23 avril 2008
Champions du monde !
Pfff, je suis fourbue, flappie, fiou, naze, claquette, bref, je suis fatiguée.
La faute à mon nouveau travail qui m'impose des horaires stricts, le salopiaud. Vous vous en prendrez à lui, moi j'y suis pour rien. Juste que pour le coup, je suis tellement fourbue, flappie, naze, claquette, bref fatiguée que je suis bien incapable de réfléchir outre mesure.
Dans un pareil cas, que faire ? Ben, pourquoi pas un top 10 des meilleures requêtes Google qui ont mené à ce blog ? (comme l'a si bien fait mon copain Ju - dit Ju la muse - récemment)
Bon, en réalité, ce n'est pas le top 10 mais plutôt le savoureux cru du jour. Vous constaterez qu'en ce mercredi de Nouvelle-Star-décidément-insupportable-
tellement-ils-en-font-des-caisses-les-candidats-sauf-Benjamin-ok-d'accord, j'ai réussi l'exploit de rassembler les champions du monde du mot-clé... oh, je n'en suis pas peu fière !
- "J'ai un gros cul"
Oui, mais l'avantage que tu as par rapport à d'autres, c'est que tu en as conscience. Donc, tu pourras sûrement t'en sortir.
- "Femme de 16 ans célibataire"
Ah ça, je ne crois pas que ça existe encore mon p'tit gars ! Tu sais, c'est l'âge où ça commence à devenir difficile de trouver de la célib', elles sont toutes maquées... à moins que tu n'aies rien contre les divorcées, tu devrais plutôt cibler la femme de onze ans et demi, t'auras plus de chances.
- "Est-il bon pour une personne de 80 ans de faire des mots croisés toute la journée ?"
Certainement pas malheureux ! Vous ne vous rendez pas compte du danger ou quoi ?
- "J'aime pas ta soupe"
Merci de me faire découvrir les nouvelles insultes tendances. Non parce que j'en étais restée à "ta mère en short" (ouais, je sais, c'est ultra vieux, ça craint) et j'avais besoin de me renouveler. Maintenant, quand quelqu'un me poussera à bout, je lui enverrai un bon "t'façon j'aime ta soupe, sale face de gougère !". Avec ça, je serai tranquille.
- "J'émets des ondes magnétiques"
... je suis rectangulaire et souvent assez fin pour être glissé dans une poche de jean... je permets de communiquer avec des personnes physiquement loin de moi... je me fais remplacer tous les 3 mois pour un modèle plus récent par les hommes atteints de gadgétovirus... je suis ???
- "Contraire de chaud"
Euh... ch'ais pas... "petit" ? Oh pis j'en sais rien ! J't'en pose des questions moi ? Ouais ben j'aime pas ta soupe tiens !
- "Il sait à qui tu penses"
Sérieux ? Merde ! Mais comment il l'a su ? Il dira rien à personne, hein, hein ?
- "Que manger pour être malade ?"
Tout dépend de la maladie que tu veux avoir. Si c'est pour louper les cours jusqu'à vendredi, tu peux aller manger à la pizzeria en bas de chez moi et commander la margherita de base à 8€50. Normalement tu passeras 3 jours avec de la fièvre à rendre à César ce qui est à César. Très bon rapport qualité/prix.
- "Que faire quand les ongles des chats saignent"
Oui alors, après les ongles du perroquet, je crois qu'il est utile de faire une petite précision : je ne suis pas vétérinaire, je ne suis pas davantage manucure et encore moins manucure pour animaux. Mais c'est vrai que maintenant, je le regrette... ça a l'air d'être un métier d'avenir.
- "Faire chauffer du chou et le mettre sur les fesses brûle la cellulite"
Attends ! Avant, il faut que tu masses tes cuisses avec de la couenne de porc. Ensuite,
tu fais chauffer les feuilles de chou et tu les colles sur ton fessier
avec du papier film pour que ça tienne bien. Puis, t'enfiles un collant
en boyau de dindon et tu peux t'habiller par dessus sans que personne
ne voit rien. Tu gardes ça toute la journée pour que ça agisse bien, tu
fais ça tous les jours pendant 3 semaines et, preuve à l'appui, tu
perds 4 cm de tour de cuisses, de taille et de hanche.
Sinon, pour perdre du centimètre, tu peux aussi te mettre à la salade, d'autant qu'il commence enfin à faire beau. L'avantage c'est que même si tu es fourbue, flappie, fiou, naze, claquette, bref, fatiguée, c'est si simple à préparer que tu trouveras toujours le soupçon d'énergie nécessaire. Vois par exemple ce petit taboulé bien équilibré et bien protéiné que j'ai improvisé au sortir du bagne boulot.
Protéiné le taboulé ? Oui parce que j'y ai mis la championne du monde des céréales : le quinoa.
Taboulé champion catégories Rapidité et Equilibre au quinoa
- 2 verres de quinoa
- 3 petites tomates bien fermes
- 4 petits oignons nouveaux
- 1 petite courgette ferme
- 1 poivron rouge
- 1 citron
- 1 cuillère à soupe de mélasse de grenade (ou de vinaigre balsamique)
- 1 grosse poignée de raisins secs
- 1/2 bouquet de menthe
- 1/2 bouquet de coriandre
- cumin (en graines, c'est encore mieux)
- 4 à 6 cuillères à soupe d'huile d'olive
- sel, poivre
Faire cuire le quinoa selon les indications du paquet.
Pendant de temps, épépiner les tomates et les couper en petits dés. Peler et hacher les oignons. Laver la courgette et la détailler en petits dés (ôter les graines si nécessaire) et faire de même avec le poivron.
Lorsque le quinoa est cuit, l'égoutter et le rincer à l'eau fraîche avant de l'égoutter à nouveau. Lui ajouter les légumes coupés, les raisins secs, le jus du citron, la mélasse, l'huile d'olive, le sel, le poivre et le cumin. Ciseler la menthe et la coriandre, ajouter au saladier, mélanger et laisser au frais si possible 30 minutes, le temps de prendre un petit verre de vin jus de tomate par exemple.
09 avril 2008
Faire-part de naissance
Dites, ça existe des parents qui disent que leur nouveau-né est moche ?
Bon, j'ai bien connu un papa qui, découvrant sa fille à la maternité, ne pu cacher sa déception. Il trouvait qu'elle avait une tête de citron et que sur une petite fille, c'était pas vraiment joli. Mais hormis ce cas exceptionnel, je n'ai jamais vu des parents faire la tronche en voyant leur progéniture rougeaude et plissée pour la première fois, en 3D et en couleurs.
Pourtant, faut bien avouer que parfois, c'est à se demander s'ils n'ont pas des tranches de jambon devant les yeux. Non, parce qu'y a des bébés qui font franchement peur. Prenez le petit-fils de mes anciens voisins par exemple : pendant les 3 premiers mois de sa vie, il m'a foutu les jetons avec ses faux airs de Chucky.
Note aux parents : quand les personnes de votre entourage ne peuvent rien dire d'autre que Ooooh ! Mon Dieu qu'il est grand ! (ça marche aussi avec Ooooh ! Mon Dieu qu'il a de belles oreilles/mains/phalanges ! et autres grands pieds ou longs cils) c'est révélateur. Oui, votre enfant est moche, il faudra vous y résoudre et espérer que l'âge jouera en sa faveur.
J'adore les enfants, hein, c'est pas ça la question.
Alors bon, on peut trouver des circonstances atténuantes à la maman qui a durement poussé pendant des heures, et qui est sans aucun doute aveuglée par la douleur. Elle est tellement contente d'être enfin arrivée au bout de l'épreuve qu'elle s'extasierait pour un rien la pauvrette. Présentez-lui une tête de veau avec du persil dans les naseaux à la place de son enfant, elle trouverait sans nul doute qu'il est beau comme son père, si, si regarde il a tes yeux chéri.
Le papa, lui, c'est sans doute une grosse mauviette qui réalise que sa femme est sacrément forte, bien plus forte que ce qu'il a toujours pu imaginer. Et vu la violence avec laquelle elle lui arraché le bras puis une touffe de cheveux tout à l'heure en poussant, il se méfie. Vaudrait ptêt mieux pas la contrarier, elle pourrait lui mettre un pêchon. Oh oui ma choutte, il est beau notre fils ! Et toi tu es incroyablement merveilleuse. Et belle aussi. Mais si, même après 12 heures de travail. T'as jamais été aussi belle.
C'est un peu ce qui s'est passé chez nous hier. Des mois de patience, des heures et des heures d'efforts et de travail, et j'ai enfin reçu mon bébé. Aveuglée par un taux de glycémie dangereusement au-dessus des normales (cf plus bas pour comprendre), je n'ai pu que l'admirer. Sous tous les angles. Je le trouvais beau de face, beau de dos, beau de profil. Vu d'en dessous, vu du dessus, non vraiment rien à dire, il est ma-G-nifique ! Et Paulo - se remémorant sans doute les mois de terreur qu'il a traversé non sans mal pendant la conception - d'abonder dans mon sens Oh oui il est tellement beau ce bébé, bravo ma carotte râpée, tu es formidable.
Voici le faire-part de naissance :
Bonjour, je m'appelle Divin Caramel et j'ai pointé le bout de mon nez le 1er avril 2008. Je pèse quelques bons kilos de sucre et je me porte comme un charme de la 1ère à la 52ème recette. Mes parents Aurélie, Paulo (testeur officiel n°1) et les éditions Dormonval sont très heureux de ma venue au monde...
Divin Caramel - Edition Dormonval
Ah ça, je vous préviens, ce livre est 100% caramel, à ne mettre dans les mains que de gourmands avertis. Pas 1 gramme d'édulcorant ! Pas un trait de Splenda ! Que du bon sucre ! La preuve en recette (allez, au hasard, plouf plouf, page 68) :
La crème caramel à l'autocuiseur
pour 6 personnes
- 200 g de sucre
- 75 cl de lait
- 4 oeufs
- le zeste d'1 orange non traitée
Préparer le caramel : verser 100g de sucre dans une petite casserole et porter sur feu moyen. Quand il commence à colorer, remuer pour uniformiser la cuisson. Lorsqu'il est ambré, ajouter 2 cuillères à soupe d'eau et remuer sur feu vif jusqu'à dissolution. Répartir ce caramel au fond de 6 ramequins.
Brosser l'orange et prélever le zeste. Le mettre dans une casserole avec le lait et porter le tout à ébullition.
Pendant de temps, fouetter les oeufs avec le sucre restant jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Lorsque le lait bout, le verser à travers une passoire fine sur le mélange oeufs-sucre et fouetter vivement.
Répartir la préparation dans les ramequins et les déposer dans un autocuiseur. Compter 20 minutes de cuisson à partir du sifflement de la soupape. Laisser refroidir avant de démouler ou d'attaquer à même le ramequin.
******
Bref, 52 recettes, des grands classiques ou des plus originales, mais toujours "divinement caramel". Moi j'dis, ça vous fait une recette par semaine pendant un an...
Il est bôôô mon fiiiiils, hein ?!
05 avril 2008
Aïe, la faute de goût !
C'est pas que je suive la mode de près. En ce moment, c'est même tout le contraire, entre le jean cigarette taille haute qui fait des grosses hanches et la blouse qui laisse penser que 80% des minettes sont enceintes (au mieux) ou souffrent d'aérophagie, j'ai choisi : je remets mes fringues de l'année dernière. Ceci dit, j'essaie d'accessoiriser le tout façon tendance, histoire de faire illusion. Et le résultat est souvent probant.
Bref, je ne suis pas la mode de très près mais un petit peu quand même. C'est à dire qu'en fait, je n'aime pas trop passer pour une grosse beauf à la ramasse quand je vais quelque part, surtout quand je ne connais personne. Donc, je fais en sorte d'être un minimum dans l'coup.
Mais hier soir, échec cuisant. J'ai commis the faute de goût. Moi qui ne voulais pas me faire remarquer, moi qui essayais de me fondre dans la masse, laissez tomber, on n'a vu que moi. Attendez que je vous raconte, vous allez comprendre ma douleur.
J'ai décidé hier soir d'aller au ciné toute seule, me régaler avec mon petit Edouard Baer qui me fait tant rire. J'arrive la première dans la salle, jusque là tout va à peu près bien (je fais joujou avec mon téléphone histoire de trouver contenance tandis que les gens arrivent, mais sinon ça va). Et la salle s'est remplie, peu à peu, me mettant face à ma ringardise. M'envoyant en plein visage mon retard évident sur le temps présent. Me faisant me sentir comme un pauvre yaourt périmé oublié sur la clayette du frigo.
Oui mesdames, je vous l'annonce pour vous éviter l'affront, la tendance 2008 pour toute femme qui va au cinéma, le must-have, l'accessoire à porter absolument au bout de son bras, c'est l'homme. Pour être plus précise, c'est son homme. Son mec, son époux, son concubin, son roudoudou, son petit abricot doré, son Jules ou son Paulo (euh non, Paulo, il est juste à moi en fait) appelez-le comme vous voulez. Grand, maigre, petit, gros, chauve ou avec des dreadlocks, peu importe, il faut simplement que ce soit le sien et qu'on puisse poser sa tête sur son épaule ou le regarder amoureusement. Même s'il est dépareillé et ne va pas bien avec ses chaussures, ce n'est pas grave, ça passe. En revanche, ne pas en avoir, là, c'est le comble du mauvais goût, vous l'aurez compris.
C'est bien simple, j'ai fait le compte (oui, je vous rappelle que j'étais seule, je me faisais un peu chier avant que le film ne démarre), nous étions 21 : 10 couples et moi. Pas des couples de meilleures copines, non, non, non, que des vrais couples qui se tiennent par la main et se roulent des pelles bruyamment.
Je les ai vues toutes ces femmes qui me toisaient, méprisantes. J'ai bien tenté de m'enfoncer dans mon fauteuil jusqu'à disparaître mais non, on me voyait toujours, toute seule, sans l'homme. J'ai hésité à feindre de composer le numéro de Paulo pour faire mine de l'engueuler "M'enfin, tu devais me rejoindre ! Comment ça t'a oublié ? Goujat ! Mufle ! Sacripan !" et ainsi justifier ma solitude désespérante mais c'est à ce moment que le noir se fit enfin dans la salle, m'apportant un soulagement immédiat.
Le pire dans tout ça, c'est qu'avant hier soir, je n'arrivais pas à me résoudre à cette idée d'aller au ciné toute seule. Pour moi, le ciné ça se partage ou ça n'a pas lieu d'être. C'est comme le resto. Et puis, je me suis souvenue de toutes mes copines qui me traitaient d'andouille, qui elles allaient souvent se faire une toile toutes seules, parce qu'en plus c'était bien pratique, ça permettait de choisir son film, sa salle, son heure sans se prendre le chou avec les envies et disponibilités de chacun. Ah ça, je les ai maudites !
En même temps, avec du recul, je réalise qu'elles m'avaient dit ça en 2007... enfin quand même, elles auraient pu me prévenir que ça ne se faisait plus...
Aujourd'hui, plus qu'une seule chose à faire : sauver mon égo et rattraper le coup, vaille que vaille. Heureusement pour moi, en cuisine, on me la fait pas, je les connais les tendances 2008. Et parmi elles, on a le pas si facile que ça, un peu longuet mais très gratifiant "faire ses sushis soi-même".
Sushis, makis et california rolls top tendance 2008
Pour les recettes et les how-to (j'espère que c'est encore tendance le franglais ?), je vous renvoie directement sur le blog de Séverine, Sav'Hourra. J'ai tout suivi à la lettre, de liens en liens, et c'était parfait (difficile et longuet, je le répète mais parfait). Expliqué clairement, en images, vraiment rien à redire, c'est du bon boulot Séverine ! Merci beaucoup !
Je crois que je me suis bien rattrapée là, non ?
Wesh, elle est trop dans la place la gonz' !
31 mars 2008
La nuit des héros
Je me suis beaucoup documentée sur le sujet, sait-on jamais, pour savoir quoi faire dans ces moments-là. Adopter immédiatement la bonne attitude, les bons gestes, car chaque seconde est comptée. Lecture quotidienne des faits divers, briefing régulier de la part de
mes potes pompiers... non vraiment, je n'étais pas très inquiète : le jour où, je saurais quoi faire
et surtout je saurais rester calme. Attends, déjà que je suis une nana posée et réfléchie en temps normal, alors c'est pas dans ces moments-là que je vais commencer à paniquer ! Bah, je le sais, je l'ai lu, faut surtout pas paniquer, c'est la dernière chose à faire, malheureux !
Et puis, un beau jour ou plutôt une nuit près d'un lac je m'étais endormie, le fait divers est arrivé. Dans ma rue.
Mais là, allez savoir ce qui s'est passé dans mon petit cerveau, la case "choses à faire/à ne pas faire quand y a le feu dans ta rue, sur le trottoir d'en face tandis que tu ne cours aucun risque habitant au 4ème étage et le vent venant de la gauche jouant en ta faveur" a dû s'autodétruire au son de la première explosion de voiture.
Ainsi, j'ai légèrement - je dis bien légèrement - paniqué. Oh pas grand chose, je ne suis pas totalement hystérique non plus ! Mais il est possible que d'une voix proche de celle d'un castrat en pleine vocalise, j'ai lancé à Paulo un paisible "oh mon dieu, on va tous mourir aaaaaaaaaaah", le tout tremblant de la tête aux pieds et pas franchement loin de tourner de l'oeil.
Suivant le conseil du gentil pompier au bout du fil, j'ai fermé toutes les fenêtres pour ne pas laisser entrer la vilaine fumée dans notre appart. Bon, c'est pas que j'ai voulu mettre en doute ce professionnel avisé, mais j'ai décidé de mettre en plus un linge devant mes voies respiratoires et celles de Paulo, sait-on jamais. Comme, malgré tout, ça commençait à sentir la fumée chez nous, j'ai aussi ouvert la porte d'entrée afin de faire sortir l'air vicié, sait-on jamais, et mis mes chaussures au cas où il faille quitter les lieux précipitamment. Sait-on jamais, j'ai saisi mon sac à main, c'est déjà ça et tant pis pour le reste, on n'a pas le temps de tout sauver dans ces cas-là.
Lorsqu'au bout d'1 heure l'incendie fut enfin maîtrisé, les 7 voitures, les 2 scooters et mon resto-japonais-d'en-bas-que-j'aimais-tant bien éteints, j'aurais pu me coucher sereine. Cela dit, et toutes proportions gardées bien sûr, je trouvais que ça sentait beaucoup trop la fumée dans ce %$*f%g#@& d'appart que décidément le proprio pourrait nous mettre du double voire triple vitrage hein ce serait la moindre des choses dans un quartier à risques comme le nôtre dis donc et j'ai alors préféré ne jamais m'endormir. Oh, je le sais, je l'ai lu, c'est un coup à jamais se réveiller ça, "hein Paulo ? Tu crois pas ? Si on enferme toute cette fumée dans l'appart, l'air ne va jamais se renouveler et au milieu de la nuit, on va manquer d'oxygène ! Hein ? Pas vrai Paulo ? Pauloooo ?"
Endormi comme un bienheureux après toutes ces émotions, Paulo n'était visiblement pas convaincu par ma théorie de l'asphyxie. Le fou ! L'inconscient ! Je passai alors le reste de la nuit à surveiller la régularité de sa respiration, la tête sur son torse pour écouter les battements de son coeur, le téléphone bien serré dans la main, prête à appeler une ambulance. Sait-on jamais. Sensée, rationnelle, lucide, quoi !
Le lendemain matin, nous étions tous deux en vie, entiers et en bonne santé. Pour fêter ce miracle que Lourdes nous envie, j'ai rassemblé mes esprits, toutes mes forces et mes fonds de placard... il fallait bien ça !
Semoule héroïque au lait concentré et à la framboise
Pour 2 personnes
- 10 cl de lait concentré sucré
- 20 cl d'eau frémissante
- 50 g de semoule fine
- 10-12 framboises
Mélanger le lait concentré et l'eau frémissante de façon à obtenir du lait bien sucré. Verser ce lait "reconstitué" dans une petite casserole et porter à ébullition. Verser la semoule en pluie, baisser le feu au minimum et laisser cuire quelques minutes en remuant constamment pour ne pas que cela attache. Au bout de 4-5 minutes, normalement, la semoule a bien épaissi (on voit le fond de la casserole). Hors du feu, incorporer les framboises, mélanger et verser dans 2 coupelles.
Laisser refroidir, ou pas. Manger tel quel, ou parsemé de copeaux de chocolat noir. Ou blanc.
PS : Je voulais juste vous rassurer, René tout va bien. Abcès soigné, dents de sagesse arrachées, gencives cicatrisées, joue dégonflée, moral retrouvé (enfin, ça ira encore mieux quand on aura soigné les brûlures de mon resto japonais d'en bas que j'aimais tant).
11 mars 2008
Le pas de trop
Si ! Je suis sûre que vous l'avez tous connu, le pas de trop. Cette phrase qu'on ajoute, ce geste qu'on ne sait réfréner, et qui fait s'effondrer l'édifice. Ce moment où l'on a pris un peu trop confiance et dans notre lancée, comme on ne se sent plus pisser, on en fait des caisses pour que ce soit encore mieux que bien. Et au final c'est pire que tout.
Vous voyez toujours pas de quoi je parle ? ('tain, sont bouchés aujourd'hui !) Bon, j'exemplise pour ceux du fond qui ne suivent pas.
Le pas de trop, c'est lorsque vous êtes à un dîner avec des amis ; depuis 15 minutes, vous lancez quelques petites blagounettes qui font hurler de rire les uns et pouffer les autres. Bref, carton plein, votre humour fait mouche. Et là, vous voulez taper plus fort et sortez LA blague de mauvais goût, ou tout simplement nulle à chier et c'est le bide total. Les amis sont déçus, choqués. Flop. Vous n'avez plus qu'à disparaître sous la table pour vous faire oublier le reste du repas. Ou payer l'addition pour redorer votre blason.
Le pas de trop, c'est lorsque vous vous préparez pour la soirée du siècle et - vu que c'est quand même la soirée du siècle mince ! - vous décidez de forcer un peu plus sur le maquillage qu'à l'accoutumée. Anti-cerne, fond de teint, poudre libre, trait d'eye-liner, mascara. Coup d'oeil dans le miroir, un seul mot : Waouh. Et là, crayon contour des lèvres brun ou coup de blush fushia et vous ne ressemblez plus qu'à une vieille pouf salement ravalée. La lose. Vous effacez tout, vous recommencez et arrivez en retard. Ou vous assumez, au moins on se souviendra de votre arrivée.
(Là, j'ai conscience que je perds mon lectorat masculin... vite, je rattrape le coup !)
Le pas de trop, c'est quand vous êtes au pieu avec une petite nana bien sous tout rapport, petite nana que vous avez d'ailleurs travaillé au corps pendant des semaines avant de la voir là, sous vous, et faut bien avouer que ça se passe super. Elle a l'air d'aimer ce que vous faites la coquinette. Et là, vous vous dites qu'elle aimera sûrement davantage si en même temps, vous enfoncez votre langue dans le trou de son oreille... crispation soudaine, rhabillage en mode accéléré et "on s'appelle" qui sonne faux en claquant la porte. C'est mort. Vous pouvez vous la mettre derrière l'oreille pour la fumer plus tard. Ou... euh... ou rien.
Voilà, c'est ça le pas de trop.
Alors moi, je m'étais bien renseignée sur le sujet et je m'étais promis que jamais plus ça m'arriverait. J'ai appris à reconnaître les signaux qui disent "stooop ! T'es allée au bout ! Un pas de plus et tu te manges le mur en pleine face". Et pourtant, pas plus tard que tout à l'heure, j'ai flanché (eh oui, même aux meilleurs ça arrive).
Elle était pourtant si bien partie ma purée de carotte !
Des carottes cuites à l'eau et réduites en purée avec de la ricotta. Miam !
Puis j'ai voulu ajouter un truc. Tiens, pourquoi pas de la pomme ! Alors j'ai ajouté de la pomme. Hummm !
Et puis je me suis dit qu'un autre truc en plus, ça pourrait rendre la chose exceptionnelle. Alors, j'y ai mis du pavot. Slurp !
Et puis, je n'ai pas senti qu'il fallait en rester là. J'ai fait la nique à la barrière invisible qui s'érigeait entre moi et la bouteille d'huile de noisette. Et là, ma purée de carotte-pomme-pavot si délicieuse, presque divine, est devenue un truc qui s'laisse manger... mais c'est quoi ce petit arrière-goût... c'est bizarre, non ?
Purée carotte-pomme-pavot qui sait s'arrêter au bon moment
Pour 1 Hamster en souffrance
- 3 carottes
- 1 petite pomme (Granny, Golden)
- 2 cuillères à soupe de ricotta (ou de lait ou de crème liquide)
- 1 cuillère à soupe de pavot bleu
- quelques gouttes de jus de citron
- sel
Peler les carottes et les couper en rondelles. Les cuire environ 20 minutes dans une casserole d'eau bouillante.
Ne pas ajouter d'huile de noisette.
Pendant ce temps, peler et épépiner la pomme, la détailler en dés et la cuire dans une petite casserole avec quelques gouttes de jus de citron et 1 cuillère à soupe d'eau.
Ne pas ajouter d'huile de noisette.
Egoutter les carottes, ajouter les dés de pommes fondants et réduire le tout en purée avec la ricotta (ou la lait ou la crème).
Ne pas ajouter d'huile de noisette.
Saler, pavotiser et servir sans attendre. Ah, j'oubliais : ne pas ajouter d'huile de noisette.
09 mars 2008
C'est malin, tiens !
Oh, vous n'imaginez même pas à quel point je m'en veux.
Qu'est-ce que j'ai pas eu encore comme idée à la con de vous écrire hier "oui, j'ai rien à dire parce que tout va bien en ce moment, c'est la fête du slibard, tous à poil, youhou !" ? Nan mais j'te jure !
J'aurais dû appliquer la règle n°29 "ne jamais se réjouir trop tôt". oui, j'ai un code de conduite très complet et surtout très strict, mais ceci est une autre histoire.
A peine le billet était-il en ligne qu'une douleur atrooooce (j'en rajoute un tout petit peu, j'aime bien qu'on me plaigne) a violemment déchiré ma gencive. Au fond, en bas à droite pour être précise. La dent de sagesse pour être encore plus précise. Il semblerait que la friponne ait décidé de poursuivre sa longue et lente (et douloureuse) poussée. Mais il semblerait surtout que ma gencive ne soit pas particulièrement enthousiaste à l'idée de compter une nouvelle résidente (ça c'est parce qu'elle aime pas les nombres impairs elle non plus).
Aaaaaah AaaaaaAaaaAaaaAaaaah AaaaAaaaah ! (vous m'dites quand j'en fais trop ok ?!) Mes amis, je me meurs !
C'est sans aucun doute un vilain abcès qui est à l'origine de l'enflure démesurée qui compromet - que dis-je ? - qui massacre, qui ruine ma belle, douce et lisse joue droite, et avec elle, mon radieux et sublime visage. Je suis littéralement défigurée (j'en rajoute encore une petite couche pour la route)... mes miroirs n'en croient pas leur tain et, affligés par telle injustice, se brisent, inconsolables, sur mon passage.
Adieu vie sociale, ami(e)s, sorties, soirées Jet-Set, élection de Miss Monde et autres podiums !
Bonjour vie d'ermite, recluse, terrée dans mon antre telle une bête sauvage, loin des regards méprisants et de la discrimination.
Enflure d'enflure !
Bon, mais resaississons-nous. La vie continue et j'ai faim.
Considérant le fait que, pour moi, mastiquer reviendrait à se mettre des coups de marteau sur le bout des doigts pour un être humain normal en bonne santé, je vais devoir me plonger dans une thématique les plats qui fe boivent, qui fe manvent à la cuillère mais qui furtout, furtout, ne fe mâche pas.
Peu réjouissant comme programme ? Détrompez-vous ! F'est à fe pourlécher...
Velouté de courgettes au mascarpone pour ElephantWoman en mal de vitamines
D'après le velouté de courgettes à la Vache qui rit de Gloubiblog
(sauf que là, comme ça n'a rien de drôle, personne n'est autorisé à rire autour de moi, non mais oh !)
Pour 2 gros bols
- 3 belles courgettes
- 1 cuillère à soupe d'huile d'olive
- 2 cuillères à soupe de mascarpone
- basilic
- sel, poivre
Laver les courgettes et les couper en rondelles. Les faire revenir 2 minutes dans l'huile d'olive. Ajouter 80ml d'eau, saler, poivrer et laisser mijoter 4-5 minutes. Au bout de ce temps, mixer avec le mascarpone, ajuster l'assaisonnement et parfumer de basilic ciselé.
C'est vite fait, c'est très bon, mais un chouia trop épais pour passer à travers une paille.
08 mars 2008
Rien à dire ?
Bah oui, qui l'eût cru ? Qui aurait osé parier sur le fait qu'une telle chose puisse un jour m'arriver ? Et pourtant, aussi surprenant soit-il, le cruel constat m'apparaît ce jour telle une évidence : j'ai rien à dire.
J'en parlais récemment avec une blogueuse, durement touchée par la panne-sèchitude aigue et le tarissage inspirationnel soudain. J'avais beau compatir sincèrement à sa douleur, je ne pouvais m'empêcher de ricaner intérieurement "c'est pas près d'm'arriver, ah ça non, dis donc, pour sûr !".
Faut avouer, je parle beaucoup. Pas toujours pasque je sais me retenir, je suis polie et bien élevée merci maman. Mais je parle beaucoup. Même quand je suis seule. Preuve en est que le mur de la cuisine se laisse périr doucement en se fissurant chaque jour un peu plus. Et hier, le mur de la salle-de-bain m'a menacé d'en faire autant. M'en fout, z'avaient qu'à pas avoir d'oreilles ces cons-là.
Pour peu que je sois détendue et entourée de gens que j'aime bien, je peux bavasser non-stop des heures durant. Même pas besoin d'interlocuteurs actifs puisque je suis autonome et, sans modestie aucune, je dois bien admettre que j'excelle dans l'art du question-réponse. Paulo l'a bien compris et a opté pour la technique hochement de tête de base pour ainsi économiser sa salive en vue d'une meilleure digestion... considérant le fait qu'il est mon cobaye number 1 et goûte tous mes plats, gageons que son choix est judicieux.
Pour peu que je sois stressée, je me mets à parler encore davantage. Surtout ne pas laisser de blanc, cet horrible blanc qui me donnerait l'occasion de penser à l'angoisse qui m'étreint et à l'envie d'être ailleurs qui m'anime. Cet horrible blanc qui surtout m'offrirait le loisir de réfléchir à quelque chose d'intelligent à dire. ce serait dommage, on perdrait toute spontanéité, pas vrai ?
Typiquement, j'ai souvenir de l'épreuve du permis de conduire. Pendant les premières minutes, tandis que le premier candidat se débattait avec les pédales, pas un bruit dans la voiture. Seuls quelques prenez à droite et garez-vous en épi de l'inspectrice, et les hurlements le ronronnement du moteur et le craquage de la boîte de vitesse venaient interrompre le silence qui écrasait le véhicule. Il ne fallut pas long pour que j'ouvre la bouche. Blablabla bla blabla blabla bla (je vous retranscris le monologue de mémoire, excusez l'imprécision mais le temps a passé depuis lors). Alors oui, je le concède, j'ai gavé tout le monde, à commencer par l'inspectrice qui me faisait gentiment comprendre que ça ferait plaisir à tout le monde si je voulais bien consentir à fermer le temps de l'épreuve ma grande gueule. Mais moi, ça m'a détendu.
(Nota : pour ceux qui restent suspendus à mes lignes se demandant "alors ce permis ? l'a eu, l'a pas eu ?" je vous rassure "l'a eu". Comme quoi j'étais bien détendue... et l'inspectrice pas rancunière)
Alors autant vous dire que jamais ô grand jamais je n'ai un jour imaginé que je resterais là, face à ma page, sans rien avoir à écrire.
Oh, je ne suis pas en train d'avancer que les posts que je vous ponds régulièrement sont tous d'un intérêt notable, mais ils au moins le mérite de couler tout seul, d'une traite, un peu comme la vodka au fond de mon gosier en fin d'une soirée entre amis.
Bah, voyons le bon côté des choses, le verre à moitié plein : si je n'ai rien à dire, c'est que tout va bien.
Bon, j'ai bien ce fichu problème de chaussette droite qui glisse au fond de la chaussure quand je marche (ce qui m'inquiète d'autant plus que la chaussette gauche reste, elle, toujours bien en place) mais je ne voudrais pas vous embêter avec ça. Mais, une fois ce souci (de premier ordre et très handicapant au quotidien qui ralentit considérablement mon allure et provoque un chatouillis insupportable au niveau du dessous de mon pied (la plante ?)) mis à part, force est de constater qu'en ce moment, tout va bien.
Ainsi, comme mon père, grand sage parmi les grands sages, me l'a toujours si bien expliqué Tu sais, si t'as rien à dire, t'as le droit de la fermer, je saurais donc aujourd'hui me taire et je laisserais la parole à mes premières chouquettes.
Chouquettes pipelettes pour prendre le relai quand on sait plus quoi dire
D'après la recette de Bulle, pro ès p'tits choux
Pour une vingtaine de choux
- 12,5 cl d'eau
- 50 g de beurre demi-sel
- 1 bonne cuillère à soupe de sucre en poudre
- 75 g de farine
- 2 oeufs
- sucre glace
- sucre en grains
Chauffer l'eau, le sucre et le beurre en dés dans une petite casserole. Lorsque le sucre est dissous et le beurre fondu, porter à ébullition. Hors du feu, ajouter la farine d'un coup et remuer vigoureusement jusqu'à ce que toute la farine soit amalgamée et qu'une boule de pâte se forme. Remettre alors sur feu doux et dessécher la pâte pendant 2-3 minutes en remuant toujours.
Transférer la boule de pâte dans un saladier et incorporer un à un les oeufs entiers. Remuer très énergiquement entre chaque ajout pour rendre la pâte bien lisse. Verser la pâte dans une poche à douille et dresser des petites boules de pâte sur une plaque chemisée de papier sulfurisé. Bien espacer les tas car ils gonflent à la cuisson. Saupoudrer de sucre glace puis parsemer de grains de sucre.
Enfourner 15 minutes à 210°C puis baisser la température à 180°C et prolonger la cuisson de 10 à 15 minutes (selon les fours - se fier à la belle couleur dorée des choux). Eteindre le four, entr'ouvir la porte et y laisser les chouquettes sécher 10 minutes.
EDIT de 20h30 : Précision importante de Bulle-pro-du-chou herself : passer un coup de pinceau d'eau sur les chouquettes avant de les parsemer de sucre en grains. Sinon, ça tient pas (cf ma photo). Et c'est dommage (cf ma photo, bis).
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Heureusement que j'avais rien à dire, hein ?
23 février 2008
Grande nouvelle !
Non, je ne vais pas me marier.
Non, je ne suis pas enceinte.
Non, je ne compte pas arrêter de boire (pourquoi faire si je ne suis pas enceinte ?).
Non, le yucca n'a pas ressuscité.
Non, le sale mioche blondinet du 2nd n'a pas appris à jouer d'autres morceaux de flûte que A vous dirais-je maman.
Non, je n'ai toujours pas décidé d'utiliser mon fer à repasser.
Non, Paulo n'a pas encore réussi à mettre à la poubelle l'immense carton qui contenait l'écran plat.
Non, non, non. Mieux que ça !
La grande nouvelle, c'est que j'ai enfin vaincu ma peur du grand méchant macaron.
On m'en avait raconté plein des histoires effrayantes où il était question de taux d'humidité, de superposition de plaques, de meringue italienne... Je savais bien que tout ça n'était que foutaise, qu'on racontait ça dans le seul but de filer les chocottes aux petites cuisinières mal équipées et maladroites, mais c'était plus fort que moi, j'avais les jetons.
Il aura donc fallu toute la douceur, la patience et la pédagogie d'une Mangue enrhumée pour me faire sauter le pas.
Un punsch, un esquimau aux haricots rouges (encore désolée Mingou...) et quelques heures plus tard, nous admirions émerveillées nos magnifiques macarons abricots-lavande, leurs belles collerettes, leur quasi perfection... et je réalisais que c'était pas si terrible en fait.
Tu sais quoi p'tite Mangue ? Je vais en faire chez moi demain matin. Ouais, toute seule. Même pas peur !
Bon, en vrai, ça ne m'a pas pris une matinée mais presque une journée (le temps de rassembler toute mon artillerie de moules à cake, à manqué, plats à gratin & co pour pallier à mon cruel manque de plaques à pâtisserie), j'ai perdu pas mal de macarons dans la bataille (des brûlés, des craquelés, des indécollables), j'ai cru m'être défigurée à vie (mais finalement, en frottant fort, le colorant a quitté ma joue)... Oui mais j'ai vaincu, et pour une grande première, c'est loin d'être parfait mais c'est très prometteur. Tiens, je vais même m'auto-décerner le Macaron du meilleur espoir féminin.
Macarons à la mûre pour vaincre ses démons
(d'après la recette de Pure Gourmandise)
- 125 g de poudre d'amande
- 210 g de sucre glace
- 3 blancs d'oeufs
- 30 g de sucre en poudre
- 1 pincée de sel
- quelques gouttes de jus de citron
- colorant en poudre violet
- gelée ou confiture de mûre
Mixer la poudre d'amande et le sucre glace (perso, je ne l'ai pas fait, ceci expliquant les coques pas très lisses) puis tamiser l'ensemble au chinois.
Battre les blancs en neige. Lorsqu'ils commencent à prendre, ajouter le sucre en poudre et continuer de battre jusqu'à ce qu'ils soient bien fermes. Ajouter le colorant (une grosse pointe de couteau... peut-être trop grosse chez moi) et fouetter pour bien mélanger.
Ajouter peu à peu et délicatement les poudres tamisées aux blancs en neige à l'aide d'une maryse. On obtient une pâte lisse et brillante qui forme un ruban. Verser la pâte dans une poche à douille et dresser des petits tas de pâte (de la taille d'une noix) sur des plaques à pâtisserie recouvertes de papier sulfurisé.
Laisser croûter 1 heure. Préchauffer le four à 150°C. Faire cuire les macarons 12 à 15 minutes selon la taille. Au sortir du four, faire glisser le papier sulfurisé sur le plan de travail préalablement vaporisé à l'eau fraîche. Décoller délicatement les macarons et les laisser refroidir posés à l'envers avant de les fourrer de gelée de mûre.
Le plus délicat, me semble-t-il, c'est la cuisson.
Pour peu qu'on ne soit pas encore très intime avec son four, qu'on ne connaisse pas bien ses travers, on fait brûler la première fournée, on baisse le thermostat pour la seconde qui ne sera jamais assez cuite, on ne se décourage pas et on finit par trouver le temps de cuisson et la température idéals entre la 3ème et la 4ème fournées. Pour ma part, 25 minutes de cuisson : 15 minutes à 150°C, 10 minutes à 140°C.
20 février 2008
"Tu dis rien ? A quoi tu penses ?"
Avant l'histoire et la recette, il me faut accomplir mon devoir de bloggeuse. Merci Fabienne et Noémie de me permettre de répondre à ce questionnaire "on s'en fout"
Rappel du règlement
1- Mettre le lien de la personne qui vous a taguée
2- Mettre le règlement du jeu sur votre blog
3- Mentionner six trucs sans importance sur vous
4- Taguer six autres personnes à votre tour
5- Les prévenir sur leurs blogs
1 - Je suis bélier ascendant scorpion. Au moment où j'écris, j'ai le Soleil en Mercure, je crois que c'est mauvais.
2 - Je mens honteusement sur ma carte d'identité : je prétends mesurer 1m68 alors qu'en réalité je ne fais qu'1m67.
3 - Mon prénom est également un nom commun, celui d'une méduse. Sans doute la raison pour laquelle j'aime nager.
4 - Je me tape souvent des fous rires en dormant. A mon réveil, je ne me souviens jamais de ce qui était si drôle. Dommage.
5 - Je peux mettre ma jambe droite (pas la gauche) derrière ma tête. Mais je trouve rarement l'occasion de me servir de ce don de Dieu.
6 - Je ne lis jamais en diagonale par respect pour l'auteur qui s'est sûrement pris la tête sur chaque mot. Alors je veux tous les lire et je lis donc très lentement.
Bien, à vous maintenant Natalia, la Mangue, CookieMasqué, Marie, LN et Annellénore (sorry)
Ah, et tant que j'y suis les filles (sorry bis), je vous invite également au jeu des saveurs auquel Isabelle (elle est trop forte, elle fait de la bresaola maison !) m'a conviée... et c'est bien parce que c'est toi Isa que j'y réponds ! Il convient de donner 10 associations de saveurs de façon spontanée et d'inviter 5 personnes à répondre à leur tour.
En ce qui me concerne, j'aime marier la poire et l'anis, l'anis et l'orgeat, l'orgeat et l'abricot, l'abricot et la lavande, la lavande et le chocolat, le chocolat et le parmesan (mais pas le thon), le parmesan et le citron, le citron et le miel, le miel et les fruits secs et enfin les fruits secs et la poire. Je me demande si on ne pourrait pas tout mélanger d'un coup... en toute logique, ça devrait fonctionner, non ?
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Sans transition, la suite.
Comme toutes les femmes, j'ai toujours voulu croire que derrière les silences de Paulo se cachait une réflexion intense liée à la conversation en cours. Ou bien qu'il se cachait une certaine peine à trouver les bons mots, un certain "ahlala, comment lui dire ça ?"
Je prenais alors mon regard encourageant, un regard mi-chien battu qui craint d'en prendre plein les dents, mi-femme déterminée qui veut savoir et est prête à tout entendre. Mais le mutisme remportait toujours la partie et je me torturais le cerveau des heures durant en imaginant ce à quoi il avait bien pu penser au fond de sa petite tête.
STOP !
L'homme qui ne vous dit rien est un homme qui n'a rien à vous dire, à ce moment-là de la partie en tout cas. L'homme qui ne dit rien ne pense pas, ou du moins, il ne pense pas du tout, mais alors pas du tout, à ce que vous vous bornez à croire.
Après nombre recherches sur le sujet, je peux vous attester la véracité des cas suivants :
Cas n°1
Nous, les mains sur les hanches "Dis donc ? T'as cru qu'y avait écrit préposée à la douche sur mon front ? T'as cru que j'allais être la seule à me casser le dos pour la nettoyer ? Hein ? Hein ?"
Lui, impassible "..."
> On croit qu'il pense "La relou ! ... Bon, bon, elle a pas tort, ça craint quand même que j'le fasse jamais"
> En fait il pense "J'ai faim... doit rester un steak dans le frigo... oh nooon ! J'l'ai fini hier soir c'est vrai... pfff !"
Cas n°2
Nous, inquiète "Je trouve qu'on ne fait pas assez de choses épanouissantes tous les deux. On devrait sortir davantage, aller au musée, au théâtre, au ciné plus souvent. Non parce que là, on s'encroûte, tu trouves pas ?"
Lui, impassible "..."
> On croit qu'il pense "Sont pénibles ces gonzesses à trouver des problèmes à tout. Bah en même temps, c'est pas totalement faux ce qu'elle dit..."
> En fait il pense "Meeeerde ! J'ai oublié de confirmer ma participation au match de Futsal jeudi ! 'Tain, tu vas voir que je me suis fait grillé la place !"
Cas n°3
Nous, faussement modeste "Qu'est-ce que t'en dis ? Il me va pas trop mal ce pantalon ? Ca se voit pas que je ferme pas le dernier bouton et qu'il a une tâche de javel au genou ? J'ai bien envie de le mettre ce soir parce que j'ai l'impression qu'il me fait pas un trop gros cul..."
Lui, impassible esquissant un début de rictus "..."
> On croit qu'il pense "Il te fait un cul d'enfer ma chérie et tu le sais aussi bien que moi ! Ahlala, faut toujours la rassurer celle-là !"
> En fait il pense "Elle sort ?! Cool ! J'vais me faire une petite soirée poker moi !"
Par contre, il est des moments où je sais parfaitement interpréter le mutisme de Paulo. Notamment quand je lui ai préparé une variante de l'un de ses plats préférés. Là, je suis persuadée qu'il se dit "elle est adorable, elle m'a préparé du poulet comme j'aime... c'est vraiment une perle, j'ai envie de la couvrir de fleurs pour la remercier... tiens, à la fin du repas, je la demande en mariage et je lui fais un bébé". Ahem (chuuut ! ne me dites rien !)
Poulet mutique qui n'en pense pas moins laqué au soja et à la clémentine
Pour 2 personnes
- 2 blancs de poulet
- 2 clémentines
- 1 cuillère à soupe de miel
- 2 cuillères à soupe de sauce soja
- beurre
Brosser les clémentines et récupérer le zeste de l'une d'elles. Presser les deux fruits.
Chauffer du beurre dans une sauteuse et y faire revenir le poulet sur toutes les faces. Lorsqu'il est bien doré de partout, verser le jus de clémentine, décoller les sucs au fond de la sauteuse puis baisser le feu. Ajouter le miel et la sauce soja et laisser mijoter doucement pendant 15 minutes en retournant régulièrement les blancs.
Si au bout de ce temps, la sauce n'est pas assez réduite (elle doit napper les blancs), retirer les blancs et augmenter le feu. Remettre les blancs quand la sauce a l'aspect du vernis, les enduire uniformément, parsemer éventuellement des zestes et servir avec du riz.
18 février 2008
Un clignement d'oeil, et une page se tourne
J'ai fait une grande découverte aujourd'hui : on peut paraître complètement ridicule devant 3 inconnus et une ex super copine, et ce pendant 1h30, sans mourir de honte.
Enfin si, j'avais honte, mais je ne suis pas morte. Comme quoi, faut toujours qu'elles exagèrent pour faire leurs intéressantes, les expressions de la langue française.
Mais recadre-toi Aurélie et commence du commencement :
Vous connaissez tous le yoga j'imagine ?
Vous avez tous un visage j'imagine (je vous le souhaite) ?
Eh bien figurez-vous qu'avec ce joli visage que vous avez-là, vous pouvez pratiquer le yoga. C'est ce que j'ai fait ce matin.
Et figurez-vous que ça fait drôlement du bien, que ça détend, que ça décontracte et que ça lutte contre les rides.
Mais figurez-vous qu'on a l'air drôlement con quand on fait du yoga du visage. Notamment quand on tire sur ses paupières supérieures avec ses index et qu'on doit en même temps plisser les yeux (mais pas les fermer totalement, c'est important). Ou encore quand on doit fermer les yeux très très très fort puis les ouvrir très très trèèès grand et recommencer 3 fois en soufflant bien entre les mouvements pour accueillir les énergies. J'en passe et des meilleures.
Enfin bref, l'important dans cette histoire, c'est que j'ai accepté de me donner en spectacle (en plein jour, sans avoir un coup dans l'nez, là est le véritable exploit). Oui, parents, amis, feus petits poissons rouges et autres, qui me connaissez si bien, vous avez parfaitement lu : j'ai joué le jeu et accepté d'avoir l'air bête en faisant des mimiques loin de me mettre à mon avantage devant pleiiiiiiin de gens (!) qui ne regardaient que moi (résolutions 2008 n°7 et n°9 tenues !), et j'ai finalement trouvé ça assez rigolo.
Et je dirais même plus ! J'ai largement préféré faire des mimes à la con disgracieux devant des inconnus que préparer mon velouté de brocolis. Ouais, carrément.
Ptêt parce que le mixeur plongeant a accroché le rebord de la marmite (pour être exact, il a pas accroché, il a ripé), qu'il m'a légèrement, disons, échappé des mains et s'est empressé de moucheter les murs de la cuisine/le grille-pain/mon nouveau pull fushia acheté pas cher le dernier jour des soldes mais plein d'angora le vilain qu'à cause de ça il se lave à la main/mon jean/mes cheveux/mon visage agréablement détendu, de mille et une bougnettes de brocolis.
Savez quoi ? J'ai limite envie de tout laisser en l'état et d'inviter potes et voisins à venir dîner avec moi. Juste pour leur montrer à tous la PasLignac version 2008, celle qui ne cherche plus à être parfaite !
Velouté de brocolis bien dans ses baskets dans un bol et sur le mur
Pour 4 gros bols
- 800 g de brocolis
- 20 g de gingembre frais
- 1 cuillère à café de curcuma
- 1 cuillère à café de curry
- lait et mascarpone
- 1 cuillère à soupe d'huile d'olive
- sel
Séparer les têtes de brocolis et les rincer rapidement sous l'eau. Egoutter.
Hacher finement le gingembre. Faire chauffer l'huile dans un faitout et y faire revenir le gingembre 1 minute. Ajouter ensuite les épices et prolonger la cuisson d'1 minute. Ajouter les têtes de brocolis et 75 cl d'eau. Saler généreusement et laisser cuire à petits bouillons pendant 15-20 minutes (jusqu'à ce que les têtes de brocolis soient tendres en fait).
Mixer (avec grand précaution si utilisation d'un mixeur plongeant) et ajouter du lait pour atteindre la consistance souhaitée.
Servir avec une belle quenelle de mascarpone.
*****
PS : oui, je parle souvent d'épilation sur ce blog mais malgré tout, "la recette de grand-mère pour épiler la moustache chez une femme" que tu cherches cher utilisateur (trice ?) Google, j'la connais pas. Tu peux toujours essayer le ruban adhésif, non ?





















