Avant d'en venir au triste constat de mon week-end, faisons un petit point sur la signature de dimanche pour répondre à la demande de certaines bloggines (contraction des mots bloggeuses et copines).

cube

Dimanche, au Cube Rouge, il y avait des petits saladiers, des ronds de couleur et des formules magiques sur les murs, des pics en bois, des vinaigrettes... Bleu + Rouge + Jaune à tremper dans la sauce verte... Une fondue ? Une salade géante ? Les deux à la fois.

buffet

Il y a eu aussi une terrine de pois cassés aux petits pois, un cake au cidre et à la mimolette vieille et côté sucré des petits financiers à la pistache ainsi que des mini sablés abricots et lavande. Le tout dans des tons verts et orangés, pourquoi ? Mais pour rappeler la couverture pardi !

livres

Point positif ou négatif : il y a eu beaucoup de monde. Beaucoup, beaucoup.
Positif parce qu'une telle attention, c'est touchant. Et, lorsque comme moi, on adore le monde, rencontrer des personnes, en retrouver certaines, et leur parler toujours, c'est un réel épanouissement. Négatif, parce qu'avec tout ce beau monde justement, j'étais à mille lieues de penser à immortaliser les petites choses sus-citées.

Pour conclure, je dirais juste merci. Merci à tous ceux qui sont venus me voir. Merci à tous ceux qui auraient voulu venir mais n'ont pas pu. Merci à tous de vos félicitations et encouragements. Et puis merci aussi à tous ceux qui s'en fichent comme de leur première paire de tongs, parce que finalement, tout ne tourne pas autour de ce livre !

Nota : Mes Salades d'été (éditions Dormonval), vous les trouverez dans toutes les Fnac ou sûrement même dans le coin librairie de votre hyper... mais au Québec, je ne sais pas...

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Changement brutal de sujet

J'ai dû me rendre à une terrible évidence vendredi dernier. Oui, moi aussi, moi qui avais pourtant pactisé avec Dieu, qui lui avais fait promettre que le temps n'aurait d'influence néfaste sur moi, aussi dur que cela soit à admettre : j'ai vielli.
Mais alors, pas juste vielli de deux rides sur le front et du premier cheveu blanc. Non, d'ailleurs ça en fait, je m'en soucie peu (qui a dit "t'as déjà des rides sur le front, et quelques cheveux blancs depuis un bail ma vieille" ?). Non, là, j'ai pris LE sacré coup de vieux. Le truc qui vous sape le moral l'espace d'une soirée. Je suis un vieux pot, je ne suis plus dans l'coup.

Et là, j'entends bien ce que vous vous dites : mais comment ? Mais... mais Aurélie ? Toi qui de ton jeune temps annonçais la tendance. Toi qui, de par tes tenues vestimentaires décalées, avais toujours une longueur d'avance... toi sur qui les yeux s'arrêtaient lorsque tu te déhanchais sur la piste de danse...
Mon heure de gloire est passée, c'est ainsi. Public, je tire ma révérence aujourd'hui devant toi et je laisse la place à la relève.

soupe_marocco

(Je vous appâte, je tâche de vous faire tenir jusqu'à la fin du billet en vous mettant l'eau à la bouche...)

Vendredi soir, un ami, Pickles, m'a invité à l'accompagner au "concert" de David Guetta dans une boîte près de Montparnasse. Super me dis-je, c'est l'occasion de remettre les pieds sur le dancefloor, cela fait si longtemps, j'ai les pieds et les jambes qui me démangent.
Réjouie à l'idée de danser comme une dingue toute la nuit, comme à la belle époque - que j'appellerais "les 5 glorieuses" - j'ai enfilé un jean confortable, un petit haut mignon et confortable (i.e. qui reste bien en place toute la soirée quels que soient mes mouvements) et mes petites baskets confortables.
Là déjà, j'aurais dû sentir le coup venir. Jamais, ô grand jamais, lors des 5 glorieuses, je n'aurais choisi une tenue confortable. Qu'importais le confort de ma tenue quand sur la piste je me sentais si bien, un peu comme à la maison ?

Donc, confortablement vêtue, je rejoins Pickles. Deuxième signe qui ne trompe pas : nous partons faire un petit jap' avant la fête. Hérésie ! Qu'aurait fait la Aurélie des 5 glorieuses ? Elle aurait pris un petit verre dans un bar ambiance histoire de faire monter doucement l'envie de danser de ses pieds jusqu'à ses petites fesses.

Puis, arrivés devant le fameux Mix, une foule incroyable de gens. Des gens vêtus de leur uniforme de clubber parfait. Des gens jeunes. Tellement jeunes d'ailleurs qu'on en perd la moitié à l'entrée sur présentation de la carte d'identité. Pickles et moi n'avons aucun problème "ouh là ! même pas besoin de la carte d'identité là, c'est bon entrez, héhé !" dit le videur en ricanant. Pickles m'a retenu, j'ai manqué de le gifler, ce salaud.

La première heure se passe sans encombres. Les sushis bien digérés, je retrouve les petits pas de jambes alertes qui ont fait ma notoriété dans les boîtes de nuit de l'aire toulonnaise. C'est que, dans la famille, la nouvelle génération a été génétiquement programmée pour savoir faire la fête. Caro, Christine, Jérôme,Thomas et moi, chacun a été initié par son aîné (qui t'a initié Caro ???). C'est avec mon cousin Thomas, dit le Zin, que j'ai fait mes 400 coups. Ahlala, la belle époque ! Mais mes parents lisent ce blog, et je resterais évasive à ce propos ;-)

Me revoilà donc quelques années plus tard, impressionnant Pickles avec mes beaux restes alors que pourtant ça fait un moment que je ne pratique plus, quant tout à coup, le drame. Je manque de me faire gifler par un garçon aux cheveux rigides (fixés en l'air avec du gel-que-ça-se-voit-vraiment-qu'il-en-a-mis, genre Dragon Ball, la coupe du clubber parfait quoi !). J'ai d'abord essayé de me faire défendre par Pickles hey, 'l'a essayé d'me gifler s'type là, tape le ! Lui-là, tape le ! Mais j'ai vite compris : il dansait.

Le clubber parfait en 2007 se doit de savoir réaliser une ardue chorégraphie. Petite leçon particulière pour vous remettre dans l'coup si besoin : fléchissez vos jambes... pas trop, là... et entrechoquez vos genoux à un rythme pas trop rapide. Vous avez l'impression de twister ? Pire, de faire la danse des canards ? C'est normal.
Maintenez ce mouvement de jambes pendant que vous vous occuperez des bras. C'est difficile, je sais, mais important pour le staïle.
Alors, tendez vos bras devant vous. Joignez vos mains l'une contre l'autre et lancez vous dans des torsions, très rapides elles, un peu comme une majorette avec son bâton. Voilà, hop hop, tordez vers la droite, vers la gauche, agrémentez le tout de temps en temps par des petites vagues avec les mains (qui rappellent au choix, la danse indienne ou  le mouvement pour faire craquer ses poignets).
Et le plus important maintenant - toujours les jambes en mode danse des canards - placez LE mouvement tendance : le passage de bras au-dessus de la tête. Pas n'importe comment ... je vous vois là, ce n'est pas bon. Non, dans l'idée, cela rappelle un geste pour se recoiffer si vous voyez ce que je veux dire. Le bras est arrondi et passe juste au dessus du crâne (ou de la crête figée et luisante de gel selon le cas). Libre à vous de passer le droit et/ou le gauche, le droit puis vite le gauche, d'avant en arrière ou d'arrière en avant. Mais n'oubliez pas, les gestes doivent être rapides et précis... tandis que les jambes twistent again.

Je vous dirais bien en outre, que je ne portais pas les grosses lunettes Dior ou Dolce Gabbana qui font fashion hype, que la chanson sur laquelle je me suis le plus éclatée est un remix de Moving on up, que le fait de voir arriver David Guetta ne m'a procuré aucune émotion.
Tous étaient hystériques, amassés jusque dans l'escalier menant à la sortie. Moi, je l'étais aussi. Mais uniquement parce qu'on a mis 1 heure à atteindre la sortie ! Et que lors de cette traversée sauvage, on m'a labouré le dos avec des ongles acérés, on m'a broyé les pieds 14 fois, j'ai failli perdre ma vie (et ma poitrine) complètement aplatie entre deux très grands et très gros gars, on m'a quasiment enlevé mon haut confortable dans l'hystérie collective... bref, je suis arrivée devant les vestiaires essouflée, décoiffée, griffée, presque en soutien-gorge et les pieds en purée avec une seule phrase en boucle dans la tête "plus jamais une boîte parisienne" ! Et dire que j'en rêvais lors des 5 glorieuses...

Heureusement, en rentrant affamée, j'ai trouvé comme autrefois, une casserole de soupe sur le plan de travail de la cuisine. A la belle époque, j'avais englouti en rentrant de boîte au petit matin une cocotte entière de soupe froide que ma maman avait préparée pour le lendemain. Suite à cet épisode, elle me laissait toujours une casserole de soupe dans la cuisine pour ces soirs là et c'est devenu mon rituel. La soupe que j'avale froide et à même la casserole jusqu'à plus faim.

soupe_marocco2

Soupe de lentilles corail à l'orientale (presque comme celle de Marmiton)

  • 400 g de lentilles corail
  • 2 tomates
  • 1 oignon
  • 1 cuillère à café de cumin
  • 1 cuillère à café de ras-el-hanout
  • 1 cuillère à cafe rase de coriandre moulue
  • coriandre fraîche
  • crème liquide
  • mélasse de grenade
  • huile d'olive

Emincer l'oignon. Le faire revenir dans une cocotte avec un filet d'huile d'olive. Ajouter les épices et faire suer quelques instants sans laisser prendre couleur. Epépiner les tomates et les couper en dés. Les ajouter à la cocotte. Verser alors les lentilles corail puis couvrir d'eau. Saler, poivrer et laisser mijoter jusqu'à ce que les lentilles soient réduites en purée (environ 20 minutes). Mixer et servir bien chaud décoré d'un filet de crème, d'un filet de mélasse et éventuellement d'une feuille de coriandre.

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Finalement, ça a du bon d'être un vieux pot, non ?!