler la tomate, ôter les graines et la couper en petits morceaux. L'ajouter aux épices, verser 20 cl d'eau, les cubes de poulet dorés et laisser cuire encore 10 minutes.
Verser ensuite le contenu de la poêle dans la cocotte. Prolonger éventuellement la cuisson de 5 minutes selon la taille des morceaux de poulet, ciseler la coriandre et servir aussitôt.
13 juin 2007
Paulo cassé, cholestérol discrédité et Parmesan liquidé !
On m'a cassé mon Paulo !
On me l'a rendu hier soir vers 22h45 après 3 heures d'un match intensif (de tennis, ndlr) complètement détruit. "'Tain, ch'uis complètement carbo" (j'arrête tout de suite vos divagations gastronomiques : "carbo", rien à voir avec le plat de pâtes, mais réduction du mot "carbonisé", soit en bon français "Doux Jésus, je suis fourbu !") était-il seulement capable de répéter.
Alors moi, qu'est ce que je peux faire hein, quand je vois un Paulo tout cassé comme ça ?! Comment je le répare moi ?
Je lui proposerais bien un massage, mais depuis l'épisode du massage à l'huile démaquillante qui se met à mousser après quelques frottements (ma question aux designers-concepteurs de la marque : pourquoi faire une huile démaquillante dont le flacon ressemble à s'y méprendre à celui d'une huile de massage ? Quel est l'intérêt si ce n'est d'imaginer avec amusement les consommatrices démaquiller le dos de leur amant et lutter comme ce n'est pas permis pour retirer toute la mousse ?), donc depuis cet épisode, on y va mollo sur les massages.
Tout ce que je peux faire dans des cas comme celui-là, c'est le nourrir. Dans notre jargon, cela s'appelle "faire sa Nonna". Mais attention, faire sa Nonna n'est pas chose aisée.
> Une Nonna est généreuse : elle fait un plat pour 4 ou 5 destiné à une seule et même âme.
> Une Nonna est prévoyante : elle a passé l'après-midi voire la journée entière à mettre au point ledit plat (surtout quand sa cuisine mesure 3 m², et n'est équipée que de 2 plaques électriques).
> Une Nonna est dure à cuire : elle arrive à survivre dans un appartement qui sent la friture pendant 3 jours malgré des heures et des heures d'aération.
Bref, faire sa Nonna, cela ne s'improvise pas. La preuve avec le plat d'aubergines alla parmigiana qui vous attend en fin de billet... et qui m'a permis d'utiliser encore un beau morceau de parmesan.
Le seul problème quand on fait sa Nonna, c'est le sentiment de culpabilité très fort qui vous assaille en fin de repas (vers 23h46). Un sentiment de culpabilité qui pèse aussi lourd que la trop grosse part (que vous n'auriez pas dû engloutir sans respirer) sur votre estomac. A ce moment, vous imaginez les mauvaises graisses, le cholestérol, les petits bonshommes bleux aux cheveux oranges qui s'agglomèrent en ricanant sur la paroi interne des vos artères (Il était une fois la vie, un vrai traumatisme pour moi !), tout ça, tout ça.
Mais en lisant Le Monde.fr ce matin, je me suis sentie plus légère (à moins que ce ne soit plutôt la digestion qui ait fait son oeuvre ?!). Parce que vous savez quoi ? D'après le cardiologue Michel de Lorgeril*, on accuse le cholestérol de tous les maux et on le traque partout tout le temps, alors qu'en fait, il n'est pas responsable des infarctus. Non, non, "le cholestérol ne bouche pas les artères"*. Selon ses dires*, sont à mettre sur le banc des accusés en 1/ le tabac et en 2/ le manque d'exercice, suivis de près bien entendu par les mauvaises habitudes alimentaires.
Je peux vous dire que j'ai failli m'étouffer avec mon fromage blanc 0 % de matières grasses nappé de confiture de rhubarbe-fraise allégée en lisant cela de bon matin. Quelle nouvelle ! Ah oui, parce qu'en plus - tenez-vous bien - paraîtrait* que ces histoires de bons et de mauvais cholestérol n'auraient aucun fondement...
Je ne sais pas si je suis prête pour un si grand bouleversement de mes convictions les plus fermes ! Non, pour le moment, je ne peux me résoudre à penser que ce beau pavé de saumon grillé n'est pas meilleur pour ma santé cardio-vasculaire qu'une blanquette de veau.
Cela dit, je retiens pour l'heure que j'ai réparé mon Paulo avec succès sans pour autant avoir réduit de quelques années son espérance de vie... La conscience au repos, je partage la recette avec vous :
Aubergines alla parmigiana comme chez ma Nonna
Pour 4 personnes
- 1 grosse aubergine
- 1 boule de mozzarella
- 10 feuilles de lasagne
- 50 g de gruyère râpé
- 100 g de parmesan râpé
- 2 petits oeufs
- 30 g de farine
- sel, poivre
- basilic
- huile de friture
- sauce tomate (cf recette ici)
Couper l'aubergine en tranches fines dans la longueur. Saupoudrer de sel et laisser dégorger environ 30 minutes. Rincer et sécher soigneusement les tranches d'aubergine.
Battre les oeufs dans un récipient.
Poudrer les tranches d'aubergine de farine puis les passer dans l'oeuf battu. Faire frire dans une poêle à bords hauts remplie d'huile bien chaude**. Les tranches doivent être bien dorées. Egoutter sur du papier absorbant et passer à la suite.
Précuire les feuilles de lasagne dans un grand volume d'eau salée. Les laisser cuire environ 6-8 minutes puis les égoutter et les rafraîchir sous l'eau froide. Réserver.
Couper la mozzarella en tranches assez fines.
Monter le plat :
Verser une louche de sauce tomate dans le fond du plat à lasagne. Disposer une couche de lasagne, une couche d'aubergine, quelques tranches de mozza, une poignée de parmesan râpé, sel, poivre et mouiller d'une louche de sauce. Renouveler l'opération jusqu'à arriver quasiment en haut du plat (mais pas à ras bord toutefois car cela va gonfler à la cuisson). Terminer par le gruyère râpé et le parmesan s'il en reste, une bonne louche de sauce, du basilic ciselé. Enfourner à 200°C pour environ 35 à 45 minutes.
* je reste prudente et me contente de citer les propos retranscrits dans l'interview... Faudrait pas qu'on me colle un procès aux fesses dans quelques années !
** j'avais lu que plus on met d'huile dans la poêle, moins les aliments s'en gorgent. A l'inverse, s'il n'y a qu'un fond d'huile, les aliments l'absorbent davantage. Enfin, ça, c'est ce que j'en dis... faites comme bon vous semble !














